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Belgische Senaat

Parlementaire handelingen

DONDERDAG 2 MAART 2000 - NAMIDDAGVERGADERING

(Vervolg)

Mondelinge vraag van de heer Olivier de Clippele aan de minister van Financiën over «de termijn die vanaf het aanslagjaar 1999 van toepassing is voor het indienen van een bezwaarschrift betreffende de vennootschapsbelasting» (nr. 2-159)

M. Olivier de Clippele (PRL-FDF-MCC). - L'article 771 du Code des impôts sur les revenus dispose que les réclamations doivent être introduites, sous peine de déchéance, dans un délai de trois mois à partir de la date de l'envoi de l'avertissement-extrait de rôle. Il s'agit d'un nouveau délai entré en vigueur à partir de l'exercice d'imposition 1999. Or, il me revient que des sociétés reçoivent des avertissements-extraits de rôle relatifs à cet exercice d'imposition 1999 contenant au verso une notice qui, se référant à l'ancienne loi, explique aux contribuables comment introduire une réclamation. L'ancien délai étant plus long que le nouveau, l'information donnée aux contribuables n'est pas conforme à la législation actuelle.

Le ministre n'estime-t-il pas qu'une mesure s'impose pour éviter que les contribuables qui ont introduit une réclamation conformément aux informations contraires à la loi communiquées par l'administration soient déchus de leurs droits ?

M. Didier Reynders, ministre des Finances. - Les informations figurant sur les avertissements-extraits de rôle peuvent effectivement prêter à confusion. L'article 371 du Code des impôts sur les revenus a effectivement été modifié. Il fixe un nouveau délai qui, selon l'administration, semble ne pas avoir été repris dans à peu près 80 000 cas.

La loi du 11 avril 1994 relative à la publicité de l'administration permet de régler ce problème puisque son article 2, 4°, stipule que si un acte n'indique pas les voies éventuelles de recours et les délais à respecter, le délai ne commence pas à courir.

En l'occurrence, si l'avertissement-extrait de rôle mentionne un délai erroné, le délai à respecter n'a pas été indiqué et la réclamation ne peut être déclarée irrecevable pour cause de «tardiveté».

La loi relative à la publicité de l'administration suffit donc à résoudre le problème. J'ai cependant donné des instructions au service concerné pour qu'il ne rejette pas les réclamations introduites. J'ai aussi demandé à l'administration d'examiner l'opportunité de notifier cette situation particulière à l'ensemble des contribuables concernés.