SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
________________
Session 2016-2017 Zitting 2016-2017
________________
6 décembre 2016 6 december 2016
________________
Question écrite n° 6-1167 Schriftelijke vraag nr. 6-1167

de Jean-Jacques De Gucht (Open Vld)

van Jean-Jacques De Gucht (Open Vld)

au vice-premier ministre et ministre de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé de la Régie des bâtiments

aan de vice-eersteminister en minister van Veiligheid en Binnenlandse Zaken, belast met de Regie der gebouwen
________________
Terroriste condamnés - Réseau d'aide - Communication par smartphone - Présence de gsm dans des prisons Veroordeelde terroristen - Ondersteuningsnetwerk - Communicatie via smartphones - Aanwezigheid van gsm in gevangenissen 
________________
extrémisme
islam
terrorisme
musulman
intégrisme religieux
détenu
téléphone mobile
établissement pénitentiaire
communication mobile
radicalisation
extremisme
islam
terrorisme
moslim
religieus conservatisme
gedetineerde
mobiele telefoon
strafgevangenis
mobiele communicatie
radicalisering
________ ________
6/12/2016 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 5/1/2017 )
12/12/2016 Antwoord
6/12/2016 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 5/1/2017 )
12/12/2016 Antwoord
________ ________
Aussi posée à : question écrite 6-1168 Aussi posée à : question écrite 6-1168
________ ________
Question n° 6-1167 du 6 décembre 2016 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 6-1167 d.d. 6 december 2016 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

Je me réfère à la question écrite n° 6-822, que j'ai posée antérieurement, et à la réponse que vous avez fournie en ce qui concerne l'organisation extrémiste Al-Ighaatha qui opérait tant aux Pays-Bas qu'en Belgique et collectait des dons pour des terroristes condamnés et incarcérés.

Je dispose à présent d'informations montrant qu'il ne s'agit pas d'un cas isolé. L'association française sans but lucratif (ASBL) Sanabil, qui a été créée en 2010, est soupçonnée par l'autorité française de prosélytisme et de valorisation du terrorisme. Cette ASBL se consacre activement aux détenus condamnés pour terrorisme. Outre une « assistance religieuse », elle offre aux détenus et à leur famille des cadeaux sous la forme d'argent, de vêtements et de lectures religieuses salafistes. L'organisation comptait 750 membres provenant de onze pays. Il s'avère qu'elle a soutenu 179 détenus et que son président a des liens étroits avec des prédicateurs extrémistes et membres actifs de l'État islamique (EI). Dans notre pays également, une communication ciblée s'est développée avec des terroristes condamnés. Ceux-ci posteraient, par le biais de différentes applications, des messages cryptés sur des forums coupés du monde extérieur et ce, grâce au smartphone qu'ils ont manifestement à leur disposition.

Il ressort d'une note émanant de la Direction du renseignement de la Préfecture de police française (DRPP) que l'organisation en question est au centre d'un réseau comprenant une majorité de détenus condamnés pour terrorisme sur le territoire français. On peut déduire de cette information que c'est également le cas dans notre pays. Il s'avère que des membres de l'ASBL font également usage du droit de visite pour aller voir les terroristes dans les prisons.

Le ministre français de l'Intérieur a fait dissoudre cette association par décret. Les administrateurs de l'ASBL ont été assignés à résidence. J'aimerais vous soumettre quelques questions, étant donné que cette ASBL a développé un réseau particulièrement important et a approché activement des détenus belges comme français condamnés pour terrorisme, détenus qui ont obtenu des moyens financiers et ont reçu du courrier de l'association.

Quant au caractère transversal de cette question, l'accord de gouvernement flamand accorde une attention particulière à la prévention de la radicalisation. Il est question de la création d'une cellule regroupant des experts de divers domaines politiques afin de détecter, de prévenir et de combattre la radicalisation, qui comporterait un point de contact central et travaillerait en collaboration avec d'autres autorités. C'est l'Agence flamande de l'Intérieur qui est chargée de la coordination de cette cellule. L'autorité fédérale joue un rôle clé, en particulier en ce qui concerne l'approche proactive et la coercition. À l'avenir, un fonctionnaire fédéral du Service public fédéral (SPF) Intérieur fera également partie de cette cellule. Il s'agit dès lors d'une matière régionale transversale. Je me réfère également au plan d'action mis récemment sur pied par le gouvernement flamand en vue de prévenir les processus de radicalisation susceptibles de conduire à l'extrémisme et au terrorisme.

J'aimerais dès lors obtenir une réponse aux questions complémentaires suivantes :

1) Combien de fois a-t-on découvert un gsm illégal dans une prison, en 2013, 2014 et 2015 ? J'aimerais obtenir des chiffres annuels. Si ce n'est pas le cas, disposez-vous d'autres chiffres ou données qui peuvent donner une indication sur l'augmentation, ou non, de l'utilisation illégale de gsm dans les prisons ? Si c'est le cas, quelle est la tendance actuelle ?

2) A-t-on déjà installé dans les prisons des systèmes (appelés brouilleurs) pour lutter contre l'utilisation du gsm ? Dans quelles prisons s'attaque-t-on à l'utilisation du gsm en recourant à des moyens techniques ? Pouvez-vous expliquer ces chiffres ? Êtes-vous d'accord avec moi sur le fait que l'on doit s'attaquer d'urgence à ce problème, en particulier dans les prisons où se trouvent des terroristes condamnés ?

3) Avez-vous choisi de bloquer totalement les signaux gsm, de filtrer le flux gsm ou de prévoir un système de détection des signaux gsm? Pouvez-vous expliquer votre choix ?

4) Quel est le coût du système visant à bloquer les signaux gsm ?

5) Est-il exact que l'utilisation illégale de smartphones augmente elle aussi de manière exponentielle ? Pouvez-vous illustrer votre réponse à l'aide de chiffres ?

6) A-t-on déjà découvert des smartphones dans nos prisons, chez des terroristes condamnés ? Dans la négative, comment expliquez-vous l'information selon laquelle certains communiqueraient, par le biais de canaux cryptés, avec des forums de jihadistes et des forums religieux salafistes ? Dans l'affirmative, comment y remédiera-t-on à l'avenir ?

7) Avez-vous pris connaisance d'éventuelles communications faites par des terroristes condamnés sur certains forums de discussion cryptés ? Pouvez-vous expliquer votre réponse ?

 

Ik verwijs naar mijn eerdere schriftelijke vraag nr. 6-822 en uw antwoord op mijn vragen betreffende de extremistische stichting Al-Ighaatha die zowel in Nederland als in België opereerde en giften verzamelde voor veroordeelde terroristen in gevangenissen.

Ik beschik nu over informatie die erop wijst dat dit geen geïsoleerd geval is. De Franse vereniging zonder winstoogmerk (vzw) Sanabil die werd opgericht in 2010 wordt door de Franse overheid verdacht van bekeringsdrang en het verheerlijken van terrorisme. Deze vzw richt zich actief tot voor terrorisme veroordeelde gedetineerden. Naast zogenaamde « religieuze bijstand » stelt deze organisatie giften ter beschikking van de veroordeelden en hun familie en dit onder de vorm van geld, kleren en religieuze salafistische lectuur. De organisatie had 750 leden uit elf landen. De organisatie blijkt 179 gedetineerden te hebben ondersteund. De voorzitter van vzw Sanabil blijkt nauwe banden te hebben met extremistische predikers en actieve leden van de Islamitische Staat (IS). Ook in ons land ontplooide zij gerichte communicatie met veroordeelde terroristen. Deze zouden via diverse apps versleutelde berichten posten op van de buitenwereld afgesloten fora en dit via hun smartphones die zij klaarblijkelijk ter beschikking hadden.

Uit een nota van de Franse Direction des renseignements de la préfecture de police (DRPP) blijkt dat de desbetreffende organisatie in het centrum staat van een netwerk dat de meeste gedetineerden voor terrorisme omvat in het Franse territorium. Uit de info hierboven kan men besluiten dat dit in ons land het geval is. Leden van de vzw blijken tevens gebruik te maken van het bezoekrecht om de terroristen in de gevangenissen te bezoeken.

De Franse minister van Binnenlandse Zaken heeft per decreet deze vzw laten ontbinden. De bestuurders van de vzw hebben huisarrest gekregen. Gezien deze vzw een bijzonder groot netwerk heeft ontwikkeld waarbij zowel Belgische als Franse gedetineerden veroordeeld voor terrorisme actief werden benaderd, financiering kregen en er correspondentie met hen werd gevoerd, had ik u graag enkele vragen voorgelegd.

Wat het transversale karakter van deze vraag betreft : in het Vlaams regeerakkoord wordt aandacht besteed aan het voorkomen van radicalisering en is er sprake van het oprichten van een cel met experten uit de diverse beleidsdomeinen om radicalisering te voorkomen, te detecteren en te bestrijden, met één centraal aanspreekpunt en in samenwerking met andere overheden. De coördinatie van deze cel ligt bij het Agentschap Binnenlands Bestuur. Vooral wat de proactieve aanpak en de handhaving betreft, vervult de federale overheid een sleutelrol. In de toekomst zal ook een federale ambtenaar van de federale overheidsdienst (FOD) Binnenlandse Zaken deel uitmaken van deze cel. Het betreft dus een transversale Gewestaangelegenheid. Ik verwijs tevens naar het recente actieplan van de Vlaamse regering ter preventie van radicaliseringsprocessen die kunnen leiden tot extremisme en terrorisme.

Ik had dan ook graag een antwoord gekregen op de volgende aanvullende vragen :

1) Hoeveel keer werd, op jaarbasis in respectievelijk 2013, 2014 en 2015, een illegale gsm aangetroffen bij gevangenissen ? Zo neen, beschikt u over andere cijfers of gegevens die een indicatie kunnen geven over het al of niet toegenomen illegaal gebruik van gsm-toestellen in gevangenissen ? Zo ja, wat is de algemene tendens ?

2) Werden er in de gevangenissen reeds systemen geïnstalleerd (zogenaamde scammers) om het gsm-gebruik tegen te gaan ? In welke gevangenissen pakt men heden reeds het gebruik van gsm-toestellen met technische middelen aan ? Kunt u deze cijfers toelichten ? Bent u het met mij eens dat dit dringend moet worden aangepakt, en in het bijzonder in die gevangenissen waar veroordeelde terroristen verblijven ?

3) Hebt u gekozen voor het totaal blokkeren van het gsm-signaal, het filteren van het gsm-verkeer of voor een detectiesysteem van gsm-signalen? Kunt u uw keuze toelichten ?

4) Wat is de kostprijs van het systeem om gsm- signalen te blokkeren ?

5) Klopt de vaststelling dat het illegaal gebruik van smartphones eveneens exponentieel toeneemt ? Kunt u dit concreet toelichten aan de hand van cijfers ?

6) Zijn er reeds smartphones aangetroffen bij veroordeelde terroristen in onze gevangenissen ? Zo neen, hoe verklaart u de berichtgeving als zou er via versleutelde kanalen gecommuniceerd zijn op fora van jihadisten en religieuze salafistische fora ? Zo ja, hoe wordt dit in de toekomst vermeden  ?

7) Hebt u kennisgenomen van eventuele communicatie door veroordeelde terroristen op specifieke versleutelde discussiefora ? Kan dit worden toegelicht ?

 
Réponse reçue le 12 décembre 2016 : Antwoord ontvangen op 12 december 2016 :

L’honorable membre trouvera ci-après la réponse à ses questions :

Cette question parlementaire ne relève pas de mes compétences mais de la compétence de mon collègue, K. Geens, ministre de la Justice.

Het geachte lid vindt hieronder het antwoord op zijn vragen :

Deze parlementaire vraag valt niet onder mijn bevoegdheden, maar behoort tot die van mijn collega, K. Geens, minister van Justitie.