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Belgische Senaat

Handelingen

DONDERDAG 12 DECEMBER 2002 - NAMIDDAGVERGADERING

(Vervolg)

Mondelinge vraag van de heer Josy Dubié aan de vice-eerste minister en minister van Buitenlandse Zaken over «de toestand in Ivoorkust» (nr. 2-1169)

De voorzitter. - De heer Didier Reynders, minister van Financiën, antwoordt namens de heer Louis Michel, vice-eerste minister en minister van Buitenlandse Zaken.

M. Josy Dubié (ECOLO). - Je regrette l'absence du ministre des Affaires étrangères. J'ai posé une question sur le même sujet le 17 octobre dernier et c'est M. Duquesne qui m'a répondu.

Je ne mets pas en cause votre compétence en matière de politique étrangère, monsieur le ministre, mais j'aimerais avoir l'occasion de parler de ce sujet grave avec...

M. Didier Reynders, ministre des Finances. - Monsieur le Président, si M. Dubié le préfère, je peux proposer que l'on reporte la question. M. Dubié n'ignore peut-être pas qu'un Conseil européen consacré à l'élargissement de l'Union européenne débute ce soir à Copenhague.

Je puis comprendre certaines remarques sur les absences et je sais que le ministre des Affaires étrangères est de temps en temps à l'étranger. Mais vu l'importance du Conseil européen qui se tiendra aujourd'hui et demain, sans doute comprendrez-vous qu'il ne puisse être présent. Je suis tout à fait prêt à ne pas formuler de réponse aujourd'hui et à demander à M. Michel de répondre lui-même dès que possible.

M. Josy Dubié (ECOLO). - Non. Je souhaite entendre la réponse du ministre parce que c'est mieux que rien, mais j'aurais tout de même voulu dialoguer avec lui à propos de quelque chose qui n'est pas anodin...

M. Didier Reynders, ministre des Finances. - Vous préféreriez qu'il restât en Belgique plutôt que de participer...

M. Josy Dubié (ECOLO). - Pas du tout. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Mais c'est la deuxième fois que j'interviens sur le sujet. Je ne prétends pas que vous n'êtes pas au courant de la situation, mais vous allez lire une réponse.

Je connais vos grandes compétences en matière financière mais je ne suis pas sûr que vous soyez totalement compétent en politique étrangère et, plus particulièrement, en ce qui concerne la Côte d'Ivoire. C'est tout ce que je veux dire.

M. Didier Reynders, ministre des Finances. - Monsieur le Président, je souhaite que nous reportions cette question. Je ne veux pas porter préjudice à la compétence des parlementaires de s'exprimer, mais puisque M. Dubié estime...

M. Josy Dubié (ECOLO). - Non. Je souhaite entendre la réponse du ministre.

M. Didier Reynders, ministre des Finances. - Je vous remettrai le document, monsieur Dubié.

Monsieur le Président, je ne souhaite pas répondre dans de telles conditions. Puisque M. Dubié estime que la compétence n'est pas là, je ne répondrai pas aujourd'hui.

M. Josy Dubié (ECOLO). - Je rappelle tout de même que le sujet que je voulais aborder aujourd'hui n'est pas anodin. Il existe actuellement une menace évidente de génocide en Côte d'Ivoire. J'aurais voulu que le ministre m'informe sur les intentions de la Belgique pour tenter, autant que faire se peut, d'empêcher ce drame, en collaboration avec d'autres pays européens.

Je constate que je ne reçois pas de réponse. J'attendrai donc une semaine pour essayer d'obtenir une réponse à ce sujet.

De voorzitter. - Het is een opportuniteitskwestie, mijnheer Dubié. De minister van Buitenlandse Zaken woont de top van Kopenhagen bij. Heel de pers schrijft er al een week over. U kunt de minister moeilijk verwijten dat hij afwezig is.

M. Philippe Monfils (MR). - De plus, il s'agit d'un Conseil historique, puisqu'on va décider de l'entrée de dix pays dans l'Union européenne et, peut-être, de la Turquie. Entre cela et répondre à M. Dubié, il y a une légère différence...