Version à imprimer bilingue Version à imprimer unilingue

Question écrite n° 5-8017

de Yves Buysse (Vlaams Belang) du 4 février 2013

au secrétaire d'Etat aux Affaires sociales, aux Familles et aux Personnes handicapées, chargé des Risques professionnels, et secrétaire dÉtat à la Politique scientifique, adjoint à la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique

Musée du Cinquantenaire - Désintérêt prolongé - Dégâts des eaux - Responsabilité - Dommages aux œuvres d'art - Restaurations

musée
Régie des Bâtiments
oeuvre d'art

Chronologie

4/2/2013 Envoi question
28/4/2014 Fin de la législature

Aussi posée à : question écrite 5-8018

Question n° 5-8017 du 4 février 2013 : (Question posée en néerlandais)

Le Musée du Cinquantenaire se trouve dans un état lamentable. Les pluies des dernières semaines ont occasionné de sérieux dégâts, mais il ne s'agit que d'une étape supplémentaire dans un long processus de délabrement. Un édifice normal devrait résister à des averses. Après tout, nous n'avons connu ni tsunami ni cyclone. On a placé des seaux un peu partout pour recueillir l'eau de pluie. Dans au moins une salle d'exposition, des morceaux de plâtras tombent d'un pan de plusieurs mètres carrés de plafond pourri. Dans une autre salle, des lattes se décollent du parquet sous l'effet de l'humidité. En cas de fortes pluies, de l'eau coule dans la salle romaine et le cloître. Comme dans un taudis ou une zone inondable, il faut mettre des serpillères pour arrêter l'eau. Du côté droit de la façade, des pierres tombent et on a mis des barrières pour prévenir tout accident. À la rotonde du grand hall, on a monté un échafaudage en bois afin d'y poser des seaux destinés à recueillir la pluie. La rotonde se désagrège. Le personnel doit improviser des expédients pour limiter les dégâts et dissimuler aux visiteurs l'état lamentable du bâtiment. Il est urgent qu'on intervienne. C'est effarant : la seule réaction de la Régie des bâtiments a été d'annoncer une étude « pour cette année ». Une telle décrépitude n'arrive quand même pas tout à coup. Tout cela dénote une négligence grave et prolongée. C'est l'énième exemple de gabegie à la Régie des bâtiments.

1) Quand a-t-on signalé pour la première fois des fuites ou des infiltrations d'eau au Musée du Cinquantenaire ?

2) Quels sont les services responsables de l'entretien et des réparations des bâtiments des Musées royaux d'Art et d'Histoire ? Quels sont les services qui ont failli à leur mission ?

3) Des œuvres d'art du Musée du Cinquantenaire ont-elles subi des déprédations en raison du délabrement du bâtiment ? Si oui, lesquelles ? Seront-elles restaurées ? Dans l'affirmative, dans quel délai et avec quel budget ?

4) Une « étude » ne bouchera pas les fuites. Quand les travaux de réparation commenceront-ils ?