Questions et Réponses

Sénat de Belgique

SESSION DE 1995-1996


Bulletin 1-9

30 JANVIER 1996

Questions auxquelles il n'a pas été répondu dans le délai réglementaire
(Art. 66 du règlement du Sénat)

(Fr.): Question posée en français - (N.): Question posée en néerlandais


Ministre des Affaires sociales

Question nº 43 de M. Anciaux du 22 décembre 1995 (N.) :
Conventions de revalidation de l'INAMI. ­ De Sleutel .

Le centre d'accueil « De Sleutel » est un réseau d'aide aux drogués qui fonctionne bien, mais qui connaît actuellement de graves difficultés. Si le gouvernement met ses projets à exécution, le centre sera contraint de licencier 26 collaborateurs et de supprimer plus de 1 000 places de traitement. Pourquoi ? Parce que le gouvernement a décidé d'affecter les moyens prévus dans le cadre de son plan en dix points à de nouveaux établissements publics dont une partie doit encore être créée (les CAMS). Il s'ensuit que certains établissements privés qui fonctionnent bien, et dont la bonne qualité est établie depuis de nombreuses années, comme « De Sleutel » sont condamnés à la faillite. L'honorable ministre affirme que les CAMS rempliront une fonction différente de celle des centres comme le centre « De Sleutel ». Selon d'autres sources, cette affirmation est erronée et les CAMS proposeront une aide similaire au centre « De Sleutel ». Les CAMS seraient en outre superflus dans la mesure où les établissements privés existants remplissent déjà largement les missions dont ils seraient chargés.

L'honorable ministre peut-elle me dire si elle entend maintenir ces projets et, si oui, pourquoi ?

L'honorable ministre n'estime-t-elle pas que les mesures à prendre entraîneront un gaspillage de temps, d'argent et d'énergie, dans la mesure probable ou l'exécution des plans sonnera le glas de projets existants ?

Les CAMS répondent-ils réellement à un besoin ?

N'y aura-t-il pas double emploi en matière d'aide aux drogués si l'honorable ministre exécute ses plans ? Si oui, dans quels domaines ce double emploi se situera-t-il et quelles seront les villes concernées ?

Les organismes d'aide existants ont-ils été suffisamment associés à l'élaboration des plans du gouvernement ?

L'honorable ministre compte-t-elle associer plus étroitement, à l'avenir, à sa politique, les acteurs actuels de l'aide aux drogués ?

La création de deux structures d'aide, l'une publique et l'autre privée, ne nuira-t-elle pas à la fluidité qui est assurée actuellement par le centre « De Sleutel », lequel propose à la fois une aide ambulatoire et une aide résidentielle ?