SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2012-2013 Zitting 2012-2013
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22 novembre 2012 22 november 2012
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Question écrite n° 5-7312 Schriftelijke vraag nr. 5-7312

de Bert Anciaux (sp.a)

van Bert Anciaux (sp.a)

au vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes

aan de vice-eersteminister en minister van Buitenlandse Zaken, Buitenlandse Handel en Europese Zaken
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Chine - Transplantations d'organes - Droits humains - Tourisme de transplantation - Collectes d'organes - Wang Lijun China - Orgaantransplantaties - Mensenrechten - Transplantatietoerisme - Orgaanoogsten - Wang Lijun 
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droits de l'homme
peine de mort
Chine
transplantation d'organes
rechten van de mens
doodstraf
China
orgaantransplantatie
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22/11/2012 Verzending vraag
21/1/2013 Antwoord
22/11/2012 Verzending vraag
21/1/2013 Antwoord
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Question n° 5-7312 du 22 novembre 2012 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 5-7312 d.d. 22 november 2012 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

Le ministre a estimé, en réponse à la question 5-7179, que celle-ci relevait des compétences de sa collègue de la Santé publique. Ce n'est pourtant pas d'une affaire technique de transplantations d'organes qu'il s'agit, mais d'une question sur les droits de l'homme à l'étranger. Je pense donc que le ministre est bel et bien compétent. Je profite de cette occasion pour rappeler au ministre que je n'ai pas encore obtenu de réponse à la question 5-5607 relative aux persécutions envers le Falun Gong.

Après les innombrables récits atroces et témoignages qui ont commencé à être dévoilés au milieu des années 90 sur les « collectes » d'organes, l'autorité chinoise a décidé en 2006 d'interdire la vente d'organes humains destinés à la transplantation. Les centres de transplantation n'ont plus pu prélever des organes que chez les donneurs qui avaient donné leur autorisation écrite.

Le 12 septembre 2012, des auditions ont eu lieu sur cette question en sous-commission des Affaires étrangères et des droits de l'homme de la Chambre des représentants américaine. Il en ressort que ces pratiques choquantes existent encore.

Bien que, selon des chiffres officiels, peu de Chinois donnent des organes, la Chine est , avec 100 000 opérations, le pays où l'on réalise le plus grand nombre de transplantations d'organes après les États-Unis. Grâce à ses 600 centres de transplantation, la Chine est également devenue une des principales destination du « tourisme de transplantation ». Cette pratique s'avère très lucrative pour les autorités chinoises.

Le Chine elle-même prétend que 90 % de ces organes proviennent de délinquants condamnés et exécutés, ce qui est impossible de vérifier parce qu'elle refuse systématiquement de communiquer le nombre annuel de peines de mort appliquées. Des experts médicaux et des militants des droits de l'homme jugent cette allégation très irréaliste et affirment que ces organes viennent également d'ailleurs. Ainsi, selon divers témoignages, il y aurait des prélèvements forcés d'organes sur des prisonniers (politiques) en vie et décédés, parmi lesquels des pratiquants du Falun Gong, des chrétiens, des Ouïghours et des Tibétains

Mes questions sont les suivantes.

1) Le ministre est-il au courant de ces allégations extrêmement graves ? De quelles informations le ministre et ses services disposent-ils sur cette question ? Quelles initiatives les Affaires étrangères ont-elles prises durant toutes ces années pour en savoir davantage à ce sujet et surtout pour dénoncer la situation ?

2) N'estime-t-il pas étrange que l'autorité chinoise refuse de publier des chiffres sur les transplantations d'organes et le nombre d'exécutions ? La Belgique envisage-t-elle de prendre une initiative pour inciter l'autorité chinoise à plus de transparence ? Le ministre est-il disposé à aborder cette problématique au niveau européen ?

3) En février 2012, Wang Lijun,le précédent chef de la police de Chengdu, a séjourné 48 heures à l'ambassade américaine où il s'était réfugié après être tombé en disgrâce auprès du parti communiste. Selon diverses sources, Wang Lijun aurait été fortement impliqué dans des collectes d'organes. Il aurait fait des révélations à ce sujet durant son court séjour à l'ambassade. Après l'audition du 12 septembre, 106 députés ont demandé, dans une lettre adressée au ministre américain des Affaires étrangères, de dévoiler ces informations. Le ministre est-il également disposé à demander aux autorités américaines de partager et de publier les informations dont elles disposent à ce sujet ?

 

De minister gaf in een antwoord (5-7179) te kennen dat deze vraag tot de bevoegdheid van de minister van Volksgezondheid behoort. Dit is echter geen technische aangelegenheid over orgaantransplantaties, maar een vraag over een mensenrechtenkwestie in een ander land. Ik meen dus dat de minister wel degelijk bevoegd is. Ik maak van de gelegenheid gebruik om de minister er tevens op te wijzen dat ik nog geen antwoord heb ontvangen op vraag 5-4607, die ook over de vervolging van de Falun Gong gaat.

Na talloze gruwelverhalen en getuigenissen die midden de jaren 1990 opdoken over het "oogsten" van organen besloot de Chinese overheid in 2006 een verbod in te voeren op de verkoop van menselijke organen voor transplantaties. Transplantatiecentra konden voortaan ook alleen nog organen wegnemen bij donoren die daarvoor schriftelijke toestemming hebben gegeven.

Op 12 september 2012 vonden over deze kwestie hoorzittingen plaats in de subcommissie Buitenlandse Zaken en Mensenrechten in het Amerikaanse Huis van Afgevaardigden. Daaruit blijkt dat de schrijnende praktijken nog altijd plaatsvinden.

Hoewel volgens officiële cijfers weinig Chinezen organen doneren, voert China met 100.000 operaties als tweede na de Verenigde Staten de meest orgaantransplantaties uit. Met 600 transplantatiecentra is het ook een van de belangrijkste bestemmingen voor "transplantatietoerisme". Dit blijkt een zeer lucratieve praktijk voor de Chinese overheid.

China zelf beweert dat 90% van deze organen afkomstig is van veroordeelde en geëxecuteerde misdadigers. Dat kan natuurlijk niet worden nagegaan aangezien China weigert te communiceren over het aantal doodstraffen dat het jaarlijks uitvoert. Medische experts en mensenrechtenactivisten beoordelen die stelling echter als zeer onrealistisch en ze stellen met klem dat de organen ook van elders komen. Zo zijn er verschillende getuigenissen over het gedwongen wegnemen van organen bij levende en gedode (politieke) gevangenen, waaronder Falun Gong beoefenaars, Christenen, Oeigoeren en Tibetanen.

Hierover de volgende vragen:

1) Is de minister op de hoogte van deze uiterst ernstige beweringen? Over welke informatie beschikken de minister en zijn diensten aangaande deze kwestie? Wat heeft Buitenlandse Zaken al die jaren gedaan om hierover meer te weten te komen en bovenal om dit aan te klagen?

2) Vindt hij het niet merkwaardig dat de Chinese overheid weigert om cijfers bekend te maken over de orgaantransplantaties en het aantal uitgevoerde executies? Zal België iets ondernemen om de Chinese overheid tot meer transparantie te bewegen? Is de minister bereid om het probleem op Europees niveau aan te kaarten?

3) In februari 2012 heeft Wang Lijun, het voormalig hoofd van de politie in Chengdu, 48 uur gespendeerd in de Amerikaanse Ambassade, waar hij naartoe was gevlucht nadat hij uit de gratie van de communistische partij was gevallen. Volgens verschillende bronnen zou Wang Lijun nauw betrokken zijn geweest bij orgaanoogsten. Wang Lijun zou tijdens zijn korte verblijf op de ambassade hierover het boekje hebben opengedaan. Na de hoorzitting van 12 september hebben 106 volksvertegenwoordigers in een brief aan de Amerikaanse minister van Buitenlandse Zaken gevraagd om deze informatie vrij te geven. Is de minister eveneens bereid om aan de Amerikaanse autoriteiten te vragen de informatie die ze hierover heeft te delen en openbaar te maken?

 
Réponse reçue le 21 janvier 2013 : Antwoord ontvangen op 21 januari 2013 :

1. Je suis au courant de ces graves allégations concernant le prélèvement d’organes. Le Dr. Huige Li, représentant européen de DAFOH (Doctors Against Forced Organ Harvesting) a d’ailleurs été reçu en décembre dernier par ma cellule stratégique et mon département et y a fait état de la problématique de la transplantation d’organes en Chine.  

2. Le nombre d’exécution en Chine demeure un secret d’État. L’Union européenne ne manque jamais de suivre le dossier et d’y faire référence lors de son dialogue sur les droits de l’homme avec la Chine. Lors du dernier dialogue, la question des dons d’organes aurait été également rapidement abordée. Bien que ces pratiques aient été maintes fois démenties par les pouvoirs publics, Pékin a fini par reconnaître, en 2009, que 65 % des organes servant aux greffes provenaient de condamnés à mort, alors que 35 % provenaient de donneurs vivants. En mars 2012, le gouvernement chinois s'est engagé à mettre fin à la demande d'organes de prisonniers dans les cinq ans. Le gouvernement a en outre indiqué que cette suppression progressive commencerait en 2013. Le vice-ministre de la Santé, Huang Jiefu, a par ailleurs indiqué en novembre dernier que d’ici deux ans les transplantations d’organes allaient cesser de dépendre de dons de prisonniers exécutés.  

3. Pour ce qui est de l’implication de Wang Lijun dans ce trafic, elle fait partie du flot de rumeurs qui circulent ces dernières semaines sur l’ex-bras droit de Bo Xilai. Avérées ou non, leur but est de le discréditer. Aucune source fiable n’existe à ma connaissance sur ces affirmations.

1. Ik ben van deze ernstige beschuldigingen over de verwijdering van organen op de hoogte. Dr Huige Li de Europese vertegenwoordiger van DAFOH (Doctors Against Forced Organ Harvesting) werd trouwens in december jongstleden door mijn strategische cel en mijn departement ontvangen en wees op de kwestie van orgaantransplantatie in China. 

2. Het aantal executies in China blijft een staatsgeheim. De Europese Unie aarzelt nooit om het dossier op te volgen en er tijdens de mensenrechtendialoog met China naar te refereren. Tijdens de laatste dialoog werd de kwestie van orgaandonatie ook snel aangekaart. Hoewel deze praktijken meermaals door de overheid werden ontkend, heeft Beijing in 2009 eindelijk toegegeven dat 65 % van de organen die voor transplantaties bestemd zijn van ter dood veroordeelden afkomstig waren, terwijl 35 % van levende donoren afkomstig zijn. In maart 2012 engageerde de Chinese overheid zich om de vraag naar organen van gevangenen te beëindigen in vijf jaar. De overheid heeft ook gemeld dat deze geleidelijke afschaffing in 2013 zou beginnen. De viceminister van Volksgezondheid Huang Jiefu heeft in november vorig jaar aangegeven dat binnen de twee jaar de orgaantransplantaties niet meer afhankelijk zouden zijn van donaties van geëxecuteerde gevangenen. 

3. Met betrekking tot de betrokkenheid van Wang Lijun in deze trafiek, maakt het deel van de geruchtenstroom die over de voormalige rechterhand van Bo Xilai de afgelopen weken circuleren. Of ze nu bewezen zijn of niet, hun doel is om hem in diskrediet te brengen. Er bestaat voor zover ik weet geen betrouwbare bron over deze verklaringen.