SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2017-2018 Zitting 2017-2018
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3 juillet 2018 3 juli 2018
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Question écrite n° 6-1929 Schriftelijke vraag nr. 6-1929

de Jean-Jacques De Gucht (Open Vld)

van Jean-Jacques De Gucht (Open Vld)

au ministre de la Justice

aan de minister van Justitie
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CITES (Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora, Convention internationale sur le commerce des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) - Commerce d'espèces animales et végétales protégées - Contr Cites (Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora) - Beschermde dier- en plantensoorten - Onlinehandel - Handhaving - Maatregelen 
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protection de la faune
protection de la flore
espèce protégée
vie sauvage
trafic illicite
Internet
commerce électronique
bescherming van de fauna
bescherming van de flora
beschermde soort
wild leven
zwarte handel
internet
elektronische handel
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3/7/2018 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 2/8/2018 )
6/10/2018 Antwoord
3/7/2018 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 2/8/2018 )
6/10/2018 Antwoord
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Aussi posée à : question écrite 6-1928
Aussi posée à : question écrite 6-1930
Aussi posée à : question écrite 6-1931
Aussi posée à : question écrite 6-1932
Aussi posée à : question écrite 6-1928
Aussi posée à : question écrite 6-1930
Aussi posée à : question écrite 6-1931
Aussi posée à : question écrite 6-1932
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Question n° 6-1929 du 3 juillet 2018 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 6-1929 d.d. 3 juli 2018 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

L'International Fund for Animal Welfare (IFAW-Fonds international pour le bien être animal) vient de publier un rapport éloquent sur le commerce en ligne d'espèces animales et végétales protégées (Faune sauvage et cybercriminalité : briser la chaîne). De manière plus spécifique, pendant six semaines, on a examiné le commerce en ligne en France, en Russie, en Allemagne et au Royaume-Uni. Des milliers d'animaux vivants et de produits dérivés ont été mis en vente en ligne. IFAW a ainsi recensé 11 772 spécimens proposés dans 5 381 annonces et messages diffusés sur 106 sites de vente en ligne et réseaux sociaux, pour une valeur d'environ 4 millions de dollars.

Malheureusement, en faisant sa propre enquête sur internet, on trouve déjà rapidement une série d'objets en ivoire et ce tant via les annonces en ligne que sur les sites web des magasins en ligne qui ne datent certainement pas d'avant 1947 et ne remplissent pas les conditions CITES (cf. https://www.2dehands.be/antiek art/antiek/beelden/2/ivoor/?language=nl&p=be).

Un rapport de 2018 relatif au commerce d'espèces d'oiseaux protégées pointe l'augmentation du commerce en ligne d'espèces animales menacées d'extinction.

Concernant le caractère transversal de cette question: l'environnement est une compétence des Régions mais le commerce est une compétence fédérale. Cette question porte dès lors sur une matière régionale transversale.

D'où les questions suivantes :

1) De quelle manière le trafic d'espèces végétales et animales illégales sur internet est il combattu ? Des campagnes spécifiques ont elles été menées en la matière ? Dans la négative, pourquoi ? Dans l'affirmative, quels en ont été les résultats ?

2) Est-il également question, dans notre pays, d'une augmentation importante du commerce d'espèces animales et végétales protégées sur internet ? Dans l'affirmative, le ministre peut il fournir des explications chiffrées précises ? Dans la négative, comment explique t il cette situation ?

3) Le ministre est il disposé à élaborer avec les diverses plateformes de commerce en ligne un contrat qui avertira clairement les acheteurs potentiels des sanctions encourues en cas de commerce d'espèces animales et végétales interdites et à instaurer un contrôle spécifique pour ces espèces ? Peut il fournir des explications détaillées en ce qui concerne le contenu et le calendrier ?

4) En ce qui concerne le commerce d'espèces végétales et animales protégées sur internet localisé dans notre pays et/ou ciblant celui-ci, combien de contrôles ont ils été effectués annuellement au cours de ces trois dernières années ? Combien de personnes ont elles été poursuivies et combien d'objets ou d'animaux ont ils été saisis ?

5) Comment le ministre compte-t-il intensifier le contrôle du commerce en ligne d'espèces végétales et animales illégales ? Peut il fournir des explications détaillées ?

6) Compte tenu de l'énorme diminution de la biodiversité à l'échelle mondiale, le ministre entend il libérer une capacité supplémentaire pour dépister et poursuivre le commerce des espèces animales protégées et ce, à la fois en ligne et hors ligne ? Dans la négative, pourquoi ?

7) Le ministre partage t il le point de vue du criminologue néerlandais Daan van Uhm selon lequel les organisations criminelles diversifient de plus en plus leurs activités commerciales et s'adonnent dès lors de plus en plus, en dehors du trafic de drogues par exemple, au commerce d'espèces animales protégées ? Si le ministre ne partage pas ce point de vue, peut il expliquer sa réponse ? Sinon, comment coopère t il avec les autres services de contrôle, comme la cellule antiblanchiment et les services d'enquête financière, pour combattre cette forme spécifique de crime organisé ? Peut il donner des exemples de mesures politiques déjà prises ?

 

Het International Fund for Animal Welfare (IFAW) publiceerde onlangs een indrukwekkend rapport over de online handel in beschermde dier en plantensoorten (Wildlife Cybercrime - Uncovering the scale of online wildlife trade). Meer specifiek werd de onlinehandel in Frankrijk, Rusland, Duitsland en het Verenigd Koninkrijk onderzocht gedurende zes weken. Duizenden levende dieren en lichaamsonderdelen werden te koop aangeboden. Er werden 5381 advertenties aangetroffen op 106 onlinemarktplaatsen. Het betrof 11772 diersoorten voor een waarde van bijna 4 miljoen dollar.

Jammer genoeg levert een eigen onderzoek op Internet al snel een rits ivoren voorwerpen op die geenszins dateren van voor 1947 en niet voldoen aan de Cites voorwaarden (cf. https://www.2dehands.be/antiek art/antiek/beelden/2/ivoor/?language=nl&p=be), en dit zowel via onlineadvertenties als op websites van onlinewinkels.

Een rapport over "Handel in producten van beschermde vogels" van 2018 wijst op de toegenomen handel in levende bedreigde diersoorten via internet.

Wat betreft het transversaal karakter van deze vraag: milieu is een bevoegdheid van de Gewesten, maar handel is een federale bevoegdheid. Het betreft dus een transversale aangelegenheid met de Gewesten.

Ik had hieromtrent dan ook volgende vragen:

1) Op welke wijze wordt de handel van illegale dier en plantensoorten via het Internet bestreden? Werden hieromtrent specifieke campagnes opgezet? Zo neen, waarom niet? Zo ja, wat waren hiervan de resultaten?

2) Is er ook bij ons sprake van een grote toename van de handel via internet van beschermde dier en plantensoorten? Zo ja, kan de minister dit gedetailleerd en cijfermatig toelichten? Zo neen, hoe verklaart hij dit?

3) Is de minister bereid om met de diverse online handelsplatformen een convenant uit te werken waarbij potentiële kopers duidelijk worden gewaarschuwd welke straffen er rusten op de handel in verboden dier en plantensoorten en een specifieke screening te voorzien voor deze verboden dier en plantensoorten? Kan hij uitvoerig toelichten wat de inhoud en het tijdschema ziijn?

4) Hoeveel controles gebeurden er, en dit per jaar en voor de jongste drie jaar van de handel op Internet die gericht is op en/of gelokaliseerd in ons land, inzake de online handel in beschermde dier en plantensoorten? Hoeveel personen werden vervolgd en hoeveel voorwerpen of dieren werden in beslag genomen?

5) Hoe wil de minister de controle op de onlinehandel van illegale dier en plantensoorten verder opdrijven? Kan hij dit uitvoerig toelichten?

6) Is de minister van plan, gelet op het wereldwijd enorme verlies inzake biodiversiteit, extra capaciteit vrij te maken voor de opsporing en de vervolging van de handel in beschermde diersoorten en dit zowel on als offline? Zo neen, waarom niet ?

7) Deelt de minister de stelling van de Nederlandse criminoloog Daan van Uhm dat criminele organisaties steeds vaker extra handelslijnen erbij nemen en dus, naast bijvoorbeeld drugs, ook steeds vaker handel drijven in beschermde diersoorten? Als de minister deze stelling niet onderschrijft, kan hij dat toelichten? Indien dat wel het geval is, hoe werkt de minister samen met andere handhavingsdiensten zoals de Witwascel en de financiële recherche, om deze specifieke vorm van georganiseerde misdaad aan te pakken? Kan de minister dit beleidsmatig illustreren?

 
Réponse reçue le 6 octobre 2018 : Antwoord ontvangen op 6 oktober 2018 :

Préalablement il est utile d’expliquer la répartition des compétences concernant la législation CITES :

1) Pour l’importation, l’exportation et le transit d’espèces de faune et de flore menacées, ce sont les autorités fédérales qui sont compétentes (article 6, § 1er, III, 2 °, de la loi spéciale de réformes institutionnelles).

2) Pour la possession et le commerce d’espèces de faune et de flore menacées, ce sont les autorités régionales respectives qui sont compétentes.

Presque toutes les questions doivent être adressées aux services d’inspection fédéraux et régionaux ou aux ministres compétents. Seules la seconde partie de la question 2) et la seconde partie de la question 4) relèvent de la Justice.

Les analystes stratégiques ne peuvent cependant pas fournir des chiffres pertinents en raison du manque de fiabilité du champ contexte «  Internet  » dans cette matière.

Voorafgaand is het nuttig de bevoegdheidsverdeling met betrekking tot CITES-wetgeving toe te lichten :

1) Voor de in-, uit- en doorvoer van bedreigde uitheemse dieren- en plantensoorten is de federale overheid bevoegd (artikel 6, § 1, III, 2°, van de bijzondere wet tot hervorming der instellingen – BWHI).

2) Voor het bezit en de handel van / in bedreigde uitheemse dieren- en plantensoorten zijn de respectievelijke regionale overheden bevoegd.

Bijna alle vragen dienen te worden gericht aan de federale en regionale inspectiediensten of aan de verantwoordelijke ministers. Enkel onderdeel 2 van vraag 2) en onderdeel 2 van vraag 4) behoort tot de bevoegdheid van Justitie.

De statistisch analisten kunnen echter geen relevant cijfermateriaal geven wegens de onvoldoende betrouwbaarheid van het contextveld « Internet » in deze materie.