SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2019-2020 Zitting 2019-2020
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23 juin 2020 23 juni 2020
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Question écrite n° 7-607 Schriftelijke vraag nr. 7-607

de Stephanie D'Hose (Open Vld)

van Stephanie D'Hose (Open Vld)

au ministre des Affaires étrangères et de la Défense

aan de minister van Buitenlandse Zaken en van Defensie
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Turquie - Conflit international - Kurdes - Droits de l'homme - Guerre en Syrie - Situation humanitaire - Violation des droits humains - Extrémisme - Réfugiés Turkije - Internationaal conflict - Koerden - Mensenrechten - Oorlog in Syrië - Humanitaire situatie - Mensenrechtenschending - Extremisme - Vluchtelingen 
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Turquie
droits de l'homme
question du Kurdistan
Syrie
extrémisme
terrorisme
radicalisation
Turkije
rechten van de mens
Koerdische kwestie
Syrië
extremisme
terrorisme
radicalisering
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23/6/2020 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 23/7/2020 )
30/9/2020 Antwoord
23/6/2020 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 23/7/2020 )
30/9/2020 Antwoord
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Aussi posée à : question écrite 7-606 Aussi posée à : question écrite 7-606
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Question n° 7-607 du 23 juin 2020 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 7-607 d.d. 23 juni 2020 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

En octobre 2019, la Turquie a envahi le nord de la Syrie. Ce conflit a alors été constamment évoqué dans les médias. Tous les jours, nous voyions des images de la guerre en Syrie, tous les jours, nous redoutions une explosion du conflit. La Russie et les États-Unis d'Amérique se faisaient face et différents médias étaient convaincus que nous étions à deux doigts d'une nouvelle Guerre froide.

Mais après le départ des Américains et l'invasion de la Syrie par la Turquie, ce fut le silence radio sur cette région. Depuis un certains temps déjà, on ne sait plus vraiment ce qui s'y passe ; la seule information qui nous parvient encore émane de quelques organisations de défense des droits humains dont les rapports ne sont pas positifs.

Les temps sont particulièrement durs pour les Kurdes du nord de la Syrie, impliqués dans la lutte contre les groupements extrémistes. Malgré cela, les Kurdes continuent à se battre pour leur liberté. Nous, Occidentaux, qui vivons dans une société libre, devons être bien conscients de l'enjeu de leur combat car le bonheur et la liberté dont nous jouissons au quotidien est également ce à quoi ces gens aspirent dans leur région.

Tout a commencé par un message sur Twitter dans lequel le président américain, Donald Trump, annonce son intention de retirer les troupes américaines du Kurdistan syrien, le Rojava. L'accord passé avec les Kurdes prévoyait pourtant le maintien de l'armée américaine sur place en échange du soutien apporté par les Kurdes dans la lutte contre l'État islamique en Irak et en Syrie (Daech). Les Kurdes, femmes et hommes, ont pris les armes au sein des Forces démocratiques syriennes arabo-kurdes (FDS) et aux côtés des forces internationales pour combattre le mouvement salafiste le plus meurtrier du 21e siècle, Daech. Ce conflit a fait plus de 11 000 victimes, des hommes et des femmes qui ont donné leur vie pour la liberté de leur peuple et pour notre liberté à nous, Européens. Les FDS, constituées en majorité de Kurdes, étaient, durant ce conflit, parvenues à contrôler la quasi-totalité de la zone frontalière entre la Syrie et la Turquie où elles assuraient la sécurité et l'assistance de la population locale.

Après le retrait des troupes américaines, le président Erdogan a eu les coudées franches. Depuis plusieurs mois, il menaçait d'attaquer militairement les Kurdes. Il considère les Unités de protection du peuple (Yekîneyên Parastina Gel -YPG, une milice kurde du Rojava), qui font partie des FDS, comme une organisation terroriste et craignait que celles-ci ne lancent des attaques contre la Turquie à partir du nord de la Syrie. Selon Erdogan, la Turquie se voit contrainte d'intervenir militairement pour assurer la sécurité de sa population. Pour ce faire, il voulait créer une zone tampon ou zone de sécurité de 30 km de large dans la nord de la Syrie où il pourrait réinstaller les millions de réfugiés.

Le 20 janvier 2018, les troupes d'Erdogan ont envahi Afrin. Comme c'est toujours le cas aujourd'hui, celles-ci ont obtenu le soutien de groupements islamistes extrémistes qui font partie des rebelles syriens. Les troupes turques ont tenté soi-disant de repousser les YPG. Ne s'agit-il donc de rien d'autre qu'une offensive turque contre la terreur?

Erdogan a déjà montré qu'il se souciait peu des droits humains, que ce soit lors de manifestations, des poursuites contre ceux qui ont participé aux mouvements de révolte turcs, des discriminations dont sont victimes les Kurdes, considérés comme des citoyens de second rang, ou l'attitude à l'égard de la communauté LGBT de Turquie. Ses propos menaçants à l'égard de l'Europe, son expansionnisme et son nationalisme extrémiste ne font qu'alimenter les craintes que ce conflit ait les pires répercussions sur la population locale…

Quelque 12 000 combattants de Daech étaient encore détenus dans des camps kurdes dans le nord de la Syrie. Aujourd'hui, on ignore tout de leur situation et de leur statut. Le troisième jour déjà, une voiture piégée a explosé dans la capitale du Rojava, Qamishli, faisant plusieurs morts et blessés. L'attentat a été revendiqué par Daech. Selon les Forces démocratiques syriennes (FDS), cinq djihadistes de Daech en détention seraient parvenus à s'échapper et pourraient profiter du chaos actuel pour pénétrer facilement en Europe. Ces 12 000 combattants de Daech pourraient retrouver la liberté et semer encore plus la terreur, y compris en Europe.

Comme nous n'avons qu'une vision très partielle de la situation humanitaire actuelle dans cette région et, en particulier, du sort de la population civile et des combattants de Daech, je m'adresse à vous. Il est de notre devoir, en tant que représentants du peuple, de détecter et de combattre ce genre de menaces envers notre société.

Notre pays peut en outre se targuer d'avoir une longue tradition de défense des droits humains. C'est aussi son cheval de bataille au sein de l'Union européenne (UE). Il en va des droits humains, de vies humaines et d'humanité.

La présente question porte sur une matière transversale qui relève aussi des Régions. Les positions qu'adopte le gouvernement flamand et la défense de celles-ci au sein des Nations unies sont toujours le fruit d'une coordination avec l'autorité fédérale. Les autorités des entités fédérées participent à la définition du point fédéral dans les domaines qui, au niveau interne, relèvent de leurs compétences. C'est au sein de la Conférence interministérielle de politique étrangère, où tous les niveaux de pouvoir sont représentés, que la politique étrangère de la Belgique est coordonnée.

Je souhaiterais vous poser les questions suivantes à propos de la situation dans le nord de la Syrie.

1) Disposez-vous d'informations sur les violations incessantes des droits humains dont l'armée de la Turquie, qui est notre alliée au sein de l'OTAN, se rend coupable dans la région? Si oui, pouvez-vous nous décrire la situation en détail? Quels efforts faisons-nous pour venir en aide à la population civile et prêter assistance aux réfugiés?

2) Nos services de renseignement ont-ils une idée des violations des droits humains commises par l'armée gouvernementale d'Assad et ses alliés dans le nord de la Syrie? Si oui, pouvez-vous nous décrire la situation en détail? Avez-vous connaissance de graves violations des droits humains?

3) Avez-vous une idée des activités des différentes milices qui sont actives dans cette région? Disposez-vous de renseignements sur les violations des droits humains commises par ces milices? Si oui, que se passe-t-il dans cette région?

4) Savez-vous ce qu'il est advenu des 12 000 combattants de Daech qui étaient en détention dans la région? Nos services ont-ils une idée précise de leur localisation? Pouvez-vous me dire si des combattants de Daech se sont déjà présentés dans notre pays ou auprès d'une de nos ambassades?

5) Savez-vous si Daech est toujours ou à nouveau actif dans la région? Si oui, quelles sont ses activités dans cette contrée?

6) Avez-vous eu des contacts à ce sujet avec vos homologues d'autres pays de l'Union européenne ou de l'OTAN? Si oui, que font-ils à ce propos? Pouvez-vous préciser le calendrier et le contenu de leurs actions? Si non, pourquoi n'avez-vous pas encore abordé ce thème avec eux?

7) L'Union européenne envisage-t-elle de s'investir davantage dans l'aide humanitaire dans cette région? Si vous l'ignorez encore, êtes-vous prêt à évoquer cette question auprès de vos collègues à l'étranger afin de définir une approche commune? Si tel est bien l'objectif, que va faire l'Union européenne pour le réaliser?

8) Avez-vous des contacts avec la communauté kurde qui est active dans notre pays et qui a de la famille dans la région? Avez-vous pu parler de ce sujet avec des membres de cette communauté? Si oui, quelles suggestions ont-ils faites? Si non, pour quelle raison? Êtes-vous disposé à les rencontrer?

9) Avez-vous déjà eu des contacts à ce sujet avec votre homologue turc? Si non, êtes-vous prêt à prendre contact avec lui? Si oui, quel est le résultat de cet entretien?

10) De quelle manière avez-vous évoqué cette question aux Nations unies? Pouvez-vous expliquer en détail les résultats (corridors humanitaires, armistice, négociations)?

 

In oktober 2019 viel Turkije het noorden van Syrië binnen. Dit conflict kwam toen voortdurend in de media. Elke dag zagen we beelden van de oorlog in Syrië, elke dag was er angst voor een ontploffing van het conflict. Rusland en de Verenigde Staten van Amerika stonden tegenover elkaar en verschillende media waren er van overtuigd dat we weer aan de rand van een Koude Oorlog stonden.

Maar wanneer de Verenigde Staten vertrokken en Turkije Syrië binnenviel, kwam er radiostilte over deze regio. Het is al in een lange tijd zeer onduidelijk wat hier allemaal gebeurt; de enige informatie die we nog verkrijgen is van enkele mensenrechtenorganisaties en hun rapporten zijn niet positief.

Voor onder meer de Koerden in Noord-Syrië zijn er al lang alleen maar donkere dagen in deze tijden van strijd tegen extremistische groeperingen. Maar ondanks de donkere dagen blijven deze mensen strijden voor hun vrijheid. Wij als vrije westerse samenleving moeten dan ook goed begrijpen waar zij voor strijden. Want het dagdagelijkse geluk en vrijheid waar wij van genieten, is hetgeen waar deze mensen in hun omgeving ook naar willen streven.

Het begon met een boodschap op Twitter van de Amerikaanse president Trump die zei dat hij de Amerikaanse troepen ging weghalen uit Syrisch-Koerdistan, Rojava. Nochtans was de afspraak met de Koerden dat het Amerikaanse leger zou blijven in ruil voor de steun van de Koerden tegen Islamitische Staat in Irak en Syrië (ISIS). Zowel de Koerdische mannen als vrouwen namen de wapens op als deel van de Koerdisch-Arabische «Syrian Democratic Forces» (SDF), samen met de internationale troepenmacht tegen de meest moorddadige salafistische beweging van de 21ste eeuw, namelijk ISIS. Hierdoor zijn meer dan elfduizend slachtoffers gevallen, mannen en vrouwen die hun leven hebben gegeven voor de vrijheid van zowel hun omgeving als die van ons in Europa. Door dit conflict had de SDF, waarvan de Koerden de meerderheid uitmaken, bijna het volledige grensgebied tussen Syrië en Turkije in handen gekregen, waar zij instonden voor de veiligheid en het ondersteunen van de lokale bevolking.

Met de terugtrekking van de Amerikaanse troepen, kreeg president Erdogan vrij spel. De Turkse president dreigde al maanden met een militaire aanval tegen de Koerden. Hij beschouwt de Volksbeschermingseenheden (Yekîneyên Parastina Gel – YPG, een Koerdische militie in Rojava), die deel uitmaken van de SDF, als een terroristische organisatie en vreesde dat ze ook vanuit het noorden van Syrië aanvallen tegen Turkije zouden opzetten. Volgens Erdogan ziet Turkije zich genoodzaakt om militair in te grijpen voor de veiligheid van Turkije en haar bevolking. Daarvoor wou hij een bufferzone of veiligheidszone van 30 km breed creëren in het noorden van Syrië zodat hij de miljoenen vluchtelingen daar kan laten hervestigen.

Op 20 januari 2018 vielen de troepen van Erdogan Afrin binnen. Hij kreeg zoals nu, de hulp van extreem Islamitische groeperingen, die vallen onder de Syrische rebellen. De Turkse troepen probeerden daar ook zogezegd de YPG te verdrijven. Is er dan niet meer aan de hand dan een Turks offensief tegen terreur?

Erdogan heeft reeds getoond de mensenrechten niet hoog in het vaandel te dragen. Dit zowel bij betogingen, de vervolgingen bij de Turkse omwentelingen, de discriminaties die de Koerden ondergaan als tweederangsburgers in Turkije of de behandeling van de holebigemeenschap in Turkije. Zijn dreigende taal aan Europa, zijn expansionisme en extreem nationalisme dragen alleen maar bij tot de verwachtingen dat dit conflict alleen maar de ergste gevolgen met zich mee kunnen brengen voor de lokale bevolking…

Er waren nog zo'n twaalfduizend ISIS-strijders in gevangenschap in Koerdische kampen in het noorden van Syrië. De situatie van hen alsook de status is heden onbekend. Op de derde dag al ontplofte er in de hoofdstad van Rojava, in Kamishli, een bomauto. Daarbij zijn verschillende doden en gewonden gevallen. ISIS had de aanslag opgeëist. Volgens de Syrische Democratische Strijdkrachten (SDF) zijn daarbij vijf gevangengenomen jihadisten van ISIS kunnen ontsnappen en deze zouden met de huidige chaos gemakkelijk Europa kunnen binnendringen. Twaalfduizend ISIS-strijders die mogelijk vrij komen, en voor meer terreur kunnen zorgen, ook in Europa.

Omdat we amper zicht krijgen op de huidige humanitaire situatie aldaar alsook wat betreft het lot van de burgerbevolking en de strijders van ISIS richt ik mij tot u. Het is onze taak als volksvertegenwoordigers om dreigingen als deze voor onze samenleving te detecteren en aan te pakken.

Ook hebben wij een trotse traditie als land om een voorvechter te zijn van mensenrechten. Maar niet alleen als land maar ook als lid van de Europese Unie (EU). Het gaat om mensenrechten, het gaat om levens, het gaat om menselijkheid.

Deze vraag betreft tevens een transversale aangelegenheid met de Gewesten. De standpunten van de Vlaamse regering en de verdediging hiervan bij de Verenigde Naties (VN) geschiedt systematisch in coördinatie met de federale overheid. De gefedereerde overheden geven mede het inhoudelijk standpunt van de federatie vorm voor die materies waarvoor zij intern bevoegd zijn. Binnen de Interministeriële Conferentie voor Buitenlands Beleid waarin de verschillende beleidsniveaus zijn vertegenwoordigd, wordt het Belgisch buitenlands beleid gecoördineerd.

Over de situatie in het noorden van Syrië heb ik dan ook de volgende vragen:

1) Beschikt u over informatie over de steeds verdere schendingen van de mensenrechten in deze regio door het leger van Turkije, dat een NAVO-bondgenoot van ons is? Indien ja, kan u dit uitvoerig toelichten? Welke inspanningen leveren wij om de burgerbevolking te helpen en de vluchtelingen bij te staan?

2) Hebben onze informatiediensten zicht op schendingen van mensenrechten die gebeuren door het regeringsleger van Assad en hun bondgenoten in het noorden van Syrië? Zo ja, kan u dit uitvoerig toelichten? Heeft u weet van ernstige mensenrechtenschendingen?

3) Heeft u een zicht op de activiteiten van de respectieve milities die actief zijn in deze omgeving? Heeft u informatie over mensenrechtenschendingen die deze milities plegen? Indien ja, wat gebeurt er in deze regio?

4) Weet u wat er is gebeurd met de twaalfduizend gevangen ISIS-strijders die in gevangenschap verbleven in deze regio? Hebben onze diensten een duidelijk beeld van hun locatie? Kan u meedelen of er reeds IS strijders zich hebben aangemeld in ons land of bij onze ambassades?

5) Weet u of ISIS nog of terug actief is in deze regio? Indien ja, wat zijn hun activiteiten in deze omgeving?

6) Heeft u contact gehad met uw collega's uit de andere landen uit de Europese Unie of de NAVO over dit onderwerp? Indien ja, wat doen zij over dit thema? Kan u concreet de timing en de inhoud toelichten? Indien nee, waarom heeft u dit thema nog niet met hen besproken?

7) Is de Europese Unie van plan om zich meer in te zetten voor deze regio wat betreft humanitaire bijstand? Indien u dit nog niet weet, bent u bereid om dit aan te kaarten bij uw collega's in het buitenland om dit gezamenlijk aan te pakken? Indien dit de bedoeling is, wat gaat de Europese Unie hiervoor doen?

8) Heeft u contact met de Koerdische gemeenschap die actief is in ons land, gezien zij familieleden hebben die verblijven in die regio? Heeft u dit onderwerp met hen kunnen bespreken? Indien ja, welke suggesties hebben zij gegeven? Indien niet, waarom niet en bent u bereid hen te ontmoeten?

9) Heeft u reeds contact gehad met uw Turkse collega over dit onderwerp? Indien niet, bent u bereid om hiervoor contact op te nemen met uw Turkse collega? Indien wel, wat is er voortgekomen uit dit gesprek?

10) Hoe hebt u dit aangekaart bij de Verenigde Naties? Kan u uitvoerig de resultaten (humanitaire corridors, wapenstilstand, onderhandelingen) toelichten?

 
Réponse reçue le 30 septembre 2020 : Antwoord ontvangen op 30 september 2020 :

1), 2) & 3) Je peux confirmer que nous disposons de suffisamment d’informations sur les violations des droits de l’homme en Syrie, notamment grâce aux mécanismes internationaux établis avec le soutien de la Belgique. Par exemple, la Commission internationale d’enquête sur la Syrie, mise en place par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies en 2011, a décidé de recueillir systématiquement les preuves des crimes internationaux et autres violations graves conservés dans une base de données confidentielle. Cette Commission d’enquête présente régulièrement ses rapports au Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Le rapport le plus récent a été présenté lors de la session de juin 2020 du Conseil des droits de l’homme. En outre, en marge de la quatrième conférence «Syrie» qui s’est tenue à Bruxelles fin juin 2020, la Belgique a organisé une table ronde sur les violations des droits de l’enfant en Syrie, à laquelle un membre de cette commission d’enquête a participé et où il a expliqué les enjeux. En outre, en décembre 2016, l’Assemblée générale des Nations unies a prévu la création d’un mécanisme international, impartial et indépendant pour aider les tribunaux internationaux, régionaux et nationaux à identifier et à poursuivre les responsables des crimes les plus graves de droit international commis en Syrie depuis mars 2011.

4) Nous recevons régulièrement des informations quant aux lieux de détention des combattants Daesh de nationalité belge, qui nous permet d’avoir une vue d’ensemble de leur situation dans les prisons du Nord-Est syrien. Aucun foreign terrorist fighters (FTF) ne s’est récemment présenté volontairement auprès de notre ambassade à Ankara ou auprès d’un autre poste consulaire.

5) Là où le régime n’a pas suffisamment de moyens pour contrer Daesh, l’organisation semble toujours disposer de ressources financières importantes pour mener à bien ses opérations. La poursuite des efforts de la coalition internationale en coopération avec le SDF – Syrian Democratic Forces, Forces démocratiques syriennes – reste nécessaire.

6) La situation en Syrie est régulièrement à l’ordre du jour du Conseil Affaires étrangères, ainsi que les relations avec la Turquie (en ce qui concerne cette dernière, c’était encore le cas le lundi 13 juillet 2020). Par ailleurs, les 29 et 30 juin 2020, l’Union européenne (UE) a organisé la conférence sur la Syrie «Bruxelles IV – Soutenir l’avenir de la Syrie et de la région», à laquelle j’ai participé activement et où l’on a accordé une grande attention à la situation humanitaire en Syrie, mais aussi à la situation politique. Je suis donc de près ce dossier et je consulte régulièrement mes collègues européens sur le sujet. Le 25 février 2020, par exemple, j’ai publié une opinion sur la situation à Idlib avec mes collègues de France, d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, des Pays-Bas, d’Estonie, de Pologne, de Lituanie, de Suède, du Danemark, de Finlande, du Portugal et d’Irlande.

7) L’UE et ses États membres sont déjà le plus grand donateur d’aide internationale à la Syrie. Depuis 2011, plus de 20 milliards d’euros ont déjà été mobilisés au profit des Syriens en Syrie ainsi que dans la région au sens large, notamment par le biais du Fonds fiduciaire régional de l’UE en réponse à la crise syrienne. La conférence précitée sur la Syrie des 29 et 30 juin 2020 a eu lieu pour la quatrième fois à Bruxelles et les différentes promesses de dons se sont élevées à 6,9 milliards d’euros, dont 4,9 milliards pour 2020 et 2 milliards pour 2021. La Belgique soutient cet engagement fort de l’UE dans le domaine humanitaire.

8) Je n’ai personnellement aucun contact avec la communauté kurde de Syrie qui vit en Belgique.

9) Je n’ai pas discuté de la situation dans le nord de la Syrie avec mon homologue turc mais ce sujet et d’autres questions régionales sont typiquement abordés lors de consultations politiques bilatérales. Ils seront donc certainement à l’agenda de nos consultations la prochaine fois que celles-ci auront lieu.

10) Au sein des différentes enceintes des Nations unies concernées, la Belgique soutient la position qu’il n’y a pas de solution militaire au conflit en Syrie et préconise systématiquement une solution politique dont la résolution 2254 de l’Organisation des Nations unies (ONU) constitue le cadre. En tant que «co-porte-plume» du mécanisme d’aide humanitaire Syrie au Conseil de sécurité, la Belgique est responsable de l’extension du mécanisme dit transfrontalier, qui permet l’acheminement de l’aide humanitaire à partir des frontières du pays. Notre approche humanitaire est une approche qui considère la Syrie dans sa globalité: une approche transversale plutôt que centrée sur des zones ou des situations de conflit spécifiques. Cela ne change rien au fait que nous nous engageons en faveur de l’apaisement des zones de conflit qui se détériorent rapidement, comme ce fut le cas à la fin de l’année dernière lorsque la Belgique (avec l’Allemagne) a fait campagne pour un cessez-le-feu à Idlib lorsque la violence y a éclaté.

Malheureusement, je dois constater que les efforts de la Belgique et des pays de même sensibilité au sein du Conseil de sécurité se heurtent souvent trop souvent à la résistance de la Russie notamment (et à celle de la Chine, dans une moindre mesure). La raison doit en être recherchée dans les intérêts géopolitiques de la Russie en Syrie et dans la région au sens large, où la relation complexe entre la Russie et la Turquie est un facteur d’importance – en contradiction apparemment avec les besoins humanitaires de la population syrienne. Cependant, les freins que nous opposent la Russie ne nous empêchent pas de continuer à faire pression pour que des mesures soient prises afin d’alléger les souffrances de la population dans toutes les régions de la Syrie. Un compromis a finalement été trouvé le 11 juillet 2020 sous la pression de l’Allemagne et de la Belgique, co-porte-plume. Grâce à l’adoption de la résolution 2533 sur l’aide humanitaire transfrontalière, il sera possible d’assurer l’aide humanitaire pendant un an.

1), 2) & 3) Ik kan bevestigen dat we over de nodige informatie beschikken over schendingen van de mensenrechten in Syrië, onder meer dankzij internationale mechanismen die mede door Belgische steun zijn opgericht. Zo heeft de Internationale Onderzoekscommissie voor Syrië, opgericht door de Mensenrechtenraad van de Verenigde Naties in 2011, besloten systematisch bewijs te verzamelen over internationale misdaden en andere grove schendingen die worden bijgehouden in een vertrouwelijke database. Deze Onderzoekscommissie stelt regelmatig haar rapporten voor aan de Mensenrechtenraad van de Verenigde Naties. Het meest recente rapport werd voorgesteld tijdens de sessie van de Mensenrechtenraad in juni 2020. Daarenboven, in de marge van de vierde zogeheten «Syrië-conferentie» in Brussel eind juni 2020, organiseerde België trouwens een rondetafel over de schendingen van kinderrechten in Syrië, waaraan een lid van deze onderzoekscommissie deelnam en de uitdagingen toelichtte. Daarnaast voorzag de Algemene Vergadering van de Verenigde Naties in december 2016 in de oprichting van een internationaal, onpartijdig en onafhankelijk mechanisme dat internationale, regionale en nationale rechterlijke instanties moet helpen bij de opsporing en vervolging van de verantwoordelijken van de meest ernstige misdaden van internationaal recht begaan in Syrië sinds maart 2011.

4) Wij ontvangen op regelmatige basis informatie over de plaats van detentie van strijders van Daesh met de Belgische nationaliteit die ons toelaat een globaal beeld te hebben van de situatie in de gevangenissen in het noordoosten van Syrië. Geen enkele foreign terrorist fighters (FTF) heeft zich vrijwillig aangemeld bij onze ambassade in Ankara of bij een andere consulaire post.

5) Daar waar het regime niet genoeg middelen heeft om Daesh aan te pakken, lijkt de organisatie nog steeds over aanzienlijke financiële middelen te beschikken om operaties uit te voeren. De voortzetting van de inspanningen van de internationale Coalitie, in samenwerking met de SDF – Syrian Democratic Forces –, blijft noodzakelijk.

6) De situatie in Syrië staat regelmatig op de agenda van de Raad Buitenlandse Zaken, alsook de betrekkingen met Turkije (wat deze laatste betreft, dit was nog het geval op maandag 13 juli 2020). Overigens organiseerde de EU op 29-30 juni 2020 de Syrië-conferentie «Brussels IVSupporting the future of Syria and the region», waaraan ik actief deelnam en waarbij er heel wat aandacht ging naar de humanitaire situatie in Syrië, maar ook naar de politieke toestand. Ik volg dit dossier dus van nabij op en heb hierover geregeld overleg met mijn Europese collega’s. Zo publiceerde ik op 25 februari 2020 samen met mijn collega’s uit Frankrijk, Duitsland, Italië, Spanje, Nederland, Estland, Polen, Litouwen, Zweden, Denemarken, Finland, Portugal en Ierland een opiniestuk over de situatie in Idlib.

7) De Europese Unie (EU) en haar lidstaten zijn samen reeds de grootste donor van internationale hulp aan Syrië. Sinds 2011 werd al meer dan 20 miljard euro gemobiliseerd ten voordele van de Syriërs binnen Syrië zelf, alsook in de wijdere regio, dit laatste onder meer via het EU Regional Trust Fund in Response to the Syrian Crisis. De voornoemde Syrië-conferentie op 29-30 juni 2020 vond voor de vierde maal plaats in Brussel, de verschillende pledges leverden in totaal 6,9 miljard euro op, waarvan 4,9 miljard euro voor 2020 en 2 miljard euro voor 2021. België ondersteunt dit sterke EU-engagement op humanitair vlak.

8) Persoonlijk heb ik geen contacten met de Koerdische gemeenschap uit Syrië die in België verblijft.

9) Ik heb de situatie in het noorden van Syrië niet besproken met mijn Turkse homoloog maar dat onderwerp en andere regionale vraagstukken worden meestal aangekaart tijdens bilaterale, politieke consultaties. Ze zullen dus zeker op de agenda van onze consultaties staan de volgende keer deze zullen plaatsvinden.

10) België neemt in de diverse relevante fora in de Verenigde Naties het standpunt aan dat er geen militaire oplossing bestaat voor het conflict in Syrië en bepleit stelselmatig een politieke oplossing waarvoor VN-Veiligheidsraadsresolutie 2254 het kader vormt. Als «medepenhouder» van het mechanisme voor humanitaire hulp in Syrië in de Veiligheidsraad is België verantwoordelijk voor de verlenging van het zogenaamde cross-border mechanisme, dat het leveren van humanitaire hulp over de landsgrenzen heen mogelijk maakt. Onze humanitaire benadering is een benadering die Syrië is zijn geheel in aanmerking neemt: een eerder transversale aanpak dan gericht op specifieke gebieden of conflictsituaties. Dit belet ons niet om ons in te zetten voor het kalmeren van snel oplaaiende conflicthaarden, zoals eind vorig jaar toen België zich (samen met Duitsland) ingezet heeft voor een wapenstilstand in Idlib toen daar het geweld uitbrak.

Helaas moet ik vaststellen dat de inspanningen van België en gelijkgezinde landen in de Veiligheidsraad vaak – te vaak – stuiten op weerstand van vooral Rusland (en in mindere mate van China). De aanleiding daarvoor moet gezocht worden in de geopolitieke belangen van Rusland in Syrië en in de wijdere regio, waarin de complexe betrekkingen tussen Rusland en Turkije een factor van belang is – dit kennelijk in tegenstelling tot de humanitaire noden van de Syrische bevolking. De Russische weerstand weerhoudt ons er evenwel niet van te blijven aandringen op maatregelen die het lijden van de bevolking in alle delen van Syrië verlichten. Op 11 juli 2020 werd uiteindelijk een compromis bereikt onder druk van medepenhouders Duitsland en België. Dankzij de goedkeuring van cross-border resolutie 2533 met betrekking tot grensoverschrijdende humanitaire hulp zal gedurende één jaar lang de humanitaire hulp kunnen worden verzekerd.