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16 DÉCEMBRE 2008
1. La survie des enfants: où en sommes-nous à ce jour ?
En cent ans, des progrès considérables ont été réalisés dans le domaine de la survie des enfants. En 1960, on enregistrait encore vingt millions de décès d'enfants âgés de moins de cinq ans. En 1990, ce chiffre n'était plus que de 12,7 millions (soit 93 décès sur mille enfants nés vivants). Des chiffres récents de l'UNICEF montrent que la mortalité infantile continue à régresser. En 2007, la proportion était de 68 enfants sur mille nés vivants, soit une diminution de 27 % par rapport à 1990. Pourtant, ces chiffres signifient qu'aujourd'hui encore, pas moins de 9,2 millions d'enfants meurent chaque année avant l'âge de cinq ans, généralement des suites de maladies facilement évitables. Parmi ceux-ci, 4 millions de bébés n'atteignent même pas l'âge d'un mois. Enfin, 99 % de tous les décès de nouveau-nés surviennent dans les pays en développement.
Des progrès ont été engrangés dans différents domaines, grâce à l'utilisation de moyens peu coûteux, efficaces et disponibles. En voici quelques exemples:
— la variole a pu être éradiquée tandis que la rubéole et la polio ont pu être fortement endiguées grâce à une campagne de vaccination mondiale;
— la malnutrition a régressé de manière considérable dans plusieurs pays, notamment grâce à l'amélioration du modèle alimentaire;
— le nombre de décès des suites de diarrhées a fortement diminué grâce à l'amélioration de la disponibilité de l'eau potable et des équipements sanitaires et à la généralisation de l'usage d'ORS (sel de réhydratation oral);
— le nombre d'enfants de 6 à 59 mois ayant bénéficié d'au moins une dose de vitamine A a augmenté de 50 % par rapport à 1999;
— le nombre de décès provoqués par la rougeole en Afrique subsaharienne a diminué de 75 % depuis 1999 grâce à la vaccination;
— un meilleur suivi de la mère pendant la grossesse et lors de l'accouchement permet de réduire de manière significative les chiffres de mortalité infantile;
— la promotion de l'allaitement maternel exclusif a entraîné une augmentation considérable du nombre de bébés nourris exclusivement au sein durant les six premiers mois;
— des progrès sensibles ont été enregistrés dans le domaine de la prévention du sida et de la lutte contre la transmission de la maladie de la mère à l'enfant;
— l'utilisation de moustiquaires imprégnées et l'amélioration de la qualité des médicaments ont permis une diminution drastique du nombre de cas de paludisme.
Les progrès enregistrés dans le domaine de la survie des enfants au cours du siècle passé ont été tempérés par l'insuffisance des traitements des maladies infantiles les plus répandues, à savoir la pneumonie et la diarrhée. Parmi les autres éléments qui ont provoqué une stagnation, voire une régression à ce niveau, citons entre autres le manque de suivi de la grossesse et de l'accouchement, l'insuffisance des soins aux nouveau-nés, la malnutrition (responsable aujourd'hui de plus de 30 % des cas de mortalité infantile), le sida et la guerre.
Nombre de pays, parmi lesquels le Laos, le Bangladesh, la Bolivie et le Népal, ont enregistré des progrès visibles dans la lutte contre la mortalité infantile. Dans ces pays, le nombre de décès d'enfants en bas âge a diminué de plus de la moitié depuis 1990. Des progrès sont également réalisés dans certaines régions d'Afrique, ce qui incite à l'optimisme et montre qu'un changement est possible. Les causes de la mortalité infantile sont connues, de même que les moyens permettant de la prévenir. Il existe des moyens simples, fiables et financièrement abordables pour sauver la vie de millions d'enfants. Le défi consiste à faire en sorte que ces moyens soient aussi disponibles de manière effective pour tous les enfants et toutes les mères, en particulier dans les régions les plus touchées (Afrique subsaharienne et Asie du Sud) et pour les communautés les plus pauvres et les plus marginalisées.
Le savoir nécessaire est présent (données, études, évaluation) et les cadres de référence sont clairement définis (rechercher à mettre en place des partenariats locaux, garantir la continuité des soins, renforcer les systèmes de santé de base), mais il faut maintenant faire de la survie des enfants une priorité absolue et réaliser l'OMD 4, c'est-à-dire réduire la mortalité infantile de deux tiers par rapport à 1990 à l'horizon 2015. Cela signifie qu'il faudra ramener les chiffres de mortalité infantile de 9,2 millions actuellement à moins de 5 millions en 2015, ce qui ne pourra se faire qu'en consentant des efforts supplémentaires en vue d'atteindre des buts relevant aussi d'autres objectifs du Millénaire, à savoir: lutter contre la pauvreté et la malnutrition (cf. OMD 1), réduire la mortalité maternelle (cf. OMD 5), combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies (cf. OMD 6) et assurer l'accès à une eau potable sûre et à des installations sanitaires cf. (OMD 7).
2. La survie des enfants en Afrique
Il y a un contraste énorme entre les chances de survie des enfants en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne. En Afrique du Nord, 35 enfants sur 1000 nés vivants sont décédés avant l'âge de cinq ans en 2006. La même année, ce chiffre était de 160 sur 1000 nés vivants en Afrique subsaharienne.
L'Afrique du Nord semble parvenir à réaliser l'OMD 4, alors que l'Afrique subsaharienne possède le taux de mortalité infantile le plus élevé au monde. Les facteurs à l'origine de la stagnation et de la régression en Afrique subsaharienne sont la pauvreté, le sida, les conflits, le manque d'infrastructures, la malnutrition et les carences des soins de santé de base.
Les efforts déployés dans le cadre de la lutte contre la mortalité infantile devront donc être axés avant tout sur l'Afrique subsaharienne, qui détient encore le record de la mortalité infantile, et en particulier sur l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale, où l'on n'a enregistré que peu d'avancées en matière de survie des enfants depuis 1990.
L'on constate également des différences considérables entre les divers pays. Certains pays de la région ont considérablement progressé sur le plan de la survie des enfants: au Malawi, au Mozambique, au Niger et en Éthiopie, le taux de mortalité infantile a diminué de plus de 40 % depuis 1990.
Le fossé qui s'est creusé entre l'Afrique du Nord et l'Afrique subsaharienne et entre certains pays de la région montre qu'il est bel et bien possible de réduire le taux de mortalité infantile si les conditions suivantes sont remplies: action concentrée, stratégies solides, moyens suffisants et volonté politique axée systématiquement sur l'aide à la santé de la mère et de l'enfant. Il est possible de diminuer la mortalité infantile en renforçant le système de santé de base en Afrique et en y rendant possibles de nouvelles interventions.
Nous savons même quel sera le coût de la réduction de la mortalité infantile en Afrique. Selon le rapport de l'UNICEF intitulé « La situation des enfants en Afrique 2008: la survie de l'enfant », un effort supplémentaire de 10 USD par habitant et par an permettrait de sauver les 4,9 millions d'enfants qui meurent encore chaque année en Afrique, ce qui représenterait moins de 2000 USD par vie d'enfant sauvée.
| Sabine de BETHUNE. François ROELANTS du VIVIER. Margriet HERMANS. Olga ZRIHEN. Marleen TEMMERMAN. Jean-Paul PROCUREUR. Isabelle DURANT. Miet SMET. Alain DESTEXHE. |
Le Sénat,
Renvoyant aux objectifs du Millénaire pour le Développement (MDG: Millenium Development Goals) définis par les Nations unies, qui ont été signés par la Belgique et dont le quatrième objectif prévoit que, d'ici à 2015, la mortalité infantile doit avoir diminué de deux tiers par rapport aux chiffres de 1990.
Renvoyant au rapport des Nations unies de 2008 (Rapport sur les objectifs du Millénaire pour le développement) qui procède à une évaluation intermédiaire de l'état de réalisation des objectifs du Millénaire et d'où il ressort que des mesures complémentaires doivent être prises d'urgence pour pouvoir atteindre les objectifs en 2015.
Renvoyant au Sommet de Copenhague de 1999, lors duquel avait été proposée la norme 20/20 prévoyant qu'au moins 20 % des dépenses gouvernementales dans les pays du sud et 20 % du budget de la coopération au développement dans les pays industrialisés doivent être réservés à des programmes sociaux de base en faveur des enfants.
Renvoyant à la « Déclaration d'Abuja sur le VIH/SIDA, la tuberculose et autres maladies infectieuses connexes », adoptée par les chefs d'État africains et l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) les 26-27 avril 2001, et prévoyant que 15 % des budgets nationaux doivent être réservés au secteur de la santé.
Renvoyant à la Convention internationale des droits de l'enfant, qui a été ratifiée par la Belgique en 1991 et qui consacre notamment le droit de chaque enfant à la survie (article 6) et le droit de chaque enfant à jouir du meilleur état de santé possible (article 24).
Renvoyant à la loi du 25 mai 1999 relative à la coopération internationale belge, dont l'article 8 modifié mentionne, depuis 2005, le respect des droits de l'enfant en tant que thème transsectoriel (Moniteur belge du 19 juillet 2005), ainsi qu'à la note stratégique sur les droits de l'enfant (transmise au parlement par le ministre de la Coopération au Développement en mars 2008) qui précise comment cette attention aux droits de l'enfant peut être concrétisée dans le cadre de la coopération belge au développement.
Renvoyant à la politique belge de développement, qui se concentre sur plusieurs pays où le taux de mortalité infantile reste élevé, à savoir le Niger, la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Burundi et le Mali.
Renvoyant aux données et recommandations des rapports de l'UNICEF « La situation des enfants dans le monde 2008: la survie de l'enfant » et « La situation des enfants en Afrique 2008: la survie de l'enfant ».
Renvoyant aux études publiées dans le « Lancet » sur « la survie de l'enfant » et sur « la santé du nouveau-né »;
Renvoyant au rapport « Compte à rebours 2015: Suivi des progrès dans le domaine de la survie de la mère, du nouveau-né et de l'enfant — Rapport 2008 », d'où il ressort que la plupart des pays partenaires de la coopération belge au développement (Bénin, Mozambique, Niger, Sénégal, Tanzanie et Ouganda) ne progressent pas suffisamment dans la lutte contre la mortalité infantile, que plusieurs pays (Burundi, République démocratique du Congo, Mali, Rwanda et Afrique du Sud) n'enregistrent même aucune avancée et que seule une minorité d'entre eux (Bolivie, Maroc, Pérou) sont aujourd'hui en voie de réaliser l'OMD 4 pour 2015 (quatre pays partenaires ne figurent pas dans cette comparaison parce qu'ils ne font pas partie des pays prioritaires du rapport Compte à rebours 2015).
Renvoyant au « Manifesto for social protection of vulnerable children in Africa » de l'AWEPA, de l'UNICEF, de STOP AIDS NOW ! et de l'IAVI, selon lequel la survie des enfants ne sera possible que moyennant une éradication structurée de la pauvreté et dans lequel le système de protection sociale, incluant une aide au revenu en faveur des familles et des enfants vulnérables (comparable à notre système de sécurité sociale) est présenté comme un important moyen novateur.
Renvoyant à la « Decision on promotion of maternal, infant and child health and development » de l'Assemblée de l'Union africaine de février 2008.
Renvoyant au Partenariat international pour la Santé (PIS), qui a été lancé le 5 septembre 2007 dans le but d'améliorer la collaboration entre les agences internationales, les donateurs et les pays en développement dans le cadre de l'élaboration et de la mise en œuvre de programmes de santé et dans le cadre de la création et de l'amélioration de services de santé en vue de sauver un maximum de vies, et auquel plusieurs pays donateurs ont déjà adhéré (Royaume-Uni, Norvège, Allemagne, Canada, Italie, Pays-Bas, France et Portugal).
Tenant compte du fait que 9,2 millions d'enfants meurent encore chaque année avant l'âge de cinq ans.
Tenant compte du fait que quatre millions de bébés n'atteignent même pas l'âge d'un mois.
Considérant que 80 % de l'ensemble de la mortalité infantile concerne l'Afrique subsaharienne et l'Asie du Sud.
Considérant qu'au rythme où vont les choses actuellement, 98 pays ne parviendront pas à atteindre l'OMD 4 d'ici à 2015.
Tenant compte du fait que la réduction de la mortalité infantile est une condition nécessaire à la réalisation des autres objectifs du Millénaire pour le développement.
Tenant compte de la crise alimentaire actuelle et de la hausse des prix des denrées alimentaires, ainsi que de leur impact en termes de malnutrition chez les enfants. Et tenant compte du fait qu'actuellement, plus de la moitié de la mortalité infantile est déjà due aux conséquences directes ou indirectes de la malnutrition.
Considérant qu'une cinquantaine de pays en voie de développement connaissent actuellement une situation d'insécurité alimentaire, et que d'après la FAO, l'alimentation représente entre 60 et 80 % des dépenses de consommation dans les pays en développement mais seulement 10 à 20 % dans les pays développés.
Considérant que l'accès aux ressources telles que l'eau, est une source de conflits et d'instabilité, situation aggravée par le changement climatique.
Considérant que la souveraineté et la sécurité alimentaires constituent un des pré-requis à la réalisation de l'ensemble des OMD et de l'OMD nº 4.
Tenant compte des conséquences économiques et sociales de la mortalité infantile.
Considérant que les obstacles à la survie des enfants sont connus, que des remèdes et des moyens existent pour assurer la survie des enfants et réduire la mortalité infantile, et que ces moyens sont peu coûteux, efficaces et disponibles.
Se référant à certains pays et régions qui font la preuve qu'il est possible d'endiguer considérablement la mortalité infantile. Ainsi, le Laos, le Bangladesh, la Bolivie et le Népal sont parvenus à réduire le taux de mortalité infantile de plus de 50 % depuis 1990, tandis qu'en Afrique subsaharienne, le Malawi, le Mozambique, le Niger et l'Éthiopie ont réussi à le faire baisser de plus de 40 % au cours de la même période.
Tenant compte du fait que le coût de la réduction de la mortalité infantile est à notre portée, car selon les calculs de l'UNICEF, il faudrait environ 59 milliards d'euros supplémentaires par an.
Tenant compte du fait qu'assurer la survie des enfants est non seulement une obligation morale mais aussi un objectif économiquement rentable, étant donné que, selon diverses études (de l'UNICEF et de la Banque mondiale), chaque euro investi dans le développement des jeunes enfants permet en définitive à la société dans son ensemble d'économiser sept fois plus.
Compte tenu du fait que la survie des enfants doit être envisagée non seulement sous l'angle de la santé, mais aussi dans le cadre d'une approche holistique plus large des droits. Les soins de santé de base sont un droit, mais la santé et la survie passent également par l'accès à une eau potable pure, par l'éducation, par la protection sociale et par un environnement sain et sûr. Assurer la survie des enfants requiert entre autres le développement de tous ces services de base, dont la protection des enfants les plus vulnérables doit constituer un objectif primordial.
Considérant que la vulnérabilité accrue des enfants en situation de conflits armés suite aux crimes physiques et pertes familiales qui leur sont imposées par la violence et la guerre ainsi que les conséquences sur leur état de santé.
Considérant que dans les 33 pays les plus touchés par les conflits armés de 2002 à 2008, vingt d'entre eux n'ont pas fait de progrès, ou peu, en matière de réduction de la mortalité infantile parmi les enfants de moins de cinq ans.
Renvoyant à la Déclaration de Paris et à l'Agenda d'action d'Accra sur l'efficacité de l'aide, qui vise à accroître l'impact de l'aide au développement en promouvant des partenariats plus efficaces entre les pays donateurs et les pays bénéficiaires.
Considérant que la volonté politique de faire de la survie des enfants une priorité est aujourd'hui insuffisante.
Tenant compte du fait qu'il n'est actuellement pas possible d'avoir un aperçu univoque du budget que l'État belge consacre à la lutte contre la mortalité infantile.
Demande au gouvernement belge:
1. De faire de la survie des enfants, en particulier en Afrique, une priorité de la coopération belge au développement.
2. De tendre à l'harmonisation dans ce cadre:
— en améliorant la complémentarité et la cohérence entre les divers projets de santé soutenus par la Belgique dans les pays partenaires et en tendant à une meilleure intégration des programmes de santé dans les services de santé, afin de mieux répartir géographiquement les interventions et d'améliorer leur efficacité;
— en adaptant mieux la coopération belge au développement aux divers donateurs sur la scène internationale et aux partenariats internationaux en matière de santé. Il serait dès lors recommandé que la Belgique adhère au Partenariat international pour la Santé;
— en stimulant les relations parlementaires avec les pays partenaires, dans le but de surveiller l'affectation des fonds de développement et d'accroître ainsi l'efficacité de l'aide.
3. De libérer davantage de moyens financiers pour la survie des enfants, en particulier en Afrique, et de tendre à un financement durable
— d'une part, en faisant un usage plus efficace de l'indicateur relatif aux droits de l'enfant afin d'avoir une idée plus précise du budget investi dans la survie des enfants;
— et, d'autre part, en incitant les pouvoirs publics et les parlements nationaux des pays partenaires à intervenir davantage dans les dépenses de santé, en accordant une attention particulière aux enfants, et ce conformément à la norme 20/20 de Copenhague en matière de services de base et à la « Déclaration d'Abuja » de l'Organisation de l'Unité africaine concernant les soins de santé.
4. De poursuivre, dans le cadre des projets de santé soutenus par la Belgique, les objectifs suivants:
— le développement de la capacité locale et la participation des communautés locales;
— l'élaboration d'un continuum de soins, c'est-à-dire la nécessité d'offrir des services essentiels à tous les moments clés de la vie d'un enfant: à partir de la grossesse, pendant l'accouchement, immédiatement après la naissance et pendant l'enfance;
— assurer la cohérence entre les différents endroits où des soins peuvent être dispensés: la famille, la communauté, le travail de rue, les dispensaires primaires et les hôpitaux régionaux;
— le déblocage de fonds pour le développement de capacités parlementaires et le contrôle de l'APD pour les orphelins et les enfants rendus vulnérables par le sida.
5. D'intégrer, horizontalement et verticalement, l'attention aux enfants dans les projets de la coopération belge au développement en matière de soins de santé de base et d'offrir aux pays partenaires l'expertise du système existant en Belgique.
6. D'aider à développer le fichier de données, de recherche et de références concernant la santé de la mère et de l'enfant. Cela peut s'inscrire dans le cadre d'une réforme générale de la collecte de données de la coopération belge au développement.
7. D'être particulièrement attentif au sort des enfants dans le cadre de conflits armés afin d'assurer leur sécurité, de les préserver de toute forme de violence et de leur assurer l'accès à des soins médicaux, à la nourriture et à l'eau; et d'exiger auprès des Nations unies que des mesures spécifiques soient prises à l'encontre de ceux qui violent les droits de l'enfant dans le cadre des conflits armés afin de mettre fin à l'impunité dont ils bénéficient.
8. D'exiger le respect des droits humains et de la souveraineté alimentaire, en garantissant un accès à la nourriture pour tous et le développement, avec une utilisation durable des ressources naturelles, de la production alimentaire issue de l'agriculture paysanne pour le marché intérieur afin de permettre aux pays les plus pauvres de devenir moins dépendants du marché mondial, et ce notamment pour lutter contre la malnutrition des femmes et des enfants.
9. De signer le « Manifesto for social protection of vulnerable children in Africa » de l'AWEPA, l'UNICEF, l'IAVI et de STOP AIDS NOW ! et de faire pression sur la scène internationale, y compris au sein de l'UE, pour que l'on soutienne et mette en œuvre la proposition visant à combattre la pauvreté de manière structurelle et à garantir la survie des enfants à long terme par le biais d'une protection sociale incluant une aide au revenu en faveur des familles et des enfants vulnérables.
24 novembre 2008.
| Sabine de BETHUNE. François ROELANTS du VIVIER. Margriet HERMANS. Olga ZRIHEN. Marleen TEMMERMAN. Jean-Paul PROCUREUR. Isabelle DURANT. Miet SMET. Alain DESTEXHE. |