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Question écrite n° 5-1123

de Bert Anciaux (sp.a) du 1 février 2011

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de l'Intégration sociale

Alcoolisme - Lutte - Places d'accueil pour les alcooliques - Moyens disponibles - Concertation avec les communautés

alcoolisme
établissement hospitalier
établissement psychiatrique

Chronologie

1/2/2011 Envoi question
7/12/2011 Dossier clôturé

Réintroduite comme : question écrite 5-4515

Question n° 5-1123 du 1 février 2011 : (Question posée en néerlandais)

L'alcool est une drogue dure qui bénéficie d'une tolérance particulièrement importante dans notre société. Seuls les jeunes sont régulièrement dans le collimateur. On tient alors un discours fort et on élabore des campagnes de prévention tape-à-l'œil mais jamais évaluées. La relation avec l'alcool nage dans une mer d'hypocrisie.

En même temps, notre société connaît un sérieux problème avec l'alcoolisme. Les longues listes d'attente des personnes qui veulent lutter contre leur dépendance au moyen d'un traitement en disent long.

J'aimerais obtenir une réponse aux questions suivantes.

1) Combien de places d'accueil le secteur responsable du traitement des alcooliques compte-t-il ? Combien d'alcooliques notre pays compte-t-il ? Comment ce nombre est-il calculé ? Comment ce dernier a-t-il évolué entre 2001 et 2010 ? Comment la ministre interprète-t-elle et explique-t-elle ces développements ? Existe-t-il des listes d'attente pour le traitement de cette dépendance ? Dans l'affirmative, quelle est leur longueur ?

2) Les alcooliques sont-ils accueillis dans les institutions psychiatriques ? Combien de places y sont-elles disponibles ? Des centres de jour travaillent-ils aussi sur l'alcoolisme ? Des hôpitaux organisent-ils des prises en charge à cet effet ?

3) Quels moyens dégage-t-on pour combattre et traiter l'alcoolisme ? Comment ces moyens ont-ils évolué entre 2001 et 2011 ? Comment la ministre interprète-t-elle et explique-t-elle ces développements ? Estime-t-elle que l'on investit suffisamment pour s'attaquer effectivement et efficacement à ce grave mal de société particulièrement important ?

4) Existe-t-il, pour le problème de l'alcoolisme, une concertation structurée et active avec les communautés ? Si oui, comment se passe-t-elle et quels résultats engrange-t-elle ? Si non, comment la ministre explique-t-elle cette lacune ?