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Sénat de Belgique

Annales

JEUDI 3 DÉCEMBRE 2009 - SÉANCE DE L'APRÈS-MIDI

(Suite)

Question orale de M. Franco Seminara à la vice-première ministre et ministre de l'Emploi et de l'Égalité des chances, chargée de la Politique de migration et d'asile sur «le licenciement de 89 personnes au sein de l'entreprise MD Verre située à Ghlin» (nº 4-966)

M. le président. - M. Stefaan De Clerck, ministre de la Justice, répondra.

M. Franco Seminara (PS). - L'annonce de nombreuses suppressions d'emplois au sein de l'entreprise MD Verre, à Ghlin, près de Mons, est à la fois douloureuse et surprenante.

Il s'agit d'une décision pénible car la direction évoque un licenciement collectif de 89 personnes, soit un tiers du personnel. Près de 90 familles seraient ainsi touchées de plein fouet.

En outre, l'annonce du lancement d'une procédure Renault à l'égard des travailleurs est d'autant plus surprenante que rien ne laissait présager de tels licenciements.

En effet, connue précédemment sous la dénomination « Manufacture du Verre », l'entreprise a été reprise en septembre 2007 par le groupe espagnol Vidrala, l'un des leaders européens du secteur, et avait fait l'objet d'importants investissements pour un montant de près de 35 millions d'euros.

Fin 2008, l'entreprise a effectivement investi dans un nouveau four de cuisson qui permet de réduire la consommation de l'énergie utilisée au cours du processus de production, afin de placer la filiale wallonne aux meilleurs standards de qualité, d'efficience et de rentabilité.

Aussi, dans ce contexte, Mme la ministre imaginera aisément la stupeur des travailleurs de la société qui ne comprennent pas une telle décision de restructuration.

Mes questions sont donc les suivantes.

Alors que le programme d'investissements présenté par la direction lors de la reprise de l'entreprise en 2007 couvre une période allant jusqu'en février 2010, ne pense-t-elle pas, comme l'estiment les syndicats, que la décision de la direction est prématurée ?

Diverses pistes telles que le recours au chômage économique ne devraient-elles pas être davantage prises en considération avant de penser au licenciement collectif ?

Dans ce cadre, songe-t-elle à nommer un médiateur afin que la direction évalue efficacement les tenants et les aboutissants d'une telle procédure de licenciements à ce stade ?

M. Stefaan De Clerck, ministre de la Justice. - Je vous lis la réponse de la ministre.

J'ai demandé à l'administration du SPF Emploi que le conciliateur social, M. Blaimont, intervienne afin d'envisager avec les partenaires les pistes de solutions encore possibles dans la situation difficile que nous connaissons aujourd'hui, et notamment, un éventuel recours au chômage économique.

Il veillera par ailleurs à la meilleure défense des intérêts des parties en cause.

M. Franco Seminara (PS). - J'ai pris note de la réponse et je la répercuterai auprès des travailleurs et des organisations syndicales.