2-223

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Belgische Senaat

Handelingen

DONDERDAG 18 JULI 2002 - NAMIDDAGVERGADERING

(Vervolg)

Mondelinge vragen

Mondelinge vraag van mevrouw Anne-Marie Lizin aan de vice-eerste minister en minister van Buitenlandse Zaken over «de dood van de dochter van een Kazakse journaliste, naar aanleiding van haar onthullingen over het onderzoek naar verdachte rekeningen, waarbij de Kazakse zakenwereld betrokken is» (nr. 2-1061)

Mme Anne-Marie Lizin (PS). - Le dossier est important et porte sur l'enquête menée au sujet des comptes suisses suspects liés au dossier « Tractebel ».

Le ministre a certainement été informé du fait que la journaliste kazakhe, Mme Lira Baiseitova, a été victime d'une opération particulière.

Le lendemain de la publication d'un article qu'elle avait signé dans la presse d'opposition kazakhe sur cette enquête liée à l'affaire Tractebel, sa fille a été enlevée et les locaux de la revue, saccagés.

La semaine dernière, sa fille a été retrouvée morte.

Comment la Belgique réagit-elle devant ces événements ?

Pouvons-nous aider Mme Baiseitova en encourageant les actions anti-corruption et la liberté de presse au Kazakhstan ?

Avez-vous vérifié quelles relations éventuelles existeraient entre ce dossier et d'éventuels actes commis sur le territoire belge, par des citoyens kazakhs ou belges, actes liés à la période critique des activités menées par Tractebel ou aux négociations avec cette société ?

M. Louis Michel, vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères. - En mai dernier, les autorités du Kazakhstan, sous différents prétextes, ont supprimé vingt-deux journaux et stations de télévision privées en l'espace d'un mois, suite à des enquêtes de journalistes sur les accusations de fraude portées contre certaines autorités kazakhes.

Le cas que vous citez, celui de la fille, retrouvée morte, d'une journaliste, n'est pas un cas isolé d'intimidation par les services secrets.

Le 29 mai dernier, l'UE s'est déclarée profondément préoccupée par les attaques récentes contre les médias indépendants du Kazakhstan et a demandé aux autorités kazakhes de les élucider. L'Union attend de ces autorités une enquête rapide et exhaustive afin d'identifier et de poursuivre en justice les responsables de ces actes de violence.

Le Conseil de coopération entre l'UE et le Kazakhstan, qui se tiendra à la fin du mois de juillet, fournira l'occasion de rappeler cette demande.

À la dernière partie de votre question, je ne puis que répondre que je n'ai pas la capacité de faire enquêter sur d'éventuels actes commis, sur le territoire belge, par des citoyens kazakhs ou belges, même liés à des cas de fraude. Ces enquêtes sont du ressort du département de la Justice.