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Question écrite n° 5-5582

de Elke Sleurs (N-VA) du 9 février 2012

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de Beliris et des Institutions culturelles fédérales

La distribution de médicaments en maison de repos

équipement social
soins aux personnes âgées
médicament
pharmacien

Chronologie

9/2/2012 Envoi question
21/2/2012 Réponse

Requalification de : demande d'explications 5-1800

Question n° 5-5582 du 9 février 2012 : (Question posée en néerlandais)

Votre note de politique générale Santé publique mentionne le recours au pharmacien hospitalier pour la délivrance des médicaments dans les maisons de repos et maisons de repos et de soins.

Vous ajoutez que cela générera une économie.

Sur le terrain, beaucoup s'interrogent sur le contenu précis de cette mesure.

Je souhaiterais une réponse aux questions suivantes.

1) Prévoyez-vous qu'à l'avenir la délivrance de médicaments aux maison de repos et maisons de repos et de soins soit confiée exclusivement au pharmacien hospitalier ? Le pharmacien d'officine a-t-il encore sa place dans ce système ?

2) Les pharmaciens hospitaliers disposent-ils des moyens logistiques nécessaires pour s'acquitter de cette tâche ?

3) Les pharmaciens hospitaliers seront-ils assez nombreux pour assumer cette tâche ?

4) De quelle manière les pharmaciens hospitaliers pourront-ils donner des informations sur les médicaments délivrés ?

5) Quelle est votre position quant au choix entre le recours aux robots à emballer et l'emballage manuel personnalisé ?

6) Le pharmacien hospitalier aura-t-il également le temps d'adapter le schéma de médication et donc la délivrance des médicaments aux besoins individuels du patient ?

7) Dans quel délai cette mesure sera-t-elle mise en œuvre ?

Réponse reçue le 21 février 2012 :

La mesure décidée par le gouvernement en matière de délivrance de médicaments en maisons de repos est la suivante : les maisons de repos pourront s’approvisionner, soit via la pharmacie d’un hôpital, soit via une officine ouverte au public, mais le coût pour l’assurance maladie doit être identique. Rien ne change donc pour la maison de repos. Par contre, en ce qui concerne la facturation par l’Institut national d'assurance maladie-invalidité (INAMI), je suis en train de travailler à une nouvelle rémunération du pharmacien qui donne les résultats budgétaires attendus, mais qui tienne également mieux compte des spécificités du travail du pharmacien qui délivre dans une maison de repos.

C’est en effet un travail intellectuel et une logistique très différents que de délivrer des médicaments à cent patients qui viennent à la pharmacie plusieurs fois dans le mois, voire dans la semaine, et d’être le pharmacien référent qui approvisionne une maison de repos où résident cent personnes. Le pharmacien de la maison de repos aura notamment des rapports avec le médecin coordinateur et conseiller ainsi qu’avec les médecins prescripteurs qu’il n’a pas avec des patients à domicile. La possibilité de délivrer des doses individuelles par des moyens automatisés aux personnes qui résident en maison de repos sera également discutée dans ce cadre. L’entrée en vigueur de la mesure a été fixée au 1er juillet 2012.