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Question écrite n° 4-1791

de Yves Buysse (Vlaams Belang) du 9 octobre 2008

au vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur

Police fédérale - Banque de données ViCLAS - Coûts - Personnel (Violent Crime Linkage System)

base de données
police
crime contre les personnes
lutte contre le crime
criminalité
violence sexuelle
violence
système informatique
logiciel de navigation
prix de revient
pénurie de main-d'oeuvre

Chronologie

9/10/2008 Envoi question (Fin du délai de réponse: 13/11/2008 )
24/11/2008 Réponse

Question n° 4-1791 du 9 octobre 2008 : (Question posée en néerlandais)

ViCLAS (Violent Crime Linkage System) est une banque de données utilisée par la police fédérale et intégrant les données relatives aux criminels ayant commis des crimes violents ou sexuels. Comme l'indique son nom, son objectif est de pouvoir tracer, grâce aux données contenues dans cette banque, des liens entre les différents crimes.

Au printemps 2008, on a appris que ce système n'est pas vraiment efficace et que l'une des raisons en serait le manque de personnel.

Voici dès lors mes questions.

Quel est l'investissement déjà consenti par les autorités fédérales dans ce système, que ce soit en personnel, en logiciels ou en matériel ?

Est-il exact que du personnel manque ? A-t-on déjà pris une décision relative à l'augmentation du nombre de personnes pouvant être chargées de continuer à alimenter cette banque de données de manière à ce qu'elle puisse fournir davantage de résultats ?

Réponse reçue le 24 novembre 2008 :

L’honorable membre trouvera ci-dessous réponse à ses questions.

1.Combien les autorités fédérales ont-elles déjà investi dans ce système, aussi bien au niveau du personnel, du software et du hardware ?

Actuellement, dix analystes ViCLAS travaillent à la police fédérale. Chacun d’eux dispose d’un poste de travail. La licence du logiciel utilisé, appartenant à la Royal Canadian Mounted Police, coûte 9.500 euros par période de trois ans.

2.Est-il exact qu’il y a un manque de personnel et une décision a-t-elle déjà été prise concernant l’augmentation du nombre de membres du personnel qui peuvent être engagés pour compléter davantage cette banque de données, de façon qu’elle puisse produire plus de résultats ?

Il n’y a pas de manque de personnel.

En 2007, trois analystes supplémentaires ont été engagés afin de résoudre le problème de capacité.

Des problèmes se posent encore au niveau de l’alimentation et de l’utilisation de la banque de données, mais ceux-ci ne peuvent être réduits à un simple problème de capacité.

Il faudra investir dans la rentabilisation du processus de travail, tant en interne au sein du service central ViCLAS qu’en ce qui concerne le signalement des délits sexuels au service central.

Au cours de l’année 2008, plusieurs initiatives ont été prises en vue d’améliorer le système. Ainsi, les Carrefours d’Information d’Arrondissement ont été sensibilisés à la communication des procès-verbaux. On observe déjà une amélioration sensible au niveau de l’alimentation de la banque de données. Fin 2008, on évaluera si des mesures supplémentaires s’imposent.