(Fr.): Question posée en français - (N.): Question posée en néerlandais
Selon mes informations, trois phases peuvent être distinguées dans le pillage et/ou la destruction des sites historiques irakiens depuis l'invasion perpétrée sous la conduite des États-Unis d'Amérique :
1. en 2003, le pays subit des bombardements, mais on ne signale aucune destruction de sites archéologiques, de richesses historiques ou de musées ;
2. durant une courte période qui correspond à la pénétration dans les villes des militaires de la coalition, des musées et des bibliothèques sont pris d'assaut et pillés sous leurs yeux;
3. la troisième phase est toujours en cours : le saccage des sites archéologiques et autres richesses historiques se poursuit et s'intensifie.
L'honorable ministre pourrait-il me donner un aperçu des efforts diplomatiques consentis par la Belgique depuis l'ouverture des hostilités, en 2003, pour empêcher ou réduire ces pillages et la destruction du patrimoine historique irakien ?
Réponse :
1. Dans l'approche de la question irakienne, la Belgique et les autres États membres de l'Union européenne ont prêté également une grande attention à la conservation de l'héritage culturel irakien. Spécialement dans le cadre de l'UNESCO, l'institution spécialisée des Nations unies, la Belgique a veillé à mettre la question à l'ordre du jour.
2. La Belgique ne se limite pas au seul suivi diplomatique de cette question. Notre pays tente également de contribuer concrètement à la conservation et la restauration de l'héritage culturel de l'Irak. À ce propos, la Communauté flamande a prévu un soutien de 375 000 euros pour le projet de l'UNESCO visant à la réhabilitation des collections du Musée national de Bagdad.