SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2019-2020 Zitting 2019-2020
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9 mars 2020 9 maart 2020
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Question écrite n° 7-390 Schriftelijke vraag nr. 7-390

de Stephanie D'Hose (Open Vld)

van Stephanie D'Hose (Open Vld)

au ministre de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé du Commerce extérieur

aan de minister van Veiligheid en Binnenlandse Zaken, belast met Buitenlandse Handel
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Vols d'œuvres d'art - Chiffres - Collecte préventive des données d'identification - Vols dans les églises Kunstdiefstal - Cijfers - Preventief verzamelen identificatiegegevens - Kerkdiefstallen 
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musée
crime contre les biens
base de données
statistique officielle
église
oeuvre d'art
vol
museum
eigendomsdelict
gegevensbank
officiële statistiek
kerk
kunstvoorwerp
diefstal
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9/3/2020 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 9/4/2020 )
9/4/2020 Antwoord
9/3/2020 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 9/4/2020 )
9/4/2020 Antwoord
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Aussi posée à : question écrite 7-388
Aussi posée à : question écrite 7-389
Aussi posée à : question écrite 7-388
Aussi posée à : question écrite 7-389
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Question n° 7-390 du 9 mars 2020 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 7-390 d.d. 9 maart 2020 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

Aux Pays-Bas, il s'avère impossible, dans plus de deux tiers des cas, de rechercher les œuvres d'art et antiquités volées parce que, souvent, les victimes ne disposent pas de données précises ni de photos des objets volés. C'est ce que déclare Martin Finkelnberg, chef de l'équipe «Criminalité liée aux œuvres d'art et antiquités» de la police nationale néerlandaise, qui gère une base de données des œuvres d'art volées. Chaque année, l'équipe intègre dans sa base de données numérique près de sept cents objets dérobés. Plus de deux mille objets volés n'y sont cependant pas enregistrés parce que les victimes ne disposent pas de photos ni des numéros de série des biens et sont incapables de décrire les dégradations spécifiques et autres caractéristiques que présentent leurs objets de valeur. Il arrive parfois que des œuvres d'art ou antiquités soient découvertes chez des criminels présumés mais qu'il soit impossible d'en identifier le propriétaire. Il appartient alors au juge de décider si l'objet est conservé, mis en vente publique ou détruit. Le public doit être plus vigilant, déclare M. Finkelnberg. Les enquêteurs devraient quant à eux prendre l'habitude d'enregistrer les œuvres d'art, comme cela se fait déjà pour les véhicules volés. Il arrive malheureusement aussi que des œuvres faisant partie du patrimoine artistique public soient la cible des voleurs. Le «Centrum voor religieuze kunst en cultuur» (Centre d'art et culture religieux) collabore donc étroitement avec la cellule «Art et antiquités» de la police fédérale.

Compétence du Sénat: les Communautés sont compétentes pour les arts, en particulier la protection du patrimoine culturel. C'est ainsi qu'en Flandre, les fabriques d'église peuvent demander des subventions en vue de protéger leur patrimoine contre le vol. La Flandre a collaboré à la mise en place d'un site web (http://www.faronet.be) qui centralise l'enregistrement des vols commis dans les églises (cf. http://www.religieuserfgoed.be), en liaison avec la cellule Art de la police fédérale.

Je souhaiterais dès lors poser les questions suivantes à la ministre.

1) Est-elle prête à lancer avec les entités fédérées une campagne d'information destinée à encourager les citoyens, les musées et d'autres institutions publiques à faire préventivement le relevé de tous les éléments permettant d'identifier une œuvre d'art ou une antiquité de sorte qu'en cas de vol éventuel, ceux-ci puissent être enregistrés dans la base de données des objets d'art volés et / ou dans des bases de données privées, comme le «The Art Loss Register» (http://www.artloss.com)? Si oui, peut-elle donner des explications détaillées? Si non, pour quelle raison?

2) Quel est le nombre annuel d'objets qui ont été enregistrés dans la base de données des objets d'arts volés au cours des trois dernières années? Sur tous les vols, combien concernent respectivement des particuliers, des musées publics et des églises?

3) Le nombre des vols d'objets d'art commis chez des particuliers a-t-il augmenté ou diminué au cours des trois dernières années et ce, sur base annuelle?

4) Au cours des trois dernières années, combien de personnes ont-elles été condamnées pour vol d'œuvres d'art? Ces résultats peuvent-ils être expliqués? Un effort plus soutenu est-il nécessaire en vue de faire respecter la loi? Si oui, quelles sont les actions en préparation?

5) Combien d'œuvres d'art ont-elles été volées sur base annuelle dans les établissements culturels et scientifiques au cours des trois dernières années? De quels objets s'agit-il? Combien d'entre eux ont-ils été retrouvés? Peut-on parler d'une tendance?

6) Combien de vols ont-ils été commis dans des églises, sur base annuelle, au cours des trois dernières années? Ce phénomène est-il en régression ou, au contraire, en recrudescence? Pouvez-vous en dire plus?

 

Ruim twee derde van de in Nederland gestolen kunst en antiek kan nauwelijks worden opgespoord, doordat slachtoffers vaak niet beschikken over exacte gegevens of foto's van de gestolen objecten. Dat zegt Martin Finkelnberg, hoofd van het landelijke politieteam Kunst- en Antiekcriminaliteit, die een database van gestolen kunst beheert. Jaarlijks neemt het team zo'n zevenhonderd gestolen objecten op in zijn digitale kaartenbak. Ruim tweeduizend gestolen goederen worden niet geregistreerd in de database omdat slachtoffers foto's, serienummers, specifieke beschadigingen en andere kenmerken van hun kostbaarheden ontberen. Soms wordt kunst of antiek gevonden bij een vermeende crimineel, maar kan de eigenaar niet meer worden achterhaald. De rechter bepaalt dan of het wordt bewaard, geveild of vernietigd. Het publiek moet alerter zijn, zegt Finkelnberg. Ook rechercheurs zouden kunstregistratie moeten opnemen in hun routine, net zoals dat nu wel bij gestolen auto's gebeurt. Jammer genoeg vallen ook stukken die deel uitmaken van het openbare kunstpatrimonium ten prooi aan diefstallen. Het Centrum voor religieuze kunst en cultuur werkt aldus nauw samen met de Kunstcel van de federale politie.

Bevoegdheid van de Senaat: de Gemeenschappen zijn bevoegd voor de kunsten, in het bijzonder wat de bescherming van ons cultureel erfgoed betreft. Zo kunnen bijvoorbeeld de kerkfabrieken een beroep doen op Vlaamse subsidies om hun patrimonium te beveiligen tegen diefstal. Vlaanderen werkte mee aan het opzetten van een website (http://www.faronet.be) waar kerkdiefstallen (cf. http://www.religieuserfgoed.be) centraal worden geregistreerd en dit in samenwerking met de Kunstcel van de federale politie.

Ik heb dan ook volgende vragen voor de geachte minister:

1) Is hij bereid om samen met de deelstaten een voorlichtingscampagne op te zetten om burgers, musea en andere openbare instellingen aan te moedigen tot het preventief noteren van alle identificerende elementen van kunst en antieke voorwerpen, opdat deze bij een eventuele diefstal kunnen worden doorgegeven aan de databank gestolen kunst en / of private databanken zoals The Art Loss Register (http://www.artloss.com)? Zo ja, kan hij dit toelichten? Zo neen, waarom niet?

2) Hoeveel objecten worden jaarlijks opgenomen in de databank gestolen kunst en dit voor de laatste drie jaar? Hoeveel diefstallen betreffen respectievelijk particulieren, openbare musea en kerken?

3) Is het aantal kunstdiefstallen bij particulieren de jongste drie jaar toegenomen of afgenomen en dit op jaarbasis?

4) Hoeveel daders zijn de jongste drie jaar veroordeeld voor kunstdiefstal? Kunnen deze resultaten worden toegelicht? Is verdere inzet op handhaving noodzakelijk? En zo ja, welke acties zijn op til?

5) Hoeveel kunstwerken binnen de culturele en wetenschappelijke instellingen op jaarbasis de jongste drie jaar het voorwerp hebben uitgemaakt van diefstal? Over welke werken gaat het? Hoeveel werken werden teruggevonden? Is er sprake van een tendens?

6) Hoeveel maal op jaarbasis de jongste drie jaar er kerkdiefstallen plaatsvonden? Is dit fenomeen op de terugweg of net niet? Kan hij dit toelichten?

 
Réponse reçue le 9 avril 2020 : Antwoord ontvangen op 9 april 2020 :

1) Prévenir les vols incombe au citoyen et aux autorités (fédérales ou fédérées). La police locale dispose de conseillers en prévention et notre pays compte des entreprise de sécurité privées (agréées par le ministre de l’Intérieur). Les compagnies d’assurance (si l'œuvre est assurée) imposent souvent des obligations supplémentaires.

Identifier et documenter le mieux possible les objets de valeur fait d’ores et déjà l’objet de campagnes de prévention.

2) La totalité des données saisies dans la base de données «ART» de DJSOC dépend d'une part du nombre d'actes commis et d'autre part des faits pour lesquels du matériel photographique était disponible et communiqué au DJSOC.

Tableau 1: Nombre de vols d’objets d’art basés sur la base de données «ART» de DJSOC, avec subdivision en personnes privées, musées publics et églises, pour les années 2017 à 2019


2017

2018

2019

Nombre de vols d'art

Total

49

32

38

Nombre d'objets volés

Total

192

124

163

Chez personnes privées

78

69

87

Dans musées publics

13

0

3


2017

2018

2019

Nombre de vols d'art

Dans églises

26

9

9

Nombre d'objets volés

Dans églises

57

20

19

3) Les faits sont enregistrés dans la Banque de données nationale générale (BNG) sur base de diverses catégories (chacune composée de listes déroulantes). Il est possible d’encoder en BNG des vols d’objets d’art. Si l’on sélectionne les vols dans un habitation (particuliers), l’image suivante apparaît:

–  2017: 1 522 faits avec 1 850 objets volés, principalement: bijoux (427), sculptures / statues (344), vases / lampes (266) et peintures / gravures / dessins (211);

–  2018: 1 438 faits avec 1 741 objets volés, principalement: bijoux (379), sculptures / statues (328), vases / lampes (241) et peintures / gravures / dessins (207);

–  2019 (elle concerne l'année jusqu'au 31 octobre 2019): 656 vols avec 814 objets volés, principalement: bijoux (187), sculptures / statues (141), vases / lampes (103) et peintures / gravures / dessins (96).

4) Les services de police ne collectent pas les condamnations.

5) La Banque de données nationale générale (BNG) est une banque de données de faits enregistrés sur base de diverses catégories (chacune composée d’une liste déroulante). Il est possible d’encoder des vols d'œuvres d’art en BNG, mais il n’est pas possible de sélectionner sur base des vols dans une institution «culturelle» ou «scientifique».

6) La Banque de données nationale générale (BNG) est une banque de données de faits enregistrés sur base de diverses catégories (chacune composée d’une liste déroulante). Il est possible de sélectionner la catégorie plus large de «bâtiments religieux» pour ensuite préciser «église / chapelle», ce qui donne:

–  2017: 35 vols et 36 objets volés, principalement des sculptures / statues (24), des peintures / gravures / dessins (4) et des meubles (3);

–  2018: 33 vols et 33 objets volés, principalement des sculptures / statues (16), des peintures / gravures / dessins (5) et des meubles (4);

–  2019 (jusqu'au 31 octobre 2019): 13 vols et 13 objets volés, principalement des sculptures / statues (6), des vases / lampes (2) et des peintures / gravures / dessins (1).

1) Diefstalpreventie is een taak van de burger en de overheden (federale of deelstaten) die over waardevolle kunstvoorwerpen beschikken. De lokale politiediensten hebben preventie-adviseurs en bovendien zijn er in ons land private beveiligingsondernemingen (die erkend worden door de minister van Binnenlandse Zaken). Daarnaast leggen verzekeringsondernemingen (indien een kunstwerk verzekerd wordt) vaak bijkomende verplichtingen op.

Het zo goed mogelijk identificeren en documenteren van waardevolle goederen maakt nu reeds het voorwerp uit van bestaande preventiecampagnes.

2) De totaliteit van de in de databank «ART» van DJSOC ingevoerde gegevens hangt enerzijds af van het aantal gepleegde feiten dat werd aangegeven en anderzijds van de feiten waarvoor fotomateriaal beschikbaar was en aan DJSOC werden aangemeld.

Tabel 1: Aantal kunstdiefstallen opgenomen in de databank «ART» van DJSOC, met onderverdeling naar particulieren, openbare musea en kerken, voor de jaren 2017 tot en met 2019


2017

2018

2019

Aantal kunstdiefstallen

Totaal

49

32

38

Aantal gestolen voorwerpen

Totaal

192

124

163

Bij particulieren

78

69

87

In musea

13

0

3


2017

2018

2019

Aantal kunstdiefstallen

In kerken

26

9

9

Aantal gestolen voorwerpen

In kerken

57

20

19

3) De Algemene Nationale Gegevensbank (ANG) is een databank waarin feiten op basis van diverse categorieën (elk bestaande uit keuzelijsten) worden gevat. Het is in ANG mogelijk om diefstallen te coderen waarbij een kustvoorwerp werd ontvreemd. Indien wordt geselecteerd op de diefstallen die plaatsvonden in een woning (particulieren) geeft dit volgend beeld:

–  2017: 1 522 feiten met 1 850 gestolen voorwerpen, voornamelijk: sieraden (427), beeldhouwwerken / beelden (344), vazen / lampen (266) en schilderijen / etsen / tekeningen (211);

–  2018: 1 438 feiten met 1 741 gestolen voorwerpen, voornamelijk: sieraden (379), beeldhouwwerken / beelden (328), vazen / lampen (241) en schilderijen / etsen / tekeningen (207);

–  2019: het betreft het jaar tot en met 31 oktober 2019. 656 diefstallen met 814 gestolen voorwerpen, voornamelijk: sieraden (187), beeldhouwwerken / beelden (141), vazen / lampen (103) en schilderijen / etsen / tekeningen (96).

4) De veroordelingen worden niet door de politiediensten verzameld of bijgehouden.

5) De Algemene Nationale Gegevensbank (ANG) is een databank waarin feiten op basis van diverse categorieën (elk bestaande uit keuzelijsten) worden gevat. Het is in ANG mogelijk om diefstallen te coderen waarbij een kustvoorwerp werd ontvreemd. Het is evenwel niet mogelijk te selecteren op de diefstallen die plaatsvonden in een «culturele en wetenschappelijke» instelling.

6) De Algemene Nationale Gegevensbank (ANG) is een databank waarin feiten op basis van diverse categorieën (elk bestaande uit keuzelijsten) worden gevat. Het is in ANG mogelijk om diefstallen te coderen waarbij een kustvoorwerp werd ontvreemd. Het is mogelijk te selecteren op de ruimere categorie van de «religieuze gebouwen» en verder in te zoomen op «kerk / kapel». Dit geeft volgend beeld:

–  2017: 35 diefstallen en 36 gestolen voorwerpen, voornamelijk beeldhouwwerken / beelden (24), schilderijen / etsen / tekeningen (4) en meubels (3);

–  2018: 33 diefstallen en 33 gestolen voorwerpen, voornamelijk beeldhouwwerken / beelden (16), schilderijen / etsen / tekeningen (5) en meubels (4);

–  2019 (tot en met 31 oktober 2019): 13 diefstallen en 13 gestolen voorwerpen, voornamelijk beeldhouwwerken / beelden (6), vazen / lampen (2) en schilderijen / etsen / tekeningen (1).