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Question écrite n° 7-1151

de Bert Anciaux (Vooruit) du 31 mars 2021

au vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique

Crise du coronavirus - Campagne de vaccination - Vaccination des personnes vulnérables - Organisation - Problèmes - Territoire bilingue de Bruxelles-Capitale - Législation sur l'emploi des langues - Respect - Mesures (Covid-19)

épidémie
vaccination
vaccin
Région de Bruxelles-Capitale
emploi des langues

Chronologie

31/3/2021 Envoi question (Fin du délai de réponse: 29/4/2021 )

Question n° 7-1151 du 31 mars 2021 : (Question posée en néerlandais)

La lutte contre la pandémie de Covid-19 est un combat que mènent en commun toutes les autorités de notre pays et, en particulier, le Service public fédéral Santé publique et les Communautés. En tant que ministre de la Santé publique, vous jouez parfaitement votre rôle de meneur dans le cadre de la coordination de la lutte contre cette pandémie. Une concertation permanente avec les Communautés est essentielle à cet égard.

La vaccination contre la Covid-19 est en cours dans tout le pays. En Communauté flamande, on choisit à juste titre de vacciner en premier lieu les patients à risque. Dans le territoire bilingue de Bruxelles-Capitale, cette opération sanitaire a été confiée à la Région de Bruxelles-Capitale, bien que cette dernière n'ait aucune compétence, ni expérience, ni expertise dans le domaine de la santé.

Les conséquences de ce choix sont manifestes. La vaccination dans le territoire bilingue de Bruxelles-Capitale est un désastre. Les personnes reçoivent leur convocation alors que la date de vaccination est déjà passée. Des milliers de personnes convoquées ne répondent pas à la convocation. Les personnes présentant un risque de santé accru ne sont absolument pas convoquées en priorité. En outre, la campagne de vaccination se déroule en une seule langue, le français en l'occurrence. Enfin, même dans les centres de soins résidentiels, on observe un taux de vaccination dramatiquement faible chez les résidents et surtout chez le personnel. Les autorités bruxelloises n'ont clairement aucune expérience en matière de soins aux personnes et elles font preuve d'une extrême nonchalance. Elles n'ont pas non plus la moindre expérience en politique de prévention et communiquent de manière très confuse et non ciblée.

1) Comment se fait-il que cette campagne de vaccination soit aussi chaotique à Bruxelles? Pourquoi confie-t-on cette mission essentielle à une Région dépourvue de toute expérience en matière de santé?

2) Pourquoi les différentes Communautés de ce pays n'adoptent-elles pas la même stratégie de vaccination? Les Communautés ne se sont-elles pas concertées sur la manière de mener cette campagne? Le choix des personnes à vacciner en priorité n'a-t-il pas fait l'objet d'un accord?

3) Pourquoi ne laisse-t-on pas la Communauté flamande exercer sa compétence constitutionnelle dans le territoire bilingue de Bruxelles-Capitale? Pourquoi la Communauté flamande ne peut-elle pas vacciner directement les usagers de ses établissements flamands? Les usagers des centres de services locaux flamands, par exemple, ne sont guère voire pas du tout convoqués à Bruxelles par l'autorité bruxelloise en charge de l'organisation.

4) La Région de Bruxelles-Capitale fait fi de la législation sur l'emploi des langues dans le cadre de cette campagne de vaccination contre la Covid-19, comme elle le fait d'ailleurs dans tous les domaines. Pouvez-vous intervenir en tant que ministre fédéral compétent en matière de Santé publique?

5) A-t-on conclu les accords nécessaires en vue de mettre fin rapidement à ce chaos qui règne à Bruxelles? Pouvez-vous en discuter avec les autres autorités et proposer des solutions?