SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2007-2008 Zitting 2007-2008
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16 janvier 2008 16 januari 2008
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Question écrite n° 4-191 Schriftelijke vraag nr. 4-191

de Louis Ide (CD&V N-VA)

van Louis Ide (CD&V N-VA)

à la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique

aan de minister van Sociale Zaken en Volksgezondheid
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Bactéries nosocomiales - Différentes sortes - Utilisation d’antibiotiques - Données chiffrées Ziekenhuisbacteriën - Verschillende soorten - Antibioticagebruik - Cijfermateriaal 
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maladie infectieuse
antibiotique
hygiène publique
prévention des maladies
établissement hospitalier
politique de la santé
statistique officielle
répartition géographique
infection nosocomiale
infectieziekte
antibioticum
openbare gezondheidszorg
voorkoming van ziekten
ziekenhuis
gezondheidsbeleid
officiële statistiek
geografische spreiding
ziekenhuisinfectie
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16/1/2008Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 14/2/2008)
19/2/2008Antwoord
16/1/2008Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 14/2/2008)
19/2/2008Antwoord
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Question n° 4-191 du 16 janvier 2008 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 4-191 d.d. 16 januari 2008 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

En ce qui concerne la question écrite nº 52-021 de Mme Della Faille de Leverghem relative aux infections nosocomiales (Chambre, Questions écrites et réponses nº 52-006, p. 386), le prédécesseur du ministre a répondu que le nombre de victimes contaminées par cette bactérie était en diminution. Il s’agit là bien entendu d’une excellente nouvelle. Néanmoins, il n’existe pas qu’une seule bactérie nosocomiale. Il y en a plusieurs dont le staphylocoque doré résistant à la méthicilline (SDRM). Une grande partie du problème est également due à la consommation excessive d’antibiotiques. Le docteur D. Monnet du Statens Serum Instituut Kopenhagen a émis le constat suivant : Plus on se trouve au nord de l’Europe, moins on consomme d’antibiotiques, plus on consomme de vieux antibiotiques à spectre étroit et l’on consomme d’autant moins de nouveaux antibiotiques puissants. Par conséquent, les bactéries sont de moins en moins résistantes. L’inverse s’applique au sud de l’Europe. Selon le docteur Monnet, tout cela a un rapport avec le nord « calviniste » qui respecte mieux les règles et les directives que le sud latin. Dans mon livre « Lof der Gezondheid » (Eloge de la santé), je montre d’ailleurs que la ligne de rupture entre le nord et le sud de l’Europe coïncide avec la frontière linguistique laquelle marque également une rupture en matière de soins.

Le professeur Jan De Maeseneer souscrit à cette constatation.

Dès lors, il importe également de connaître les chiffres par communauté afin de pouvoir travailler en partant de la communauté.

C’est pourquoi je souhaiterais obtenir une réponse aux questions suivantes :

Combien de cas de SDRM ont-ils été enregistrés dans les hôpitaux flamands pour les années 2003, 2004, 2005, 2006, 2007 ?

Combien de cas de SDRM ont-ils été enregistrés dans les hôpitaux wallons pour les années 2003, 2004, 2005, 2006, 2007 ?

Combien de cas de SDRM ont-ils été enregistrés dans les hôpitaux néerlandophones à Bruxelles pour les années 2003, 2004, 2005, 2006, 2007 ?

Combien de cas de SDRM ont-ils été enregistrés dans les hôpitaux francophones à Bruxelles pour les années 2003, 2004, 2005, 2006, 2007 ?

D’autres « bactéries nosocomiales » sont-elles également suivies, telles que les bactéries avec le mécanisme de résistance ESBL (extended spectrum beta lactamase) ou l’enterobacter aerogenes multirésistant (MREA)? Dans l’affirmative, quels sont les chiffres à cet égard pour la Flandre, la Wallonie et Bruxelles (néerlandophone vs francophone) pour les années 2003 à 2007, pour autant qu’ils soient disponibles ?

Qu’en est-il du nombre de cas de Clostridium difficile (CD) ? Quels sont les chiffres pour la Flandre, la Wallonie, Bruxelles (néerlandophone vs francophone) pour les années 2003 à 2007, pour autant qu’ils soient disponibles ?

 

In antwoord op de schriftelijke vraag nr. 52-021 van mevrouw Della Faille de Leverghem in verband met de ziekenhuisbacterie (Kamer, Schriftelijke vragen en antwoorden nr. 52-006, blz. 386), antwoordde de voorganger van de geachte minister dat het aantal gevallen van slachtoffers die besmet worden door deze bacterie daalt. Dit is uiteraard heel goed nieuws. Doch dé ziekenhuisbacterie bestaat niet. Er zijn er meerdere en de methicilline resistente Staphylococcus aureus (MRSA) is daar ééntje van. Veel van de problematiek heeft ook te maken met het overdadig verbuik aan antibiotica. Een stelling die geponeerd werd door dokter-collega D. Monnet van het Statens Serum Instituut Kopenhagen luidt trouwens als volgt: Hoe noorderlijker men opschuift in Europa, hoe minder antibiotica er verbruikt wordt, hoe meer oude, smal spectrum antibiotica er gebruikt worden en des te minder nieuwe zware antibiotica worden gehanteerd. Hoe minder resistente bacteriën er bijgevolg ook zijn. Het omgekeerde geldt voor het zuiden van Europa. Alles heeft volgens de man te maken met het “Calvinistische” noorden dat de regels en richtlijnen beter opvolgt in tegenstelling tot het Latijnse zuiden. In mijn boek “Lof der Gezondheid” toon ik trouwens aan dat de Europese breuklijn tussen Noord en Zuid valt op de taalgrens die ook een zorggrens is.

Dit is een stelling die professor Jan De Maeseneer onderschrijft.

Daarom is het ook belangrijk de cijfers te kennen per gemeenschap om op die manier georiënteerd naar de gemeenschap toe te kunnen werken.

Daarom had ik graag antwoord gehad op volgende vragen:

Hoeveel gevallen van MRSA zijn er geregistreerd in ziekenhuizen in Vlaanderen tijdens de jaren 2003, 2004, 2005, 2006, 2007?

Hoeveel gevallen van MRSA zijn er geregistreerd in ziekenhuizen in Wallonië tijdens de jaren 2003, 2004, 2005, 2006, 2007?

Hoeveel gevallen van MRSA zijn er geregistreerd in Nederlandstalige ziekenhuizen in Brussel tijdens de jaren 2003, 2004, 2005, 2006, 2007?

Hoeveel gevallen van MRSA zijn er geregistreerd in Franstalige ziekenhuizen in Brussel tijdens de jaren 2003, 2004, 2005, 2006, 2007?

Worden ook andere zogenaamde “ziekenhuisbacteriën” opgevolgd? Zoals bacteriën met het resistentiemechanisme: ESBL (extended spectrum beta lactamase) zoals de multiresistente Enterobacter aerogenes (MREA)? Zo ja, wat zijn de cijfers in dit kader, en dit voor Vlaanderen, Wallonië, Brussel (Nederlandstalig versus Franstalig) voor 2003-2007, voor zover beschikbaar?

Hoe zit het met het aantal Clostridium difficile (CD) gevallen? Wat zijn de cijfers hier, en dit voor Vlaanderen, Wallonië, Brussel (Nederlandstalig versus Franstalig)voor 2003-2007, voor zover beschikbaar?

 
Réponse reçue le 19 février 2008 : Antwoord ontvangen op 19 februari 2008 :

Le Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (MRSA) appartient aux pathogènes les plus fréquemment impliqués dans les infections nosocomiales. Le nez est le plus important réservoir du MRSA, mais d'autres localisations comme le périnée, la gorge ou les plaies peuvent également être colonisées. Les mains du personnel soignant constituent la voie de transmission la plus fréquemment impliquée dans la transmission du germe d'un patient colonisé ou infecté vers un autre patient.

Le MRSA est souvent qualifié à tort comme « le microbe hospitalier » par la presse. À côté du MRSA il y a beaucoup d'autres germes à l'origine des infections et des épidémies au sein des hôpitaux.

La prise en charge de la problématique de la résistance s'appuie sur deux piliers très importants :

— la prévention primaire concerne l'évitement du développement de la résistance par une politique antibiotique rationnelle à tous les niveaux des soins de santé : les soins de première ligne, les soins à domicile, au sein des hôpitaux ainsi que dans les structures de soins pour personnes âgées et handicapées.

Une politique rationnelle de l'antibiothérapie est aussi requise dans les secteurs en dehors de la médecine humaine;

— la prévention secondaire se rapporte à la prévention de la transmission croisée de germes hospitaliers résistants par l'application stricte des mesures d'hygiène. L'hygiène des mains est primordiale dans tous les secteurs des soins de santé décrits ci-dessus.

Dans notre pays, la problématique du MRSA est activement prise en charge depuis une quinzaine d'années déjà, s'appuyant sur l'élaboration de recommandations nationales, la promotion de l'hygiène des mains et le développement d'une politique antibiotique rationnelle.

Les résultats récents de la surveillance nationale du MRSA dans les hôpitaux aigus montrent une évolution favorable du taux de résistance (rapport MRSA/nombre total de souches de Staphylococcus aureus) et de l'incidence du nombre de patients avec un MRSA nosocomial (acquis à l'hôpital).

Le taux de résistance national dans les hôpitaux ayant participé à cinq périodes de surveillance au moins a d'abord chuté de 25 % en 1994 à 13 % en 1998 pour augmenter ensuite progressivement et de façon constante jusqu'à 31,6 % (premier semestre 2005). À partir du 2e semestre de 2005 nous observons enfin une nouvelle tendance à la baisse atteignant un taux de résistance médian de 22,9 % au cours du dernier semestre de 2006. Des différences régionales sont toutefois présentes. Les taux de résistance étaient plus élevés à Bruxelles et en Wallonie qu'en Flandre. Mais la tendance à la baisse des deux dernières années à été observée dans les trois régions. Au cours du dernier semestre de 2006 cette différence n'est plus statistiquement significative : Flandre : 22 %, Wallonie : 24,7 % et Bruxelles : 21,1 %.

Une répartition des résultats pour les hôpitaux Bruxellois en fonction de leur appartenance linguistique n'a pas de sens car les petits nombres ne permettent plus de comparaisons fiables. De plus, il faut tenir compte du fait qu'un nombre important des hôpitaux bruxellois sont en fait des grands complexes hospitaliers universitaires qui, par définition, prennent en charge des patients avec un risque infectieux élevé venant des différentes régions de notre pays ainsi que de pays étrangers.

Médiane des taux de résistance ( %) : hôpitaux ayant participé au moins cinq fois entre 1994 et 2006
Année/semestreFlandreWallonieBruxelles
2003/127,73136,8
2003/226,73233,4
2004/128,534,834,4
2004/228,43030,7
2005/129,436,634,7
2005/222,23032,5
2006/127,131,528,3
2006/22224,721,1

L'évolution de l'incidence de MRSA nosocomial a suivi également une tendance similaire.

L'incidence nationale de MRSA nosocomial dans les hôpitaux (minimum cinq participations) a diminué dans un premier temps de 3,6 nouveaux cas de MRSA nosocomial pour 1 000 admissions (1994) à 1,5 cas en 1999 pour augmenter ensuite progressivement mais de façon constante et atteindre 3 cas pour 1 000 (2e semestre 2003).

Après, une tendance en baisse atteignant 1,9 cas pour 1 000 est observée au cours du dernier semestre de 2006.

Là également, des différences régionales ont été constatées. Les incidences étaient plus élevées à Bruxelles et en Wallonie qu'en Flandre.

La tendance en baisse récente a toutefois été observée dans les trois régions. Au cours du dernier semestre de 2006 l'incidence s'élevait à 1,5 cas pour 1 000 en Flandre, à 2,4 cas à Bruxelles et à 2,6 cas en Wallonie.

Médiane des incidences de MRSA nosocomial pour 1 000 admissions : hôpitaux avec minimum cinq participations entre 1994 et 2006
Année/semestreFlandreWallonieBruxelles
2003/12,23,84,7
2003/22,53,45,7
2004/12,54,46,2
2004/22,43,34,3
2005/122,84,2
2005/21,73,83,6
2006/12,32,93,4
2006/21,52,62,4

La baisse du taux de résistance ainsi que de l'incidence de MRSA nosocomial est influencée par :

1) la politique antibiotique menée. La création de groupes de gestion de l'antibiothérapie dans un nombre (encore limité à l'époque) d'hôpitaux et les campagnes nationales pour une utilisation rationnelle des antibiotiques dans le secteur ambulatoire peuvent jouer un rôle explicatif dans cette évolution;

2) la prévention de la transmission croisée par une application correcte de l'hygiène des mains et d'autres pratiques d'hygiène dans les institutions. Les campagnes nationales de promotion de l'hygiène des mains (Plate-forme fédérale d'hygiène hospitalière, 2005 et 2006) dans les hôpitaux aigus contribuent à l'évolution favorable de MRSA acquis à l'hôpital. Les résultats de ces campagnes ont été un franc succès résultant en une amélioration notable de la compliance après les campagnes. Elles doivent être répétées régulièrement afin de consolider leurs effets. Il faudrait également envisager d'élargir ces campagnes aux maisons de repos;

3) la révision (2004) des recommandations nationales pour le contrôle de la transmission du MRSA dans les hôpitaux (BICS).

Enterobacteriaceae productrices de BLSE :

La section épidémiologie de l'ISP surveille également d'autres germes hospitaliers importants tels que les Enterobacteriaceae productrices de BLSE. Cette surveillance porte sur la production de BLSE par Enterobacter aerogenes (surveillance BLSE depuis 2002), Escherichia coli et Klebsiella pneumoniae (depuis le 2e semestre de 2005).

Actuellement, la participation à ces surveillances est encore assez limitée et irrégulière. Il faut dès lors être prudent dans les conclusions qu'on pourrait en tirer : pour le deuxième semestre de 2006 seulement trente-quatre hôpitaux on pu fournir des données pour le volet Enterobacter aerogenes BLSE+, quarante-sept pour le volet E. coli et quarante-cinq pour K. pneumoniae.

Dans les hôpitaux ayant participé au moins trois fois à la surveillance depuis 2002, la moyenne des proportions ESBL+ E. aerogenes (ESBL+/E. aerogenes) fluctue entre 30,7 % minimum et 41,5 % maximum. Aucun trend particulier n'a été observé. Le tableau ci-dessous reflète les chiffres nationaux :

Moyenne des proportions d'E. aerogenes BLSE+ : hôpitaux avec minimum trois participations entre 2002 et 2006
Année/semestreBelgique
2003/135,8
2003/230,3
2004/138,1
2004/230,7
2005/137,5
2005/241,5
2006/132,2
2006/241,2

Vu le petit nombre d'institutions capables de fournir des données concernant E. aerogenes ESBL+ et qui ont participé régulièrement (minimum trois fois) à la surveillance, il est actuellement impossible de livrer des résultats statistiquement fiables par région. Dans certains sous-groupes il y a seulement cinq hôpitaux !

En ce qui concerne la surveillance de E. coli et K. pneumoniae BLSE+, des données sont disponibles pour trois périodes de surveillance (2005/2, 2006/1 et 2).

La moyenne des proportions de E. coli BLSE+ augmentait de 4 % (2005/2) à 4,8 % en 2006/2. Au cours de la même période, la moyenne des proportions de K. pneumoniae BLSE+ évoluait de 6,7 % à 9,7 %.

Les résultats de E. coli BLSE+ par région (sous réserve, vu petits nombres dans sous-groupes) se ventilent comme suit :

Moyenne des proportions de E. coli BLSE+ : tous les hôpitaux participants
Année/semestreFlandreWallonieBruxelles
2005/24,42,75,2
2006/14,33,37,2
2006/25,136,5

Les résultats de K. pneumoniae BLSE+ par région (sous réserve, vu petits nombres dans sous-groupes) se ventilent comme suit :

Moyenne des proportions de K. pneumoniae BLSE+ : tous les hôpitaux participants
Année/semestreFlandreWallonieBruxelles
2005/27,45,36
2006/19,27,34,7
2006/299,612,7

Clostridium difficile (ribotype 027)

La surveillance du Clostridium difficile comporte deux volets. D'une part un volet épidémiologique permettant l'étude de l'origine de la contamination ainsi que de la prévalence des facteurs de risque pour le développement de symptômes et de complications. Depuis juillet 2007, la participation est rendue obligatoire pendant au moins 6 mois par an.

D'autre part, il y a un volet microbiologique où on demande aux hôpitaux d'envoyer chaque semestre maximum cinq souches au laboratoire national de référence (Prof. Michel Delmée, UCL St-Luc) pour typage des souches (notamment ribotypage). Ce volet nous informe sur la proportion des souches de ribotype 027 dans la pathologie causée par C. difficile dans les hôpitaux belges.

Nombre de souches positives pour le ribotype 027 sur le nombre total de souches testées
AnnéeFlandreWallonieBruxelles
200672/300 (24 %)38/133(28 %)113/249 (45 %)
200759/398 (15 %)60/258 (23 %)39/239 (16 %)

Nombre de laboratoires avec au moins un échantillon positif sur le nombre total de laboratoires ayant envoyé des souches
AnnéeFlandreWallonieBruxelles
200616/34(47 %)13/27(48 %)7/11 (63 %)
200713/36(36 %)9/23 (39 %)8/9 (88 %)

Le premier cas belge de C. difficile (ribotype 027) a été observé à Ypres en septembre 2005. Depuis l'épidémie en 2006 le nombre de cas associés au ribotype 027 semble en diminution.

De methicilline resistente Staphylococcus aureus (MRSA) behoort tot de ziekteverwekkers die het meest frequent betrokken zijn bij nosocomiale infecties. De neus is het belangrijkste MRSA-reservoir, maar ook andere lokalisaties zoals het perineum, de keel of wonden kunnen gekoloniseerd zijn. Rechtstreeks contact tussen een gekoloniseerde of geïnfecteerde patiënt en een andere via een tijdelijke besmetting van de handen van verzorgend personeel vormt de belangrijkste over-drachtswijze.

In de pers wordt MRSA, ten onrechte als « de ziekenhuisbacterie » bestempelt. Het is echter fout omdat naast MRSA nog tal van andere microorganismen voor infecties en epidemieën zorgen in ziekenhuizen.

De aanpak van de resistentieproblematiek steunt op twee zeer belangrijke pijlers :

— de primaire preventie heeft betrekking op het voorkomen van resistentieontwikkelinq door een rationeel antibioticabeleid uit te schrijven op alle niveaus van de gezondheidszorg : zowel in de eerstelijnszorg, thuiszorg, in ziekenhuizen alsook in collectieve zorginstellingen voor bejaarden en gehandicapten.

Een rationeel antibioticabeleid is tevens nodig in sectoren buiten de humane geneeskunde;

— de secundaire preventie heeft betrekking op het voorkomen van de (kruis)overdracht van resistente ziekenhuisbacteriën door het strikt toepassen van hygiënemaatregelen waaronder handhygiëne de allerbelangrijkste is en dit eveneens in alle hierboven beschreven niveaus van de gezondheidszorg.

In ons land wordt de MRSA problematiek reeds sinds een vijftiental jaren zeer actief aangepakt door een gecoördineerd beleid waarvan de uitwerking van nationale aanbevelingen, promotie van handhygiëne en het uitwerken van een rationeel antibioticabeleid de grote krachtlijnen zijn.

Recente resultaten van de nationale surveillance van MRSA in acute ziekenhuizen tonen een gunstige evolutie van zowel het resistentiecijfer (verhouding MRSA/totaal aantal Staphylococcus aureus stammen) als van de incidentje van het aantal patiënten met nosocomiale MRSA (in het ziekenhuis verworven).

Het nationaal resistentiecijfer van ziekenhuizen die minstens aan vijf surveillanceperiodes deelnamen daalde aanvankelijk van 25 % in 1994 naar 13 % in 1998 om vervolgens terug geleidelijk maar constant toe te nemen tot 31,6 % (eerste semester van 2005). Vanaf het tweede semester van 2005 observeren we eindelijk opnieuw een dalende trend en bereiken tijdens het laatste semester van 2006 een mediaan resistentiecijfer van 22,9 %. Regionale verschillen zijn evenwel aanwezig. Resistentiecijfers waren hoger in Brussel en in Wallonië dan in Vlaanderen. De dalende trend van de twee laatste jaren werd echter waargenomen in de drie regio en tijdens het laatste semester van 2006 was dit verschil tussen regio niet meer statistisch significant : Vlaanderen : 22 %, Wallonië : 24,7 % en Brussel : 21,1 %.

Een opsplitsing van resultaten voor Brusselse ziekenhuizen volgens taalrol heeft geen zin omdat door de kleine aantallen geen betrouwbare vergelijkingen meer mogelijk zijn. Verder dient men rekening te houden met het feit dat een belangrijk aantal van de Brusselse ziekenhuizen, grote universitaire ziekenhuiscomplexen zijn die per definitie patiënten met een hoog infectierisico verzorgen, afkomstig van de verschillende regio's van ons land alsook van andere landen.

Mediaan van de resistentiecijfer ( %) : ziekenhuizen met minstens vijf deelnames tussen 1994 en 2006
Jaar/semesterVlaanderenWalloniëBrussel
2003/127,73136,8
2003/226,73233,4
2004/128,534,834,4
2004/228,43030,7
2005/129,436,634,7
2005/222,23032,5
2006/127,131,528,3
2006/22224,721,1

Ook de evolutie van de incidentje van nosocomiale MRSA verliep vertoonde een gelijkaardige trend.

Het nationaal incidentiecijfer van nosocomiaal verworven MRSA in ziekenhuizen (minimum vijf deelnames) daalde aanvankelijk van 3,6 nieuwe nosocomiale MRSA-gevallen op 1 000 opnames in 1994 naar 1,5 in 1999 om vervolgens terug geleidelijk maar constant toe te nemen tot 3 op 1 000 (2e semester 2003).

Nadien observeren we opnieuw een dalende trend en bereiken tijdens het 2e semester van 2006 een mediaan incidentiecijfer van 1,9 op 1 000.

Ook hier werden regionale verschillen geobserveerd. Incidentiecijfers waren hoger in Brussel en in Wallonië dan in Vlaanderen.

De recente dalende trend werd echter geobserveerd in de drie regio en tijdens het laatste semester van 2006 bedroeg het incidentiecijfer voor Vlaanderen 1,5 op 1 000, in Brussel 2,4 op 1 000 en in Wallonië 2,6 op 1000.

Mediaan van de incidentiecijfers van nosocomiale MRSA op 1 000 opnames : ziekenhuizen met minstens vijf deelnames (1994 en 2006)
Jaar/semesterVlaanderenWalloniëBrussel
2003/12,23,84,7
2003/22,53,45,7
2004/12,54,46,2
2004/22,43,34,3
2005/122,84,2
2005/21,73,83,6
2006/12,32,93,4
2006/21,52,62,4

De daling van het resistentiecijfer en van de incidentie van nosocomiaal verworven MRSA wordt beïnvloed door :

1) het gevoerde antibioticabeleid. Het oprichten van antibiotica beleidsgroepen in een (toen nog beperkt) aantal ziekenhuizen alsmede de nationale campagnes voor rationeel antibioti-cagebruik georganiseerd voor de ambulante sector spelen hierin vermoedelijk een verklarende rol;

2) de preventie van kruistransmissie door het correct toepassen van handhygiëne en van andere hygiënepraktijken in de instellingen. De nationale campagnes ter bevordering van de handhygiëne (Federaal Platform voor Ziekenhuishygiëne, 2005 en 2006) in acute zorginstellingen dragen bij tot de gunstige evolutie van nosocomiaal verworven MRSA. De resultaten van deze campagnes wijzen op een belangrijk succes, met name een forse toename van de handhygiëne compliance na de campagnes. Deze campagnes dienen regelmatig herhaald te worden om het effect ervan te bestendigen. Ook moet worden overwogen deze campagnes uit te breiden naar de rusthuizen;

3) de revisie (2004) van de nationale richtlijnen ter preventie van overdracht van MRSA in de ziekenhuizen (BICS).

ESBL-producerende Enterobacteriaceae :

De afdeling epidemiologie van het WIV volgt ook andere belangrijke ziekenhuiskiemen op zoals ESBL-producerende Enterobacteriaceae. Deze surveillance heeft betrekking op ESBL-productie bij Enterobacter aerogenes (surveillance van ESBL-productie sinds 2002), Escherichia coli en Klebsiella pneumoniae (sinds 2e semester 2005).

Deelname aan de surveillance van ESBL-producerende Enterobacteriaceae is momenteel nog eerder beperkt en onregelmatig waardoor het gevaarlijk is om hieruit voorbarige conclusies te trekken : voor het 2e semester 2006 konden slechts vierendertig ziekenhuizen gegevens leveren voor het luik met betrekking tot ESBL-producerende Enterobacter aerogenes, zevenenviertig E. coli en vijfenviertig voor K. pneumoniae.

In ziekenhuizen die sinds 2002 minstens drie maal aan de surveillance deelnamen schommelde het gemiddelde van de ESBL+ E. aerogenes proportie (ESBL+/E. aerogenes) tussen 30,7 % minimum en 41,5 % maximum en was er geen echte trend observeerbaar. Onderstaande tabel geeft de nationale cijfers weer :

Gemiddelde van de proportie van ESBL+ E. aerogenes : ziekenhuizen met minstens drie deelnames tussen 2002 en 2006
Jaar/semesterBelgië
2003/135,8
2003/230,3
2004/138,1
2004/230,7
2005/137,5
2005/241,5
2006/132,2
2006/241,2

Gezien het klein aantal instellingen die gegevens konden leveren in verband met E. aerogenes ESBL+ en die voldoende regelmatig deelnamen (minimum drie maal) aan de surveillance is het momenteel onmogelijk om statistisch betrouwbare resultaten te leveren volgens regio. In sommige subgroepen zitten amper vijf ziekenhuizen !

Wat de surveillance van ESBL-producerende E. coli en K. pneumoniae betreft zijn gegevens beschikbaar voor drie surveillanceperiodes (2005/2, 2006/1 en 2).

Het gemiddelde van de proporties ESBL+ E. coli steeg van 4 % in 2005/2 naar 4,8 % in 2006/2. Tijdens dezelfde tijdspanne nam de gemiddelde proportie ESBL+ K. pneumoniae toe van 6,7 % naar 9,7 %.

De resultaten van ESBL+ E. coli volgens regio (onder voorbehoud gezien kleine aantallen in subgroepen) zijn als volgt :

Gemiddelde van de proporties van ESBL+ E. coli : alle deelnemende ziekenhuizen
Jaar/semesterVlaanderenWalloniëBrussel
2005/24,42,75,2
2006/14,33,37,2
2006/25,136,5

De resultaten van ESBL+ K. pneumoniae volgens regio (onder voorbehoud gezien kleine aantallen in subgroepen) zijn als volgt :

Gemiddelde van de proporties van ESBL+ K.pneumoniae: alle deelnemende ziekenhuizen
Jaar/semesterVlaanderenWalloniëBrussel
2005/27,45,36
2006/19,27,34,7
2006/299,612,7

Clostridium difficile (ribotype 027)

De surveillance voor Clostridium difficile bestaat uit twee luiken. Enerzijds een epidemiologisch luik waarbij de oorsprong van de besmetting alsook de prevalentie van de risicofactoren voor het ontwikkelen van de symptomen en verwikkelingen wordt nagegaan. Participatie is verplicht voor alle ziekenhuis tenminste 6 maanden per jaar sinds juli 2007.

Anderzijds is er een microbiologisch luik waarbij de ziekenhuizen maximaal vijf stammen per surveillance semester opsturen naar het nationaal referentielaboratorium (Prof. Michel Delmée, UCL St-Luc) waar verdere typering (onder meer ribotypering) van de stammen uitgevoerd wordt. Dit luik geeft inzicht in het aandeel van de 027-stam in de pathologie veroorzaakt door C. difficile in Belgische ziekenhuizen.

Aantal positieve stalen voor ribotype 027 op het totaal aantal geteste stammen
JaarVlaanderenWalloniëBrussel
200672/300 (24 %)38/133 (28 %)113/249 (45 %)
200759/398(15 %)60/258 (23 %)39/239 (16 %)

Aantal laboratoria met minstens één positief staal op het totaal aantal laboratoria die stalen opstuurden
JaarVlaanderenWalloniëBrussel
200616/34 (47 %)13/27(48 %)7/11 (63 %)
200713/36(36 %)9/23 (39 %)8/9 (88 %)

Het eerste Belgsich geval van C. difficile (ribotype 027) werd vastgesteld in Ieper in september 2005. Sinds de epidemie in 2006 lijkt het aantal ribotype 027 gevallen af te nemen.