Version à imprimer bilingue Version à imprimer unilingue

Question écrite n° 6-1969

de Bert Anciaux (sp.a) du 2 octobre 2018

à la secrétaire d'État à la Lutte contre la pauvreté, à l'Égalité des chances, aux Personnes handicapées, et à la Politique scientifique, chargée des Grandes Villes, adjointe au Ministre de la Sécurité et de l'Intérieur

Avions hybrides - Développement - Recherche scientifique - Soutien - Rôle pionnier de la Belgique - Concertation avec les entités fédérées

avion
véhicule non polluant
recherche et développement
industrie aéronautique
aéroport
circulation aérienne

Chronologie

2/10/2018 Envoi question (Fin du délai de réponse: 1/11/2018 )
16/11/2018 Rappel
9/12/2018 Dossier clôturé

Réintroduite comme : question écrite 6-2166

Question n° 6-1969 du 2 octobre 2018 : (Question posée en néerlandais)

La problématique des avions à et autour de Zaventem est une matière transversale. D'une part, le ministre fédéral de la Mobilité est chargé des routes aériennes et, d'autre part, les Régions sont compétentes pour les normes de bruit.

La politique scientifique et industrielle ainsi que son soutien relèvent de la compétence des ministres fédéraux chargés de l'Économie ou de la Politique scientifique, mais font également partie des compétences des Communautés et des Régions.

Le soutien et le développement des avions hybrides constituent une matière transversale au niveau de laquelle la secrétaire d'État à la Politique scientifique peut jouer un rôle important.

La presse a récemment annoncé que certains constructeurs d'avions ont finalement été sensibles à la demande de nombreuses autorités et citoyens qui souhaitent les voir construire des avions plus silencieux et plus propres. Ainsi, il a été annoncé que l'on commençait à construire des avions commerciaux capables d'atterrir et de décoller à l'électricité. Il va de soi que cette révolution technologique constituerait un énorme pas en avant dans la résolution du problème de nuisances sonores et d'émissions que connaît l'aéroport de Zaventem.

Si, à l'avenir, les avions peuvent atterrir et décoller à l'électricité, ils émettront beaucoup moins de substances nocives et les riverains de l'aéroport pourront enfin mener une vie de qualité.

Les secteurs scientifique et industriel, essentiels sur le plan de la production de ces avions (batteries, chimie, propulsion électrique, construction aéronautique, etc.), sont bien développés en Belgique, et il est dès lors fort probable que notre pays jouera (pourra jouer) un rôle pionnier dans le développement de ces avions de ligne hybrides.

1) Qu'a déjà fait la secrétaire d'État pour intensifier la pression internationale sur les constructeurs aéronautiques et les compagnies aériennes afin qu'ils produisent et utilisent le plus rapidement possible ces avions plus silencieux et plus propres ?

2) Peut-elle prendre et soutenir des initiatives en ce sens, en collaboration avec les gouvernements régionaux ?

3) Quand pense-t-elle que l'on pourra utiliser régulièrement des avions hybrides ? N'est-ce pas là un domaine dans lequel notre pays peut jouer un rôle pionnier ?

4) Le gouvernement fédéral peut-il soutenir la recherche scientifique en cette matière ? La secrétaire d'État se concertera-t-elle avec ses collègues des gouvernements régionaux sur cette question ?