(Fr.): Question posée en français - (N.): Question posée en néerlandais
Selon le mensuel L'Éventail (118e année, nº 3) — notamment — , la princesse Mathilde se rend de temps en temps en visite « officielle » à l'étranger. Il s'agit de voyages indépendants des missions que dirige le prince héritier pour promouvoir les exportations et qu'elle entreprend sans être accompagnée du prince.
Selon le mensuel précité, elle manifeste notamment à ces occasions un intérêt actif pour le travail de la coopération technique belge et l'engagement des ONG belges dans l'aide au développement mais elle est aussi reçue par des chefs d'État et des ministres étrangers.
1. Des accords ont-ils été conclus à ce sujet avec les chefs successifs de la diplomatie belge (M. Louis Michel et l'honorable ministre) depuis le 4 décembre 1999, date du mariage de l'héritier de la couronne avec la princesse Mathilde ? Dans l'affirmative, que prévoient ces accords ? Dans la négative, pourquoi ?
2. Chaque voyage est-il organisé au coup par coup ? Dans l'affirmative, des accords ont-ils été conclus concernant notamment le financement de ces voyages avec les deniers publics ? Si oui, en quoi ces accords consistent-ils ?
3. Les responsables fédéraux successifs de notre diplomatie ont-ils conclus des accords à ce sujet avec les responsables successifs en charge des affaires étrangères et de la coopération au développement dans les gouvernements fédérés ? Dans l'affirmative, que prévoient ces accords ? Dans la négative, pourquoi ?
Réponse : Les voyages effectués par la princesse Mathilde dans des pays prioritaires de la coopération belge, en présence du ministre de la Coopération au Développement, le furent sur une base ponctuelle. Ces voyages cadrent dans la politique du gouvernement en matière de coopération au développement et ne requièrent donc pas d'accord formel préalable.
Les voyages au Niger et au Mali ne furent pas imputés sur le budget des voyages royaux, entre autre grâce à l'hospitalité des pays hôtes, qui se montrèrent honorés et ravis de l'attention manifestée par la princesse pour le sort de leurs citoyens les plus démunis.
La visite au Mali se fit à la suite d'une invitation officielle de la part du gouvernement malien, qui en supporta les charges, comme le veut la tradition. Au Niger la princesse intervint entre autres en sa qualité de représentante spéciale d'UNICEF Belgique.