SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
________________
Session 2015-2016 Zitting 2015-2016
________________
25 avril 2016 25 april 2016
________________
Question écrite n° 6-935 Schriftelijke vraag nr. 6-935

de Bert Anciaux (sp.a)

van Bert Anciaux (sp.a)

au vice-premier ministre et ministre de l'Emploi, de l'Economie et des Consommateurs, chargé du Commerce extérieur

aan de vice-eersteminister en minister van Werk, Economie en Consumenten, belast met Buitenlandse Handel
________________
Politique de l'emploi - Politique des groupes cibles - Exécution de la sixième réforme de l'État - Collaboration avec les Régions et les Communautés Tewerkstellingsbeleid - Doelgroepenbeleid - Uitvoering van de Zesde Staatshervorming - Samenwerking met de Gewesten en Gemeenschappen 
________________
politique de l'emploi
coopération institutionnelle
politique de l'éducation
établissement d'enseignement
compétence institutionnelle
déduction fiscale
accord de coopération (Cadre institutionnel belge)
répartition des compétences
réforme institutionnelle
werkgelegenheidsbeleid
institutionele samenwerking
onderwijsbeleid
onderwijsinstelling
institutionele bevoegdheid
belastingaftrek
samenwerkingsakkoord (Belgisch institutioneel kader)
verdeling van de bevoegdheden
institutionele hervorming
________ ________
25/4/2016 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 26/5/2016 )
13/7/2016 Antwoord
25/4/2016 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 26/5/2016 )
13/7/2016 Antwoord
________ ________
Question n° 6-935 du 25 avril 2016 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 6-935 d.d. 25 april 2016 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

La sixième réforme de l'État a sans aucun doute des effets sur, notamment, les établissements scolaires dépendant des Communautés, mais implantés sur le territoire de, par exemple, la Région de Bruxelles-Capitale. Je pense, par exemple, à la politique des groupes cibles menée dans le cadre de la politique de l'emploi, transférée du niveau fédéral aux Régions et dont on peut s'attendre à ce que les différentes Régions suivent des options politiques divergentes et, donc, se distinguent les unes des autres en matière de soutien accordé aux employeurs et aux travailleurs.

Jusqu'à présent, les établissements scolaires flamands implantés sur le territoire bilingue de Bruxelles-Capitale recevaient des indemnités de fonctionnement de la part des autorités flamandes pour le personnel qu'ils employaient. Jusqu'à présent, ils pouvaient bénéficier de la prime d'encouragement flamande dans le cadre du crédit-temps ou d'un congé thématique, même s'ils étaient implantés sur le territoire bilingue de Bruxelles-Capitale.

La question est de savoir si ce personnel sera, à l'avenir, soumis à la réglementation des autorités flamandes relative à la réduction de cotisation groupe cible ou s'il dépend des règles de la Région de Bruxelles-Capitale en la matière.

Il est en outre possible qu'au sein d'un seul et même établissement scolaire flamand, différents emplois relèvent de différentes Régions. Cela peut donner lieu à une discrimination au sein d'un seul et même établissement ou entre les différents établissements scolaires flamands.

En principe, il appartient aux Régions (ou aux Communautés) de déterminer elles-mêmes le point de rattachement territorial de leurs compétences.

Vu le risque de chevauchement encouru si chaque Région fixe elle-même les critères de rattachement territorial, l'exposé des motifs de la proposition de loi spéciale relative à la Sixième Réforme de l'État stipule ce qui suit (document du Sénat n° 5-2232/1, p. 106): «Il va de soi que les Régions doivent exercer les compétences qui leur sont transférées en matière d'emploi, chacune sur leur propre territoire».

Sur la base des articles 5, 39, 134 de la Constitution combinés avec les articles 2 et 19, § 3, de la loi spéciale du 8 août 1980 de réformes institutionnelles et avec les articles 2, § 1, et 7 de la loi spéciale du 12 janvier 1989 relative aux institutions bruxelloise, chaque Région peut déterminer le critère ou les critères en application desquels l'objet des normes qu'il adopte est localisé, selon lui, dans son aire de compétence, étant entendu que les critères choisis sont soumis au contrôle de la Cour constitutionnelle, laquelle a pour mission de veiller à ce que le législateur décrétal et ordonnantiel n'excèdent ni sa compétence matérielle ni sa compétence territoriale. En effet, selon la Cour constitutionnelle, la Constitution «a déterminé une répartition exclusive de compétence». D'après la Cour constitutionnelle, un tel système suppose «que l'objet de toute norme adoptée par un législateur communautaire puisse être localisé dans le territoire de sa compétence, de sorte que toute relation ou situation concrète soit réglée par un seul législateur». À cet égard, il convient de tenir compte de «l'objet, de la nature et éventuellement du but de la compétence matérielle attribuée».

Dans le cadre de la compétence matérielle transférée en matière de réduction de cotisations patronales, il faudra ainsi tenir compte du fait que la compétence transférée en matière de réductions de cotisations à l'ONSS vise à diminuer les cotisations patronales de sécurité sociale. Le «siège d'exploitation» sera donc le critère approprié.

Dans le cadre de la compétence matérielle transférée portant sur l'activation des allocations de chômage, le «domicile» sera ainsi le critère approprié. Il s'agit en effet d'un subside à l'emploi par lequel les chômeurs qui trouvent un emploi peuvent conserver une partie de leurs allocations de chômage.

À la suite de la sixième réforme de l'État, chaque Région peut mener sa propre politique du marché de l'emploi. Les réductions de cotisation groupe cible et les activations seront donc différentes à Bruxelles et en Flandre; c'est juste une question de temps.

Dans la mesure où les universités, les Hautes Écoles et autres établissements scolaires dans les différentes entités du pays peuvent recourir à d'autres réductions de cotisation groupe-cible et à d'autres activations, des différences peuvent dès lors apparaître dans les coûts salariaux.

Il importe donc de savoir de quelle manière le ministre de l'Enseignement compensera les différences éventuelles quant aux subventions accordées aux universités et aux écoles.

Mais il importe également de savoir dans quelle mesure les Régions et les Communautés peuvent conclure des accords à ce sujet et si le ministre fédéral de l'Emploi peut jouer un rôle à cet égard.

1) Entre-temps, toutes les compétences relatives à l'emploi ont-elles effectivement été transférées aux Régions?

2) Des accords de coopération doivent-ils encore être conclus à ce sujet?

3) Le ministre se charge-t-il de la coordination en la matière?

4) Comment, selon lui, éviter que le transfert de certaines mesures de soutien et d'emploi aux Régions ait pour effet l'apparition de discriminations entre les différents établissements scolaires relevant de la compétence des Communautés?

5) Peut-il faire en sorte que cela n'arrive pas?

6) Peut-il organiser une concertation, de sorte que ce risque de discrimination entre les établissements communautaires et ceux qui dépendent des Communautés ne puisse pas se concrétiser?

 

De Zesde Staatshervorming heeft zonder enige twijfel gevolgen voor onder andere onderwijsinstellingen die onder de Gemeenschappen vallen, maar waarvan de vestigingsplaatsen tot het grondgebied van bijvoorbeeld het Brussels Hoofdstedelijk Gewest behoren. Zo is er bijvoorbeeld het doelgroepenbeleid in het kader van het tewerkstellingsbeleid, dat overgeheveld werd van het federale niveau naar de Gewesten en waarvan het te verwachten valt dat de verschillende Gewesten een andere en afwijkende beleidsoptie zullen volgen en dus van elkaar zullen verschillen in ondersteuning van de werkgevers en werknemers.

Vlaamse onderwijsinstellingen binnen het tweetalig gebied Brussel-Hoofdstad kregen tot op heden voor het personeel dat door hen tewerkgesteld werd, werkingsuitkeringen van de Vlaamse overheid. Zij konden tot op heden genieten van de Vlaamse aanmoedigingspremie in het kader van het tijdskrediet of van een thematisch verlof, ook al viel hun standplaats binnen het tweetalig gebied Brussel-Hoofdstad.

De vraag stelt zich of deze personeelsleden in de toekomst nog zullen vallen onder de reglementering doelgroepverminderingen van de Vlaamse overheid, dan wel of ze vallen onder de doelgroepverminderingen van de Brusselse Hoofdstedelijke overheid.

Binnen één en dezelfde Vlaamse onderwijsinstelling is het bovendien mogelijk dat er verschillende tewerkstellingsplaatsen zijn, die in verschillende Gewesten kunnen vallen. Dit kan evenwel aanleiding geven tot een discriminatie binnen één en dezelfde instelling of tussen de verschillende Vlaamse onderwijsinstellingen onderling.

In beginsel is het aan de Gewesten (of Gemeenschappen) zelf om het territoriaal aanknopingspunt van hun bevoegdheden te bepalen.

Aangezien er toch een risico is op overlapping indien elk Gewest afzonderlijk de criteria voor het territoriaal aanknopingspunt vaststelt, is in de memorie van toelichting bij het voorstel van bijzondere wet met betrekking tot de Zesde Staatshervorming het volgende bepaald (stuk Senaat nr. 5-2232/1, blz. 106) : “Het spreekt voor zich dat de Gewesten de bevoegdheden die hun worden overgedragen inzake het arbeidsmarktbeleid, elk binnen hun eigen grondgebied dienen uit te oefenen.”

Op grond van de artikelen 5, 39, 134 van de Grondwet in samenhang gelezen met de artikelen 2 en 19, § 3, van de bijzondere wet van 8 augustus 1980 tot hervorming der instellingen en met de artikelen 2, § 1, en 7 van de bijzondere wet van 12 januari 1989 met betrekking tot de Brusselse instellingen, kan elk Gewest het criterium of de criteria bepalen met toepassing waarvan het onderwerp van de door hem uitgevaardigde regeling, naar zijn inzicht, gelokaliseerd is binnen zijn bevoegdheidsgebied, met dien verstande dat de gekozen criteria onderworpen zijn aan de toetsing van het Grondwettelijk Hof, dat tot opdracht heeft erover te waken dat de decreet- of ordonnantiegever noch zijn materiële, noch zijn territoriale bevoegdheid overschrijdt. Volgens het Grondwettelijk Hof heeft de Grondwet immers een “exclusieve territoriale bevoegdheidsverdeling tot stand gebracht”. Een zodanig stelsel veronderstelt volgens het Grondwettelijk Hof "dat het onderwerp van iedere regeling die een gewestwetgever uitvaardigt, moet kunnen worden gelokaliseerd binnen het gebied waarvoor hij bevoegd is, zodat iedere concrete verhouding of situatie slechts door één enkele wetgever wordt geregeld". Hiertoe moet rekening worden gehouden met 'het onderwerp, de aard en eventueel het doel van de toegewezen materiële bevoegdheid'.

Zo zal in het kader van de overgedragen materiële bevoegdheid inzake de vermindering van werkgeversbijdragen, rekening gehouden moeten worden met het feit dat de overgedragen bevoegdheid inzake verminderingen van RSZ-bijdragen ertoe strekt de werkgeversbijdragen voor de sociale zekerheid te verminderen. De 'exploitatiezetel' zal aldus het geschikte criterium zijn.

Zo zal in het kader van de overgedragen materiële bevoegdheid inzake de activering van werkloosheidsuitkeringen, de 'woonplaats' het geschikte criterium zijn. Het gaat immers om een tewerkstellingssubsidie waardoor de werklozen die werk vinden een deel van hun werkloosheidsuitkeringen kunnen behouden.

Na de zesde staatshervorming kan elk Gewest zijn eigen arbeidsmarktbeleid voeren en het is dus een kwestie van tijd tegen dat de doelgroepverminderingen en de activeringen verschillend zullen zijn in Brussel en in Vlaanderen.

In de mate dat universiteiten, hogescholen en andere onderwijsinstellingen in de verschillende landsdelen gebruik kunnen maken van andere doelgroepverminderingen en activeringen, kan er daardoor een verschil optreden in de loonkost.

De vraag op welke manier de bevoegde onderwijsminister eventuele verschillen in de subsidiëring van de universiteiten en ook van de scholen zal opvangen is dus belangrijk.

Maar eveneens is het belangrijk te weten in hoeverre de Gewesten en de Gemeenschappen daarover afspraken kunnen maken en of de federale minister van Werk hierin een rol zal spelen.

1) Werden inmiddels op het gebied van tewerkstelling alle bevoegdheden effectief overgeheveld naar de Gewesten ?

2) Dienen er hierover nog samenwerkingsovereenkomsten te worden gesloten?

3) Neemt de geachte minister hierin een coördinerende rol op?

4) Hoe dient volgens hem voorkomen te worden dat de overheveling van sommige ondersteuningsmaatregelen en tewerkstellingsmaatregelen naar de Gewesten ertoe zal leiden dat binnen onderwijsinstellingen die behoren tot de bevoegdheid van de Gemeenschappen er discriminaties zullen ontstaan tussen de verschillende onderwijsinstellingen ?

5) Kan hij erover waken dat dit niet zo zal gebeuren?

6) Kan hij overleg organiseren zodat dit risico op discriminatie tussen gemeenschapsinstellingen en instellingen die afhangen van de Gemeenschappen niet gerealiseerd zullen worden?

 
Réponse reçue le 13 juillet 2016 : Antwoord ontvangen op 13 juli 2016 :

1) La compétence législative a été transférée aux Régions depuis la date d'entrée en vigueur de la loi spéciale du 6 janvier 2014 relative à la sixième réforme de l'État, à savoir le 1er juillet 2014.

À titre de régime transitoire, il avait été prévu que les administrations fédérales continueraient d'exercer leurs missions d'exécution jusqu'à ce que le personnel nécessaire ait été transféré aux Régions.

– Pour ce qui concerne le service public fédéral (SPF) Emploi, Travail et Concertation sociale, le personnel a été transféré en date du 1er avril 2015. Depuis lors, les missions d'exécution sont assurées par les Régions.

– Pour ce qui concerne l’Office national de l’emploi, le personnel a été transféré au 1er janvier et au 1er avril 2016 (au total treize personnes).

Le transfert opérationnel ne s'effectue pas en une seule fois pour l'ensemble des mesures en matière d'emploi à transférer et diffère également selon les Régions. En ce qui concerne les matières qui relevaient de la compétence de l'Office national de l'emploi, l'exécution opérationnelle a déjà été transférée pour les matières suivantes :

– Région flamande : contrôle de la disponibilité, bonus de démarrage et de stage, titres-services ;

– Région wallonne : contrôle de la disponibilité, dispenses pour études et formations, délivrance des attestations pour les allocations d'activation, outplacement, bonus de démarrage et de stage, ALE front office, titres-services ;

– Région de Bruxelles-Capitale : dispenses pour études et formation, outplacement, bonus de démarrage et de stage, ALE front office, titres-services ;

– Communauté germanophone : contrôle de la disponibilité, dispenses pour études et formation, bonus de démarrage et de stage, ALE front office.

En principe, des blocs de compétence seront encore transférés le 1er juillet et le 2 septembre 2016, après quoi, la partie restante sera transférée au 1er janvier 2017.

Dans ce cadre, je souhaite souligner que la loi spéciale prévoit que l'Office national de l'emploi reste le seul opérateur technique et administratif pour ce qui concerne l'activation des allocations de chômage. Concrètement, cela signifie que les autorités régionales sont devenues compétentes pour la réglementation, mais que le paiement des allocations d'activation est assuré par l'Office national de l'emploi (niveau fédéral).

Le même principe s'applique aux réductions en faveur de groupes cibles. L'Office national de sécurité sociale (ONSS) reste l'unique opérateur technique et administratif. Les Régions fixent la réglementation, mais l'Office national de sécurité sociale porte directement ces réductions groupes-cibles en déduction des cotisations de sécurité sociale dues. L’Office national de sécurité sociale n'a donc pas transféré de personnel aux Régions.

2) Tant l'Office national de l'emploi que l’Office national de sécurité sociale ont conclu un protocole d'accord général avec les Régions. Même si les Régions sont pleinement compétentes en matière d'activation des allocations de chômage et de réductions groupes-cibles octroyées sur la base des caractéristiques propres du travailleur, il est évident que les Régions tiennent compte des possibilités techniques et opérationnelles des organismes fédéraux. Il n'est en effet dans l'intérêt de personne de mettre sur pied une réglementation qui serait inapplicable en pratique.

En ce qui concerne le régime spécifique des allocations d'activation, la dernière main est actuellement mise à un protocole dans lequel il est notamment expliqué dans quelle mesure une Région accepte une attestation d'une autre entité, comment le déménagement d'un travailleur vers une autre Région influence les droits du travailleur en cas de modification de la réglementation dans cette Région, comment s'effectue le partage d'informations, ...

3) Notre organisation institutionnelle est basée sur le principe de verticalité. Le fédéral n'a pas autorité pour assumer un rôle de coordination dans les matières transférées aux Régions ou aux Communautés.

La matière relative à la recherche d'emploi active et passive des chômeurs constitue une exception à ce principe. Le cadre normatif demeure en effet une matière fédérale.

Pour ce qui est des réductions pour les groupes-cibles et des activations des allocations de chômage – dont l’exécution reste de la compétence des organismes fédéraux – les Régions doivent s'entendre entre elles pour ne pas mettre en péril cette faisabilité. Plus spécifiquement, ce point porte notamment sur des aspects tels que les critères de compétence territoriale. Si les services publics fédéraux sont confrontés à des règles inapplicables ou conflictuelles émanant d'autorités fédérées différentes, il me semble nécessaire que, le cas échéant, les ministres fédéraux de tutelle contribuent à une solution afin de garantir le bon fonctionnement des organismes publics fédéraux.

Concernant la politique des groupes-cibles, pour laquelle l'ONSS est l'opérateur, les responsables des différentes administrations régionales se réunissent avec l'ONSS au sein d'un comité de pilotage, où l'on discute de la situation dans les différentes Régions, ce qui donne la garantie que chaque Région ait connaissance, de manière transparente, de ce qui se passe dans les autres Régions.

4) Comme mentionné dans votre question, il appartient à chaque Région de définir les critères localisant la compétence dans son domaine de compétence. Dans cette optique, la Région doit tenir compte du thème, de la nature et, éventuellement, de l'objectif de la compétence matérielle attribuée. L'exposé des motifs a chaque fois mentionné un critère de compétence territoriale, tant pour les réductions pour les groupes cibles que pour les activations des allocations de chômage.

On peut en effet s'attendre à ce que les Régions exercent effectivement leurs nouvelles compétences, ce qui aboutira à des réductions groupes-cibles différentes selon le « siège d'exploitation » de l'entreprise et à des activations différentes du chômage selon le « domicile » du chômeur.

Il s'agit ici d'une « différence » dans la législation, sans qu'il soit nécessairement question de « discrimination ». C'est en effet une conséquence fondamentale de notre organisation institutionnelle, que la concrétisation active des compétences transférées entraîne des différences dans les droits et devoirs des citoyens et des entreprises. Il ne serait question de discrimination que si une autorité compétente introduisait des règles contraires aux lois anti-discrimination du 10 mai 2007.

5) En tant que ministre fédéral, il n'est pas dans mes compétences de contrôler ni d’intervenir dans la politique des Régions et des Communautés. Ce sont les Régions qui sont compétentes pour les réductions groupes-cibles et les activations transférées, alors que l'enseignement est une compétence communautaire. Il appartient dès lors aux Régions et Communautés de coordonner leurs politiques en matière d'emploi et de soutien de l'enseignement.

6) En tant que ministre fédéral, il ne m'appartient pas de prendre une initiative de concertation concernant des matières qui relèvent de la compétence des Régions et des Communautés. Je vous renvoie à ma réponse sous 5) ci-dessus.

1) De wetgevende bevoegdheid ging over naar de Gewesten vanaf datum van inwerkingtreding van de bijzondere wet van 6 januari 2014 betreffende de zesde Staatshervorming, namelijk op 1 juli 2014.

Als overgangsregeling was voorzien dat de federale administraties hun uitvoerende taken bleven uitvoeren tot op het ogenblik dat het nodige personeel wordt overgedragen aan de Gewesten.

– Wat betreft de federale overheidsdienst Werkgelegenheid, Arbeid en Sociaal overleg, werd het personeel overgedragen op 1 april 2015. De uitvoerende taken worden sindsdien door de Gewesten uitgevoerd ;

– Wat betreft de Rijksdienst voor arbeidsvoorziening is personeel overgedragen op 1 januari en op 1 april 2016 (in totaal dertien personen).

De operationele overdracht gebeurt niet in één keer voor alle over te dragen tewerkstellingsmaatregelen en verschilt ook per Gewest. Wat de materies betreft die vielen onder de bevoegdheid van de Rijksdienst voor arbeidsvoorziening, werd de operationele uitvoering reeds overgenomen voor de volgende materies :

– Vlaams Gewest : controle van de beschikbaarheid, start- en stagebonus, dienstencheques ;

– Waals Gewest : controle van de beschikbaarheid, vrijstellingen voor studies en opleidingen, aflevering attesten voor activeringsuitkeringen, outplacement, start- en stagebonus, PWA front office, dienstencheques ;

– Brussels Hoofdstedelijk Gewest : vrijstellingen voor studies en opleidingen, outplacement, start- en stagebonus, PWA front office, dienstencheques ;

– Duitstalige Gemeenschap : controle van de beschikbaarheid, vrijstellingen voor studies en opleidingen, start- en stagebonus, PWA front office.

In principe worden nog pakketten overgedragen op 1 juli 2016 en op 2 september 2016, waarna normaliter het resterende gedeelte wordt overgedragen op 1 januari 2017.

Ik wil hierbij opmerken dat de bijzondere wet voorziet dat de Rijksdienst voor arbeidsvoorziening wat betreft de activering van de werkloosheidsuitkeringen de enige technische en administratieve operator blijft. Concreet betekent dit dat de gewestelijke overheden bevoegd zijn geworden voor de regelgeving maar dat de uitbetaling van de activeringsuitkeringen door de (federale) Rijksdienst voor arbeidsvoorziening gebeurt.

Eenzelfde regeling is getroffen voor de doelgroepverminderingen. De Rijksdienst voor sociale zekerheid blijft de enige technische en administratieve operator. De Gewesten bepalen de regelgeving, maar de Rijksdienst voor sociale zekerheid brengt deze doelgroepverminderingen rechtstreeks in aftrek van de verschuldigde sociale zekerheidsbijdragen. Vanuit de Rijksdienst voor sociale zekerheid is dus geen personeel overgedragen aan de Gewesten.

2) Zowel de Rijksdienst voor arbeidsvoorziening als de Rijksdienst voor sociale zekerheid (RSZ) hebben een algemeen protocolakkoord gesloten met de Gewesten. Ook al zijn de Gewesten volledig bevoegd inzake de activering van de werkloosheidsuitkeringen en de doelgroepverminderingen die worden toegekend op basis van de eigen kenmerken van de werknemer, het is evident dat de Gewesten rekening houdt met de technische en operationele mogelijkheden van de federale rijksdiensten. Het is immers in niemands belang regelgeving op te stellen die in de praktijk niet uitvoerbaar zijn.

Wat betreft de specifieke regeling van de activeringsuitkeringen wordt momenteel de laatste hand gelegd aan een protocol waarin onder meer wordt verduidelijkt in welke mate een Gewest een attest van een andere entiteit aanvaardt, hoe de verhuis van een werknemer naar een ander Gewest in geval van wijziging van de regelgeving in dat Gewest de rechten van de werknemer beïnvloedt, hoe informatie wordt gedeeld, ...

3) Onze staatsinrichting is gebaseerd op het verticaliteitsbeginsel. De federale overheid heeft geen autoriteit om coördinerend op te treden inzake materies die zijn overgeheveld naar de Gewesten of Gemeenschappen.

Een uitzondering op dit principe is de materie inzake het actief en passief zoekgedrag van de werklozen. Het normatief kader hiervan blijft immers een federale materie.

Wat betreft de doelgroepverminderingen en de activeringen van werkloosheidsuitkeringen – waarvoor federale rijksdiensten blijven instaan voor de uitvoering – dienen de Gewesten zich voldoende onderling te verstaan om de uitvoerbaarheid niet in het gedrang te brengen. Meer bepaald heeft dit betrekking op aspecten zoals bijvoorbeeld de territoriale bevoegdheidscriteria. Indien de federale overheidsdiensten zich geconfronteerd zien met onuitvoerbare regels of conflicterende regels vanwege de verschillende gewestelijke overheden, lijkt het mij gepast dat zo nodig de federale voogdijministers meewerken aan een oplossing om de goede werking van de federale overheidsinstellingen te bewerkstelligen.

Aangaande het doelgroepenbeleid waarvoor de RSZ de operator is, komen de verantwoordelijken van de verschillende regionale administraties samen met de RSZ in een stuurgroep waarbij de stand van zaken in de verschillende Gewesten wordt besproken, wat de garantie geeft dat iedere Gewest op een transparante manier kennis heeft van wat er in de andere Gewesten gebeurt.

4) Zoals aangehaald in uw vraagstelling komt het toe aan elk Gewest om de criteria te bepalen die de bevoegdheid lokaliseren binnen zijn bevoegdheidsgebied. Hierbij moet het Gewest rekening houden met het onderwerp, de aard en eventueel het doel van de toegewezen materiële bevoegdheid. De memorie van toelichting heeft zulke een territoriaal bevoegdheidscriterium aangereikt zowel voor de doelgroepverminderingen als voor de activeringen van de werkloosheidsuitkeringen.

Het valt inderdaad te verwachten dat de Gewesten hun nieuwe bevoegdheden effectief zullen uitoefenen en dat dit zal leiden tot verschillende doelgroepverminderingen naar gelang de « exploitatiezetel » van de onderneming en tot verschillende activeringen van de werkloosheid naargelang « de woonplaats » van de werkloze.

Het gaat hier echter wel om een « verschil » in wetgeving zonder dat daarom meteen sprake is van een « discriminatie ». Het is immers een wezenlijk gevolg van onze staatsinrichting dat door de actieve invulling van de overgedragen bevoegdheden de rechten en plichten van burgers en bedrijven verschillen. Er kan pas sprake zijn van discriminatie indien een bevoegde overheid regels zou invoeren die in strijd zijn met de antidiscriminatiewetten van 10 mei 2007.

5) Als federale minister ligt het niet in mijn bevoegdheid te waken over of in te grijpen in het beleid van de Gewesten en de Gemeenschappen. Het zijn de Gewesten die bevoegd zijn voor de overgedragen doelgroepverminderingen en activeringen, terwijl het onderwijs een gemeenschapsbevoegdheid betreft. Het komt toe aan de Gewesten en Gemeenschappen om hun beleid op vlak van ondersteuning en tewerkstelling van het onderwijs voldoende te coördineren.

6) Het komt mij als federale minister niet toe om het initiatief te nemen tot een overleg inzake de materies die tot de bevoegdheid van de Gemeenschappen en Gewesten behoren. Ik verwijs naar mijn antwoord sub 5) hierboven.