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Question écrite n° 5-4847

de Bert Anciaux (sp.a) du 23 décembre 2011

à la vice-première ministre et ministre de l'Intérieur

Bruxelles - Métro - Brigade du métro - Organisation - Effectifs

Région de Bruxelles-Capitale
métro
police

Chronologie

23/12/2011 Envoi question
4/9/2012 Réponse

Réintroduction de : question écrite 5-3389

Question n° 5-4847 du 23 décembre 2011 : (Question posée en néerlandais)

La surveillance policière à l'intérieur et aux abords du métro de Bruxelles est assurée par la brigade du métro de la Police fédérale. Nul besoin de multiplier les arguments pour prouver la pertinence de cette surveillance, vu les nombreux faits rapportés de criminalité sous diverses formes.

Le lundi 10 octobre 2011, il s'est avéré que, durant toute la journée, aucun agent de cette brigade du métro n'était disponible et que l'ensemble du réseau de métro bruxellois a donc été privé de toute surveillance pendant une journée entière.

Voici mes questions à ce sujet.

1) La ministre confirme-t-elle que le lundi 10 octobre 2011 entre autres, aucun agent de police n'était disponible pour assurer la surveillance du réseau de métro bruxellois ? Si oui, comment explique-t-elle cette anomalie ? Le moment était-il exceptionnel ? Dans la négative, dément-elle avec force les communiqués et les médias qui ont diffusé cette information ?

2) Comment la surveillance policière du réseau de métro bruxellois est-elle organisée ? Quel est le nombre d'agents affectés en permanence à cette mission (nombre, nature, niveau, etc.) ? Ce nombre est-il suffisant pour garantir une surveillance permanente et optimale du réseau de métro bruxellois ou la surveillance est-elle réduite à certains moments en raison de sous-effectifs ?

3) La ministre peut-elle assurer que, chaque jour, des policiers sont disponibles en nombre suffisant pour garantir une surveillance optimale et que des faits (ou récits) comme ceux qui se sont produits le 10 octobre 2011, sont ou bien tout à fait exceptionnels ou bien n'arrivent jamais ? Dans l'affirmative, sur quels faits et arguments fonde-t-elle sa réponse ? Dans la négative, comment la ministre pourra-t-elle garantir cette surveillance indispensable dans l'immédiat ?

Réponse reçue le 4 septembre 2012 :

En juin 2012, la Police Fédérale des chemins de fer de Bruxelles, qui est chargé de la sécurité dans les trains et dans le métro, comptait un déficit de 86quatrevingt-six membres du personnel (329 prévus au cadre – 242 disponibles). Ainsi, à certains moments, le nombre de policiers engagés pour la surveillance du réseau métro était assez faible.

Sur ma proposition, le gouvernement a décidé d’engager, à partir de fin juin 2012, trente policiers fédéraux supplémentaires et, à partir d’octobre 2012, septante policiers supplémentaires (c'est à dire cent nouveaux membres du personnel à partir de novembre 2012) pour renforcer la Police fédérale des chemins de fer à Bruxelles.

En attendant ce renfort, depuis le 13 avril 2012 les six zones de police de la Région Bruxelles-Capitale, la Police des chemins de fer et le Corps d’intervention mettent au total septante policiers supplémentaires à disposition pour la sécurité des transports en commun à Bruxelles.

De même, à partir de juin 2012, cinquante policiers fédéraux sont recrutés pour le Corps d’Intervention à Bruxelles, qui pourront être engagés à partir de juin 2013.

Finalement, 250 nouveaux policiers seront recrutés pour les zones de police bruxelloises pour la sécurité dans les transports en commun.