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Sénat de Belgique

Annales parlementaires

MERCREDI 22 MARS 2000 - SÉANCE DE L'APRÈS-MIDI

(Suite)

Discussion des articles du projet de loi exécutant l'article 62 de la loi spéciale du 16 janvier 1989 relative au financement des Communautés et des Régions (Doc. 2-263)

(Pour le texte adopté par la commission des Affaires institutionnelles, voir document 2-263/4.)

M. le président. - À l'intitulé, M. Caluwé propose l'amendement n° 1 (voir document 2-263/2) ainsi libellé:

De heer Ludwig Caluwé (CVP). - Wij stellen een wijziging van het opschrift voor. De Raad van State bepaalt immers dat de financieringswet wordt gewijzigd indien men beslist dat deze wet niet voor één jaar geldt maar definitief van toepassing wordt. Een wijziging van de financieringswet vereist een bijzondere meerderheid.

- Le vote sur l'amendement est réservé.

M. le président. - À ce même intitulé, Mme Willame-Boonen et M. Barbeaux proposent l'amendement n° 2 (voir document 2-263/2) ainsi libellé:

M. Michel Barbeaux (PSC). - Pour les mêmes raisons que M. Caluwé a exposées, le Conseil d'État souligne que ce projet doit être voté à la majorité spéciale. À cet effet, nous avions offert nos services, ce qui a été refusé par la majorité en commission. Nous regrettons vivement que ce refus rende cet accord politique totalement précaire.

- Le vote sur l'amendement est réservé.

- L'article 1er est adopté sans observation.

M. le président. - L'article 2 est ainsi libellé:

À cet article, MM. Caluwé et consorts proposent l'amendement n° 3 (voir document 2-263/2) ainsi libellé:

De heer Ludwig Caluwé (CVP). - Artikel 62 van de bijzondere wet kwam tegemoet aan een particulariteit waarmee men in het jaar 1988 werd geconfronteerd. Inmiddels, tien jaar later, heeft het financieringsstelsel van de gemeenschappen een zekere maturiteit verworven. Teneinde specifieke financieringsmethoden te vermijden, moeten wij overschakelen naar algemene systemen. Wij pleiten dan ook voor een systeem via terugbetaalde belastingen en niet voor specifieke financieringssystemen die trouwens niet meer beantwoorden aan de concrete realiteit. In 1988 was een dergelijk systeem misschien nog te verantwoorden maar vandaag is dat niet meer het geval.

- Le vote sur l'amendement est réservé.

M. le président. - Au même article, Mme Willame-Boonen et M. Barbeaux proposent l'amendement n° 4 (voir document 2-263/2) ainsi libellé:

M. Michel Barbeaux (PSC). - Cet amendement est une conséquence technique de notre amendement précédent.

- Le vote sur l'amendement est réservé.

M. le président. - Au même article, Mme Willame-Boonen et M. Barbeaux proposent l'amendement n° 5 (voir document 2-263/5) ainsi libellé:

M. Michel Barbeaux (PSC). - Cet amendement a donc été introduit en séance plénière et ne l'a pas été en commission. La raison est la suivante : en commission, nous avons interrogé le ministre Demotte sur les chiffres sur lesquels il s'était basé pour déterminer la nouvelle clé de répartition de la dotation destinée au financement des étudiants étrangers. Je rappelle que, dans la loi spéciale de 1989, le rapport entre les Communautés flamande et française était de quatre à un, ce qui correspondait, à l'époque, au calcul du nombre d'étudiants étrangers dans les universités flamandes, d'une part, et francophones, d'autre part. Le présent projet établit un nouveau rapport de deux à un.

Le ministre ne nous a pas donné les chiffres et il nous a simplement dit qu'un accord était intervenu au comité de concertation. Il est vraiment étonnant que nous ne puissions disposer de ces chiffres.

Au cours de la discussion, le ministre a cependant dit que la loi spéciale permettait une augmentation des montants pour tenir compte des décisions prises par le gouvernement fédéral et qui ont un impact sur les communautés, en particulier sur les universités. Il a indiqué que le nombre d'étudiants étrangers européens dans les universités avait augmenté de 80 % en dix ans. Ce pourcentage nous semblait assez étonnant et nous nous sommes informés sur les chiffres. Nous avons alors constaté que l'augmentation est effectivement de 80 % si l'on prend en compte non seulement les étudiants étrangers européens universitaires mais également les étudiants des hautes écoles de l'enseignement supérieur non universitaire.

Donc, nous en avons déduit que cette augmentation de 80% concernait à la fois les étudiants étrangers européens de l'enseignement universitaire et ceux de l'enseignement supérieur non universitaire. D'où notre amendement, lequel vise à prendre en considération également les étudiants de l'enseignement supérieur non universitaire, ce qui maintient le rapport de quatre à un, tel qu'il existait dans la loi initiale du 16 janvier 1989.

- Le vote sur cet amendement et sur l'article 2 est réservé.

- Il sera procédé ultérieurement aux votes réservés ainsi qu'au vote sur l'ensemble du projet de loi.