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Question écrite n° 5-6742

de Bert Anciaux (sp.a) du 12 juillet 2012

au secrétaire d'État à l'Environnement, à l'Énergie et à la Mobilité, adjoint à la ministre de l'Intérieur et de l'Égalité des Chances, et secrétaire d'État aux Réformes institutionnelles, adjoint au premier ministre

Centrale nucléaire de Tihange - Fuite - Electrabel - Agence fédérale de Contrôle nucléaire - Risques - Communication - Autres centrales (Voir aussi QE 5-9952)

centrale nucléaire
accident nucléaire
sûreté nucléaire
pollution radioactive
Agence fédérale de contrôle nucléaire
sécurité nucléaire

Chronologie

12/7/2012 Envoi question
19/9/2013 Réponse

Question n° 5-6742 du 12 juillet 2012 : (Question posée en néerlandais)

Les médias ont récemment rapporté que la piscine de désactivation de la centrale nucléaire de Tihange perd deux litres d'eau légèrement radioactive par jour. Ce serait le cas depuis des années. Selon Electrabel, c'est un non-événement qui ne nécessite aucune mesure. Cette analyse est partagée par l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN).

Voici mes questions :

1) Le secrétaire d'État confirme-t-il que la piscine de désactivation de la centrale nucléaire de Tihange libère chaque jour deux litres d'eau radioactive dans la nature ?

2) Confirme-t-il les analyses d'Electrabel et de l'AFCN, qui estiment que cette fuite est bénigne et que des mesures particulières ne s'imposent pas ?

3) À partir de quand, ou plus concrètement de combien de litres quotidiens, un danger se présenterait-il ?

4) Le secrétaire d'État peut-il garantir que cette fuite, qui disperse depuis des années de l'eau radioactive dans l'environnement, ne devient pas dangereuse à la longue ? Assure-t-il qu'après tant d'années, cette fuite n'a aucun effet nocif pour l'environnement, même au voisinage immédiat de la centrale ?

5) Que pense-t-il de la communication d'Electrabel et de l'AFCN, qui minimisent, voire ridiculisent (un non-événement), cette fuite malencontreuse ?

6) Les piscines de désactivation d'autres centrales nucléaires belges présentent-elles aussi des fuites ? Si oui, les mêmes analyses de risque que celles de Tihange sont-elles valables ? Si non, comment se fait-il que la centrale de Tihange fuie et les autres pas ?

Réponse reçue le 19 septembre 2013 :

En réponse à la question de l’honorable membre, je l’informe que sa question ne relève pas de mes compétences, mais de celles de ma collègue, la ministre de l’Intérieur.