SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2010-2011 Zitting 2010-2011
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30 mars 2011 30 maart 2011
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Question écrite n° 5-1937 Schriftelijke vraag nr. 5-1937

de Anke Van dermeersch (Vlaams Belang)

van Anke Van dermeersch (Vlaams Belang)

au vice-premier ministre et ministre des Finances et des Réformes institutionnelles

aan de vice-eersteminister en minister van Financiën en Institutionele Hervormingen
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Paradis fiscaux - Échange de données bancaires - Modèle de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) - Concept de " mesures défensives " Belastingparadijzen - Uitwisseling van bankgegevens - Standaard van de Organisatie voor economische samenwerking en ontwikkeling (OESO) - Begrip " defensieve maatregelen " 
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évasion fiscale
secret bancaire
OCDE
administration fiscale
échange d'information
fraude fiscale
belastingvlucht
bankgeheim
OESO
belastingadministratie
uitwisseling van informatie
belastingfraude
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30/3/2011 Verzending vraag
24/5/2011 Antwoord
30/3/2011 Verzending vraag
24/5/2011 Antwoord
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Question n° 5-1937 du 30 mars 2011 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 5-1937 d.d. 30 maart 2011 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

Même si les paradis fiscaux peuvent être tenus d'accepter le modèle de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) en matière d'échange de données bancaires, on doute qu'ils veuillent et puissent effectivement procéder à l'échange nécessaire d'informations bancaires.

Le ministre des Finances a fait observer, dans le rapport de la Cour des comptes " Coopération internationale des administrations fiscales belges ", que le Forum mondial sur la transparence et l'échange de renseignements à des fins fiscales avait lancé, en septembre 2009, une procédure dite d'" évaluation par les pairs ". Le cadre législatif et réglementaire en matière de transparence et d'échange d'informations ainsi que le fonctionnement pratique de l'échange d'informations de tous les États qui se sont engagés à mettre en œuvre la norme internationale de transparence et d'échange d'informations fiscales sont ainsi examinés et évalués avec rigueur. Les États dont les résultats seraient négatifs pourront faire l'objet de mesures " défensives " coordonnées à l'initiative de l'OCDE et du G20.

1) De quelles mesures défensives s'agit il ? Une liste complète est elle disponible ?

2) La Belgique soutient elle l'ensemble de ces mesures " défensives " ou émet elle certaines réserves ?

3) La Belgique satisfait elle sur tous les points aux critères appliqués dans cette évaluation par les pairs en matière de transparence et d'échange d'informations fiscales ?

 

Zelfs als belastingparadijzen gedwongen kunnen worden om de standaard van de Organisatie voor economische samenwerking en ontwikkeling (OESO) voor de uitwisseling van bankgegevens te aanvaarden, dan is het nog twijfelachtig of zij ook effectief willen en kunnen overgaan tot de noodzakelijke uitwisseling van bankinformatie.

De geachte minister van Financiën merkte in het rapport van het Rekenhof " Internationale samenwerking van de Belgische belastingdiensten " op dat het Mondiaal Forum inzake transparantie en uitwisseling van fiscale informatie, sinds september 2009 is gestart met de zogenaamde Peer Review. Hierbij wordt zowel het wetgevend en reglementair kader inzake transparantie en uitwisseling van inlichtingen als de praktische werking van de uitwisseling van inlichtingen van alle Staten die zich engageerden om de internationale standaard inzake transparantie en uitwisseling van fiscale inlichtingen te implementeren, grondig onderzocht en beoordeeld. Staten die negatief worden beoordeeld, riskeren onder impuls van de OESO en de G20 het voorwerp uit te maken van gecoördineerde " defensieve " maatregelen.

1) Om welke " defensieve " maatregelen gaat het hierbij? Is deze lijst in extenso beschikbaar?

2) Staat België achter het geheel van deze " defensieve " maatregelen, of maakt het voorbehoud bij een aantal daarvan?

3) Voldoet België inzake transparantie en uitwisseling van fiscale informatie zelf op alle punten aan de criteria die in deze Peer Review worden gehanteerd?

 
Réponse reçue le 24 mai 2011 : Antwoord ontvangen op 24 mei 2011 :

L’honorable membre trouvera ci-après les réponses à ses questions :

1. L’idée d’établir une liste de mesures défensives coordonnées a été lancée dans le rapport d’étape 2004 relatif au projet de l’OCDE sur les pratiques fiscales dommageables. La partie 4 de ce rapport (qui peut être consulté sur le site web de l’OCDE : http://www.oecd.org/dataoecd/60/34/30901107.pdf) définit le cadre pour une application coordonnée de mesures défensives et contient une liste de mesures défensives potentielles. Il est difficile de reproduire ici la liste complète de ces mesures, mais il est question notamment d’un refus d’appliquer la méthode de l’exemption ou d’une adaptation de la méthode de l’imputation, d’un refus de certaines déductions fiscales, exemptions ou crédits d’impôts, ou encore de l’introduction d’une obligation d’information en ce qui concerne les paiements à des personnes établies dans des pays qui n’ont pas mis un terme à leurs pratiques fiscales dommageables, etc.

Jusqu’à présent, aucun consensus n’a pu être dégagé au sein de l’OCDE en ce qui concerne la coordination de mesures défensives et chaque pays est donc entièrement libre, en principe, de faire ses propres choix.

2. La Belgique soutient le principe de l’application de mesures défensives, comme en témoigne notamment la récente introduction de l’article 307, paragraphe 1er, alinéas 3 à 6 du Code des impôts sur les revenus 1992 par la Loi-programme du 23 décembre 2009 (Moniteur belge du 30 décembre 2009 : voir le commentaire administratif ad hoc dans la circulaire n° AAF 13/2010 – Ci.RH.421/607.890 (AAF 64/2010) du 30 novembre 2010). Cet article a introduit une obligation de déclaration en ce qui concerne certains paiements à des personnes établies dans des États qui n’appliquent pas effectivement, ou de manière substantielle, le standard OCDE en matière d’échange de renseignements ou dans des États à fiscalité inexistante ou peu élevée. Une nouvelle disposition en matière de sanctions est en outre couplée à cette nouvelle mesure. Il s’agit de la non-déductibilité de certains paiements conformément à l’article 198, alinéa 1er, 10° de ce même code. À côté de ces mesures récentes, le droit fiscal belge, comme l’honorable membre le sait certainement, comporte depuis de nombreuses années déjà diverses dispositions anti-abus, qui sont dans certains cas comparables aux mesures défensives évoquées ci-avant.

3. Le rapport du groupe d’examen par les pairs (peer review Group) du Forum Mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales relatif au cadre juridique et réglementaire de la Belgique (phase 1 de l’examen par les pairs) a été publié en avril 2011. Le rapport est basé sur la situation existant en novembre 2010. Ce rapport constate une déficience dans la législation interne belge en vue de l’échange international de renseignements bancaires et incite dès lors la Belgique à terminer aussi rapidement que possible les procédures de ratification d’un nombre significatif des accords qui ont été signés en vue de satisfaire au standard international sur le plan de l’échange de renseignements bancaires. À cette condition, la Belgique est admise à la phase 2 de l’examen par les pairs durant la seconde moitié de 2012.

Le gouvernement n’a toutefois pas voulu courir le risque que ces procédures de ratification ne soient pas terminées en temps voulu en raison du fait que les nouveaux instruments conventionnels ont été qualifiés de traités mixtes, et a inséré dans la loi du 14 avril 2011 portant des dispositions diverses (Moniteur belge du 6 mai 2011) une disposition (article 55) qui permet, à partir du 1er juillet, d’échanger sur la base du réseau existant de conventions fiscales (et dans le cadre de la directive CE en matière d’assistance mutuelle) des renseignements bancaires avec plus de 80 pays partenaires. Selon les informations dont je dispose, la publication d’un rapport d’examen par les pairs complémentaire sur la Belgique est envisagée. Ce rapport complémentaire devrait indiquer que la déficience évoquée ci-avant de la législation belge a été complètement supprimée par la nouvelle disposition.

Het geachte lid vindt hierna de antwoorden op haar vragen:

1. Het idee van de opstelling van een lijst van gecoördineerde defensieve maatregelen werd gelanceerd in het vooruitgangsrapport van 2004 met betrekking tot het project van de OESO inzake schadelijke belastingpraktijken. Deel 4 van dat rapport, dat geraadpleegd kan worden op de website van de OESO: http://www.oecd.org/dataoecd/60/34/30901107.pdf, omschrijft het kader voor een gecoördineerde toepassing van defensieve maatregelen en omvat ook een lijst van mogelijke defensieve maatregelen. Het weergeven van de volledige lijst in het antwoord uw vraag zou veel te ver leiden, maar het gaat onder meer om de weigering tot toepassing van de vrijstellingsmethode of om een aanpassing van de verrekeningsmethode, of het weigeren van fiscale aftrekken, vrijstellingen of belastingkredieten, of nog de invoering van een informatieverplichting voor betalingen gedaan aan personen die gevestigd zijn in landen die hun schadelijke belastingpraktijken niet hebben afgebouwd, enz.

Tot nog toe kon binnen de OESO geen consensus worden bereikt over een coördinatie van de defensieve maatregelen en kan elk land dus in principe volledig vrij zijn keuze bepalen.

2. Dat België achter het principe van de toepassing van defensieve maatregelen staat mag onder meer blijken uit de recente invoering van artikel 307, paragraaf 1, derde tot zesde lid van het Wetboek van de inkomstenbelastingen 1992 door de programmawet van 23 december 2009 (Belgisch Staatsblad van 30 december 2009 : zie de administratieve commentaar ad hoc in circulaire nr. AFZ 13/2010 – Ci.RH.421/607.890 (AAF 64/2010) van 30 november 2010. Door dit artikel werd een aangifteverplichting ingevoerd wat betreft bepaalde betalingen aan personen die gevestigd zijn in Staten die de OESO-standaard inzake uitwisseling van inlichtingen niet effectief of niet substantieel toepassen of in Staten zonder of met een lage belasting. Aan deze nieuwe maatregel werd bovendien ook een nieuwe sanctiebepaling gekoppeld. Het betreft de niet aftrekbaarheid van bepaalde betalingen overeenkomstig artikel 198, eerste lid, 10° van hetzelfde wetboek. Zoals het geachte lid ongetwijfeld weet omvat het Belgisch belastingrecht naast deze recente maatregel reeds jarenlang diverse andere anti-misbruik bepalingen die in een aantal gevallen vergelijkbaar zijn met de hoger bedoelde defensieve maatregelen.

3. Het rapport van de peer review groep van het Mondiaal Forum inzake fiscale transparantie en uitwisseling van inlichtingen met betrekking tot het wettelijk en reglementair kader in België (fase 1 van de peer review) is intussen in april 2011 gepubliceerd. Het rapport is gebaseerd op de situatie in november 2010. Het rapport stelt een leemte vast in de Belgische interne wetgeving met het oog op de internationale uitwisseling van bankinformatie en spoort België derhalve aan om zo snel mogelijk de ratificatieprocedures af te ronden van een significant aantal akkoorden die het heeft ondertekend om te voldoen aan de internationale standaard op het vlak van de uitwisseling van bankgegevens. Op die voorwaarde wordt België toegelaten tot fase 2 van de peer review in de tweede helft van 2012.

De regering heeft het risico niet willen lopen dat de betrokken ratificatieprocedures ingevolge de kwalificatie van de nieuwe verdragsinstrumenten als gemengde verdragen niet tijdig afgerond zouden kunnen worden, en heeft in de wet van 14 april 2011 houdende diverse bepalingen (Belgisch Staatsblad van 6 mei 2011) een bepaling (artikel 55) ingevoegd die toelaat vanaf 1 juli op grond van het bestaande netwerk van belastingverdragen (en in het kader van de EG richtlijn inzake wederzijdse bijstand) met meer dan 80 partnerlanden bankinformatie uit te wisselen. Volgens de informatie waarover ik beschik, wordt de publicatie van een aanvullend peer review rapport over België in het vooruitzicht gesteld, waarin zou worden aangestipt dat de voormelde leemte in de Belgische wetgeving intussen door de nieuwe bepaling volledig is weggewerkt.