SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2024-2025 Zitting 2024-2025
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18 décembre 2024 18 december 2024
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Question écrite n° 8-31 Schriftelijke vraag nr. 8-31

de Peter Van Rompuy (cd&v)

van Peter Van Rompuy (cd&v)

à la ministre de l'Intérieur, des Réformes institutionnelles et du Renouveau démocratique

aan de minister van Binnenlandse Zaken, Institutionele Hervormingen en Democratische Vernieuwing
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Faits de drogue - Chiffres - Évolution - Évaluation Druggerelateerde feiten - Cijfers - Evolutie - Evaluatie 
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toxicomanie
statistique officielle
sanction pénale
drugverslaving
officiële statistiek
strafsanctie
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18/12/2024Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 16/1/2025)
16/1/2025Antwoord
18/12/2024Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 16/1/2025)
16/1/2025Antwoord
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Aussi posée à : question écrite 8-30
Aussi posée à : question écrite 8-102
Aussi posée à : question écrite 8-30
Aussi posée à : question écrite 8-102
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Question n° 8-31 du 18 décembre 2024 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 8-31 d.d. 18 december 2024 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

Justification du caractère transversal de la question écrite: outre l'approche répressive des faits de drogue par la police et la justice, plusieurs leviers d'une approche préventive relèvent des compétences de la Flandre. Les deux approches se renforcent mutuellement.

Compte tenu de l'impact des drogues sur l'environnement direct et la société, je souhaiterais vous poser les questions suivantes:

1) Combien de signalements de faits de drogue la police a-t-elle reçus au cours des dix dernières années? Je voudrais obtenir les données suivantes:

a) les chiffres par année;

b) les chiffres par type de délit;

c) le nombre de ces signalements qui se rapportaient à la consommation de fentanyl.

2) Combien de procès-verbaux (PV) concernant des faits de drogue ont été dressés ces dix dernières années? Je voudrais obtenir les données suivantes:

a) les chiffres par année;

b) les chiffres par délit;

c) le nombre de ces PV qui se rapportaient à la consommation de fentanyl.

3) Combien de condamnations découlant de faits de drogue ont été prononcées au cours des dix dernières années? Je voudrais obtenir les données suivantes:

a) les chiffres par année;

b) les chiffres par type de délit;

c) le nombre de ces condamnations qui se rapportaient à la consommation de fentanyl.

4) Comment évaluez-vous ces chiffres?

 

Motivering van het transversale karakter van de schriftelijke vraag: naast de repressieve aanpak van druggerelateerde feiten door politie en justitie heeft Vlaanderen binnen zijn bevoegdheden verschillende hefbomen voor een preventieve aanpak. Beide versterken elkaar.

Gezien de impact van drugs op de directe omgeving en de samenleving graag volgende vragen:

1) Hoeveel meldingen over druggerelateerde feiten ontving de politie afgelopen tien jaar? Graag kreeg ik:

a) de cijfers per jaar;

b) de cijfers per type delict;

c) het aantal van deze meldingen die betrekking hadden tot het gebruik van Fentanyl.

2) Hoeveel processen-verbaal (PV) werden afgelopen tien jaar opgemaakt met betrekking tot druggerelateerde feiten? Graag kreeg ik:

a) de cijfers per jaar;

b) de cijfers per type delict;

c) het aantal van deze PV's die betrekking hadden tot het gebruik van Fentanyl.

3) Hoeveel veroordelingen werden afgelopen tien jaar uitgesproken naar aanleiding van druggerelateerde feiten? Graag kreeg ik:

a) de cijfers per jaar;

b) de cijfers per type delict;

c) het aantal van deze veroordelingen die betrekking hadden tot het gebruik van Fentanyl.

4) Hoe evalueren de geachte ministers deze cijfers?

 
Réponse reçue le 16 janvier 2025 : Antwoord ontvangen op 16 januari 2025 :

La Banque de données nationale générale (BNG) est une base de données policières dans laquelle sont enregistrés les faits sur la base de procès-verbaux résultant des missions de police judiciaire et administrative. Elle permet de réaliser des comptages sur différentes variables statistiques telles que le nombre de faits enregistrés, les modus operandi, les objets liés à l’infraction, les moyens de transport utilisés, les destinations de lieu, etc.

1) Les variables disponibles dans la BNG ne permettent pas de distinguer si une infraction a été enregistrée à la suite d’une plainte (signalement) ou si cette infraction a été constatée d’office par les services de police.

2) Les informations répertoriées dans la BNG permettent de rendre compte du nombre d’infractions en matière de drogues enregistrées par la police. Il n’est cependant pas possible, sur la base des variables disponibles dans la BNG, de déterminer si des faits criminels relèvent également de la criminalité liée à la drogue. Le contexte permettant de préciser si certains délits sont en lien avec la drogue (par exemple des vols commis pour pouvoir s’acheter de la drogue) n’est pas présent.

Un même procès-verbal peut également comporter plusieurs infractions pénales ou délits.

Les données dans les tableaux en annexe ont trait aux infractions enregistrées concernant la catégorie principale «Drogues». Ces données sont toujours présentées pour les années complètes allant de 2014 à 2023 et pour le premier trimestre 2024.

Ces données proviennent de la banque de données clôturée à la date du 20 septembre 2024.

a) Le premier tableau en annexe comprend le nombre de faits enregistrés par les services de police en matière de «Drogues», répartis par classe.


2014

2015

2016

2017

2018

2019

2020

2021

2022

2023

TRIM 1 - 2024

Détention

39 578

37 424

39 650

42 616

43 883

47 519

44 930

41 700

43 975

45 167

10 228

Commerce

7 734

7 636

8 040

7 776

8 111

8 370

8 934

8 628

8 341

9 187

2 311

Importation et exportation

2 903

2 838

3 108

3 236

2 987

3 009

2 977

2 153

1 630

1 608

374

Fabrication

1 923

2 047

1 937

1 788

1 737

1 788

1 771

1 434

1 290

1 079

226

Autres

1 632

1 412

1 423

1 468

1 584

1 515

1 792

1 489

1 531

1 720

440

Usage

1 362

1 301

1 422

1 371

1 483

1 544

1 487

1 334

1 247

1 461

342

Non-respect interdiction portuaire temporaire












Total

55 132

52 658

55 580

58 255

59 785

63 745

61 891

56 738

58 014

60 223

13 921

Source: police fédérale.

b) En ce qui concerne la drogue spécifique «fentanyl», la valeur «Opioïde de synthèse / fentanyl» n’a été créée dans les tableaux de référence des services de police qu’à la fin de l’année 2023 et a ensuite été incluse dans les systèmes d’enregistrement.

Il n’est donc possible de fournir des chiffres à ce sujet dans ce tableau que pour le premier trimestre 2024, étant donné qu’il s’agit des statistiques disponibles les plus récentes.

Le second tableau en annexe comprend le nombre de faits enregistrés par les services de police en matière de «Drogues», répartis par classe, pour lesquels un objet «Opioïde de synthèse / fentanyl» a été enregistré.

TRIM 1 - 2024

Opioïde de synthèse / fentanyl

Commerce

4

Détention

2

Autres

1

Opioïde de synthèse / fentanyl

7

Source: police fédérale.

3) Cette question parlementaire ne relève pas de mes compétences mais de la compétence du ministre de la Justice.

4) La criminalité liée à la drogue est dite «quérable», c’est-à-dire qu’elle dépend des efforts des autorités pour être détectée. Une intensification des contrôles peut ainsi entraîner une augmentation des infractions détectées, tandis qu’une diminution des actions spécifiques peut réduire ces chiffres.

Les infractions liées à la détention de stupéfiants représentent 75 % des infractions enregistrées. Cela ne signifie pas que les services de police concentrent leurs efforts sur la répression de la consommation au détriment de l’offre. Ces infractions sont notamment souvent constatées lors de contrôles effectués dans le cadre d’autres infractions et constituent ainsi la partie la plus visible de l’ensemble.

De plus, les indicateurs de consommation de drogue (enquêtes auprès des consommateurs, analyses des eaux usées, demandes de traitement, etc.) révèlent une tendance à la hausse de la consommation ces dernières années, ce qui se traduit aussi dans les constats de détention et de vente.

Il est également important de souligner que chaque infraction est comptabilisée de manière uniforme, quelle que soit son ampleur. Par exemple, l’importation d’un gramme ou d’une tonne de drogue est comptabilisée de la même manière. Ces chiffres, bien qu’utiles, ne permettent donc pas à eux seuls de mesurer l’ampleur des activités criminelles ou la charge de travail qu’elles représentent pour les services de police.

Ces dernières années, il a été constaté que le crime organisé est devenu de plus en plus complexe, numérique et international, ce qui alourdit la charge de travail des policiers. En outre, le démantèlement de Sky ECC a considérablement augmenté le nombre de dossiers traités, et la police travaille encore sur des enquêtes qui peuvent prendre plusieurs années.

Par ailleurs, la pandémie de Covid-19 a eu un impact notable, limitant les déplacements internationaux et, par conséquent, certaines formes de trafic de stupéfiants.

La capacité de production, que ce soit pour le cannabis ou les drogues synthétiques, peut considérablement varier. Une diminution de la production locale de cannabis est observée, en partie en raison de la professionnalisation de cette activité, qui permet d’obtenir de meilleurs rendements, ainsi que de l’augmentation des importations en provenance de pays où la production est régulée ou légalisée. Par ailleurs, ces dernières années, nous constatons une augmentation du nombre de démantèlements de laboratoires sur le territoire ainsi qu’une hausse de la production des laboratoires de drogues de synthèse. Un seul laboratoire peut aujourd’hui produire des millions de comprimés d’ecstasy.

Concernant les opioïdes de synthèse, bien que des cas d’abus et de trafic de fentanyl médical aient été identifiés en Belgique, aucune production de ces substances n’a été observée à ce jour. Quelques nitazènes, une autre classe d’opioïdes de synthèse puissants, ont été détectés via le système belge d’alerte précoce (BEWSD, Belgian Early Warning System Drugs). La consommation semble pour l’instant marginale.

La diminution de la production d’héroïne en Afghanistan pourrait entraîner une hausse de la consommation et du trafic d’opioïdes de synthèse tels que les fentanyls et les nitazènes, ou leur mélange avec de l’héroïne. Cela a déjà été observé dans d’autres pays européens. Actuellement, aucun signal de ce type n’a été observé en Belgique, mais nous restons attentifs à d’éventuels développements en la matière, en collaboration avec les partenaires de la santé publique.

De Algemene Nationale Gegevensbank (ANG) is een politiedatabank waarin feiten worden geregistreerd op basis van processen-verbaal die voortvloeien uit de missies van de gerechtelijke en bestuurlijke politie. Zij laat toe om tellingen uit te voeren op verschillende statistische variabelen, zoals het aantal geregistreerde feiten, de modus operandi, de voorwerpen gehanteerd bij het misdrijf, de gebruikte vervoermiddelen, de bestemmingen-plaats, enz.

1) Op basis van de in de ANG beschikbare variabelen is het niet mogelijk om een onderscheid te maken naargelang een misdrijf geregistreerd werd ten gevolge van een klacht (melding) of dit misdrijf ambtshalve door de politiediensten werd vastgesteld.

2) Op basis van de informatie in de ANG kan er gerapporteerd worden over het aantal door de politie geregistreerde inbreuken inzake drugs. Het is echter niet mogelijk om op basis van de beschikbare variabelen in de ANG aan te geven of criminele feiten ook druggerelateerde criminaliteit zijn. De context of bepaalde misdrijven gepleegd worden in het kader van drugs (bijvoorbeeld diefstallen die gepleegd worden om drugs te kunnen kopen), is niet aanwezig.

In éénzelfde proces-verbaal kunnen ook verschillende strafrechtelijke inbreuken of misdrijven zijn opgenomen.

De gegevens in de tabellen als bijlage betreffen de geregistreerde inbreuken inzake de hoofdcategorie «drugs». Deze worden steeds weergegeven voor de volledige jaren 2014 tot en met 2023, alsook voor het eerste trimester van 2024.

De datum van afsluiting van de gegevensbank is 20 september 2024.

a) De eerste tabel in bijlage bevat het aantal door de politiediensten geregistreerde criminele feiten inzake «Drugs», opgedeeld naar klasse.


2014

2015

2016

2017

2018

2019

2020

2021

2022

2023

TRIM 1 - 2024

Bezit

39 578

37 424

39 650

42 616

43 883

47 519

44 930

41 700

43 975

45 167

10 228

Handel

7 734

7 636

8 040

7 776

8 111

8 370

8 934

8 628

8 341

91 87

2 311

In- en uitvoer

2 903

2 838

3 108

3 236

2 987

3 009

2 977

2 153

1 630

1 608

374

Fabricatie

1 923

2 047

1 937

1 788

1 737

1 788

1 771

1 434

1 290

1 079

226

Andere

1 632

1 412

1 423

1 468

1 584

1 515

1 792

1 489

1 531

1 720

440

Gebruik

1 362

1 301

1 422

1 371

1 483

1 544

1 487

1 334

1 247

1 461

342

Niet-naleving tijdelijk havenverbod










1


Totaal

55 132

52 658

55 580

58 255

59 785

63 745

61 891

56 738

58014

60223

13921

Bron: federale politie.

b) Inzake de specifieke drug «fentanyl» werd de waarde «Synthetische opioïde / fentanyl» eind 2023 aangemaakt in de nationale referentietabellen van de politiediensten en vervolgens opgenomen in de registratiesystemen.

Er kunnen hier dus enkel cijfergegevens worden gegeven inzake het eerste trimester van 2024, gezien dit de meest recent beschikbare statistieken zijn.

De tweede tabel in bijlage bevat het aantal door de politiediensten geregistreerde criminele feiten inzake «Drugs», opgedeeld naar klasse, waarbij een voorwerp «Synthetische opioïde / fentanyl» werd geregistreerd.

TRIM 1 - 2024

Synthetische opioïde / fentanyl

Handel

4

Bezit

2

Andere

1

Synthetische opioïde / fentanyl

7

Bron: federale politie.

3) Deze parlementaire vraag valt niet onder mijn bevoegdheden maar behoort tot die van de minister van Justitie.

4) Druggerelateerde criminaliteit wordt beschouwd als zogenaamde «haalcriminaliteit», wat betekent dat het afhankelijk is van de inspanningen van de autoriteiten om te worden gedetecteerd. Een intensivering van de controles kan leiden tot een toename van de gedetecteerde inbreuken, terwijl een vermindering van specifieke acties deze cijfers kan doen afnemen.

De inbreuken inzake drugsbezit vormen 75 % van de geregistreerde feiten. Dit betekent niet dat de politiediensten zich voornamelijk richten op de bestrijding van het druggebruik, ten koste van de aanpak van het aanbod. Deze inbreuken worden ook vaak vastgesteld tijdens controles in het kader van andere inbreuken en vormen daarmee het meest zichtbare deel van het geheel.

Daarnaast wijzen indicatoren van druggebruik (onderzoeken bij gebruikers, analyses van afvalwater, vragen om behandeling, enz.) op een stijgende trend in het gebruik van drugs in de afgelopen jaren. Dit komt ook tot uiting in de vaststellingen van bezit en verkoop.

Het is ook belangrijk te benadrukken dat elk feit op dezelfde manier wordt geregistreerd, ongeacht de omvang ervan. Een invoer van een gram drugs wordt bijvoorbeeld op dezelfde manier geregistreerd als die van een ton. Deze cijfers, hoewel nuttig, laten dus op zichzelf niet toe om de omvang van de criminele activiteiten of de werkdruk die ze voor de politiediensten vertegenwoordigen, volledig te meten.

In de afgelopen jaren is vastgesteld dat de georganiseerde misdaad steeds complexer, digitaler en internationaler is geworden, wat de werkdruk voor de politie verhoogt. Bovendien heeft het ontmantelen van Sky ECC het aantal te behandelen dossiers aanzienlijk doen toenemen, en werkt de politie nog steeds aan dossiers die meerdere jaren in beslag kunnen nemen.

Daarnaast heeft de Covid-19-pandemie een aanzienlijke impact gehad door de internationale mobiliteit te beperken, wat op zijn beurt bepaalde vormen van drugstrafiek heeft beïnvloed.

De productiecapaciteit, zowel voor cannabis als synthetische drugs, kan sterk variëren. We zien een afname van de lokale productie van cannabis, deels door de professionalisering van deze activiteit, die betere rendementen oplevert, en door de toename van importen uit landen waar de productie gereguleerd of gelegaliseerd is. Daarnaast zien we dat de afgelopen jaren het aantal ontmantelde drugslabs op ons grondgebied is toegenomen, en ook dat de productiecapaciteit van synthetische drugslabs is gestegen. Eén lab kan tegenwoordig miljoenen ecstasytabletten produceren.

Wat betreft synthetische opioïden: hoewel in België enkele gevallen van misbruik en trafiek van medische «fentanyl» zijn vastgesteld, is er tot op heden geen productie van deze stof waargenomen. Via het Belgian Early Warning System on drugs (BEWSD) werden enkele «nitazenen», een andere klasse van krachtige synthetische opioïden, gedetecteerd. Het gebruik hiervan lijkt tot nu toe marginaal te zijn.

De afname van de heroïneproductie in Afghanistan zou kunnen leiden tot een stijging van het gebruik en de illegale handel van synthetische opioïden, zoals fentanyls en nitazenen, of hun vermenging met heroïne. Dit is al waargenomen in andere Europese landen. Momenteel zijn er geen signalen van dit type in ons land, maar we blijven alert voor eventuele ontwikkelingen op dit gebied, in samenwerking met de partners van volksgezondheid.