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Question écrite n° 4-1763

de Yves Buysse (Vlaams Belang) du 3 octobre 2008

au vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur

Pompiers - Formation de base - Entraînement - Nombre d'heures

lutte anti-incendie
formation en cours d'emploi
formation professionnelle
formation professionnelle continue

Chronologie

3/10/2008 Envoi question (Fin du délai de réponse: 6/11/2008 )
10/12/2008 Réponse

Question n° 4-1763 du 3 octobre 2008 : (Question posée en néerlandais)

Dans la province d'Anvers, les pompiers reçoivent une formation de base de 130 heures. Dans les autres provinces, cette formation est de 90 heures seulement, ce qui est peu comparé à Anvers mais aussi aux pays étrangers. Au Portugal, la formation des pompiers est de 400 heures tandis qu'en Suède et en Autriche elle est de six semaines complètes.

À l'issue de la formation, des entraînements réguliers sont nécessaires, mais à cet égard également il existe de graves lacunes. En Belgique, l'entraînement d'un pompier ne représente que 12 heures par an. Dans la plupart des autres pays, il s'agit de 70 à 90 heures. L'expérience a montré qu'un corps de pompiers n'est bien entraîné que si au moins 75% des effectifs participent aux entraînements. Or, seulement un corps sur quatre atteint cette norme minimale.

Quelles mesures le ministre a-t-il déjà prises pour améliorer la formation de base des pompiers?

Quelles mesures ont-elles déjà été prises pour augmenter le nombre d'entraînements et le pourcentage de participation de manière à atteindre le niveau européen?

Une concertation a-t-elle déjà eu lieu à ce sujet avec les gouverneurs?

Réponse reçue le 10 décembre 2008 :

L’honorable membre trouvera ci-après la réponse à sa question :

1. La formation destinée à l’obtention du brevet de sapeur-pompier telle que stipulée dans l’arrêté royal du 8 avril 2003 relatif à la formation des membres des services publics de secours compte 90 heures. La répartition entre le nombre d’heures de théorie et le nombre d’heures de pratique n’est pas déterminée.

Vu que une optimisation de cette formation s’avérait souhaitable, les finalités du brevet de sapeur-pompier ont été approuvées par le Conseil supérieur de formation en 2006. La formation proposée est divisée en quatre modules et comptabilise un total de 130 heures, dont 42 heures de théorie et 88 heures de pratique. La différence avec les 90 heures du brevet actuel est essentiellement due à l’augmentation du nombre d’heures de pratique.

L’arrêté royal relatif à la formation des membres des services publics de secours est actuellement adapté dans ce sens.

2. L’arrêté royal du 6 mai 1971 fixant les types de règlements communaux relatifs à l’organisation des services communaux d’incendie exige un minimum de douze exercices par an pour les membres volontaires des services publics d’incendie.

Il relève de la compétence des autorités communales de faire suivre au personnel de leur service d’incendie une formation de qualité dans les centres provinciaux de formation. Plusieurs de ces centres proposent depuis plusieurs années déjà un vaste panel de formations pratiques.

Étant donné l’attention particulière que portent mes services aux dangers sur le terrain, des crédits ont été utilisés, ces deux dernières années, au niveau fédéral, pour des formations pratiques réalistes telles que ‘Accoutumance au feu et à la chaleur’ et ’Flash-over’. Les communes ont eu l’opportunité de faire participer une partie du personnel de leur service d’incendie à ces formations pratiques organisées dans les centres provinciaux de formation.

Cette initiative avait pour objectif d’attirer l’attention des autorités communales sur l’importance d’une formation pratique de qualité pour le personnel de leur service d’incendie. Suite à la formation fédérale, plusieurs communes ont décidé de faire suivre une formation ‘Flash-over’ au reste du personnel de leur service d’incendie.

Par ailleurs, cette initiative a incité les centres provinciaux de formation à investir davantage dans l’infrastructure nécessaire à de telles formations pratiques.

3. En ce qui concerne la formation du personnel des services publics d’incendie, il n’existe actuellement aucune concertation directe avec les gouverneurs.

Le niveau provincial est consulté au travers des directeurs de centres provinciaux de formation, qui siègent dans les organismes consultatifs compétents pour la formation des services publics d’incendie.