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Question écrite n° 5-2494

de Bert Anciaux (sp.a) du 9 juin 2011

à la ministre des PME, des Indépendants, de l'Agriculture et de la Politique scientifique

Bactérie Escherichia Coli - Risque - Mesures

pollution des aliments
sécurité des aliments
risque sanitaire
Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire
maladie infectieuse
maladie d'origine alimentaire

Chronologie

9/6/2011 Envoi question
7/7/2011 Réponse

Aussi posée à : question écrite 5-2493

Question n° 5-2494 du 9 juin 2011 : (Question posée en néerlandais)

Fin mai 2011, les médias ont annoncé le décès de trois dames âgées en Allemagne des suites d'une contamination par la bactérie Escherichia Coli enterohémorragique (ECEH). L'origine probable se trouve dans des légumes contaminés qui ont été consommés sans avoir été suffisamment lavés. La contamination proviendrait de déjections animales. Elle provoque entre autres des diarrhées hémorragiques. Ce sont surtout les personnes affaiblies et donc souvent les personnes âgées qui peuvent ainsi être entraînées dans une spirale morbide.

Bien que les cas de décès aient été observés en Allemagne, une contamination en Belgique ne semble pas impossible.

Je souhaiterais obtenir une réponse aux questions suivantes.

1) Quelle est, selon la ministre, la dangerosité de la bactérie ECEH ?

2) Combien de cas de contamination par la bactérie ECEH a-t-on observés annuellement au cours de la période 2006-2010 ? Combien de décès imputables à une contamination a-t-on déplorés au cours de cette période ?

3) Quelles mesures spécifiques la ministre envisage-t-elle pour lutter contre la bactérie ECEH ?

Réponse reçue le 7 juillet 2011 :

1. En Belgique, au 27 juin, moment de la rédaction de la présente réponse , aucune toxi infection alimentaire n’avait été causée par l’Escherichia coli entérohémorragique (EHEC) O104, l’organisme pathogène responsable de l’épidémie en Allemagne. Cette bactérie produit une Shigatoxine (Stx 2) et peut provoquer des diarrhées hémorragiques graves et le syndrome hémolytique et urémique, qui dans certaines cas peut conduire à la mort.

L'agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA)suit l’évolution du foyer de E. coli O104 en Allemagne de près, et reste très vigilante, compte tenu de la virulence de cette bactérie et l’étendue du foyer.

2. Les chiffres demandés sont de la compétence de la ministre de la Santé publique, Mme Onkelinx.

3. Depuis l’apparition du foyer de EHEC en Allemagne, le laboratoire national de référence pour la microbiologie des denrées alimentaires a développé une méthode pour la détection et l’isolation de la souche pathogène EHEC E.coli O104:H4. Cette méthode a été mise à disposition des autres laboratoires via le site Internet de l’AFSCA.

Suite à l’apparition de ce foyer, l’AFSCA a lancé des contrôles renforcés sur les produits suspects. Ces contrôles renforcés ont ensuite été étendus à d’autres légumes frais tels que les germes, les herbes aromatiques, les radis, les épinards, les poivrons, les carottes… de façon a effectuer un monitoring général sur ces produits. Tous les échantillons ont été testés pour la présence de E.coli O104. A ce jour, 386 analyses ont été effectuées. Aucun échantillon n’a révélé la présence de cet agent pathogène.

A l’avenir, d’autres mesures seront également prises, comme par exemple l’adaptation du guide d’autocontrôle de l’« industrie de transformation et négoce des pommes de terre, fruits et légumes » de sorte que les opérateurs puissent tenir compte de ce pathogène dans leur propre système d'auto contrôle.