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Question écrite n° 6-1096

de Bert Anciaux (sp.a) du 31 octobre 2016

au vice-premier ministre et ministre de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé de la Régie des bâtiments

Armement des auxiliaires et des agents de police - Formation - Sentiment de sécurité - Concertation avec les Régions et les Communautés

police
armement
sécurité publique

Chronologie

31/10/2016 Envoi question (Fin du délai de réponse: 1/12/2016 )
11/9/2017 Rappel
16/11/2018 Rappel
9/12/2018 Dossier clôturé

Réintroduite comme : question écrite 6-2152

Question n° 6-1096 du 31 octobre 2016 : (Question posée en néerlandais)

Aux États-Unis, le nombre de victimes civiles bat tous les records. Cela s'explique certainement par la prolifération toujours croissante d'armes au sein de la population.

Des études montrent à suffisance que le nombre d'accidents augmente en flèche lorsque davantage d'armes sont disséminées dans la population.

Au Royaume-Uni, la police non armée obtient de bons résultats, sans que le public ne se sente en insécurité. Seuls les pelotons d'intervention, formés professionnellement et régulièrement au maniement des armes, disposent d'armes à feu.

Chez nous, on veut à présent autoriser tous les agents à porter une arme, également en dehors des heures de service. Par ailleurs, de plus en plus de zones de police arment leurs agents auxiliaires.

Les Régions sont en grande partie responsables des services de police locale, lesquels sont placés sous l'autorité hiérarchique d'un bourgmestre ou d'un collège de bourgmestres.

L'armement toujours plus généralisé de la police est donc une question transversale qui ne concerne pas uniquement le niveau fédéral.

1) Pour ces agents auxiliaires, a-t-on mis sur pied, en concertation avec les Régions et les Communautés, une formation à l'emploi et au maniement des armes?

2) En liaison avec les entités fédérées, a-t-on examiné si le fait d'armer de plus en plus d'agents, auxiliaires ou non, peut faire croître l'insécurité?

3) En armant les agents auxiliaires, ne produit-on pas une impression factice de sécurité, alors que l'insécurité ne fait sans doute qu'augmenter?

4) Après le port d'armes par les agents durant leur temps libre et par les agents auxiliaires, le ministre a-t-il l'intention d'armer aussi le cadre logistique des services de police?

5) Par cette évolution, ne donne-t-il pas le signal que davantage d'armes assureront davantage de sécurité? Ce point de vue a-t-il été concerté avec les Régions et les Communautés?