Version à imprimer bilingue Version à imprimer unilingue

Question écrite n° 5-1845

de Bert Anciaux (sp.a) du 23 mars 2011

au ministre de la Défense

Japon - Rapatriement de compatriotes - Sous-occupation de l'avion prévu - Causes

aviation militaire
Japon
Belges à l'étranger
migration de retour

Chronologie

23/3/2011 Envoi question
18/5/2011 Réponse

Question n° 5-1845 du 23 mars 2011 : (Question posée en néerlandais)

Très tardivement mais manifestement avec les meilleurs intentions, la Belgique a envoyé un Airbus A330 de la Force aérienne au Japon pour y évacuer des compatriotes bloqués dans le pays. Après avoir été immobilisé en Alaska par une panne, présentée par les médias comme une blague belge, cet Airbus a poursuivi son voyage vers Tokyo. Il est alors apparu que seule une poignée de nos compatriotes profiteraient de ce service. Au moment de la rédaction de cette question, la Force aérienne avait reçu soixante demandes pour deux cent cinquante places disponibles.

C'est surtout l'arrivée tardive de cette offre mais aussi son imprécision qui constituent les principales causes de ce faible succès. La communication de la Défense a été très bancale et on a d'abord annoncé que nos compatriotes seraient uniquement transportés de Tokyo à Séoul.

Je souhaiterais obtenir une réponse aux questions suivantes.

1) Avant le vol de rapatriement, a-t-on fait une estimation réfléchie de la réaction potentielle que susciterait cette offre de rapatriement ? Quelle offre a-t-on faite à nos compatriotes séjournant au Japon : quel vol (avec quelle destination), à quel moment et à quelles conditions ?

2) Combien de compatriotes ont-ils été finalement rapatriés, à quel moment et pour quelle destination ?

3) Combien ce vol de rapatriement a-t-il coûté, y compris les frais de réparation en Alaska ?

4) Quelle quote-part dans les frais a-t-on réclamée aux compatriotes rapatriés ? D'autres personnes que des compatriotes ont-elles profité de ce vol et quelle a été leur participation aux frais ?

5) Qui a décidé de ce rapatriement et sur quels arguments et considérations pratiques et concrètes cette décision repose-t-elle ? Le ministre peut-il approuver cette décision rétrospectivement ou cette décision a-t-elle été dès le départ une erreur ou doit-on conclure a posteriori qu'il s'agissait d'une mesure inefficace ?

Réponse reçue le 18 mai 2011 :

L'honorable membre est prié de trouver ci-après la réponse à ses questions.

Pour les questions 1, 2, 4 et 5 je renvoie l'honorable membre au ministre des Affaires étrangères, compétent en la matière.

Le vol de rapatriement par Embraer a coûté 10 384 euros. Les frais de réparation de l’Airbus A330 sont à charge de la firme AVICO à qui la Défense loue l’appareil.