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Question écrite n° 5-2623

de Bert Anciaux (sp.a) du 27 juin 2011

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de l'Intégration sociale

Reconnaissance des compétences acquises antérieurement dans l'administration fédérale et les entreprises publiques fédérales

fonction publique
carrière professionnelle
reconnaissance des qualifications professionnelles
expérience professionnelle
qualification professionnelle

Chronologie

27/6/2011 Envoi question
27/7/2011 Requalification
4/11/2011 Réponse

Requalification de : demande d'explications 5-858
Requalifiée en : question écrite 5-2871

Question n° 5-2623 du 27 juin 2011 : (Question posée en néerlandais)

Dernièrement, bpost a présenté un projet particulièrement progressiste qui permet aux membres du personnel peu diplômés ou détenteurs d'un diplôme classique peu élevé d'acquérir, grâce à des possibilités de formation interne, une " carte d'accès " que bpost assimile, par exemple, à un diplôme de l'enseignement secondaire. Les personnes qui obtiennent cette carte ont ainsi la possibilité de poser elles aussi leur candidature à des fonctions pour lesquelles un diplôme déterminé est exigé. Je tiens à féliciter la ministre et bpost pour ces choix particulièrement sociaux et progressistes. La reconnaissance des compétences acquises antérieurement offre, depuis quelque temps déjà, aux personnes la possibilité de corriger l'échec de leur parcours dans l'enseignement (ou de leur scolarité). Simultanément, cette reconnaissance permet de relativiser le " fétichisme du diplôme ". La politique de recrutement et même de promotion des pouvoirs publics reste quasi exclusivement fondée sur la présentation du diplôme adéquat. Chacun sait pourtant, et toutes les études le confirment, qu'un diplôme est certes un indicateur important mais n'est nullement un gage de connaissances ni a fortiori de compétences. Ce fétichisme du diplôme entrave pourtant le développement optimal de la carrière professionnelle de tant de personnes. Combien de fois des membres du personnel ne prouvent-ils pas leurs grandes aptitudes dans la pratique quotidienne de leur profession alors que leur carrière stagne par manque de diplômes ?

La ministre reconnaît elle que la politique de recrutement et de promotion de l'administration fédérale et des entreprises publiques fédérales repose encore trop sur la détention de diplômes ? Admet elle que de très nombreuses personnes compétentes et prometteuses n'ont ainsi pas la possibilité d'accéder à certaines fonctions et de faire carrière ?

La ministre souhaite t elle étendre à l'ensemble des services publics fédéraux et entreprises publiques fédérales l'approche suivie par bpost, qui est particulièrement attentive à la reconnaissance des compétences acquises antérieurement et compense le fétichisme du diplôme ? Existe t il déjà des projets concrets en ce sens ? Sachant qu'il sera bientôt plus difficile de trouver du personnel adéquat, la ministre ne pense t elle pas qu'il est urgent de développer un plan d'action relatif à la reconnaissance des compétences acquises antérieurement, qui puisse à court terme modifier radicalement et même améliorer la politique de recrutement et de promotion de l'administration fédérale et des entreprises publiques ?

Réponse reçue le 4 novembre 2011 :

En réponse à votre question, je vous informe que son contenu relève de la compétence de ma collègue, Madame Inge Vervotte, ministre de la Fonction Publique et des Entreprises Publiques.