SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2020-2021 Zitting 2020-2021
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9 novembre 2020 9 november 2020
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Question écrite n° 7-788 Schriftelijke vraag nr. 7-788

de Stephanie D'Hose (Open Vld)

van Stephanie D'Hose (Open Vld)

au ministre des Classes moyennes, des Indépendants, des PME et de l'Agriculture, des Réformes institutionnelles et du Renouveau démocratique

aan de minister van Middenstand, Zelfstandigen, KMO's en Landbouw, Institutionele Hervormingen en Democratische Vernieuwing
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Rapport annuel 2018 de la cellule multidisciplinaire Hormones - Élevage - Hormones illégales - Augmentation du poids des carcasses Jaarverslag multidisciplinaire hormonencel 2018 - Veeteelt - Illegale hormonen - Toename gewicht karkassen 
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hormone
élevage
trafic illicite
rapport d'activité
hormoon
veeteelt
zwarte handel
verslag over de werkzaamheden
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9/11/2020 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 10/12/2020 )
19/1/2022 Antwoord
9/11/2020 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 10/12/2020 )
19/1/2022 Antwoord
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Réintroduction de : question écrite 7-374 Réintroduction de : question écrite 7-374
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Question n° 7-788 du 9 novembre 2020 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 7-788 d.d. 9 november 2020 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

Je me réfère au rapport de la Cellule multidisciplinaire Hormones, le dernier publié par la Cellule dans sa composition actuelle (rapport d'activités 2018).

Le passage suivant est particulièrement inquiétant: «Le poids des carcasses lors de l'introduction d'animaux lourds à l'abattoir a toujours été un baromètre important de l'utilisation de facteurs de croissance illégaux. Le nombre d'échantillons d'animaux suspects dans les abattoirs (critères repris dans la note de service sur les hormones, qui inclut également les sites d'injection) a énormément augmenté au cours des trois dernières années : 2 545 échantillons d'animaux suspects en 2016, 3 668 en 2017 et 4 509 en 2018. Cela est principalement dû au nombre élevé d'animaux femelles d'engraissement de plus de 630 kg de carcasse qui ont été fournis massivement à l'abattoir ces dernières années et échantillonnés. Il s'agit clairement d'une tendance à la hausse que l'UNE (Unité nationale d'enquête) peut absorber en effectuant davantage de contrôles dans les exploitations.»

Je me réfère également à la réponse à ma question écrite antérieure n° 7-254, qui m'a redirigée vers vous en ce qui concerne les questions 1, 2 et 3.

La lutte contre l'utilisation d'hormones dans l'élevage et d'anabolisants pour le dopage humain et dans le sport est une compétence transversale, partagée avec les Communautés. Les Communautés sont compétentes pour le contrôle antidopage dans le sport. La surveillance du commerce de ces produits est une compétence fédérale. Le rapport annuel est important pour tous les acteurs concernés car il permet de déterminer à quel niveau il faut intensifier la lutte contre ces produits particulièrement nocifs.

Je souhaiterais dès lors poser, à ce sujet, les questions suivantes:

1) Partagez-vous l'avis de la Cellule multidisciplinaire Hormones selon lequel une augmentation du poids des carcasses lors de l'introduction d'animaux lourds à l'abattoir est un baromètre important de l'utilisation de facteurs de croissance illégaux dans l'élevage? Pouvez-vous commenter?

2) Comment réagissez-vous face au constat formulé dans le dernier rapport annuel de la Cellule multidisciplinaire Hormones, évoquant une tendance à la hausse du nombre «d'animaux lourds» fournis aux abattoirs, en particulier en ce qui concerne les animaux femelles d'engraissement de plus de 630 kg de carcasse? Pouvez-vous détailler et commenter cette tendance, et communiquer les chiffres dont il est question en l'espèce?

3) Cette tendance à la hausse du nombre d'animaux lourds fournis aux abattoirs se poursuit-elle? Pouvez-vous commenter?

4) Pouvez-vous indiquer comment les services de contrôle ont réagi concrètement à ce phénomène, en ce qui concerne les contrôles menés dans les exploitations qui fournissent ces animaux lourds? Pouvez-vous préciser en détail le nombre de contrôles supplémentaires effectués en 2019 dans les exploitations concernées et indiquer, pour les trois dernières années, combien de contrôles la cellule Hormones a effectués dans des exploitations? Estimez-vous ce nombre suffisant?

 

Graag verwijs ik naar het laatste verslag van de multidisciplinaire hormonencel zoals ze heden is samengesteld (activiteitenverslag 2018).

Volgende passage is verontrustend: «Het gewicht van karkassen bij het binnenbrengen van zware dieren in het slachthuis is altijd een belangrijke barometer geweest voor het gebruik van illegale groeifactoren. Het aantal verdachte monsters van dieren in slachthuizen (criteria opgenomen in de dienstnota over hormonen die ook de injectieplaatsen bevat) is drastisch toegenomen in de afgelopen 3 jaar: 2 545 verdachte monsters van dieren in 2016, 3 668 in 2017 en 4 509 in 2018. Dit is vooral te wijten aan het grote aantal vrouwelijke mestdieren van meer dan 630 kg karkas die de laatste jaren massaal aan het slachthuis werden geleverd en bemonsterd. Dit is duidelijk een opwaartse trend die wordt opgenomen door de NOE door meer controles in exploitaties uit te voeren.»

Ik verwijs tevens naar mijn eerdere schriftelijke vraag nr. 7-254 en het antwoord waarbij naar u werd verwezen wat betreft de vragen 1, 2 en 3.

De strijd tegen hormonen in de veeteelt en tegen het aanwenden van anabolica als humane doping en in de sport is een transversale gemeenschapsaangelegenheid. De gemeenschappen zijn bevoegd voor de dopingcontrole in de sport. De handhaving van de handel in deze producten is dan weer veeleer een federale aangelegenheid. Het jaarverslag is belangrijk voor alle actoren om te bepalen waar er intenser moet worden opgetreden tegen deze bijzonder schadelijke producten.

Graag had ik hieromtrent dan ook volgende vragen voorgelegd:

1) Bent u het eens met de stelling van de multidisciplinaire hormonencel dat een toename van het gewicht van karkassen bij het binnenbrengen van zware dieren in het slachthuis een belangrijke barometer is wat betreft het gebruik van illegale groeifactoren in de veeteelt? Kunt u dit toelichten?

2) Hoe reageert u op de vaststelling in het recentste jaarverslag van de multidisciplinaire hormonencel dat er sprake is van een opwaartse trend wat betreft het aantal «zware dieren» dat wordt geleverd aan de slachthuizen en dan in het bijzonder het aantal vrouwelijke mestdieren van meer dan 630 kilogram karkas? Kunt u deze trend gedetailleerd en cijfermatig toelichten en aangeven over welke aantallen men het hier heeft?

3) Zet deze opwaartse trend wat betreft de toename van het aantal zware dieren in de slachthuizen wat de veeteelt betreft zich door? Kunt u dit toelichten?

4) Kunt u aangeven hoe de controlediensten concreet hebben ingespeeld op deze stijgende trend door controles op de exploitaties die deze zware dieren aanleveren? Kunt u gedetailleerd oplijsten hoeveel bijkomende controles er in 2019 werden uitgevoerd op deze exploitaties en kunt u tevens het aantal controles op exploitaties meedelen die de hormonencelde jongste drie jaar heeft uitgevoerd? Acht u dit voldoende?

 
Réponse reçue le 19 janvier 2022 : Antwoord ontvangen op 19 januari 2022 :

Tout d’abord, je tiens à vous informer que la cellule hormonale multidisciplinaire (CHM) n’existe plus sous ce nom. Le Conseil des ministres a décidé le 25 janvier 2019 de transformer le CMH en plateforme de lutte contre la criminalité pharmaceutique et alimentaire (PFCP).

La PFCP est une plateforme de concertation dans laquelle siègent des représentants de tous les services concernés, sous le contrôle du magistrat chargé de l’assistance. La police fédérale coordonne cette plateforme.

Cette plateforme est composée de:

– un agent de liaison de l’équipe Hormones de la direction de la Lutte contre la criminalité grave et organisée de la direction générale de la Police judiciaire (FGP/DJSOC/Horm);

– un agent de liaison de l’Unité nationale d’enquête (UNE) de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (FAVV);

– un agent de liaison de l’Unité spéciale d’investigation (USE) de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (FAGG);

– un agent de liaison des Douanes et Accises représentant tous les services du service public fédéral (SPF) Finances;

– un officier de liaison de l’ONAD, nommé par les entités fédérées compétentes pour représenter toutes les organisations antidopage.

La police est sous l’autorité du ministre de l’Intérieur et le magistrat d’assistance est sous l’autorité du ministre de la Justice.

En outre, récemment, par une décision de la police du 14 février 2020, le DJSOC/Hormones a été fusionné avec le DJSOC/Service de l’environnement pour devenir l’Unité fédérale sante publique et crime environnemental (FUPHEC).

Le poids des bovins femelles à l’abattoir est effectivement un indicateur de l’utilisation de facteurs de croissance. Il convient de noter qu’il ne s’agit que de l’un des nombreux indicateurs, inclus dans l’analyse de risque utilisée pour procéder à des investigations plus poussées, sur lesquels une question est posée ici. Il va de soi qu’une unité d’enquête telle que NOE, comme d’autres services d’enquête, ne peut pas divulguer tous les indicateurs et méthodes.

Il est vrai que davantage de bovins femelles lourds sont proposés à l’abattage. Cette augmentation est principalement due aux progrès génétiques dans le domaine du développement musculaire de nos races bovines, telles que le BWB (Belgian Blue), ainsi qu’à une meilleure gestion en termes de logement, d’alimentation et de bien-être des animaux. Afin de répondre à ce phénomène et d’éviter d’engager des frais d’analyse inutiles, il a été décidé il y a quelques années d’augmenter le poids à l’abattage des bovins femelles comme critère (suspicion d’utilisation de facteurs de croissance) pour le prélèvement d’échantillons de 600 kg à 630 kg par carcasse.

Analyse des profils, d’une part, des entreprises à contrôler et, d’autre part, des animaux à contrôler et, en conséquence, les matrices à prendre sont régulièrement ajustées sur la base de l’analyse des tendances. Les résultats de ces prélèvements se trouvent dans le rapport d’activité de l’AFSCA pour l’année 2019.

Il faut également noter qu’en plus des analyses dans les abattoirs sur les animaux lourds, des contrôles sont également effectués par NOE dans les exploitations elles-mêmes et via le screening par les unités locales de contrôle (ULC) de l’AFSCA.

Face à la tendance à la hausse du nombre d’animaux lourds proposés à l’abattage, les contrôles ont été renforcés en 2019. Le nombre d’échantillons non conformes sur le «Nombre total d’échantillons suspects carcasses bloquées 2019» a quadruplé. En 2018, le nombre total d’échantillons non conformes était de vingt-quatre et en 2019, le nombre total d’échantillons non conformes est de quatre-vingt-un. Ces non-conformités comprennent les résultats d’analyse de substances interdites, de substances hormonales et anti-hormonales, de substances dépassant la limite maximale de résidus (LMR), de substances sans LMR et donc non autorisées, et de substances non autorisées chez l’espèce animale concernée. En 2018, le pourcentage d’échantillons non conformes était encore de 0,6 % (sur le nombre total de carcasses bloquées échantillonnées), alors qu’en 2019, il est passé à 10, 4 %, ce qui indique que l’échantillonnage est beaucoup plus ciblé et efficace. Le fait que les contrôles plus ciblés produisent également plus de résultats d’analyse non conformes indique une tendance.

En 2018, il y avait 1 268 exploitations qui ont fourni des animaux femelles lourds pour l’abattage. Après l’analyse de ces données 2018, six catégories ont également été distinguées, en plus d’autres critères de sélection, en fonction du nombre d’animaux lourds que ces entreprises ont présenté à l’abattage en 2018. Le dépistage des substances interdites était donc beaucoup plus ciblé.

En 2019, 1 339 entreprises ont amené des femelles lourdes à l’abattoir. Comme déjà mentionné dans la réponse à la question 1): les bovins femelles dans les abattoirs deviennent effectivement plus lourds, mais cela est principalement dû aux progrès génétiques dans le domaine du développement musculaire de nos races bovines telles que la BWB (race bleue belge) et également à une meilleure gestion dans le domaine du logement, de l’alimentation et du bien-être des animaux. Les augmentations éventuelles dues à l’utilisation de substances favorisant la croissance (substances hormonales et anti-hormonales, autres substances interdites et antibiotiques favorisant la croissance) ont fait l’objet d’un suivi par le service NOE grâce à des contrôles plus ciblés dans les exploitations et à un échantillonnage basé sur une analyse numérique des risques pour la sélection des exploitations et des animaux.

Le NOE ne communique pas son fonctionnement interne, car il s’agit précisément de lutter contre la fraude. Cela implique naturellement que je ne peux pas moi-même divulguer (entièrement) la méthode de travail interne.

Je peux toutefois vous informer qu’ainsi cinquante-six contrôles supplémentaires ont été effectués par les agents de l’AFSCA dans des exploitations et des animaux sélectionnés sur l’ensemble de l’année 2019 (pas au hasard).

Le 14 mars 2017, la dernière fois qu’un résidu d’échantillonnage suspect a été effectué en présence d’un membre du CSM de l’époque. Depuis lors, l’échantillonnage de résidus suspects (VMR) a été effectué par le NOE avec l’aide de la police locale après avoir obtenu une lettre de bord suite à l’envoi d’un rapport initial au procureur au nom du directeur du UNE. Il est actuellement très difficile d’obtenir la coopération des services de police, car la sécurité alimentaire ne fait pas partie des priorités nationales et n’est pas incluse dans le Plan national de sécurité de la Belgique.

Trois mesures ont été prises à cet égard:

– le NOE a apporté une contribution écrite concernant l’approche d’un ou plusieurs phénomènes traités dans le cadre du NPVB 2019 (National Police Security Assessment 2019), à savoir le dopage humain et la criminalité alimentaire. Dans cette contribution écrite, le questionnaire ciblé visant à recueillir des informations principalement sur l’impact du phénomène de la «criminalité alimentaire» et des risques qui y sont liés, ainsi que sur les tendances et les attentes en matière de risques, a été élaboré en détail et soumis au Commissariat général de la police judiciaire. Le premier commissaire en chef Marc De Mesmaeker a annoncé que ces contributions écrites serviront de base au nouveau Plan de sécurité national (PSN);

– le NOE a pris l’initiative concernant la communication transparente entre l’AFSCA et la Justice en mettant en place le «FORMULAIRE DE CONTACT UNE. FAVV - PARKET» et la mise en page du COL 6/2019 à consulter sur le site Internet du parquet;

– l’analyse de risque de l’UNE suit de près cette tendance afin de préparer et d’exécuter les visites d’entreprises et les analyses de laboratoire de la manière la plus efficace possible en termes statistiques. Grâce à cet effort, des contrôles plus ciblés sont désormais effectués dans les exploitations, ce qui a entraîné une augmentation du pourcentage de résultats d’analyse non conformes, qui est passé de 0,6 % en 2018 à 10,4 % en 2019.

Enfin, je voudrais mentionner que si, dans le cas du dopage humain, une personne décide pour elle-même d’utiliser des produits interdits et met ainsi en danger sa propre santé, l’abus de substances interdites dans l’engraissement touche tous les consommateurs. Il met en danger la santé publique et il faut se demander pourquoi le dopage humain est inclus dans le plan de sécurité de la police nationale et pas la sécurité alimentaire.

Je ne peux que regretter que l’engagement opérationnel de l’Unité Hormone/PFCP à participer aux enquêtes sur la sécurité alimentaire ait été considérablement réduit ces dernières années. Cela est dû en partie à la capacité réduite du personnel de la cellule hormonale/PFCP et en partie au fait que la sécurité alimentaire n’est pas incluse dans le Plan national de sécurité.

Allereerst zou ik u willen meedelen dat de multidisciplinaire hormonencel (MHC) niet meer onder deze naam bestaat. De Ministerraad besliste 25 januari 2019 om de MHC om te vormen tot het Pharma- en Foodcrime Platform (PFCP).

Het PFCP is een overlegplatform waarin vertegenwoordigers van alle betrokken diensten zetelen onder toezicht van de bijstandsmagistraat. De federale politie coördineert dit platform.

Dit platform bestaat uit:

– een verbindingsambtenaar van het team hormonen van de directie van de Bestrijding van de zware en georganiseerde criminaliteit van de algemene directie van de Gerechtelijke Politie (FGP/DJSOC/Horm);

– een verbindingsambtenaar van de Nationale Opsporingseenheid (NOE) van het Federaal Agentschap voor de veiligheid van de voedselketen (FAVV);

– een verbindingsambtenaar van de Speciale Onderzoekseenheid (SOE) van het Federaal Agentschap voor de geneesmiddelen en de gezondheidsproducten (FAGG);

– een verbindingsambtenaar van Douane en Accijnzen als vertegenwoordiger voor alle diensten van de federale overheidsdienst (FOD) Financiën;

– een verbindingsambtenaar NADO, die door de bevoegde gedefedereerde entiteiten aangeduid is als vertegenwoordiger voor alle antidopingorganisaties.

– De Politie valt onder de bevoegdheid van de minister van Binnenlandse Zaken en de bijstandsmagistraat valt onder de bevoegdheid van de minister van Justitie.

Daarnaast werd, recent door een beslissing van de politie op 14 februari 2020, DJSOC/hormonen gefusioneerd met DJSOC/dienst leefmilieu tot FEDERAL UNIT PUBLIC HEALTH & ENVIRONNEMTAL CRIME (FUPHEC).

Het gewicht van de vrouwelijke runderen in het slachthuis is inderdaad een indicator van het gebruik van groeibevorderende middelen. Er dient opgemerkt te worden dat dit maar één van meerdere indicatoren is, opgenomen in de risicoanalyse die gebruikt wordt om tot verdere onderzoeken over te gaan, waarover hier een vraag wordt gesteld. Het spreekt voor zich dat een opsporingseenheid zoals NOE , net zoals andere opsporingsdiensten, niet alle indicatoren en werkwijzen kan vrijgeven.

Er worden inderdaad meer zware vrouwelijke runderen in slachthuizen aangeboden. Deze toename is voornamelijk te wijten aan de genetische vooruitgang op gebied van spieraanzet van onze runderrassen, zoals bij het BWB (Belgisch Witblauw ras), en bovendien ook betere bedrijfsvoering op het vlak van huisvesting, dierenvoeding en dierenwelzijn. Teneinde aan dit fenomeen tegemoet te komen en geen nutteloze analysekosten te maken, werd dan ook enkele jaren geleden besloten om het gewicht bij slachting van vrouwelijke runderen als criterium (verdacht zijn van het gebruik van groeibevorderende middelen) waarbij men stalen nam te verhogen van 600 kg naar 630 kg per karkas.

Analyseprofielen van enerzijds te controleren bedrijven en anderzijds te controleren dieren en als gevolg daarvan de te nemen matrices worden regelmatig bijgestuurd aan de hand van trendanalyse. De resultaten van deze monsternames staan te lezen in het activiteitenverslag van het FAVV voor het jaar 2019.

Er dient tevens te worden opgemerkt dat naast analyses in de slachthuizen op zware dieren er tevens controles uitgevoerd worden door NOE op de bedrijven zelf en via screening door de lokale controle eenheden (LCE’s) van het FAVV.

Als reactie op de opwaartse tendens van het aantal zware dieren aangeboden in het slachthuis werden de controles in 2019 opgedreven. Het aantal niet conforme monsters op het «Totaal aantal verdachte monsternames geblokkeerde karkassen 2019» is verviervoudigd. In 2018 bedroeg het totaal aantal niet conforme monsters vierentwintig en in 2019 bedraagt dit totaal aantal niet conforme monsters eenentachtig. Deze niet conformiteiten bevatten analyse resultaten van verboden stoffen, hormonale en anti-hormonale stoffen, stoffen boven maximale residulimiet (MRL), stoffen zonder MRL en daarom niet toegelaten, en stoffen niet toegelaten bij betrokken diersoort. In 2018 was het percentage niet conforme monsters nog 0,6 % (van het totaal aantal bemonsterde aantal geblokkeerde karkassen), terwijl in 2019 dit steeg naar 10,4 % hetgeen er op wijst dat er veel gerichter en efficiënter wordt bemonsterd. Het feit dat er bij meer doelgerichtere controles ook meer niet conforme analyse resultaten worden geboekt, wijst op een tendens.

In 2018 waren er 1 268 bedrijven die zware vrouwelijke dieren aanvoerden naar het slachthuis. Na de analyse van deze data van 2018 werden, naast andere selectiecriteria, eveneens zes categorieën onderscheiden naargelang het aantal zware dieren die deze bedrijven in 2018 ter slachting hebben aangeboden. De screening op verboden stoffen werd op deze manier veel gerichter aangepakt.

In 2019 waren er 1 339 bedrijven die zware vrouwelijke dieren aanvoerden naar het slachthuis. Zoals in antwoord op vraag 1) reeds aangehaald: vrouwelijke runderen in slachthuizen worden inderdaad zwaarder, maar dit is voornamelijk te wijten aan de genetische vooruitgang op gebied van spieraanzet van onze runderrassen zoals het BWB (Belgisch Witblauw ras) en bovendien ook betere bedrijfsvoering op het vlak van huisvesting, dierenvoeding en dierenwelzijn. Eventuele verhoging door het gebruik van groeibevorderende (hormonale en anti-hormonale stoffen, andere verboden stoffen en groeibevorderende antibiotica) substanties werden opgevolgd door de dienst NOE door gerichtere controles op bedrijven en monsternames gebaseerd op cijfermatige risico analyse voor uitselectie van zowel bedrijven als dieren.

De NOE communiceert niet over zijn interne werking, daar deze net tot doel heeft de fraude te bestrijden. Dit impliceert begrijpelijke wijze dat ikzelf ook de interne werkingsmethode niet (volledig) publiek kan maken.

Ik kan u wel meedelen dat er op deze manier met name cijfermatige risico analyse voor uitselectie van zowel bedrijven als dieren over geheel 2019 zesenvijftig extra controles werden uitgevoerd door de agenten van het FAVV op uitgeselecteerde bedrijf (niet at random).

Op 14 maart 2017 werd de laatste maal een verdachte monstername residuen uitgevoerd in aanwezigheid van één lid van de toenmalige MHC. Sindsdien zijn de verdachte monstername residuen (VMR) uitgevoerd door de NOE verlopen met bijstand van lokale politie na het verkrijgen van een kantschrift als gevolg van het opsturen van een aanvankelijk proces verbaal naar de procureur vanwege de directeur van de NOE. Medewerking verkrijgen van de politiediensten verloopt momenteel zeer moeizaam vermits voedselveiligheid niet tot de nationale prioriteiten behoort en niet opgenomen is in het Nationaal Veiligheidsplan van België.

Dienaangaande werden drie stappen ondernomen:

– de NOE leverde de schriftelijke bijdrage inzake de aanpak van één of meerdere fenomenen die worden behandeld in het raam van het NPVB 2019 (Nationaal Politioneel Veiligheidsbeeld 2019) met name humane doping en foodcrime;

– in deze schriftelijke bijdrage werd de gerichte vragenlijst met als doel informatie te verzamelen over voornamelijk de impact van het fenomeen «Foodcrime» en eraan verbonden risico’s, alsook de trends en risicoverwachtingen gedetailleerd opgemaakt en overgemaakt aan het Commissariaat-Generaal van de gerechtelijke politie. De eerste Hhofdcommissaris Marc De Mesmaeker heeft meegedeeld dat deze schriftelijke bijdragen als input zal dienen voor het nieuwe Nationaal Veiligheidsplan (NVP);

– de NOE nam het initiatief inzake transparante communicatie tussen FAVV en Justitie door het implementeren van het «contactformulier NOE FAVV - parket» en de opmaak van COL 6/2019 te raadplegen op de website van het openbaar ministerie;

– de risicoanalyse van de NOE volgt deze trend op de voet op om bedrijfsbezoeken en laboratorium analyses zo efficiënt mogelijk statistisch voor te bereiden en uit te voeren. Dankzij deze inzet worden er nu meer gerichtere controles op de bedrijven uitgevoerd waardoor het percentage niet-conforme analyse resultaten is gestegen van 0,6 % in 2018 naar 10,4 % in 2019.

Ik wil als laatste vermelden dat terwijl bij humaan doping gebruik één persoon voor zichzelf beslist om verboden producten te gebruiken en daarmee zijn eigen gezondheid in gevaar brengt, heeft het misbruik van verboden stoffen in de vetmesting een invloed op alle consumenten. Het brengt de volksgezondheid in het gedrang en moet de bedenking gemaakt worden waarom humane doping opgenomen is in het Nationaal Veiligheidsplan van de politie en voedselveiligheid niet.

Ik kan alleen maar betreuren dat de operationele inzet voor bijstand levering in onderzoeken aangaande Voedselveiligheid van de Hormonencel/PFCP de laatste jaren sterk gedaald is. Dit enerzijds ten gevolge van de verlaagde personeelscapaciteit van de politiedienst Hormonencel/PFCP en anderzijds als gevolg van en het niet opnemen van Voedselveiligheid in het Nationaal Veiligheidsplan.