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Question écrite n° 5-10669

de Elke Sleurs (N-VA) du 18 décembre 2013

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de Beliris et des Institutions culturelles fédérales

la politique en matière de drogues

stupéfiant
toxicomanie

Chronologie

18/12/2013 Envoi question
28/4/2014 Fin de la législature

Réponse provisoire (pdf)

Requalification de : demande d'explications 5-4310

Question n° 5-10669 du 18 décembre 2013 : (Question posée en néerlandais)

Cette semaine, la politique en matière de drogues a été curieusement placée sur le devant de la scène. Nous pouvons considérer que les trois professeurs ont bien atteint leur objectif, à savoir relancer le débat.

Je ne me rallie pas à l'appel qu'ils lancent. Mais bien à la constatation dramatique que la consommation de cannabis n'est pas sans danger et qu'une consommation excessive à un jeune âge peut générer des psychoses et des pensées paranoïaques.

Votre collègue du gouvernement flamand a réagi dès hier en exprimant son scepticisme dans un billet d'opinion. Le gouvernement flamand déploie de gros efforts pour développer des actions de prévention. La proposition des professeurs leur fait perdre toute crédibilité. Les autorités publiques s'efforceraient de décourager la consommation tout en légalisant l'offre. En outre, la consommation des drogues socialement acceptées que sont l'alcool et le tabac est à l'origine de nombreux problèmes de santé, avec les coûts considérables qui s'ensuivent. La Flandre investit dès lors beaucoup dans une approche intégrale de la prévention, de l'aide, du contrôle et de la répression.

Vous vous êtes en revanche déclarée prête à prendre en considération l'idée émise par les professeurs tout en indiquant que les risques que représente la consommation de cannabis pour la santé sont sous-estimés et banalisés par la société.

Madame la ministre, le problème des assuétudes n'est pas nouveau, pas plus que les problèmes considérables qu'entraîne la consommation de cannabis et des autres drogues disponibles. D'où ma question : quelles mesures concrètes allez-vous prendre avec votre collègue de la Justice pour lutter contre la consommation de cannabis et atténuer le problème de l'assuétude ?