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Question écrite n° 5-3904

de Bert Anciaux (sp.a) du 2 décembre 2011

à la ministre de la Fonction publique et des Entreprises publiques

Le plan d'économie de la SNCB

Société nationale des chemins de fer belges
transport de voyageurs
service public

Chronologie

2/12/2011 Envoi question
7/12/2011 Dossier clôturé

Requalification de : demande d'explications 5-1347

Question n° 5-3904 du 2 décembre 2011 : (Question posée en néerlandais)

Ces dernières semaines, ce qui a, entre autres, filtré du plan d'économie de la SNCB a provoqué des remous et a surtout irrité. Soyons honnêtes, tout le monde sait que des économies s'imposent. Il y a en outre le défi crucial de les organiser en préservant la tâche principale de la SNCB, à savoir offrir une mobilité optimale au plus grand nombre possible de voyageurs. Des minima acceptables en termes de qualité et l'offre doivent assurément être préservés, et il faut sortir de la spirale descendante dans laquelle la SNCB est tombée ces dernières années et revenir à un service public apprécié partout, comme il l'était jadis.

Cependant, le plan d'économie de la SNCB va dans une direction diamétralement opposée, à savoir des économies substantielles tant sur la qualité que sur la quantité des services. L'exécution de ce plan mènera à la suppression de 200 liaisons ferroviaires - deux cents - , et les voyageurs sans alternative seront livrés à eux-mêmes. En outre, une dizaine d'arrêts seront supprimés. Les réactions généralement négatives et même de colère de nombreuses personnes concernées le prouvent aussi. La tâche principale de la SNCB est gravement menacée. En outre, les syndicats entre autres indiquent qu'il est possible d'assainir de nombreux autres postes, par exemple dans l'invraisemblable série de missions de consultance que la SNCB distribue à profusion.

La ministre confirme-t-elle que ce plan d'économie modifie fondamentalement la tâche principale de la SNCB, menace sérieusement et réduira de manière inacceptable la qualité et la quantité des services offerts au public lorsqu'il sera appliqué ?

Comment la ministre explique-t-elle que la SNCB fait à chaque fois preuve de mépris pour sa mission principale et qu'elle réalise systématiquement des économies qui affectent les droits des voyageurs et leurs possibilités de mobilité de base ?

La ministre prendra-t-elle contact avec la SNCB et l'obligera-t-elle à formuler d'autres plans d'économie qui ont un impact minimal sur le service ? Est-ce une solution, selon la ministre, de réduire drastiquement les missions de consultance qui ne sont pas toujours pertinentes et dont les prix sont prohibitifs ? La ministre est-elle disposée à trouver des économies en concertation étroite avec entre autres les syndicats et les défenseurs des intérêts des voyageurs ?