SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2011-2012 Zitting 2011-2012
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24 mai 2012 24 mei 2012
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Question écrite n° 5-6313 Schriftelijke vraag nr. 5-6313

de Bert Anciaux (sp.a)

van Bert Anciaux (sp.a)

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de Beliris et des Institutions culturelles fédérales

aan de vice-eersteminister en minister van Sociale Zaken en Volksgezondheid, belast met Beliris en de Federale Culturele Instellingen
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Consommation de médicaments - Suivi - Contrôle - Rôle des infirmiers - Compétences - Instruments Geneesmiddelenverbruik - Opvolging - Monitoring - Rol verpleegkundigen - Competenties - Instrumenten 
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médicament
personnel infirmier
établissement hospitalier
équipement social
Agence fédérale des médicaments et des produits de santé
surveillance des médicaments
geneesmiddel
verplegend personeel
ziekenhuis
sociale voorzieningen
Federaal Agentschap voor Geneesmiddelen en Gezondheidsproducten
inspectie van geneesmiddelen
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24/5/2012 Verzending vraag
16/10/2012 Antwoord
24/5/2012 Verzending vraag
16/10/2012 Antwoord
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Question n° 5-6313 du 24 mai 2012 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 5-6313 d.d. 24 mei 2012 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

Une récente thèse de doctorat de Tinne Dilles (université d'Anvers) souligne le rôle très important que les infirmiers pourraient jouer dans le suivi de la consommation de médicaments. Ce suivi est trop rarement assuré aujourd'hui et les effets secondaires et indésirables des médicaments échappent donc à l'attention. Cette étude a constaté à cet égard (1) que la majorité des infirmiers jugent cet aspect important et le considèrent comme faisant partie de leurs attributions mais (2) qu'ils ne disposent pas de compétences suffisantes dans ce domaine. C'est pourquoi un instrument, appelé « trigger tool » a entretemps été développé ; il serait d'une grande utilité pour le contrôle des effets des médicaments. Bien que l'étude soit centrée sur les centres d’hébergement et de soins, il semble que l'on puisse en généraliser les conclusions.

Mes questions sont les suivantes.

1) La ministre reconnaît-elle qu'un problème se pose en ce qui concerne le contrôle rigoureux de la consommation de médicaments des patients hospitalisés entre autres ?

2) Comment évalue-t-elle et apprécie-t-elle les conclusions de cette thèse de doctorat qui présentent les infirmiers comme des acteurs essentiels d'un contrôle adéquat de l'usage des médicaments mais qui soulignent qu'ils ne disposent pas de toutes les compétences et instruments pour ce faire ?

3) La ministre connaît-elle l'instrument appelé « trigger tool » qui peut être d'une grande utilité pour un tel contrôle ? Reconnaît-elle l'utilité de cet instrument ? A-t-on veillé ou veille-t-on à diffuser cet instrument ?

4) La ministre envisage-t-elle d'autres mesures politiques pour optimiser le contrôle de l'usage des médicaments en cas d'accueil résidentiel ?

 

Een recente doctoraatsstudie van Tinne Dilles (Universiteit Antwerpen) wijst op het grote belang dat verpleegkundigen zouden kunnen spelen in de opvolging van het geneesmiddelengebruik. Dit gebeurt momenteel veel te weinig, zodat de mogelijke ongewenste effecten en bijwerkingen van medicatie grotendeels aan de aandacht ontsnappen. Daarbij stelde dit onderzoek vast dat (1) de verpleegkundigen dit in meerderheid als belangrijk vinden en accepteren als een onderdeel van hun werkpakket maar (2) dat ze over te weinig competenties ter zake beschikken. Daarvoor werd ondertussen een instrument ontwikkeld, de zogenaamde "trigger tool", dat bij de monitoring van de effecten van medicamenten erg behulpzaam zou zijn. Hoewel dit onderzoek zich toespitste op woonzorgcentra, lijkt een veralgemening van deze conclusies plausibel.

Hierbij de volgende vragen:

1) Beaamt de geachte minister dat zich een probleem stelt bij een nauwkeurige monitoring van het medicatiegebruik van onder andere patiënten in ziekenhuizen?

2) Hoe evalueert en apprecieert zij de conclusies van het desbetreffende doctoraatsonderzoek, waarbij verpleegkundigen als belangrijke actoren voor een adequate monitoring worden bestempeld maar tegelijkertijd dat het hen onder andere aan competenties en instrumenten ontbreekt?

3) Kent de geachte minister het instrument "trigger tool", dat bij dergelijke monitoring erg behulpzaam zou zijn? Beaamt zij het nut van dit instrument? Werd/wordt hieromtrent een beleid voor verspreiding gevoerd?

4) Overweegt de geachte minister andere beleidsmaatregelen in verband met een meer optimale monitoring van het geneesmiddelengebuik bij residentiële opvang?

 
Réponse reçue le 16 octobre 2012 : Antwoord ontvangen op 16 oktober 2012 :

Au sein de mes services, divers projets et initiatives sont développés et réalisés pour améliorer en continu la qualité des soins dispensés aux patients. À cet effet, nous visons une approche multidisciplinaire des soins, les compétences des différents prestataires de soins étant complémentaires.  

Le nombre élevé d’hospitalisations et de séjours prolongés sont à l’origine de notre politique, laquelle accorde également une attention particulière à la qualité et à la sécurité de la thérapie médicamenteuse.   

1.

  • L’arrêté royal du 4 mars 1991 prévoit la création du Comité médico-pharmaceutique (CMP) au sein des hôpitaux. Ce comité surveille la consommation et l’utilisation de médicaments au sein de l’établissement, et rédige si nécessaire des directives et protocoles.

  • La consommation de médicaments dans les hôpitaux est consignée avec précision, (financement, remboursement, budget, moyens financiers, utilisation rationnelle) et l’information est transmise aux instances concernées (Institut National d’Assurance Maladie-Invalidité (INAMI), Service public fédéral (SPF) Santé publique).

  • Dans le cadre du contrat de qualité et de sécurité des patients (plan pluriannuel 2007-2012), il est demandé aux hôpitaux de mettre sur pied un système de management de la sécurité des patients, en vue de notifier les incidents. Il ressort du dernier rapport que 28 % des incidents notifiés concernent l'utilisation de médicaments. La plupart des actions d’amélioration mises sur pied suite à un incident concernaient la médication (20 %).

  • Des éléments relatifs à l’administration de médication (IM, S, ID, IV) sont collectés dans le cadre du Résumé infirmier minimum (évaluation de la charge de travail liée au financement des hôpitaux).

  • L’administration fédérale a, entre 2005 et 2011, développé l’instrument BelRAI (la version belge de l’instrument international MDS-RAI) lequel couvre également la problématique de la médication.

2.

  • Depuis 2007, le projet pilote national « Évaluation de l’impact de la pharmacie clinique dans les hôpitaux » est en cours. Dans le cadre de celui-ci, le pharmacien clinique collabore avec l’équipe de soins au sein des divisions de soins infirmiers afin d’optimiser ainsi les soins pharmaceutiques destinés au patient. Il en ressort que ces accords de collaboration (médecins-pharmacien-infirmier) permettent d'identifier et de réduire les risques d’incidents avec des médicaments. Il en ressort également que la complémentarité en matière de médication est appréciée, qu’il y a plus d’attention pour la continuité de la thérapie médicamenteuse, que les médecins et les infirmiers sont satisfaits de collaborer avec un pharmacien hospitalier, que l’administration des médicaments est optimisée.

    Divers hôpitaux ont formé et engagé des infirmiers pour effectuer une anamnèse médicamenteuse approfondie lors de l’admission du patient. Dans les projets pilotes de pharmacie clinique, les infirmiers sont considérés comme des partenaires dans la médication.

    Nous demandons de mettre en œuvre dans tous les projets pilotes la politique d’admission et de sortie. À partir de 2013, les initiatives en matière de pharmacie clinique et de soins transmuraux seront encouragées et développées (voir plus loin).

  • Pour le contrat suivant et le plan pluriannuel portant sur la qualité et la sécurité des patients 2013-2017, il sera notamment demandé aux hôpitaux d’accorder une attention particulière à la sécurité de la médication.

  • Le 22 décembre 2010, le texte de synthèse « Propositions et mesures pour une meilleure coordination de la politique des soins en maisons de repos et de soins » a été approuvé par le Groupe de travail mixte « Médecins coordinateurs et conseillers » (MCC). Ce texte comprend des tâches et missions spécifiques pour les établissements et le CMM concernant les différents aspects de l’évaluation des soins et de la promotion de la qualité pour les personnes âgées. La politique relative à la médication a été reprise dans celui-ci. Ce texte a abouti à un avis du Conseil national des Établissements hospitaliers en février dernier. La possibilité d'appliquer ces recommandations est actuellement à l’étude.

  • Le 26 avril 2010, la Conférence interministérielle (CIM) a formulé plusieurs recommandations reprises dans le document « Vers une meilleure politique de soins médico-pharmaceutiques dans les centres résidentiels et de soins : projets en soutien d’une concertation multidisciplinaire ». Sur cette base, un arrêté royal est actuellement en préparation par l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI) pour lancer 20 projets pilotes, conformément aux remarques formulées par le groupe de travail Inter-cabinets « Politique de santé à mener en faveur des personnes âgées ».

  • De mon point de vue, l’attention sur cette problématique peut être transmise aux instances de formation concernées.

  • Au sein d’une équipe de soins multidisciplinaire, nous pourrions demander de décrire les différentes fonctions et compétences. Les directions des établissements peuvent développer et suivre cela.

  • L’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé (AFMPS) a lancé fin 2010 un outil électronique, disponible sur www.fichejaune.be, pour la notification d’effets indésirables de médicaments par les médecins, les pharmaciens et les dentistes, comme alternative aux fiches jaunes « papier » de notification. En juillet 2012, cet outil électronique sera également rendu accessible aux infirmiers. L’AFMPS informera les infirmiers, via les associations professionnelles, de la mise à disposition de l’outil et les sensibilisera à l’importance de la notification des effets indésirables. 

3.

  • Au sein de mes services, le trigger tool est connu et est appliqué par certains hôpitaux dans le cadre des contrats « Qualité et Sécurité du patient ». Un trigger tool est une méthode d’examen interne de dossier dans laquelle une analyse rétrospective est effectuée pour constater l’apparition de dommages liés aux soins pendant une hospitalisation dans le but d’améliorer la qualité des soins du patient (développement de trajets d’amélioration).

  • Une telle analyse multidisciplinaire sera promue dans le cadre du prochain plan pluriannuel (2013-2017). Afin de soutenir les hôpitaux, l’organisation d’ateliers spécifiques est prévue.  

4.

  • Des actions ont été entreprises par l’AFMPS pour enregistrer les incidents survenus avec des médicaments.

  • Dans le cadre de la pharmacovigilance, des notifications sont soumises à l’AFMPS. (fiche jaune). 

Des informations supplémentaires se trouvent sur www.mfc-cmp.be et www.patent-safety.be.

Binnen mijn diensten worden er verschillende projecten en initiatieven ontwikkeld en gerealiseerd om de kwaliteit van de zorg aan de patiënten continu te verbeteren. Hiervoor beogen we een multidisciplinaire aanpak van de zorg, daar het duidelijk is dat de competenties van de verschillende zorgverstrekkers complementair zijn.  

Het hoge aantal ziekenhuisopnames en verlengde verblijven ligt aan de basis van ons beleid, dat bijzondere aandacht aan de kwaliteit en veiligheid van de geneesmiddelentherapie besteedt. 

1.

  • In het koninklijk besluit 4 maart 1991 werd het Medisch-farmaceutisch comité (MFC) binnen het ziekenhuis opgericht. Dit comité kijkt toe op het verbruik en het gebruik van geneesmiddelen binnen de instelling, en stelt zo nodig richtlijnen en protocollen op.

  • Het geneesmiddelenverbruik in de ziekenhuizen wordt nauwkeurig bijgehouden (financiering, terugbetaling, budget, financiële middelen, rationeel gebruik) en de informatie wordt aan de betrokken instanties (Rijksinstituut voor ziekte- en invaliditeitsverzekering (RIZIV), Federale Overheidsdienst (FOD) Volksgezondheid) bezorgd.

  • In het kader van het contract kwaliteit en patiëntveiligheid (meerjarenplan 2007-2012) wordt de ziekenhuizen gevraagd om, met het oog op het melden van incidenten, een patiëntenveiligheidsmanagementsysteem op te zetten. Uit het laatste rapport blijkt dat 28 % van de gemelde incidenten betrekking hebben op het gebruik van geneesmiddelen. De meeste verbeteracties die naar aanleiding van een incident werden opgezet gingen over medicatie (20 %).

  • In het kader van de Minimale Verpleegkundige Gegevens (beoordeling van de werklast gekoppeld aan financiering van de ziekenhuizen) worden elementen met betrekking tot het toedienen van medicatie (IM, S, ID, IV) verzameld.

  • De federale overheid heeft tussen 2005 en 2011 het BelRAI-instrument (de Belgische versie van het internationale MDS-RAI-instrument) ontwikkeld dat tevens de medicatieproblematiek dekt.  

2.

  • Sinds 2007 loopt er het nationaal proefproject “Evaluatie van de impact van de klinische farmacie in het ziekenhuis”, waarbij de klinische apotheker met het zorgteam op de verpleegafdelingen samenwerkt om zo de op de patiënt gerichte farmaceutische zorgverlening te optimaliseren. Hieruit blijkt dat door deze samenwerkingsverbanden (artsen-apotheker-verpleegkundige) risico’s op incidenten met geneesmiddelen worden geïdentificeerd en gereduceerd. Het blijkt ook dat de complementariteit rond medicatie op prijs wordt gesteld, dat er meer aandacht is voor de continuïteit van de geneesmiddelentherapie, dat artsen en verpleegkundigen tevreden zijn om met een ziekenhuisapotheker samen te werken, en dat de toediening van geneesmiddelen geoptimaliseerd wordt.

    Verschillenden ziekenhuizen hebben verpleegkundigen opgeleid en ingezet om bij opname van de patiënt een grondige geneesmiddelenanamnese uit te voeren. Dus binnen de proefprojecten klinische farmacie worden de verpleegkundigen aanzien als partners in het medicatiegebeuren.

    We vragen om binnen alle proefprojecten het opname- en ontslagbeleid uit te rollen. Vanaf 2013 worden de initiatieven rond de klinische farmacie en de transmurale zorg aangemoedigd en ontwikkeld (zie verder).

  • Voor de volgende overeenkomst en het meerjarenplan betreffende de kwaliteit en de patiëntenveiligheid 2013-2017 zal er in het bijzonder aan de ziekenhuizen gevraagd worden om aandacht te hebben voor de medicatieveiligheid.

  • Op 22 december 2010 werd door de Gemengde werkgroep “Coördinerend en Raadgevend Arts” (CRA) de synthesetekst “Voorstellen en maatregelen voor een betere coördinatie van het zorgbeleid in de rust- en verzorgingstehuizen” goedgekeurd. Deze tekst omvat specifieke taken en opdrachten voor de instellingen en de CRA met betrekking tot de verschillende aspecten van zorgevaluatie en kwaliteitsbevordering voor de ouderen. Het medicatiebeleid werd hierin opgenomen. Deze tekst resulteerde in een advies van de Nationale Raad voor Ziekenhuisvoorzieningen in februari laatstleden. Momenteel wordt de mogelijkheid onderzocht om deze aanbevelingen toe te passen.

  • Op 26 april 2010 heeft de Interministeriële Conferentie (IMC) een aantal aanbevelingen geformuleerd die in het document “Naar een beter medisch-farmaceutisch zorgbeleid in de woon- en zorgcentra: projecten ter ondersteuning van multidisciplinair overleg” zijn overgenomen. Op die basis wordt momenteel door het RIZIV een koninklijk besluit voorbereid om met 20 proefprojecten te starten, in overeenstemming met de opmerkingen die de interkabinettenwerkgroep “Ouderenzorgbeleid” formuleerde.

  • Ik meen dat de aandacht voor deze problematiek aan de betrokken opleidingsinstanties kan worden meegegeven.

  • Binnen een multidisciplinair zorgteam zouden we kunnen vragen om de verschillende functies en competenties te benoemen. De directies van de instellingen kunnen dit ontwikkelen en opvolgen.

  • Het federaal agentschap voor geneesmiddelen en gezondheidsproducten (FAGG) lanceerde eind 2010 een elektronische tool, beschikbaar via www.gelefiche.be, voor het melden van bijwerkingen van geneesmiddelen door artsen, apothekers en tandartsen, als alternatief voor de “papieren” gele meldingsfiches. In juli 2012 zal deze elektronische tool eveneens toegankelijk worden gemaakt voor verpleegkundigen. Het Federaal Agentschap voor geneesmiddelen en gezondheidsproducten (FAGG) zal de verpleegkundigen informeren, via de beroepsassociaties, over de terbeschikkingstelling van de tool en hen sensibiliseren over het belang van het melden van bijwerkingen.

3.

  • Binnen mijn diensten is de trigger tool gekend. Sommige ziekenhuizen passen hem in het kader van de overeenkomsten “Kwaliteit en Patiëntenveiligheid” toe. Een trigger tool is een methode van intern dossieronderzoek waarbij een retrospectieve analyse wordt uitgevoerd om het optreden van zorggerelateerde schade tijdens ziekenhuisopname vast te stellen met het doel de kwaliteit van patiëntenzorg te verbeteren (ontwikkelen van verbetertrajecten).

  • Een dergelijke multidisciplinaire analyse zal worden gepromoot in het kader van het volgende meerjarenplan (2013-2017). Om de ziekenhuizen te ondersteunen voorziet men de organisatie van specifieke workshops.

4.

  • Vanuit het FAGG worden er acties ondernomen om incidenten met geneesmiddelen te registreren.

  • In het kader van de geneesmiddelenbewaking worden meldingen bij het FAGG ingediend (gele fiche).

Meer info vindt men op www.mfc-cmp.be en www.patent-safety.be.