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Question écrite n° 5-1865

de Bert Anciaux (sp.a) du 25 mars 2011

au vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères et des Réformes institutionnelles

Côte d'Ivoire - Conflit à la suite des dernières élections - Rôles de la Belgique et de l'Union européenne

Côte d'Ivoire
violence politique
rôle international de l'UE

Chronologie

25/3/2011 Envoi question
19/5/2011 Réponse

Question n° 5-1865 du 25 mars 2011 : (Question posée en néerlandais)

Un peu à l'ombre des feux de l'actualité, la Côte d'Ivoire reste un problème persistant et non stabilisé. Les rivaux Gbagbo et Ouattara continuent à se combattre. Bien que la communauté internationale reconnaisse et soutienne Ouattara comme vainqueur légitime des élections, Gbagbo s'accroche obstinément à sa fonction. Ce sont bien sûr les civils qui pâtissent le plus de la violence engendrée par cette situation.

Il semble que tant l'Organisation de l'unité africaine que les autres forums internationaux restent paralysés par l'inertie.

Je souhaiterais une réponse aux questions suivantes :

1) Quelle est l'implication de la Belgique dans le conflit ivoirien ? Notre pays joue t il un rôle significatif ou cette implication peut elle être qualifiée de minimale et sans importance ? De quels arguments le ministre étaye t il sa réponse ?

2) Comment évalue t il l'implication de l'Union européenne (UE) dans une solution de ce problème lancinant ? Peut il affirmer que la situation ivoirienne, qui ne laisse rien augurer de bon, est traitée comme une priorité par les ministres des Affaires étrangères de l'UE ? Si oui, quelles actions concrètes en ont elles résulté ? Si non, comment explique t il cette lacune ?

3) Quel est l'impact de cette guerre sur les projets, présents ou prévus, de coopération entre la Belgique et la Côte d'Ivoire ?

Réponse reçue le 19 mai 2011 :

1. La Belgique suit de près l’évolution de la situation en Côte d’Ivoire, en particulier grâce à la présence d’une Ambassade belge à Abidjan. La Belgique a pleinement participé aux débats relatifs à la Côte d’Ivoire et inscrit son action dans celle de la Communauté internationale.

2. L’Union européenne (UE) s’est montrée très attentive aux développements de la crise ivoirienne et la situation en Côte d’Ivoire a fait l’objet d’un traitement vigilant dans les différentes enceintes européennes concernées. Le Conseil Affaires étrangères (CAE) du 13 décembre 2010 et le Conseil européen des 16-17décembre 2010 ont adopté des conclusions demandant à l’ex-Président Gbagbo de reconnaître sa défaite. L’UE a en outre rapidement procédé à l’adoption de sanctions (gel des avoirs et interdiction de voyage). En combinaison avec les sanctions prises par les pays de la région (BCEAO), ceci a eu un impact certain sur les sources de financement du camp Gbagbo.

Suite à l’arrestation de Laurent Gbagbo, le CAE du 13 avril 2011 s’est penché à nouveau sur la situation en Côte d’Ivoire. L’UE appelle l’ensemble des parties à s’abstenir de tout acte de violence et encourage un processus de réconciliation nationale ainsi que la mise en place par le Président Ouattara d’un gouvernement sans exclusive. L’UE est prête à apporter son soutien afin de réaliser ces importants défis.

3. La Côte d’Ivoire n’est pas un pays partenaire de la Coopération belge et la Belgique n’a pas de projets bilatéraux dans ce pays.