Questions et Réponses


Bulletin 1-50

Sénat de Belgique

Questions posées par les Sénateurs et réponses données par les Ministres

(Fr.): Question posée en français - (N.): Question posée en néerlandais


Ministre de la Justice

Question nº 261 de M. Anciaux du 7 février 1997 (N.) :
Activités illégales de l'organisation néonazie « Wehrwolf-verbond ».

Le 8 octobre 1996, j'ai organisé une conférence de presse intitulée « Naar een weerbare democratie : een kordate aanpak van extreem-rechts » (« Vers une démocratie combative : pour une attitude résolue face à l'extrême droite »), dont le texte vous a été transmis. Au cours de celle-ci, j'ai souligné, notamment, que les autorités belges n'engagent aucune poursuite contre les infractions commises par diverses organisations d'extrême droite, en citant, entre autres, l'exemple de la « Wehrwolf-verbond » à Zwijndrecht. Trois mois plus tard, je constate que l'on n'a toujours pris aucune mesure, notamment contre cette organisation.

La « Wehrwolf-verbond », basée à Zwijndrecht, publie le trimestriel Weerstand dont l'éditeur responsable est une certaine Katrien De Wilde de Branst-Bornem. Cette organisation enfreint la loi antiraciste de 1981 et la loi antinégationniste de 1995, tant par ses activités que par le contenu de ses publications. La « Wehrwolf-verbond » entretient apparemment d'excellents contacts avec Eugène Terre Blanche, leader du mouvement sud-africain A.W.B. Elle a également des liens étroits avec des groupements néonazis allemands et néerlandais, notamment la « Nederlandse Volksunie » de Joop Glimmeren aux Pays-Bas. Vous n'êtes pas sans savoir que cette « Nederlandse Volksunie » est à nouveau menacée de poursuites judiciaires en raison des menaces de mort proférées par son dirigeant à l'encontre d'un journaliste. Il y a aussi de toute évidence des liens avec l'A.N.S. (« Aktiefront Nationaal-Socialisten), organisation néerlandaise violente.

À cet égard, j'aimerais poser à l'honorable ministre les questions suivantes :

1. Pourquoi la « Wehrwolf-verbond » qui commet des infractions manifestes à certaines lois, ne fait-elle l'objet d'aucune poursuite en Belgique ? Pourquoi la loi antiraciste de 1981 et la loi antinégationniste de 1995 restent-elles lettre morte en ce qui la concerne ?

2. L'honorable ministre a-t-il une idée claire et exacte des activités actuelles de la « Wehrwolf-verbond » ?

3. Existe-t-il des contacts avec des instances judiciaires et policières étrangères (par exemple les instances néerlandaises et allemandes) concernant les organisations étrangères avec lesquelles la « Wehrwolf-verbond » collabore (et, concernant les activités de ces dernières) ? Quelles sont ces organisations ?

4. Quelles mesures prendra-t-il afin que la justice ne laisse pas impunies les infractions commises par la « Wehrwolf-verbond » ?


Réponse : 1. Pas d'application.

2. Selon des informations récentes, l'organisation d'extrême droite Wehrwolf-verbond s'est auto-dissoute le 1er février dernier. En conséquence, une réponse à la question posée se révèle sans objet.

3. Pas d'application.

4. Pas d'application.