| SÉNAT DE BELGIQUE | BELGISCHE SENAAT | ||||||||
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| Session 2024-2025 | Zitting 2024-2025 | ||||||||
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| 11 décembre 2024 | 11 december 2024 | ||||||||
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| Question écrite n° 8-8 | Schriftelijke vraag nr. 8-8 | ||||||||
de Peter Van Rompuy (cd&v) |
van Peter Van Rompuy (cd&v) |
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au vice-premier ministre et ministre des Finances, chargé de la Coordination de la lutte contre la fraude et de la Loterie nationale |
aan de vice-eersteminister en minister van Financiën, belast met de Coördinatie van de fraudebestrijding en de Nationale Loterij |
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| Élections présidentielles américaines - Incidence - Multinationales - Impôt minimum de 15% | Amerikaanse presidentsverkiezingen - Impact - Multinationale bedrijven - Minimumbelasting van 15 % | ||||||||
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| entreprise multinationale coopération économique pays de l'OCDE impôt sur les sociétés États-Unis élection présidentielle |
multinationale onderneming economische samenwerking OESO-landen vennootschapsbelasting Verenigde Staten presidentsverkiezing |
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| Question n° 8-8 du 11 décembre 2024 : (Question posée en néerlandais) | Vraag nr. 8-8 d.d. 11 december 2024 : (Vraag gesteld in het Nederlands) | ||||||||
Justification du caractère transversal de la question écrite: les élections américaines peuvent avoir une incidence sur le budget global de l'État fédéral et des entités fédérées. Donald Trump a été élu président à la suite des élections américaines du 5 novembre 2024. Son élection met en péril l'impôt minimum de 15% pour les multinationales, qui repose sur un accord conclu par de nombreux pays, sous l'égide de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), en 2021. Conformément à cet accord, les entreprises qui enregistrent un chiffre d'affaires mondial supérieur à 750 millions d'euros doivent payer au moins 15% d'impôt des sociétés. La taxe OCDE est en vigueur en Belgique depuis le début de cette année et ses recettes ont été estimées à 634 millions d'euros pour 2024. Néanmoins, les pays doivent encore transposer cet accord dans une législation spécifique, ce qui pourrait ne pas se produire aux États-Unis. µJe souhaiterais dès lors vous poser les questions suivantes: 1) À quel montant s'élèvent les recettes générées à ce jour par la Belgique sur la base de l'accord OCDE ? Quelles sont les estimations pour les prochaines années? 2) Combien d'entreprises relèvent actuellement du champ d'application pour la Belgique? Où sont-elles établies? Combien d'entre elles sont américaines? 3) Quelle est l'incidence budgétaire, pour 2024 et les années suivantes, de l'absence de transposition de l'accord OCDE par les États-Unis? 4) D'autres pays que les États-Unis doivent-ils encore transposer l'accord OCDE dans une législation spécifique? Quelles sont vos prévisions en la matière? 5) Comment évaluez-vous l'incidence des élections présidentielles américaines sur l'accord OCDE? Et en particulier pour la Belgique? |
Motivering van het transversale karakter van de schriftelijke vraag: de Amerikaanse verkiezingen kunnen een impact hebben op de gezamenlijke begroting van de federale overheid en de deelstaten. Na de Amerikaanse verkiezingen van 5 november 2024 werd Donald Trump verkozen tot Amerikaans president. Hiermee komt de minimumbelasting van 15 % voor multinationale bedrijven in het gedrang. De basis hiervoor is een akkoord van de landen van de Organisatie voor economische samenwerking en ontwikkeling (OESO) uit 2021. Bedrijven met een wereldwijde omzet van meer dan 750 miljoen euro moeten op grond van dit akkoord minstens 15 % vennootschapsbelasting betalen. Sinds begin dit jaar is de OESO-taks in België van kracht. Voor 2024 werd de opbrengst hiervan begroot op 634 miljoen euro. Al moeten de landen dit akkoord nog omzetten in specifieke wetgeving, wat voor de Verenigde Staten uit zou kunnen blijven. Daarom volgende vragen: 1) Hoeveel inkomsten genereerde België op vandaag op basis van het OESO-akkoord? Wat zijn de ramingen voor komende jaren? 2) Hoeveel bedrijven vallen vandaag voor België onder het toepassingsgebied? Waar zijn deze bedrijven gevestigd? Hoeveel bedrijven zijn Amerikaans? 3) Wat is de budgettaire impact voor 2024 en komende jaren van het uitblijven van een omzetting van het OESO-akkoord door de Verenigde Staten? 4) Zijn er naast de Verenigde Staten nog landen die vandaag het OESO-akkoord moeten omzetten in specifieke wetgeving? Wat zijn de verwachtingen van de geachte minister hieromtrent? 5) Hoe schat hij de impact van de Amerikaanse presidentsverkiezingen in op het OESO-akkoord? In het bijzonder voor België? |
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| Réponse reçue le 30 janvier 2025 : | Antwoord ontvangen op 30 januari 2025 : | ||||||||
1) En mars 2024, le service public fédéral (SPF) Finances avait effectué une mise à jour de l’estimation budgétaire concernant l’impôt minimum. La Belgique devrait percevoir respectivement, après déduction des coûts administratifs et IT, 594 millions en 2024, 673 millions en 2025 et 707 millions en 2026. De nouvelles estimations sont en cours de calcul. Une vue concrète des revenus finaux ne sera disponible qu’après le traitement de la première période de déclaration des différentes impôts complémentaires. 2) Il est difficile de répondre à cette question précisément car dans le cadre de l’impôt minimum, ce ne sont pas les entreprises de manière isolée qui sont visées mais ce sont les groupes consolidés. En ce qui concerne les groupes multinationaux belges qui sont impactés par l’impôt minimum, le nombre évolue au cours des années mais il devrait se situer aux alentours de quatre-vingts multinationales en 2024. Connaitre le nombre précis de groupes multinationaux étrangers qui sont établis en Belgique n’est pas actuellement faisable. Les bases de données fiscales belges sont structurées sur base des entreprises et non des groupes, ce qui rend difficile, actuellement, le fait d’estimer le nombre de groupes soumis à ce nouvel impôt (les déclarations fiscales qui seront remplies pour l’impôt minimum donneront accès à l’information). Il en va de même pour le nombre de groupes américains. Une fois que les déclarations fiscales sur l’impôt minimum seront remises, il sera possible de répondre à cette question. 3) Les conséquences de l’absence de transposition par les États-Unis de l’accord de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur l’impôt minimum ne peuvent pas être estimées. Ces effets pourraient à la fois être positifs comme négatifs pour les recettes de l’État. 4) Cent quarante-deux pays membres du Cadre inclusif OCDE/G20 sur le BEPS (base erosion and profit shifting, érosion de la base d’imposition et transfert des bénéfices) ont entre-temps adopté la déclaration politique sur la solution des deux piliers. Quarante pays ont déjà transposé l’accord dans leur législation nationale, dont la Belgique. Vingt-cinq autres pays ont entamé le processus législatif de transposition de l’accord. De nombreux autres pays ont également annoncé leur intention de le faire à court terme. Un certain nombre de pays importants tels que la Chine, l’Inde et les États-Unis n’ont pas encore transposé l’accord dans leur législation nationale à ce jour. L’élaboration des règles de l’impôt minimum a toujours reposé sur un système de domino où l’interaction entre les trois surtaxes différentes doit garantir qu’à terme, tous les pays mettent en œuvre les règles. En effet, si un pays ne met pas en œuvre les règles, un autre pays peut imposer des taxes sur la partie des soi-disant surprofits qui n’a pas été taxée à 15 %. 5) La nouvelle administration du président Trump ne commencera que le 20 janvier 2025, les déclarations à ce sujet sont donc prématurées. Toutefois, il convient de rappeler que les règles relatives à l’impôt minimum ont été largement formées à l’époque de l’administration précédente du président Trump. En 2019, les membres du Cadre inclusif ont convenu d’examiner des propositions concernant la fiscalité internationale en mutation en deux piliers. Ces deux piliers devaient constituer la base d’une solution consensuelle aux défis fiscaux découlant de la numérisation de l’économie. Le pilier 1 devait se concentrer sur l’allocation des bénéfices et le nexus pour être imposable dans un pays, avec initialement un accent sur les activités numériques. Le pilier 2 devait assurer un impôt minimum mondial afin de capter les autres points d’attention du BEPS. Cette même année, un programme de travail pour le pilier 1 et le pilier 2 a été établi, qui a été approuvé par le G20 en juin 2019. L’accord final prévu n’a pas été atteint d’ici la fin de 2020 dans cette solution à deux piliers. Cependant, le Cadre inclusif a publié une feuille de route pour chaque pilier, présentant les points de vue convergents sur certains des principaux principes et implications politiques. Il est donc certain que l’accord de l’OCDE formé n’est pas entièrement nouveau pour le futur président Trump. |
1) In maart 2024 actualiseerde de federale overheidsdienst (FOD) Financiën de begrotingsraming voor de minimumbelasting. Na aftrek van administratieve en IT-kosten zou België in 2024 594 miljoen, in 2025 673 miljoen en in 2026 707 miljoen netto moeten innen. Nieuwe ramingen worden momenteel gemaakt. Een concreet zicht op de uiteindelijke inkomsten zal er pas zijn na de verwerking van de eerste aangifteperiode van de verschillende bijheffingen. 2) Het is moeilijk om deze vraag precies te beantwoorden omdat de minimumbelasting niet van toepassing is op individuele bedrijven maar op geconsolideerde groepen. Het aantal Belgische multinationale groepen dat onder de minimumbelasting valt varieert over de jaren, maar zou in 2024 ongeveer tachtig moeten bedragen. Het is momenteel niet mogelijk om het exacte aantal buitenlandse multinationale groepen te kennen dat in België is gevestigd. Belgische belastingdatabanken zijn gestructureerd op basis van vennootschappen en niet van groepen, wat het momenteel moeilijk maakt om het aantal groepen in te schatten dat aan deze nieuwe belasting onderworpen is (de belastingaangiften die voor de minimumbelasting zullen worden ingevuld, zullen toegang geven tot deze informatie). Hetzelfde geldt voor het aantal Amerikaanse groepen. Zodra de belastingaangiften voor de minimumbelasting zijn ingediend, zal het mogelijk zijn om deze vraag te beantwoorden. 3) De gevolgen van het uitblijven van een omzetting door de Verenigde Staten van het akkoord van de Organisatie voor economische samenwerking en ontwikkeling (OESO) inzake de minimumbelasting valt niet te begroten. Deze effecten kunnen zowel positief als negatief zijn voor de overheidsinkomsten. 4) Honderdtweeënveertig landen die lid zijn van het «Inclusive Framework» van de OESO/G20 inzake BEPS (base erosion and profit shifting) hebben intussen de politieke verklaring inzake de tweepijler-oplossing goedgekeurd. Veertig landen hebben effectief het akkoord al omgezet in nationale wetgeving, waaronder België. Vijfentwintig andere landen zijn het wetgevend proces gestart teneinde het akkoord om te zetten. Vele andere landen hebben de intentie bekend gemaakt om dat ook op korte termijn te zullen doen. Een aantal grote landen zoals, China, India en de Verenigde Staten hebben het akkoord tot op heden nog niet omgezet in nationale wetgeving. Bij de totstandkoming van de regels van de minimumbelasting is men altijd uitgegaan van een domino-systeem waarbij de wisselwerking tussen de drie verschillende bijheffingen moet zorgen dat op termijn alle landen de regels implementeren. Immers indien een land de regels niet implementeert kan een ander land belastingen heffen voor het gedeelte van de zogenaamde overwinst dat niet aan 15 % belast werd. 5) De nieuwe administratie onder president Trump zal pas 20 januari 2025 starten dus uitspraken hierover zijn nog prematuur. Echter moet er wel aan herinnerd worden dat de regels inzake de minimumbelasting grotendeels zijn gevormd ten tijde van de vorige regeerperiode van president Trump. In 2019 kwamen de leden van het Inclusive Framework immers overeen om voorstellen inzake de veranderende internationale fiscaliteit in twee pijlers te onderzoeken. Deze twee pijlers zouden de basis moeten vormen voor een consensusoplossing voor de fiscale uitdagingen die voortvloeien uit de digitalisering van de economie. Pijler 1 moest focussen op winstallocatie en de nexus om in een land belastbaar te zijn, met initieel een focus op digitale activiteiten. Pijler 2 moest voor een globale minimumbelasting zorgen om zo de overige BEPS-aandachtspunten te capteren. In datzelfde jaar werd een werkprogramma voor pijler 1 en pijler 2 vastgesteld, dat in juni 2019 door de G20 werd bekrachtigd. Het vooropgestelde finale akkoord werd tegen eind 2020 in deze twee-pijleroplossing niet bereikt. Wel publiceerde het Inclusive Framework een blauwdruk voor elke pijler waarin de convergerende standpunten over enkele van de belangrijkste principes en beleidsimplicaties werden weergegeven. Het is dus zeker niet zo dat het gevormde OESO-akkoord volledig nieuw is voor toekomstig president Trump. |