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Sénat de Belgique

Annales

VENDREDI 28 MARS 2003 - SÉANCE DE L'APRÈS-MIDI

(Suite)

Ordre des travaux

M. le président. - M. Maertens a demandé que nous arrêtions nos travaux à 16 heures aujourd'hui et que nous reprenions cette discussion mardi à 14 h 30. J'estime qu'il s'agit d'une bonne idée étant donné qu'à 16 heures, se tient aujourd'hui une réunion de commission à propos de la guerre en Irak. Si vous êtes d'accord, je propose que nous suivions cette proposition.

Mevrouw Jeannine Leduc (VLD). - Mijnheer de voorzitter, u moet zich realiseren dat er dinsdag heel wat commissievergaderingen plaatsvinden.

De voorzitter. - Er zijn dinsdag inderdaad twee of drie commissievergaderingen, maar we hebben nog maar acht dagen en er is nog veel werk voor de boeg.

Mevrouw Jeannine Leduc (VLD). - Als de leden van de onderzoekscommissie voor de Grote Meren geen bezwaar maken is het voor mij goed. We kunnen inderdaad niet op twee plaatsen tegelijkertijd zijn.

M. le président. - Chacun en est conscient et nous nous rendons compte que le thème abordé aujourd'hui mériterait d'être discuté dans de meilleures conditions. Malheureusement, la réalité politique est ce qu'elle est en fin de législature.

Mme Marie-José Laloy (PS). - Je ne suis pas contre le principe ; cependant, mardi après-midi, je ne pourrai prendre part aux travaux en séance plénière. J'aimerais donc pouvoir développer aujourd'hui mon intervention, qui est par ailleurs assez brève.

M. le président. - Bien entendu.

Mevrouw Erika Thijs (CD&V). - Ik stel voor om de vergadering om 16 uur te onderbreken en om 18 uur verder te gaan. Iedereen heeft dinsdag commissievergaderingen. Het wapenverslag van de commissie voor de Justitie zou normaal deze morgen behandeld zijn, maar het is uitgesteld tot dinsdag. Zo krijgen we constant een opeenstapeling van commissievergaderingen. We hebben er ons nu allemaal op voorzien, ik stel dus voor deze bespreking vandaag af te ronden.

De heer Marcel Colla (SP.A). - Ik ben het niet eens met collega Thijs. We weten niet hoe lang de gemeenschappelijke vergadering van de Kamer en de Senaat zal duren. Als we vandaag op een laat tijdstip deze vergadering hervatten, zal de betekenis van dit debat helemaal de mist ingaan.

Het debat volgende week dinsdag hernemen is niet optimaal, maar misschien is het wel de beste oplossing om waardering te geven aan het werk dat is gepresteerd en om tegemoet te komen aan de mogelijke kritiek erop.

M. le président. - Reprendre la réunion mardi constitue la moins mauvaise solution.

M. Jacky Morael (ECOLO). - Je soutiens la proposition de notre collège, M. Maertens. Je souhaiterais d'ailleurs que l'on donne aujourd'hui la parole en priorité à Mme Laloy, à qui je cède volontiers mon temps de parole si elle ne peut être présente mardi. Je pense qu'elle a des choses tout à fait intéressantes à dire. J'estime par ailleurs que la séance de mardi devrait commencer par une introduction de M. Geens, lequel a une masse d'informations dont ne disposent pas tous les membres de la commission.

Je voudrais à présent faire une remarque à M. Dallemagne. Comme dans tout rapport de commission d'enquête parlementaire, ce rapport présente des erreurs, des lacunes, des incertitudes, des choses que l'on soupçonne sans pouvoir les prouver. Chacun a son opinion, vous avez donné la vôtre, monsieur Dallemagne, et j'ai aussi la mienne. Vous savez qu'elles sont différentes.

On a beaucoup parlé d'opérateurs économiques, qu'ils soient occidentaux, belges, africains, israéliens ou libanais. On a aussi beaucoup parlé d'acteurs politiques locaux. Je vous conseille tout de même de lire le premier livre de l'ancien secrétaire de M. Gérard Deprez et le second qui sortira dans une quinzaine de jours, si je suis bien informé. Une famille politique européenne a une énorme responsabilité dans les événements qui se sont produits, en termes de génocide, de pillage, d'anti-démocratie et d'occultation de la vérité. Dès lors, ne donnez pas de leçon, et lisez ces deux livres.

M. le président. - Cet après-midi, je dois présider la commission des Affaires institutionnelles où se discute la révision des articles de la Constitution. Je demande dès lors à Mme de Bethune de prendre la présidence de l'assemblée.

Nous arrêterons donc les travaux à 16 heures et nous les reprendrons mardi, à 14 heures 30.

M. Jacky Morael (ECOLO). - N'ayant pu assister, durant le premier mois de son installation, à la commission d'enquête, puisque j'ai remplacé M. Dubié, mais ayant participé au voyage du mois de novembre contrairement à ce qui est écrit dans le rapport, j'aimerais intervenir après M. Geens car il dispose d'informations sur lesquelles je souhaite aussi réagir.

(Mme Sabine de Bethune, première vice-présidente, prend place au fauteuil présidentiel.)

M. Georges Dallemagne (CDH). - Je trouve l'intervention de M. Morael assez affligeante. On continue à faire de la politique à l'ancienne, à considérer qu'on n'a rien à dire sur le passé récent parce que des fautes auraient été commises dans un passé plus lointain. Je fais partie des gens qui ne souhaitent pas occulter telle responsabilité, tel manquement ou encore tel manque de lucidité.

En revanche, je suis toujours surpris de voir à quel point il est difficile pour les responsables politiques de constater ce qui se passe sous leurs yeux et d'admettre que ces événements sont particulièrement inquiétants et méritent une action immédiate.

J'aimerais que les leçons que l'on formule à l'égard des uns et des autres ...

M. Jacky Morael (ECOLO). - Je ne vous ai pas inclus dans ce que j'ai dit, monsieur Dallemagne. Je connais pertinemment bien l'intérêt que vous portez aux problèmes humanitaires et de démocratie.

M. Georges Dallemagne (CDH). - J'ai été le premier, en Belgique, à parler de génocide.

M. Jacky Morael (ECOLO). - Je sais. Ne vous sentez pas visé par ce que j'ai dit.

M. Georges Dallemagne (CDH). - Je ne me sens absolument pas visé. D'ailleurs, ma remarque concernait surtout le fait qu'il se passe, aujourd'hui, des événements tragiques au sujet desquels nous avons peut-être la possibilité d'intervenir.

Personne n'invoque, par exemple, le chapitre 7 de la Charte et pourtant, c'est cela qu'il faudrait faire aujourd'hui.

J'entends bien que, sur le passé plus lointain, on a écrit des bouquins et analysé les situations mais j'aimerais que ces analyses, souvent intéressantes et pertinentes, nous servent et nourrissent l'action aujourd'hui.

De heer Michiel Maertens (AGALEV). - De politieke discussies tussen de verschillende fracties moeten niet in het kader van het debat over dit verslag worden gevoerd. Die discussies zijn immers van geen enkel nut voor het drama in Afrika, in het bijzonder in het gebied van de Grote meren. De eigen politieke discussies moeten op andere momenten worden gevoerd.