Version à imprimer bilingue Version à imprimer unilingue

Question écrite n° 7-426

de Stephanie D'Hose (Open Vld) du 31 mars 2020

à la ministre de l'Emploi, de l'Economie et des Consommateurs, chargée de la Lutte contre la pauvreté, de l'Egalité des chances et des Personnes handicapées

Crise du coronavirus - Presse et chaînes régionales - Incidence - Préservation de la liberté de la presse - Concertation avec les Communautés - Mesures - Pouvoirs spéciaux (Covid-19)

maladie infectieuse
épidémie
presse
aide aux entreprises
liberté de la presse
délégation de pouvoir

Chronologie

31/3/2020 Envoi question (Fin du délai de réponse: 30/4/2020 )
1/10/2020 Dossier clôturé

Aussi posée à : question écrite 7-424
Aussi posée à : question écrite 7-425
Réintroduite comme : question écrite 7-684

Question n° 7-426 du 31 mars 2020 : (Question posée en néerlandais)

En raison de la chute spectaculaire des recettes publicitaires, les éditeurs de journaux locaux et régionaux ont cruellement besoin d'argent. Aux Pays-Bas, la presse régionale a d'ores et déjà fait savoir qu'elle ne pouvait plus payer les collaborateurs indépendants et qu'elle avait des craintes quant à leur subsistance. Je redoute un scénario similaire pour notre propre presse régionale.

Tant l'Association néerlandaise des journalistes (NVJ, «Nederlandse Vereniging van journalisten») que l'association sectorielle de la presse d'information néerlandaise (NNP, «De Nederlandsche Nieuwsbladpers») pour les toutes-boîtes locaux et régionaux lancent un appel à l'aide. Le ministre néerlandais des Médias, Arie Slob, également interpellé à ce sujet, déclare qu'il est attentif au problème.

La baisse des recettes publicitaires frappe la presse régionale et locale (radios et télévisions locales, journaux locaux) de plein fouet.

Ce sont surtout les éditeurs de toutes-boîtes et les radios locales qui ont le plus besoin des recettes publicitaires car ils ne perçoivent pas ou guère de revenus liés à des frais d'abonnement.

Aujourd'hui, les collaborateurs indépendants ne sont plus sollicités non plus ou le sont beaucoup moins. Le volume de travail a également diminué: il n'y a plus de compétitions sportives ni d'événements à couvrir.

Le président de la NVJ, Thomas Bruning, indique que la presse écrite est un secteur très sensible aux fluctuations de l'économie.

Aux Pays-Bas, les pouvoirs publics octroient une aide aux entrepreneurs qui subissent une perte de 20 % de leur chiffre d'affaires. Mais, pour les entreprises de presse, une perte de 10 % du chiffre d'affaires peut déjà être le coup de grâce.

Or les frais fixes, comme ceux de l'impression, ne diminuent pas.

Outre à la perte de revenus, les entreprises de presse et les radios et télévisions locales sont également confrontées à des arriérés de paiement.

La présente question porte sur une compétence transversale, partagée avec les Communautés. L'autorité fédérale est compétente pour la mise en œuvre de diverses mesures économiques au profit des entreprises touchées par la crise du coronavirus et pour la distribution des journaux par bpost.

Je souhaiterais vous poser les questions suivantes:

1) Comment réagissez-vous face aux problèmes des journaux et en particulier – mais pas exclusivement – des journaux régionaux et des radios et télévisions locales?

2) Vous êtes-vous déjà concerté avec les différents ministres compétents pour les médias au niveau des Communautés? Vous ont-ils déjà soumis des propositions? Si oui, pouvez-vous les expliquer? Quel est le contenu et le calendrier?

3) Quels efforts sont accomplis au niveau fédéral en vue d'aider les collaborateurs indépendants qui risquent de perdre une partie de leurs revenus? Pouvez-vous dresser la liste des mesures prises?

4) Pensez-vous comme moi que, compte tenu de la loi de pouvoirs spéciaux, la presse a un rôle essentiel à jouer en termes de pluralisme et de liberté d'expression et qu'il faut donc veiller à ce que les différents médias conservent une capacité financière suffisante pour pouvoir l'assumer? Pouvez-vous donner des explications détaillées à ce sujet?