Questions et Réponses


Bulletin 1-52

Sénat de Belgique

Questions auxquelles il n'a pas été répondu dans le délai réglementaire
(Art. 66 du règlement du Sénat)

(Fr.): Question posée en français - (N.): Question posée en néerlandais


Vice-Premier ministre et ministre de l'Économie et des Télécommunications (Économie)

Question nº 166 de M. Anciaux du 11 juillet 1997 (N.) :
Centrale nucléaire de Doel. ­ Problème de déchets.

La semaine dernière, Greenpeace a transporté un échantillon de déchet radioactif à déverser en mer de l'usine de retraitement de La Hague (France) à la centrale nucléaire de Doel dont il provenait. Comme Électrabel a conclu des contrats de retraitement des déchets avec cette usine française, Greenpeace la tient pour responsable de la pollution radioactive de la mer du Nord, puisqu'elle fait retraiter ses assemblages de combustibles usés en France pour obtenir un nouveau combustible. Ce dernier produit quatre-vingt fois plus de déchets radioactifs que le combustible d'origine. Le journal De Morgen du 26 juin 1997 déclare à ce sujet : « Il s'est avéré, ces dernières semaines, que le déversement de déchets radioactifs a entraîné une pollution de la mer du Nord jusqu'en Scandinavie et le gouvernement français a même reconnu qu'il pourrait y avoir un lien entre La Hague et le nombre de cas de leucémie constatés aux alentours de l'usine de retraitement. » L'organisation écologiste exige que les contrats entre Électrabel et l'usine française de retraitement soient suspendus. Sinon, 669 tonnes de déchets radioactifs belges auront été regénérés d'ici l'an 2000, ce qui signifie que quelque 96 millions de litres de déchets auront été déversés dans la mer du Nord. Marnix Van Steenberge, directeur de Doel III et de Doel IV, écrit à ce sujet, dans De Morgen , que tout le monde a conscience au sein de la centrale que les déchets constituent un problème qu'il convient de résoudre. Il ajoute que Doel a la capacité de conserver longuement des assemblages de combustibles usés. Actuellement, l'on y stocke déjà une centaine d'assemblages. Il estime qu'il faut développer cette capacité et déclare que la balle est maintenant dans le camp d'Électrabel et du ministre des Affaires économiques.

J'aimerais que l'honorable ministre réponde aux questions suivantes à cet égard :

1. Que pense-t-il du problème des déchets de Doel ?

2. Que pense-t-il du point de vue et de la suggestion de M. Van Steenberge ?