Questions et Réponses

Sénat de Belgique


Bulletin 1-59

SESSION DE 1997-1998

Questions posées par les Sénateurs et réponses données par les Ministres

(Fr.): Question posée en français - (N.): Question posée en néerlandais


Ministre des Transports

Question nº 125 de M. Anciaux du 22 août 1997 (N.) :
Emploi des langues à l'aéroport de Zaventem.

De plus en plus de Flamands ont des difficultés avec les indications en anglais à l'aéroport (par exemple row, flightnumber, departure...). Dans les aéroports des pays voisins, l'on donne la priorité à la langue du pays. Je me rends compte que la S.A. B.A.T.C., qui est chargée de la gestion de l'aéroport, est une entreprise de droit privé mais j'estime qu'au vu de l'actionnariat de l'État dans la B.A.T.C., vous avez accès aux informations, comme il est prévu dans les lois coordonnées sur les sociétés commerciales.

Aussi demanderais-je à l'honorable ministre de bien vouloir soumettre les questions suivantes à la B.A.T.C. et de me transmettre ses réponses :

1. Quelle est la politique suivie par la B.A.T.C. en ce qui concerne l'emploi des langues utilisées pour informer les voyageurs ? Par quels arguments la B.A.T.C. justifie-t-elle le fait qu'elle n'utilise pas le néerlandais pour transmettre certaines informations ? Sur quels critères la B.A.T.C. se base-t-elle pour déterminer l'emploi des langues ?

2. La société est-elle consciente des difficultés que certains Flamands semblent éprouver à propos des indications en anglais ? Dans l'affirmative, la société compte-t-elle adapter sa politique en la matière et accorder la priorité à l'emploi de la langue du pays ?

Réponse : Comme le remarque très justement l'honorable membre, B.A.T.C. est une société privée qui n'est pas soumise aux lois sur l'emploi des langues en matière administrative coordonnées le 18 juillet 1966.

Dans les communications au public, il est veillé de manière stricte à donner la priorité à la langue de la région.

Les dénominations qui restent en anglais correspondent à des appellations peu nombreuses et universellement appliquées dans tous les aéroports à travers le monde.

Le caractère international de l'activité d'accueil des passagers implique que ces dénominations soient conservées.

Les compétences linguistiques du personnel permettent à tout passager en difficulté d'obtenir toutes les informations souhaitées dans sa propre langue.