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Question écrite n° 5-1127

de Bert Anciaux (sp.a) du 1 février 2011

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de l'Intégration sociale

Hémorragies cérébrales (accident vasculaire cérébral [AVC]) - Traitement par hypothermie

maladie cardio-vasculaire
neurologie
thérapeutique

Chronologie

1/2/2011 Envoi question
20/5/2014 Réponse

Réintroduite comme : question écrite 5-4516

Question n° 5-1127 du 1 février 2011 : (Question posée en néerlandais)

Lors d'une récente conférence de presse, l'European Stroke Organisation (ESO) a présenté l'hypothermie comme traitement particulièrement satisfaisant, et peut-être aussi beaucoup moins coûteux, des thromboses et accidents vasculaires cérébraux. Cette thérapie consiste à abaisser temporairement (24 h) la température corporelle des patients jusqu'à 34 ou 35 degrés. Ainsi toutes les fonctions ralentissent, et a fortiori aussi la circulation sanguine, ce qui augmente fortement les chances de guérir du traumatisme. L'ESO a mené des tests à ce sujet dans six pays européens. Il en ressort que 150 patients sont sortis sans problème d'une période de refroidissement. L'ESO espère maintenant obtenir des moyens européens pour mener une recherche à une échelle beaucoup plus grande. L'industrie pharmaceutique s'y oppose. L'hypothermie constitue peut-être une alternative efficace au traitement à base de médicaments coûteux, et donc une réelle menace pour les gros bénéfices de l'industrie pharmaceutique. À ce sujet, le professeur allemand en neurologie, Stefan Schwab, indique qu'une recherche sur l'hypothermie, estimée à 12 millions d'euros, se rembourserait elle-même dans l'année. Les estimations de l'ESO montrent en effet que cent Européens pourraient être traités par jour, soit 40 000 par an. En même temps, l'Union européennes (UE) affecte 50 millions d'euros par année au développement de nouveaux médicaments. Bref, cette information souligne des possibilités très prometteuses, tant au niveau social (dans une population qui vieillit rapidement) que financier (forte réduction des dépenses de l'assurance maladie).

J'aimerais obtenir une réponse aux questions suivantes :

1) La ministre est-elle informée des possibilités offertes par un traitement par hypothermie des hémorragies cérébrales ? Comment évalue-t-elle les possibilités au niveau tant médical que social et financier ? Pense-t-elle, comme l'ESO, que la thérapie présente des avantages particulièrement nombreux ? Existe-t-il des estimations ou prévisions sur les éventuels bonis que générerait une application généralisée de la thérapie par hypothermie ?

2) A-t-elle connaissance d'expérimentation, d'études, etc. menées en Belgique sur la thérapie par hypothermie ? Estime-t-elle important d'encourager les études à ce sujet ? Dispose-t-elle de moyens pour intervenir activement dans ce domaine ?

3) Peut-elle et souhaite-t-elle intervenir auprès de ses collègues et des responsables européens afin de dégager les moyens nécessaires pour mener une étude à grande échelle à ce sujet ?

Réponse reçue le 20 mai 2014 :

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