5-176/1 (Sénat)
53-821/1 (Chambre)

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53-821/1 (Chambre)

Sénat et Chambre des représentants de Belgique

SESSION EXTRAORDINAIRE DE 2010

9 SEPTEMBRE 2010


Rapport de la commission nationale d'évaluation de la loi du 3 avril 1990 relative à l'interruption de grossesse

Rapport à l'attention du Parlement: 1er janvier 2008 — 31 décembre 2009


COMMISSION NATIONALE D'ÉVALUATION DE LA LOI DU 3 AVRIL 1990 RELATIVE À L'INTERRUPTION DE GROSSESSE


SOMMAIRE


AVANT-PROPOS

Le Parlement voudra bien trouver ici le onzième rapport bisannuel de la Commission nationale d'évaluation de la loi du 3 avril 1990 relative à l'interruption de grossesse, modifiant les articles 348, 350, 351 et 352 du Code pénal et abrogeant l'article 353 du même Code, Commission instituée par la loi du 13 août 1990. Ce rapport porte sur les enregistrements d'interruptions de grossesse qui lui ont été communiqués pour les années 2008 et 2009.

Pour rappel, les travaux antérieurs de la Commission ont fait l'objet des communications suivantes au Parlement:

— en août 1992, sur l'état des travaux après quelques mois de fonctionnement;

— en août 1993, sur les enregistrements couvrant la période du 1er octobre au 1er décembre 1992;

— en août 1994, sur les enregistrements couvrant la période du 1er janvier au 31 décembre 1993;

— en août 1996, 1998, 2000, 2002, 2004 et 2006, sur les enregistrements couvrant respectivement les années 1994-1995, 1996-1997, 1998-1999, 2000-2001, 2002-2003 et 2004-2005;

— en décembre 2008, sur les enregistrements couvrant les années 2006-2007; la tardivité de cette dernière communication a fait l'objet d'une explication dans l'avant-propos du rapport relatif à cette période.

La Commission tient à souligner, une fois encore, qu'elle ne dispose que des seules informations qu'elle est autorisée par la loi à demander aux médecins et établissements de soins concernés.

Ce rapport se divise, comme les précédents, en trois parties.

La première traite des chiffres recueillis. Elle comprend deux sections: tout d'abord une présentation des données « brutes », socio-démographiques, psychosociales et médicales; ensuite les corrélations entre ces données « brutes ».

La deuxième partie concerne les informations recueillies, conformément à la loi du 13 août 1990 précitée, auprès des établissements de soins au moyen des rapports annuels qu'ils ont transmis à la Commission.

La troisième partie fournit une synthèse des données que les services d'information francophones et néerlandophones ont transmises dans leurs rapports annuels.

Comme lors des rapports précédents, la Commission se limitera dans ses conclusions à quelques recommandations.

La Commission tout entière renouvelle ses remerciements chaleureux aux membres du personnel administratif mis à sa disposition pour l'enregistrement et le traitement des données, et rend hommage à leur dévouement et à leur compétence, en soulignant que leur tâche fut rendue plus difficile cette année en raison de modifications du système informatique.


Formulaire d'enregistrement - recto

Formulaire d'enregistrement - verso

Adresse:

Commission nationale d'Évaluation

Rue de l'Autonomie 4 - 2e étage.

1070 BRUXELLES

Rubrique 3 a) 1, 2 ou 3 numéros de code à remplir

00. Problèmes de santé de la femme enceinte

01. Problèmes de santé de l'enfant à naître

02. Problèmes de santé mentale

13. Femme se sent trop jeune

14. Femme se sent trop âgée

15. Etudiante

16. Isolée

17. Pas de souhait d'enfant pour le moment (étalement familial)

18. Famille complète

20. Problèmes financiers

21. Situation professionnelle

22. Situation de logement

30. Relation récemment rompue

31. Partenaire n'accepte pas la grossesse

32. Relation occasionnelle

33. Relation trop récente

34. Relation hors mariage

35. Problèmes de couple

36. Problèmes relationnels avec l'entourage

37. Problèmes juridiques liés au divorce

40. Viol

41. Inceste

50. Etrangère en situation administrative précaire

99. Autre, à préciser


1. RAPPORT STATISTIQUE

Remarques préliminaires

La rubrique « pas de réponse » mentionnée dans les tableaux, signifie que le document d'enregistrement d'une interruption volontaire de grossesse, établi par le médecin, ne comporte aucune réponse dans la rubrique concernée.

La rubrique « autres » mentionnée dans les tableaux dans les situations de détresse invoquées, les méthodes anticonceptionnelles, les méthodes d'interruption de grossesse, d'anesthésie et les complications sont détaillées dans l'Annexe 1

Les données sur les interruptions de grossesse après la période de douze semaines sont mentionnées dans l'Annexe 2.


1. Description


A. Données socio-démographiques

1. Les interruptions de grossesse selon l'âge de la femme

Âge — Leeftijd Nombre — Aantal  %
2008 2009 2008 2009
10 0 0 0,00 0,00
11 0 0 0,00 0,00
12 2 1 0,01 0,01
13 14 12 0,08 0,06
14 89 66 0,48 0,35
15 189 191 1,02 1,01
16 359 363 1,93 1,92
17 554 524 2,98 2,78
18 712 723 3,83 3,83
19 774 794 4,16 4,21
20 932 964 5,01 5,11
21 907 955 4,88 5,06
22 929 940 5,00 4,98
23 968 966 5,21 5,12
24 893 983 4,80 5,21
25 937 933 5,04 4,94
26 875 820 4,71 4,35
27 873 915 4,69 4,85
28 887 879 4,77 4,66
29 774 829 4,16 4,39
30 763 862 4,10 4,57
31 675 725 3,63 3,84
32 733 733 3,94 3,88
33 643 686 3,46 3,64
34 631 606 3,39 3,21
35 589 570 3,17 3,02
36 577 494 3,10 2,62
37 547 468 2,94 2,48
38 416 467 2,24 2,47
39 387 390 2,08 2,07
40 308 334 1,66 1,77
41 239 234 1,29 1,24
42 186 175 1,00 0,93
43 98 112 0,53 0,59
44 70 73 0,38 0,39
45 35 41 0,19 0,22
46 15 24 0,08 0,13
47 8 13 0,04 0,07
48 3 3 0,02 0,02
49 3 1 0,02 0,01
50 0 1 0,00 0,01
51 0 0 0,00 0,00
52 1 0 0,01 0,00
Total — Totaal 18 595 18 870 100,00 100,00
Pas de réponse — Geen antwoord 0 0
Total général — Algemeen totaal 18 595 18 870

Moyenne d'âge en 2008: 27,34

Moyenne d'âge en 2009: 27,33

D'après l'âge de la femme par catégories d'âge

Catégorie d'âge — Leeftijdscategorie Nombre — Aantal  %
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2004 2005 2006 2007 2008 2009
10-14 88 84 83 107 105 79 0,55 0,50 0,47 0,59 0,56 0,419
15-19 2 188 2 301 2 531 2 601 2 588 2 595 13,66 13,78 14,35 14,42 13,92 13,75
20-24 4 002 4 139 4 310 4 423 4 629 4 808 24,98 24,79 24,43 24,53 24,89 25,48
25-29 3 628 3 873 4 084 4 156 4 346 4 376 22,65 23,20 23,15 23,05 23,37 23,19
30-34 3 131 3 093 3 191 3 369 3 445 3 612 19,54 18,53 18,09 18,68 18,53 19,14
35-39 2 094 2 248 2 463 2 375 2 516 2 389 13,07 13,47 13,96 13,17 13,53 12,66
40-44 836 882 901 915 901 928 5,22 5,28 5,11 5,07 4,85 4,918
45-49 53 74 74 87 64 82 0,33 0,44 0,42 0,48 0,34 0,435
50-54 1 0 3 0 1 1 0,01 0,00 0,02 0,00 0,01 0,005
Total — Totaal 16 021 16 694 17 640 18 033 18 595 18 870 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Pas de réponse — Geen antwoord 3 2 0 0 0 0
Total général — Algemeen totaal 16 024 16 696 17 640 18 033 18 595 18 870

Graphique d'après l'âge de la femme

Selon les données de l'Inspection des Soins de santé, les cliniques spécialisées des Pays-Bas ont pratiqué des interruptions de grossesse sur des femmes provenant de Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg, dont vous trouverez le nombre ci-dessous.

En 2008: 336 ont été pratiquées dans les cliniques frontalières de Eindhoven, Goes et Maastricht.

En 2009: 342 ont été pratiquées dans les cliniques frontalières de Eindhoven, Goes et Maastricht.

2. Les interruptions de grossesse selon l'état civil

État civil — Burgerlijke staat Nombre — Aantal  %
2008 2009 2008 2009
Célibataire — Ongehuwd 12 306 12 711 66,18 67,36
Mariée — Gehuwd 4 886 4 688 26,28 24,84
Divorcée — Gescheiden 1 331 1 393 7,16 7,38
Veuve — Weduwe 72 78 0,39 0,41
Total — Totaal 18 595 18 870 100,00 100,00
Pas de réponse — Geen antwoord 0 0
Total général — Algemeen totaal 18 595 18 870

Les données officielles de l'état civil ne permettent pas de se faire une idée exacte de la situation réelle des patientes.

Ainsi, une femme dont l'état civil est « mariée » peut vivre en couple avec son conjoint ou avec un autre partenaire, ou encore vivre seule et une femme dont l'état civil est « célibataire » peut vivre en couple.

3. Les interruptions de grossesse selon le nombre d'enfants mis au monde

Enfants — Kinderen Nombre — Aantal  %
2008 2009 2008 2009
0 8 879 8 833 47,75 46,81
1 4 079 4 262 21,94 22,59
2 3 407 3 469 18,32 18,38
3 1 458 1 537 7,84 8,15
4 521 495 2,80 2,62
5 152 171 0,82 0,91
6 58 70 0,31 0,37
7 20 17 0,11 0,09
8 9 11 0,05 0,06
9 4 2 0,02 0,01
10 8 2 0,04 0,01
11 0 0 0,00 0,00
12 0 0 0,00 0,00
13 0 1 0,00 0,01
Total — Totaal 18 595 18 870 100,00 100,00
Pas de réponse — Geen antwoord 0 0
Total général — Algemeen totaal 18 595 18 870

4. Les interruptions de grossesse selon le domicile de la femme

4.1. Données générales

Domicile — Woonplaats Nombre — Aantal  %
2008 2009 2008 2009
Anvers — Antwerpen 2 791 2 946 15,01 15,61
Flandre occidentale — West-Vlaanderen 1 260 1 259 6,78 6,67
Flandre orientale — Oost-Vlaanderen 1 642 1 603 8,83 8,49
Hainaut — Henegouwen 2 052 2 522 11,04 13,37
Liège — Luik 2 064 1 949 11,10 10,33
Limbourg — Limburg 989 931 5,32 4,93
Luxembourg — Luxemburg 379 428 2,04 2,27
Namur — Namen 643 681 3,46 3,61
Brabant flamand — Vlaams-Brabant 1 125 1 095 6,05 5,80
Brabant wallon — Waals-Brabant 597 566 3,21 3,00
Bruxelles-Capitale — Brussel-Hoofdstad 4 762 4 638 25,61 24,58
À l'étranger — Buitenland 291 252 1,56 1,34
Total — Totaal 18 595 18 870 100,00 100,00
Pas de réponse — Geen antwoord 0 0
Total général — Algemeen totaal 18 595 18 870

4.2. Les femmes domiciliées à l'étranger: division par continent

Origine — Afkomst Nombre — Aantal  %
2008 2009 2008 2009
Europe — Europa 215 176 82,38 74,58
Afrique — Afrika 26 21 9,96 8,90
Amérique — Amerika 6 8 2,30 3,39
Asie — Azië 14 31 5,36 13,14
Océanie — Oceanië 0 0 0,00 0,00
Total — Totaal 261 236 100,00 100,00
Pas de réponse — Geen antwoord 7 16
Total général — Algemeen totaal 268 252

Les totaux de ce tableau diffèrent de ceux du tableau précédent en ce qui concerne les femmes domiciliées à l'étranger. Cette différence est due au fait que les déclarantes n'ont pas toujours mentionné le pays d'origine.

Les chiffres les plus exacts sont donc ceux qui figurent au tableau précédent 4.1.

5. Établissements où se pratique l'interruption de grossesse

Institution — Type-instelling Nombre — Aantal  %
2008 2009 2008 2009
Hôpital — Ziekenhuis 3 312 3 493 17,81 18,51
Centre — Centrum 15 283 15 377 82,19 81,49
Total général — Algemeen totaal 18 595 18 870 100,00 100,00


B. Données psycho-sociales

6. Situations de détresse invoquées

Liste des situations de détresse

A.00 Problèmes de santé de la femme enceinte

A.01 Problèmes de santé de l'enfant à naître

A.02 Problèmes de santé mentale

B.13 La femme se sent trop jeune

B.14 La femme se sent trop vieille

B.15 Étudiante

B.16 Femme isolée

B.17 Pas de souhait d'enfant pour le moment

B.18 Famille complète

C.20 Problèmes financiers

C.21 Situation professionnelle

C.22 Problèmes de logement

D.30 Relation récemment rompue

D.31 Le partenaire n'accepte pas la grossesse

D.32 Relation occasionnelle

D.33 Relation trop récente

D.34 Relation hors mariage

D.35 Problèmes de couple

D.36 Problèmes relationnels avec l'entourage

D.37 Problèmes juridiques liés au divorce

E.40 Viol

E.41 Inceste

F.50 Réfugiée politique

G.99 Autres

Catégories de situations de détresse

A. Santé physique ou psychique de la mère ou de l'enfant à naître

B. Raisons personnelles

C. Raisons financières ou matérielles

D. Problèmes de couple ou familiaux

E. Grossesse suite à un viol ou un inceste

F. Réfugiée politique

G. Autres raisons

Liste — Lijst Nombre — Aantal  %
2008 2009 2008 2009
A.00 571 550 2,02 1,87
A.01 337 309 1,19 1,05
A.02 244 284 0,86 0,97
B.13 3 478 3 403 12,33 11,58
B.14 737 698 2,61 2,37
B.15 2 606 2 615 9,24 8,90
B.16 865 981 3,07 3,34
B.17 4 489 4 659 15,91 15,85
B.18 3 110 3 029 11,02 10,31
C.20 2 064 2 323 7,31 7,90
C.21 1 450 1 589 5,14 5,41
C.22 418 510 1,48 1,74
D.30 1 517 1 716 5,38 5,84
D.31 799 764 2,83 2,60
D.32 693 762 2,46 2,59
D.33 1 357 1 553 4,81 5,28
D.34 728 656 2,58 2,23
D.35 1 362 1 456 4,83 4,95
D.36 356 378 1,26 1,29
D.37 125 112 0,44 0,38
E.40 63 68 0,22 0,23
E.41 0 2 0,00 0,01
F.50 495 529 1,75 1,80
G.99 353 447 1,25 1,52
Total — Totaal 28 217 29 393 100,00 100,00

C. Données médicales

7. Méthode de contraception la plus utilisée pendant le dernier mois

Méthode — Methode Nombre — Aantal  %
2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 7 796 7 711 41,93 40,86
Coït interrompu — Coïtus interruptus 647 584 3,48 3,09
Abstinence périodique — Periodieke onthouding 784 779 4,22 4,13
Spermicides — Spermacide 10 14 0,05 0,07
Diaphragme — Pessarium 18 13 0,10 0,07
Préservatif — Condoom 2 942 2 977 15,82 15,78
Pilule — Pil 5 365 5 721 28,85 30,32
Injection contraceptive — Prikpil 63 59 0,34 0,31
DIU — IUD 199 162 1,07 0,86
Stérilisation homme — Sterilisatie man 38 38 0,20 0,20
Stérilisation femme — Sterilisatie vrouw 15 14 0,08 0,07
Stérilisation des deux — Sterilisatie beiden 2 1 0,01 0,01
Pilule du lendemain — "morning after"pil 218 249 1,17 1,32
Implant 9 16 0,05 0,08
Patch 157 177 0,84 0,94
Anneau vaginal — Vaginale ring 274 273 1,47 1,45
Méthode N.F.P — N.F.P.-methode 18 12 0,10 0,06
Autres — Andere 40 70 0,22 0,37
Total — Totaal 18 595 18 870 100,00 100,00
Pas de réponse — Geen antwoord 0 0
Total général — Algemeen totaal 18 595 18 870

8. Causes d'échec de la contraception

Cause — Oorzaak Nombre — Aantal  %
2008 2009 2008 2009
Pas de contraception — Geen anticonceptie toegepast 8 461 8 331 45,50 44,15
Utilisation incorrecte — Anticonceptie niet correct toegepast 6 441 6 542 34,64 34,67
Inefficacité de la méthode — Gefaald alhoewel goed gebruikt 2 784 2 974 14,97 15,76
Ne sait pas — Weet niet 909 1 023 4,89 5,42
Total — Totaal 18 595 18 870 100,00 100,00
Pas de réponse — Geen antwoord 0 0
Total général — Algemeen totaal 18 595 18 870

Ces chiffres ont été établis à partir des déclarations faites par les femmes et ne peuvent être recoupés scientifiquement. La Commission ne possède pas de renseignements quant à la fréquence de l'utilisation des différentes méthodes de contraception au niveau de la population.

La publication de ces chiffres ne contient aucun jugement de valeur quant à la fiabilité des méthodes utilisées. Cette réflexion concerne les tableaux 7 et 8.


D. Aspects médico-techniques du traitement

9. Méthode utilisée pour interrompre la grossesse

Méthode — Methode Nombre — Aantal  %
2008 2009 2008 2009
Aspiration — Vacuümaspiratie 14 097 14 177 75,81 75,13
Curetage — Curettage 1 436 1 308 7,72 6,93
Prostaglandine 94 80 0,51 0,42
Mifépristone — Mifepristone 2 871 3 236 15,44 17,15
Mifépristone + curetage — Mifepristone + curettage 74 53 0,40 0,28
Autres — Andere 23 16 0,12 0,08
Total — Totaal 18 595 18 870 100,00 100,00
Pas de réponse — Geen antwoord 0 0
Total général — Algemeen totaal 18 595 18 870

10. Anesthésie

Méthode — Methode Nombre — Aantal  %
2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 3 096 3 536 16,65 18,74
Loco-régionale — Loco-regionaal 13 219 13 280 71,09 70,38
Narcose 2 246 2 040 12,08 10,81
Autres — Andere 34 14 0,18 0,07
Total — Totaal 18 595 18 870 100,00 100,00
Pas de réponse — Geen antwoord 0 0
Total général — Algemeen totaal 18 595 18 870

11. Durée d'hospitalisation

Type Nombre — Aantal  %
2008 2009 2008 2009
Ambulatoire — Geen (ambulant) 16 383 16 612 88,10 88,03
24 heures ou moins — 24 uur of minder 2 063 2 142 11,09 11,35
Plus de 24 heures — Meer dan 24 uur 149 116 0,80 0,61
Total — Totaal 18 595 18 870 100,00 100,00
Pas de réponse — Geen antwoord 0 0
Total général — Algemeen totaal 18 595 18 870

12. Complications

Type Nombre — Aantal  %
2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 18 447 18 725 99,20 99,23
Perte de sang > 500 ml — Bloedverlies > 500 ml 61 49 0,33 0,26
Perforation — Perforatie 12 16 0,06 0,08
Déchirure — Cervixscheur 20 25 0,11 0,13
Autres — Andere 55 55 0,30 0,29
Total — Totaal 18 595 18 870 100,00 100,00
Pas de réponse — Geen antwoord 0 0
Total général — Algemeen totaal 18 595 18 870


2. TABULATIONS CROISÉES


1. Situation de détresse

1.1. Domicile de la femme invoquant une situation de détresse matérielle (catégorie C)

Domicile — Woonplaats Nombre d'IVG — Aantal abortussen Avec C — Met C  % avec C — % met C
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Anvers — Antwerpen 2 791 2 946 450 650 11,44 14,68
Flandre occidentale — West-Vlaanderen 1 260 1 259 158 214 4,02 4,83
Flandre orientale — Oost-Vlaanderen 1 642 1 603 252 297 6,41 6,71
Hainaut — Henegouwen 2 052 2 522 505 741 12,84 16,73
Liège — Luik 2 064 1 949 391 341 9,94 7,70
Limbourg — Limburg 989 931 177 180 4,50 4,06
Luxembourg — Luxemburg 379 428 99 123 2,52 2,78
Namur — Namen 643 681 136 188 3,46 4,24
Brabant flamand — Vlaams-Brabant 1 125 1 095 185 199 4,70 4,49
Brabant wallon — Waals-Brabant 597 566 149 158 3,79 3,57
Bruxelles-Capitale — Brussel-Hoofdstad 4 762 4 638 1 342 1 280 34,13 28,90
À l'étranger — Buitenland 291 252 88 58 2,24 1,31
Total — Totaal 18 595 18 870 3 932 4 429 100,00 100,00

1.2. Domicile de la femme invoquant une situation de détresse personnelle (catégorie B)

Domicile — Woonplaats Nombre d'IVG — Aantal abortussen Avec B — Met B  % avec B — % met B
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Anvers — Antwerpen 2 791 2 946 2 304 2 571 15,07 16,70
Flandre occidentale — West-Vlaanderen 1 260 1 259 1 102 1 031 7,21 6,70
Flandre orientale — Oost-Vlaanderen 1 642 1 603 1 495 1 329 9,78 8,63
Hainaut — Henegouwen 2 052 2 522 1 644 1 961 10,76 12,74
Liège — Luik 2 064 1 949 1 721 1 560 11,26 10,13
Limbourg — Limburg 989 931 844 865 5,52 5,62
Luxembourg — Luxemburg 379 428 333 295 2,18 1,92
Namur — Namen 643 681 508 521 3,32 3,38
Brabant flamand — Vlaams-Brabant 1 125 1 095 986 985 6,45 6,40
Brabant wallon — Waals-Brabant 597 566 479 472 3,13 3,07
Bruxelles-Capitale — Brussel-Hoofdstad 4 762 4 638 3 644 3 601 23,84 23,39
À l'étranger — Buitenland 291 252 225 205 1,47 1,33
Total — Totaal 18 595 18 870 15 285 15 396 100,00 100,00

Ces deux tableaux reprennent la province d'origine des patientes qui ont invoqué au moins une situation de détresse matérielle ou personnelle.

1.3. Situation de détresse et âge

1.3.1. Nombre

Situation de détresse — Noodsituatie 10-14 15-19 20-24 25-29
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Santé — Gezondheid 2 0 41 40 146 159 291 309
Sit. détresse personnelle — Persoonlijke noodsituatie 153 105 3 518 3 511 3 940 4 028 2 546 2 647
Sit. détresse matérielle — Materiële noodsituatie 3 0 311 378 1 238 1 400 1 123 1 245
Problèmes relationnels — Relationele problemen 10 11 553 600 1 843 2 043 2 013 1 999
Viol — inceste — Verkrachting — incest 3 1 9 12 15 18 15 18
Réfugiée politique — Politiek vluchteling 0 1 38 39 119 142 149 163
Autres — Andere 1 0 36 51 94 125 87 110
Total — Totaal 172 118 4 506 4 631 7 395 7 915 6 224 6 491
Situation de détresse — Noodsituatie 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Santé — Gezondheid 334 314 236 229 97 90 5 2 0 0
Sit. détresse personnelle — Persoonlijke noodsituatie 2 143 2 223 1 921 1 792 981 974 83 104 0 1
Sit. détresse matérielle — Materiële noodsituatie 751 864 405 405 100 122 1 8 0 0
Problèmes relationnels — Relationele problemen 1 387 1 574 891 883 236 274 4 13 0 0
Viol — inceste — Verkrachting — incest 15 12 5 9 1 0 0 0 0 0
Réfugiée politique — Politiek vluchteling 115 111 58 63 15 9 0 1 0 0
Autres — Andere 67 85 57 54 10 19 1 3 1 0
Total — Totaal 4 812 5 183 3 573 3 435 1 440 1 488 94 131 1 1

1.3.2. Pourcentage

Situation de détresse — Noodsituatie 10-14 15-19 20-24 25-29
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Santé — Gezondheid 1,16 0,00 0,91 0,86 1,97 2,01 4,68 4,76
Sit. détresse personnelle — Persoonlijke noodsituatie 88,95 88,98 78,07 75,82 53,28 50,89 40,91 40,78
Sit. détresse matérielle — Materiële noodsituatie 1,74 0,00 6,90 8,16 16,74 17,69 18,04 19,18
Problèmes relationnels — Relationele problemen 5,81 9,32 12,27 12,96 24,92 25,81 32,34 30,80
Viol — inceste — Verkrachting — incest 1,74 0,85 0,20 0,26 0,20 0,23 0,24 0,28
Réfugiée politique — Politiek vluchteling 0,00 0,85 0,84 0,84 1,61 1,79 2,39 2,51
Autres — Andere 0,58 0,00 0,80 1,10 1,27 1,58 1,40 1,69
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Situation de détresse — Noodsituatie 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Santé — Gezondheid 6,94 6,06 6,61 6,67 6,74 6,05 5,32 1,53 0,00 0,00
Sit. détresse personnelle — Persoonlijke noodsituatie 44,53 42,89 53,76 52,17 68,13 65,46 88,30 79,39 0,00 100,00
Sit. détresse matérielle — Materiële noodsituatie 15,61 16,67 11,34 11,79 6,94 8,20 1,06 6,11 0,00 0,00
Problèmes relationnels — Relationele problemen 28,82 30,37 24,94 25,71 16,39 18,41 4,26 9,92 0,00 0,00
Viol — inceste — Verkrachting — incest 0,31 0,23 0,14 0,26 0,07 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Réfugiée politique — Politiek vluchteling 2,39 2,14 1,62 1,83 1,04 0,60 0,00 0,76 0,00 0,00
Autres — Andere 1,39 1,64 1,60 1,57 0,69 1,28 1,06 2,29 100,00 0,00
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

1.4. Situation de détresse et état civil

1.4.1. Nombre

Situation de détresse — Noodsituatie Célibataire — Ongehuwd Mariée — Gehuwd Divorcée — Gescheiden Veuve — Weduwe
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Santé — Gezondheid 569 571 502 471 77 98 4 4
Sit. détresse personnelle — Persoonlijke noodsituatie 10 566 10 782 3 808 3 668 863 889 48 57
Sit. détresse matérielle — Materiële noodsituatie 2 711 3 157 980 979 233 282 8 11
Problèmes relationnels — Relationele problemen 4 853 5 282 1 209 1 186 835 892 40 41
Viol — inceste — Verkrachting — incest 41 53 11 8 11 8 0 1
Réfugiée politique — Politiek vluchteling 300 324 165 164 24 35 6 6
Autres — Andere 235 303 88 114 28 28 2 2
Total — Totaal 19 275 20 472 6 763 6 590 2 071 2 232 108 122

1.4.2. Pourcentage

Situation de détresse — Noodsituatie Célibataire — Ongehuwd Mariée — Gehuwd Divorcée — Gescheiden Veuve — Weduwe
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Santé — Gezondheid 2,95 2,79 7,42 7,15 3,72 4,39 3,70 3,28
Sit. détresse personnelle — Persoonlijke noodsituatie 54,82 52,67 56,31 55,66 41,67 39,83 44,44 46,72
Sit. détresse matérielle — Materiële noodsituatie 14,06 15,42 14,49 14,86 11,25 12,63 7,41 9,02
Problèmes relationnels — Relationele problemen 25,18 25,80 17,88 18,00 40,32 39,96 37,04 33,61
Viol — inceste — Verkrachting — incest 0,21 0,26 0,16 0,12 0,53 0,36 0,00 0,82
Réfugiée politique — Politiek vluchteling 1,56 1,58 2,44 2,49 1,16 1,57 5,56 4,92
Autres — Andere 1,22 1,48 1,30 1,73 1,35 1,25 1,85 1,64
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

1.5. Situation de détresse et nombre d'enfants

1.5.1. Nombre

Situation de détresse — Noodsituatie 0 1 2 3
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Santé — Gezondheid 380 353 337 315 280 290 99 127
Sit. détresse personnelle — Persoonlijke noodsituatie 7 912 7 881 2 601 2 673 2 674 2 734 1 347 1 386
Sit. détresse matérielle — Materiële noodsituatie 1 729 1 918 1 087 1 265 734 829 261 288
Problèmes relationnels — Relationele problemen 3 675 3 878 1 745 1 895 1 041 1 105 339 368
Viol — inceste — Verkrachting — incest 33 38 15 15 10 7 5 8
Réfugiée politique — Politiek vluchteling 202 226 150 138 83 107 38 36
Autres — Andere 211 252 68 111 46 56 15 22
Total — Totaal 14 142 14 546 6 003 6 412 4 868 5 128 2 104 2 235
Situation de détresse — Noodsituatie 4 5 5
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Santé — Gezondheid 39 35 6 16 11 8
Sit. détresse personnelle — Persoonlijke noodsituatie 505 459 143 158 103 105
Sit. détresse matérielle — Materiële noodsituatie 76 88 28 31 17 10
Problèmes relationnels — Relationele problemen 96 106 27 35 14 14
Viol — inceste — Verkrachting — incest 0 1 0 1 0 0
Réfugiée politique — Politiek vluchteling 16 17 4 4 2 1
Autres — Andere 10 4 3 2 0 0
Total — Totaal 742 710 211 247 147 138

1.5.2. Pourcentage

Situation de détresse — Noodsituatie 0 1 2 3
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Santé — Gezondheid 2,69 2,43 5,61 4,91 5,75 5,66 4,71 5,68
Sit. détresse personnelle — Persoonlijke noodsituatie 55,95 54,18 43,33 41,69 54,93 53,32 64,02 62,01
Sit. détresse matérielle — Materiële noodsituatie 12,23 13,19 18,11 19,73 15,08 16,17 12,40 12,89
Problèmes relationnels — Relationele problemen 25,99 26,66 29,07 29,55 21,38 21,55 16,11 16,47
Viol — inceste — Verkrachting — incest 0,23 0,26 0,25 0,23 0,21 0,14 0,24 0,36
Réfugiée politique — Politiek vluchteling 1,43 1,55 2,50 2,15 1,71 2,09 1,81 1,61
Autres — Andere 1,49 1,73 1,13 1,73 0,94 1,09 0,71 0,98
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Situation de détresse — Noodsituatie 4 5 5
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Santé — Gezondheid 5,26 4,93 2,84 6,48 7,48 5,80
Sit. détresse personnelle — Persoonlijke noodsituatie 68,06 64,65 67,77 63,97 70,07 76,09
Sit. détresse matérielle — Materiële noodsituatie 10,24 12,39 13,27 12,55 11,56 7,25
Problèmes relationnels — Relationele problemen 12,94 14,93 12,80 14,17 9,52 10,14
Viol — inceste — Verkrachting — incest 0,00 0,14 0,00 0,40 0,00 0,00
Réfugiée politique — Politiek vluchteling 2,16 2,39 1,90 1,62 1,36 0,72
Autres — Andere 1,35 0,56 1,42 0,81 0,00 0,00
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

2. Méthode de contraception

2.1. Méthode de contraception et tranches d'âge

2.1.1. Nombre

Méthode — Methode 10-14 15-19 20-24 25-29
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 57 44 1 106 1 046 1 829 1 888 1 842 1 759
Coït interrompu — Coïtus interruptus 0 0 46 54 117 110 152 143
Abstinence périodique — Periodieke onthouding 0 0 36 27 102 119 162 176
Spermicides — Spermacide 0 0 0 3 3 1 1 5
Diaphragme — Pessarium 0 0 2 1 1 3 7 4
Préservatif — Condoom 38 24 580 577 716 675 603 631
Pilule — Pil 8 9 728 798 1 603 1 754 1 303 1 364
Injection contraceptive — Prikpil 1 0 9 6 20 14 17 15
DIU — IUD 1 0 10 8 36 25 48 45
Stérilisation homme — Sterilisatie man 0 0 0 1 4 5 4 5
Stérilisation femme — Sterilisatie vrouw 0 0 0 1 0 1 2 2
Stérilisation des deux — Sterilisatie beiden 0 0 0 0 0 0 0 1
Pilule du lendemain — "morning after"pil 0 2 30 19 62 86 61 63
Implant 0 0 1 4 0 2 3 4
Patch 0 0 15 25 44 50 44 49
Anneau vaginal — Vaginale ring 0 0 22 20 82 67 74 84
Méthode N.F.P — N.F.P.-methode 0 0 2 3 1 0 8 3
Autres — Andere 0 0 1 2 9 8 15 23
Total — Totaal 105 79 2 588 2 595 4 629 4 808 4 346 4 376
Méthode — Methode 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 1 474 1 528 1 049 977 402 424 37 44 0 1
Coït interrompu — Coïtus interruptus 154 122 140 110 37 41 1 4 0 0
Abstinence périodique — Periodieke onthouding 195 191 183 181 100 78 6 7 0 0
Spermicides — Spermacide 2 2 4 3 0 0 0 0 0 0
Diaphragme — Pessarium 7 3 1 2 0 0 0 0 0 0
Préservatif — Condoom 487 528 375 373 134 161 8 8 1 0
Pilule — Pil 927 1 001 613 604 173 176 10 15 0 0
Injection contraceptive — Prikpil 8 15 5 7 3 2 0 0 0 0
DIU — IUD 43 46 38 26 23 10 0 2 0 0
Stérilisation homme — Sterilisatie man 6 8 15 12 9 7 0 0 0 0
Stérilisation femme — Sterilisatie vrouw 3 4 7 4 3 2 0 0 0 0
Stérilisation des deux — Sterilisatie beiden 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0
Pilule du lendemain — "morning after"pil 33 53 28 21 4 5 0 0 0 0
Implant 4 2 0 3 1 1 0 0 0 0
Patch 33 32 17 17 3 3 1 1 0 0
Anneau vaginal — Vaginale ring 59 59 33 32 3 11 1 0 0 0
Méthode N.F.P — N.F.P.-methode 2 3 4 3 1 0 0 0 0 0
Autres — Andere 7 15 3 14 5 7 0 1 0 0
Total — Totaal 3 445 3 612 2 516 2 389 901 928 64 82 1 1

2.1.2. Pourcentage

Méthode — Methode 10-14 15-19 20-24 25-29
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 54,29 55,70 42,74 40,31 39,51 39,27 42,38 40,20
Coït interrompu — Coïtus interruptus 0,00 0,00 1,78 2,08 2,53 2,29 3,50 3,27
Abstinence périodique — Periodieke onthouding 0,00 0,00 1,39 1,04 2,20 2,48 3,73 4,02
Spermicides — Spermacide 0,00 0,00 0,00 0,12 0,06 0,02 0,02 0,11
Diaphragme — Pessarium 0,00 0,00 0,08 0,04 0,02 0,06 0,16 0,09
Préservatif — Condoom 36,19 30,38 22,41 22,24 15,47 14,04 13,87 14,42
Pilule — Pil 7,62 11,39 28,13 30,75 34,63 36,48 29,98 31,17
Injection contraceptive — Prikpil 0,95 0,00 0,35 0,23 0,43 0,29 0,39 0,34
DIU — IUD 0,95 0,00 0,39 0,31 0,78 0,52 1,10 1,03
Stérilisation homme — Sterilisatie man 0,00 0,00 0,00 0,04 0,09 0,10 0,09 0,11
Stérilisation femme — Sterilisatie vrouw 0,00 0,00 0,00 0,04 0,00 0,02 0,05 0,05
Stérilisation des deux — Sterilisatie beiden 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,02
Pilule du lendemain — "morning after"pil 0,00 2,53 1,16 0,73 1,34 1,79 1,40 1,44
Implant 0,00 0,00 0,04 0,15 0,00 0,04 0,07 0,09
Patch 0,00 0,00 0,58 0,96 0,95 1,04 1,01 1,12
Anneau vaginal — Vaginale ring 0,00 0,00 0,85 0,77 1,77 1,39 1,70 1,92
Méthode N.F.P — N.F.P.-methode 0,00 0,00 0,08 0,12 0,02 0,00 0,18 0,07
Autres — Andere 0,00 0,00 0,04 0,08 0,19 0,17 0,35 0,53
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Méthode — Methode 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 42,79 42,30 41,69 40,90 44,62 45,69 57,81 53,66 0,00 0,00
Coït interrompu — Coïtus interruptus 4,47 3,38 5,56 4,60 4,11 4,42 1,56 4,88 0,00 0,00
Abstinence périodique — Periodieke onthouding 5,66 5,29 7,27 7,58 11,10 8,41 9,38 8,54 0,00 0,00
Spermicides — Spermacide 0,06 0,06 0,16 0,13 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Diaphragme — Pessarium 0,20 0,08 0,04 0,08 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Préservatif — Condoom 14,14 14,62 14,90 15,61 14,87 17,35 12,50 9,76 100,00 0,00
Pilule — Pil 26,91 27,71 24,36 25,28 19,20 18,97 15,63 18,29 0,00 0,00
Injection contraceptive — Prikpil 0,23 0,42 0,20 0,29 0,33 0,22 0,00 0,00 0,00 0,00
DIU — IUD 1,25 1,27 1,51 1,09 2,55 1,08 0,00 2,44 0,00 0,00
Stérilisation homme — Sterilisatie man 0,17 0,22 0,60 0,50 1,00 0,75 0,00 0,00 0,00 0,00
Stérilisation femme — Sterilisatie vrouw 0,09 0,11 0,28 0,17 0,33 0,22 0,00 0,00 0,00 0,00
Stérilisation des deux — Sterilisatie beiden 0,03 0,00 0,04 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Pilule du lendemain — « morning after »pil 0,96 1,47 1,11 0,88 0,44 0,54 0,00 0,00 0,00 0,00
Implant 0,12 0,06 0,00 0,13 0,11 0,11 0,00 0,00 0,00 0,00
Patch 0,96 0,89 0,68 0,71 0,33 0,32 1,56 1,22 0,00 0,00
Anneau vaginal — Vaginale ring 1,71 1,63 1,31 1,34 0,33 1,19 1,56 0,00 0,00 0,00
Méthode N.F.P — N.F.P.-methode 0,06 0,08 0,16 0,13 0,11 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Autres — Andere 0,20 0,42 0,12 0,59 0,55 0,75 0,00 1,22 0,00 0,00
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

2.2. Méthode de contraception et état civil

2.2.1. Nombre

Méthode — Methode Célibataire — Ongehuwd Mariée — Gehuwd Divorcée — Gescheiden Veuve — Weduwe
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 5 058 5 010 2 101 2 040 603 621 34 40
Coït interrompu — Coïtus interruptus 349 317 232 219 64 48 2 0
Abstinence périodique — Periodieke onthouding 407 420 312 290 62 65 3 4
Spermicides — Spermacide 5 11 3 1 2 2 0 0
Diaphragme — Pessarium 14 4 3 7 1 2 0 0
Préservatif — Condoom 2 108 2 151 660 618 168 197 6 11
Pilule — Pil 3 694 4 100 1 291 1 218 362 382 18 21
Injection contraceptive — Prikpil 44 40 11 15 7 4 1 0
DIU — IUD 107 90 78 59 13 13 1 0
Stérilisation homme — Sterilisatie man 10 13 25 22 3 3 0 0
Stérilisation femme — Sterilisatie vrouw 6 8 6 5 3 1 0 0
Stérilisation des deux — Sterilisatie beiden 0 1 2 0 0 0 0 0
Pilule du lendemain — « morning after »pil 163 190 45 44 9 15 1 0
Implant 5 8 3 7 1 1 0 0
Patch 98 121 43 45 12 10 4 1
Anneau vaginal — Vaginale ring 204 193 50 62 18 17 2 1
Méthode N.F.P — N.F.P.-methode 11 9 6 2 1 1 0 0
Autres — Andere 23 25 15 34 2 11 0 0
Total — Totaal 12 306 12 711 4 886 4 688 1 331 1 393 72 78

2.2.2. Pourcentage

Méthode — Methode Célibataire — Ongehuwd Mariée — Gehuwd Divorcée — Gescheiden Veuve — Weduwe
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 41,10 39,41 43,00 43,52 45,30 44,58 47,22 51,28
Coït interrompu — Coïtus interruptus 2,84 2,49 4,75 4,67 4,81 3,45 2,78 0,00
Abstinence périodique — Periodieke onthouding 3,31 3,30 6,39 6,19 4,66 4,67 4,17 5,13
Spermicides — Spermacide 0,04 0,09 0,06 0,02 0,15 0,14 0,00 0,00
Diaphragme — Pessarium 0,11 0,03 0,06 0,15 0,08 0,14 0,00 0,00
Préservatif — Condoom 17,13 16,92 13,51 13,18 12,62 14,14 8,33 14,10
Pilule — Pil 30,02 32,26 26,42 25,98 27,20 27,42 25,00 26,92
Injection contraceptive — Prikpil 0,36 0,31 0,23 0,32 0,53 0,29 1,39 0,00
DIU — IUD 0,87 0,71 1,60 1,26 0,98 0,93 1,39 0,00
Stérilisation homme — Sterilisatie man 0,08 0,10 0,51 0,47 0,23 0,22 0,00 0,00
Stérilisation femme — Sterilisatie vrouw 0,05 0,06 0,12 0,11 0,23 0,07 0,00 0,00
Stérilisation des deux — Sterilisatie beiden 0,00 0,01 0,04 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Pilule du lendemain — « morning after »pil 1,32 1,49 0,92 0,94 0,68 1,08 1,39 0,00
Implant 0,04 0,06 0,06 0,15 0,08 0,07 0,00 0,00
Patch 0,80 0,95 0,88 0,96 0,90 0,72 5,56 1,28
Anneau vaginal — Vaginale ring 1,66 1,52 1,02 1,32 1,35 1,22 2,78 1,28
Méthode N.F.P — N.F.P.-methode 0,09 0,07 0,12 0,04 0,08 0,07 0,00 0,00
Autres — Andere 0,19 0,20 0,31 0,73 0,15 0,79 0,00 0,00
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

2.3. Méthode de contraception et nombre d'enfants

2.3.1. Nombre

Méthode — Methode 0 1 2 3
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 3 691 3 520 1 803 1 849 1 376 1 384 591 607
Coït interrompu — Coïtus interruptus 225 205 137 132 175 153 77 60
Abstinence périodique — Periodieke onthouding 282 268 165 176 183 204 106 94
Spermicides — Spermacide 6 8 1 3 1 2 1 1
Diaphragme — Pessarium 9 5 2 1 3 6 2 1
Préservatif — Condoom 1 722 1 704 533 520 428 444 184 229
Pilule — Pil 2 501 2 656 1 216 1 322 1 023 1 068 400 450
Injection contraceptive — Prikpil 23 20 18 19 13 10 5 6
DIU — IUD 53 42 48 47 65 47 24 17
Stérilisation homme — Sterilisatie man 7 7 10 4 7 15 9 10
Stérilisation femme — Sterilisatie vrouw 0 4 3 3 6 4 3 2
Stérilisation des deux — Sterilisatie beiden 1 1 0 0 0 0 1 0
Pilule du lendemain — « morning after »pil 133 155 36 53 29 26 12 11
Implant 1 5 2 4 3 4 2 2
Patch 58 73 35 41 37 33 14 22
Anneau vaginal — Vaginale ring 147 132 58 69 44 51 19 15
Méthode N.F.P — N.F.P.-methode 5 8 3 0 4 2 2 2
Autres — Andere 15 20 9 19 10 16 6 8
Total — Totaal 8 879 8 833 4 079 4 262 3 407 3 469 1 458 1 537
Méthode — Methode 4 5 > 5
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 217 219 68 74 50 58
Coït interrompu — Coïtus interruptus 26 17 6 12 1 5
Abstinence périodique — Periodieke onthouding 39 25 6 8 3 4
Spermicides — Spermacide 0 0 0 0 1 0
Diaphragme — Pessarium 2 0 0 0 0 0
Préservatif — Condoom 57 54 12 20 6 6
Pilule — Pil 143 154 51 49 31 22
Injection contraceptive — Prikpil 2 2 1 2 1 0
DIU — IUD 6 6 2 1 1 2
Stérilisation homme — Sterilisatie man 4 0 1 1 0 1
Stérilisation femme — Sterilisatie vrouw 3 1 0 0 0 0
Stérilisation des deux — Sterilisatie beiden 0 0 0 0 0 0
Pilule du lendemain — « morning after »pil 6 4 2 0 0 0
Implant 1 1 0 0 0 0
Patch 10 5 1 0 2 3
Anneau vaginal — Vaginale ring 3 4 1 2 2 0
Méthode N.F.P — N.F.P.-methode 2 0 1 0 1 0
Autres — Andere 0 3 0 2 0 2
Total — Totaal 521 495 152 171 99 103

2.3.2. Pourcentage

Méthode — Methode 0 1 2 3
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 41,57 39,85 44,20 43,38 40,39 39,90 40,53 39,49
Coït interrompu — Coïtus interruptus 2,53 2,32 3,36 3,10 5,14 4,41 5,28 3,90
Abstinence périodique — Periodieke onthouding 3,18 3,03 4,05 4,13 5,37 5,88 7,27 6,12
Spermicides — Spermacide 0,07 0,09 0,02 0,07 0,03 0,06 0,07 0,07
Diaphragme — Pessarium 0,10 0,06 0,05 0,02 0,09 0,17 0,14 0,07
Préservatif — Condoom 19,39 19,29 13,07 12,20 12,56 12,80 12,62 14,90
Pilule — Pil 28,17 30,07 29,81 31,02 30,03 30,79 27,43 29,28
Injection contraceptive — Prikpil 0,26 0,23 0,44 0,45 0,38 0,29 0,34 0,39
DIU — IUD 0,60 0,48 1,18 1,10 1,91 1,35 1,65 1,11
Stérilisation homme — Sterilisatie man 0,08 0,08 0,25 0,09 0,21 0,43 0,62 0,65
Stérilisation femme — Sterilisatie vrouw 0,00 0,05 0,07 0,07 0,18 0,12 0,21 0,13
Stérilisation des deux — Sterilisatie beiden 0,01 0,01 0,00 0,00 0,00 0,00 0,07 0,00
Pilule du lendemain — « morning after »pil 1,50 1,75 0,88 1,24 0,85 0,75 0,82 0,72
Implant 0,01 0,06 0,05 0,09 0,09 0,12 0,14 0,13
Patch 0,65 0,83 0,86 0,96 1,09 0,95 0,96 1,43
Anneau vaginal — Vaginale ring 1,66 1,49 1,42 1,62 1,29 1,47 1,30 0,98
Méthode N.F.P — N.F.P.-methode 0,06 0,09 0,07 0,00 0,12 0,06 0,14 0,13
Autres — Andere 0,17 0,23 0,22 0,45 0,29 0,46 0,41 0,52
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Méthode — Methode 4 5 > 5
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 41,65 44,24 44,74 43,27 50,51 56,31
Coït interrompu — Coïtus interruptus 4,99 3,43 3,95 7,02 1,01 4,85
Abstinence périodique — Periodieke onthouding 7,49 5,05 3,95 4,68 3,03 3,88
Spermicides — Spermacide 0,00 0,00 0,00 0,00 1,01 0,00
Diaphragme — Pessarium 0,38 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Préservatif — Condoom 10,94 10,91 7,89 11,70 6,06 5,83
Pilule — Pil 27,45 31,11 33,55 28,65 31,31 21,36
Injection contraceptive — Prikpil 0,38 0,40 0,66 1,17 1,01 0,00
DIU — IUD 1,15 1,21 1,32 0,58 1,01 1,94
Stérilisation homme — Sterilisatie man 0,77 0,00 0,66 0,58 0,00 0,97
Stérilisation femme — Sterilisatie vrouw 0,58 0,20 0,00 0,00 0,00 0,00
Stérilisation des deux — Sterilisatie beiden 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Pilule du lendemain — « morning after »pil 1,15 0,81 1,32 0,00 0,00 0,00
Implant 0,19 0,20 0,00 0,00 0,00 0,00
Patch 1,92 1,01 0,66 0,00 2,02 2,91
Anneau vaginal — Vaginale ring 0,58 0,81 0,66 1,17 2,02 0,00
Méthode N.F.P — N.F.P.-methode 0,38 0,00 0,66 0,00 1,01 0,00
Autres — Andere 0,00 0,61 0,00 1,17 0,00 1,94
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

3. Méthode d'interruption de grossesse

3.1. Méthode d'interruption de grossesse et complications

3.1.1. Nombre

Complication — Verwikkeling Aspiration — Aspiratie Curetage — Curettage Prostaglandine
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 14 032 14 119 1 392 1 274 92 76
Hémorragie — Bloedverlies 27 19 23 13 0 0
Perforation — Perforatie 8 8 4 7 0 1
Déchirure — Cervixscheur 7 12 12 13 0 0
Autres — Andere 23 19 5 1 2 3
Total — Totaal 14 097 14 177 1 436 1 308 94 80
Complication — Verwikkeling Mifépristone — Mifepristone Mifépr.+curetage — Mifepr.+curettage Autres — Andere
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 2 839 3 193 71 50 21 13
Hémorragie — Bloedverlies 8 15 2 1 1 1
Perforation — Perforatie 0 0 0 0 0 0
Déchirure — Cervixscheur 1 0 0 0 0 0
Autres — Andere 23 28 1 2 1 2
Total — Totaal 2 871 3 236 74 53 23 16

3.1.2. Pourcentage

Complication — Verwikkeling Aspiration — Aspiratie Curetage — Curettage Prostaglandine
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 99,54 99,59 96,94 97,40 97,87 95,00
Hémorragie — Bloedverlies 0,19 0,13 1,60 0,99 0,00 0,00
Perforation — Perforatie 0,06 0,06 0,28 0,54 0,00 1,25
Déchirure — Cervixscheur 0,05 0,08 0,84 0,99 0,00 0,00
Autres — Andere 0,16 0,13 0,35 0,08 2,13 3,75
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Complication — Verwikkeling Mifépristone — Mifepristone Mifépr.+curetage — Mifepr.+curettage Autres — Andere
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 98,89 98,67 95,95 94,34 91,30 81,25
Hémorragie — Bloedverlies 0,28 0,46 2,70 1,89 4,35 6,25
Perforation — Perforatie 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Déchirure — Cervixscheur 0,03 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Autres — Andere 0,80 0,87 1,35 3,77 4,35 12,50
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

3.2. Méthode d'interruption de grossesse et anesthésie

3.2.1. Nombre

Anesthésie — Verdoving Aspiration — Aspiratie Curetage — Curettage Prostaglandine
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 206 238 53 61 31 48
Loco-régionale — Loco-regionaal 12 726 12 869 326 304 51 28
Narcose 1 148 1 068 1 053 937 8 1
Autres — Andere 17 2 4 6 4 3
Total — Totaal 14 097 14 177 1 436 1 308 94 80
Anesthésie — Verdoving Mifépristone — Mifepristone Mifépr.+curetage — Mifepr.+curettage Autres — Andere
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 2 784 3 165 9 14 13 10
Loco-régionale — Loco-regionaal 76 62 33 14 7 3
Narcose 4 8 32 24 1 2
Autres — Andere 7 1 0 1 2 1
Total — Totaal 2 871 3 236 74 53 23 16

3.2.2. Pourcentage

Anesthésie — Verdoving Aspiration — Aspiratie Curetage — Curettage Prostaglandine
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 1,46 1,68 3,69 4,66 32,98 60,00
Loco-régionale — Loco-regionaal 90,27 90,77 22,70 23,24 54,26 35,00
Narcose 8,14 7,53 73,33 71,64 8,51 1,25
Autres — Andere 0,12 0,01 0,28 0,46 4,26 3,75
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Anesthésie — Verdoving Mifépristone — Mifepristone Mifépr.+curetage — Mifepr.+curettage Autres — Andere
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 96,97 97,81 12,16 26,42 56,52 62,50
Loco-régionale — Loco-regionaal 2,65 1,92 44,59 26,42 30,43 18,75
Narcose 0,14 0,25 43,24 45,28 4,35 12,50
Autres — Andere 0,24 0,03 0,00 1,89 8,70 6,25
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

3.3. Méthode d'interruption de grossesse et tranches d'âge

3.3.1. Nombre

Méthode — Methode 10-14 15-19 20-24 25-29
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aspiration — Aspiratie 80 62 2 056 2 047 3 549 3 673 3 202 3 229
Curetage — Curettage 10 6 184 187 351 317 347 294
Prostaglandine 0 0 6 4 18 17 27 22
Mifépristone — Mifepristone 14 11 327 353 693 786 748 813
Mifépr.+curetage — Mifepr.+curettage 1 0 13 4 15 13 15 15
Autres — Andere 0 0 2 0 3 2 7 3
Total — Totaal 105 79 2 588 2 595 4 629 4 808 4 346 4
Méthode — Methode 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aspiration — Aspiratie 2 599 2 668 1 904 1 750 661 685 45 62 1 1
Curetage — Curettage 277 244 187 190 76 63 4 7 0 0
Prostaglandine 17 18 19 10 5 9 2 0 0 0
Mifépristone — Mifepristone 532 660 394 432 151 168 12 13 0 0
Mifépr.+curetage — Mifepr.+curettage 14 14 8 4 7 3 1 0 0 0
Autres — Andere 6 8 4 3 1 0 0 0 0 0
Total — Totaal 3 445 3 612 2 516 2 389 901 928 64 82 1 1

3.3.2. Pourcentage

Méthode — Methode 10-14 15-19 20-24 25-29
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aspiration — Aspiratie 76,19 78,48 79,44 78,88 76,67 76,39 73,68 73,79
Curetage — Curettage 9,52 7,59 7,11 7,21 7,58 6,59 7,98 6,72
Prostaglandine 0,00 0,00 0,23 0,15 0,39 0,35 0,62 0,50
Mifépristone — Mifepristone 13,33 13,92 12,64 13,60 14,97 16,35 17,21 18,58
Mifépr.+curetage — Mifepr.+curettage 0,95 0,00 0,50 0,15 0,32 0,27 0,35 0,34
Autres — Andere 0,00 0,00 0,08 0,00 0,06 0,04 0,16 0,07
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Méthode — Methode 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Aspiration — Aspiratie 75,44 73,86 75,68 73,25 73,36 73,81 70,31 75,61 100,00 0,00
Curetage — Curettage 8,04 6,76 7,43 7,95 8,44 6,79 6,25 8,54 0,00 0,00
Prostaglandine 0,49 0,50 0,76 0,42 0,55 0,97 3,13 0,00 0,00 0,00
Mifépristone — Mifepristone 15,44 18,27 15,66 18,08 16,76 18,10 18,75 15,85 0,00 0,00
Mifépr.+curetage — Mifepr.+curettage 0,41 0,39 0,32 0,17 0,78 0,32 1,56 0,00 0,00 0,00
Autres — Andere 0,17 0,22 0,16 0,13 0,11 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

3.4. Méthode d'interruption de grossesse et durée d'hospitalisation

3.4.1. Nombre

Hospitalisation — Opnameduur Aspiration — Aspiratie Curetage — Curettage Prostaglandine
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Ambulatoire — Ambulant 13 108 13 149 551 481 39 31
24 heures ou moins — 24 uur of minder 974 1 005 864 808 18 20
Plus de 24 heures — Meer dan 24 uur 15 23 21 19 37 29
Total — Totaal 14 097 14 177 1 436 1 308 94 80
Hospitalisation — Opnameduur Mifépristone — Mifepristone Mifépr.+curetage — Mifepr.+curettage Autres — Andere
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Ambulatoire — Ambulant 2 652 2 935 28 13 5 3
24 heures ou moins — 24 uur of minder 171 273 34 33 2 3
Plus de 24 heures — Meer dan 24 uur 48 28 12 7 16 10
Total — Totaal 2 871 3 236 74 53 23 16

3.4.2. Pourcentage

Hospitalisation — Opnameduur Aspiration — Aspiratie Curetage — Curettage Prostaglandine
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Ambulatoire — Ambulant 92,98 92,75 38,37 36,77 41,49 38,75
24 heures ou moins — 24 uur of minder 6,91 7,09 60,17 61,77 19,15 25,00
Plus de 24 heures — Meer dan 24 uur 0,11 0,16 1,46 1,45 39,36 36,25
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Hospitalisation — Opnameduur Mifépristone — Mifepristone Mifépr.+curetage — Mifepr.+curettage Autres — Andere
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Ambulatoire — Ambulant 92,37 90,70 37,84 24,53 21,74 18,75
24 heures ou moins — 24 uur of minder 5,96 8,44 45,95 62,26 8,70 18,75
Plus de 24 heures — Meer dan 24 uur 1,67 0,87 16,22 13,21 69,57 62,50
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

4. Durée d'hospitalisation

4.1. Durée d'hospitalisation et anesthésie

4.1.1. Nombre

Hospitalisation — Opnameduur Aucune — Geen Loco-régionale — Loco-regionaal Narcose Autres — Andere
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Ambulatoire — Ambulant 2 865 3 174 13 021 13 014 478 421 19 3
24 heures ou moins — 24 uur of minder 198 329 133 221 1725 1586 7 6
Plus de 24 heures — Meer dan 24 uur 33 33 65 45 43 33 8 5
Total — Totaal 3 096 3 536 13 219 13 280 2 246 2 040 34 14

4.1.2. Pourcentage

Hospitalisation — Opnameduur Aucune — Geen Loco-régionale — Loco-regionaal Narcose Autres — Andere
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Ambulatoire — Ambulant 92,54 89,76 98,50 98,00 21,28 20,64 55,88 21,43
24 heures ou moins — 24 uur of minder 6,40 9,30 1,01 1,66 76,80 77,75 20,59 42,86
Plus de 24 heures — Meer dan 24 uur 1,07 0,93 0,49 0,34 1,91 1,62 23,53 35,71
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

4.2. Durée d'hospitalisation et complications

4.2.1. Nombre

Hospitalisation — Opnameduur Aucune — Geen Hémorragie — Bloedverlies Perforation — Perforatie Déchirure — Cervixscheur Autres — Andere
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Ambulatoire — Ambulant 16 322 16 548 18 19 6 3 3 5 34 37
24 heures ou moins — 24 uur of minder 1 995 2 077 34 22 2 11 17 19 15 13
Plus de 24 heures — Meer dan 24 uur 130 100 9 8 4 2 0 1 6 5
Total — Totaal 18 447 18 725 61 49 12 16 20 25 55 55

4.2.2. Pourcentage

Hospitalisation — Opnameduur Aucune — Geen Hémorragie — Bloedverlies Perforation — Perforatie Déchirure — Cervixscheur Autres — Andere
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
Ambulatoire — Ambulant 88,48 88,37 29,51 38,78 50,00 18,75 15,00 20,00 61,82 67,27
24 heures ou moins — 24 uur of minder 10,81 11,09 55,74 44,90 16,67 68,75 85,00 76,00 27,27 23,64
Plus de 24 heures — Meer dan 24 uur 0,70 0,53 14,75 16,33 33,33 12,50 0,00 4,00 10,91 9,09
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

5. Hôpital ou centre

5.1. Hôpital ou centre suivant le domicile de la femme

5.1.1. Nombre

Domicile — Woonplaats Hôpital — Ziekenhuis Centre — Centrum Nombre d'IVG — Aantal abortussen
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Anvers — Antwerpen 56 44 2 735 2 902 2 791 2 946
Flandre occidentale — West-Vlaanderen 47 36 1 213 1 223 1 260 1 259
Flandre orientale — Oost-Vlaanderen 169 167 1 473 1 436 1 642 1 603
Hainaut — Henegouwen 1 043 1 434 1 009 1 088 2 052 2 522
Liège — Luik 548 430 1 516 1 519 2 064 1 949
Limbourg — Limburg 13 14 976 917 989 931
Luxembourg — Luxemburg 23 32 356 396 379 428
Namur — Namen 65 53 578 628 643 681
Brabant flamand — Vlaams-Brabant 184 164 941 931 1 125 1 095
Brabant wallon — Waals-Brabant 140 123 457 443 597 566
Bruxelles-Capitale — Brussel-Hoofdstad 1 006 980 3 756 3 658 4 762 4 638
À l'étranger — Buitenland 18 16 273 236 291 252
Total — Totaal 3 312 3 493 15 283 15 377 18 595 18 870

5.1.2. Pourcentage (1)

Pourcentage par rapport au nombre d'IVG par province

Domicile — Woonplaats Hôpital — Ziekenhuis Centre — Centrum Total — Totaal Hôpital — Ziekenhuis Centre — Centrum Total — Totaal
2008 2008 2009 2009
Anvers — Antwerpen 2,01 97,99 100,00 1,49 98,51 100,00
Flandre occidentale — West-Vlaanderen 3,73 96,27 100,00 2,86 97,14 100,00
Flandre orientale — Oost-Vlaanderen 10,29 89,71 100,00 10,42 89,58 100,00
Hainaut — Henegouwen 50,83 49,17 100,00 56,86 43,14 100,00
Liège — Luik 26,55 73,45 100,00 22,06 77,94 100,00
Limbourg — Limburg 1,31 98,69 100,00 1,50 98,50 100,00
Luxembourg — Luxemburg 6,07 93,93 100,00 7,48 92,52 100,00
Namur — Namen 10,11 89,89 100,00 7,78 92,22 100,00
Brabant flamand — Vlaams-Brabant 16,36 83,64 100,00 14,98 85,02 100,00
Brabant wallon — Waals-Brabant 23,45 76,55 100,00 21,73 78,27 100,00
Bruxelles-Capitale — Brussel-Hoofdstad 21,13 78,87 100,00 21,13 78,87 100,00
À l'étranger — Buitenland 6,19 93,81 100,00 6,35 93,65 100,00

5.2. Hôpital ou centre suivant les tranches d'âge

5.2.1. Nombre

Institution — Instelling 10-14 15-19 20-24
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Hôpital — Ziekenhuis 22 14 396 428 756 821
Centre — Centrum 83 65 2 192 2 167 3 873 3 987
Total — Totaal 105 79 2 588 2 595 4 629 4 808
Institution — Instelling 25-29 30-34 35-39
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Hôpital — Ziekenhuis 792 787 674 690 476 527
Centre — Centrum 3 554 3 589 2 771 2 922 2 040 1 863
Total — Totaal 4 346 4 376 3 445 3 612 2 516 2 390
Institution — Instelling 40-44 45-49 50-54
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Hôpital — Ziekenhuis 179 213 16 14 1 0
Centre — Centrum 722 715 48 68 0 1
Total — Totaal 901 928 64 82 1 1

5.2.2. Pourcentage

Institution — Instelling 10-14 15-19 20-24
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Hôpital — Ziekenhuis 20,95 17,72 15,30 16,49 16,33 17,08
Centre — Centrum 79,05 82,28 84,70 83,51 83,67 82,92
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Institution — Instelling 25-29 30-34 35-39
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Hôpital — Ziekenhuis 18,22 17,98 19,56 19,10 18,92 22,05
Centre — Centrum 81,78 82,02 80,44 80,90 81,08 77,95
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Institution — Instelling 40-44 45-49 50-54
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Hôpital — Ziekenhuis 19,87 22,95 25,00 17,07 100,00 0,00
Centre — Centrum 80,13 77,05 75,00 82,93 0,00 0,00
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

5.3. Hôpital ou centre et complications

5.3.1. Nombre

Complication — Verwikkeling Hôpital — Ziekenhuis Centre — Centrum
2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 3 262 3 433 15 185 15 292
Hémorragie — Bloedverlies 22 27 39 22
Perforation — Perforatie 4 6 8 10
Déchirure — Scheur 7 11 13 14
Autres — Andere 17 16 38 39
Total — Totaal 3 312 3 493 15 283 15 377

5.3.2. Pourcentage

Complication — Verwikkeling Hôpital — Ziekenhuis Centre — Centrum
2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 98,49 98,28 99,36 99,45
Hémorragie — Bloedverlies 0,66 0,77 0,26 0,14
Perforation — Perforatie 0,12 0,17 0,05 0,07
Déchirure — Scheur 0,21 0,31 0,09 0,09
Autres — Andere 0,51 0,46 0,25 0,25
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00

5.4. Hôpital ou centre et durée d'hospitalisation

5.4.1. Nombre

Durée d'hospitalisation — Opnameduur Hôpital — Ziekenhuis Centre — Centrum
2008 2009 2008 2009
Ambulatoire — Ambulant 1 460 1 653 14 923 14 959
24 heures ou moins — 24 uur of minder 1 708 1 728 355 414
Plus de 24 heures — Meer dan 24 uur 144 112 5 4
Total — Totaal 3 312 3 493 15 283 15 377

5.4.2. Pourcentage

Durée d'hospitalisation — Opnameduur Hôpital — Ziekenhuis Centre — Centrum
2008 2009 2008 2009
Ambulatoire — Ambulant 44,08 47,32 97,64 97,28
24 heures ou moins — 24 uur of minder 51,57 49,47 2,32 2,69
Plus de 24 heures — Meer dan 24 uur 4,35 3,21 0,03 0,03
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00

5.5. Hôpital ou centre et méthode d'interruption de grossesse

5.5.1. Nombre

Méthode — Methode Hôpital — Ziekenhuis Centre — Centrum
2008 2009 2008 2009
Aspiration — Aspiratie 1 744 1 912 12 353 12 265
Curetage — Curettage 902 677 534 631
Prostaglandine 55 60 39 20
Mifépristone — Mifepristone 534 790 2 337 2 446
Mifépristone + curetage — Mifepristone+curettage 54 38 20 15
Autres — Andere 23 16 0 0
Total — Totaal 3 312 3 493 15 283 15 377

5.5.2. Pourcentage

Méthode — Methode Hôpital — Ziekenhuis Centre — Centrum
2008 2009 2008 2009
Aspiration — Aspiratie 52,66 54,74 80,83 79,76
Curetage — Curettage 27,23 19,38 3,49 4,10
Prostaglandine 1,66 1,72 0,26 0,13
Mifépristone — Mifepristone 16,12 22,62 15,29 15,91
Mifépristone + curetage — Mifepristone+curettage 1,63 1,09 0,13 0,10
Autres — Andere 0,69 0,46 0,00 0,00
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00

5.6. Hôpital ou centre et méthode d'anesthésie

5.6.1. Nombre

Anesthésie — Verdoving Hôpital — Ziekenhuis Centre — Centrum
2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 649 956 2 447 2 580
Loco-régionale — Loco-regionaal 766 877 12 453 12 403
Narcose 1 874 1 647 372 393
Autres — Andere 23 13 11 1
Total — Totaal 3 312 3 493 15 283 15 377

5.6.2. Pourcentage

Anesthésie — Verdoving Hôpital — Ziekenhuis Centre — Centrum
2008 2009 2008 2009
Aucune — Geen 19,60 27,37 16,01 16,78
Loco-régionale — Loco-regionaal 23,13 25,11 81,48 80,66
Narcose 56,58 47,15 2,43 2,56
Autres — Andere 0,69 0,37 0,07 0,01
Total — Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00

5.7. Hôpital ou centre et interruption de grossesse après douze semaines

5.7.1. Nombre

Après douze semaines — Na twaalf weken Hôpital — Ziekenhuis Centre — Centrum
2008 2009 2008 2009
Danger pour la mère — Gevaar voor de moeder 4 1 0 0
Danger pour l'enfant — Gevaar voor het kind 119 80 2 0
Danger pour la mère + l'enfant — Gevaar voor moeder + kind 4 4 2 0
Total — Totaal 127 85 2 0
Après douze semaines — Na twaalf weken Danger pour la mère — Gevaar voor de moeder Danger pour l'enfant — Gevaar voor het kind Danger pour la mère + l'enfant — Gevaar voor moeder + kind
2008 2009 2008 2009 2008 2009
Hôpital — Ziekenhuis 4 1 119 80 4 4
Centre — Centrum 0 0 2 0 0 0
Total — Totaal 4 1 121 80 4 4

Annexe 1

Remarques concernant la sous-rubrique « autres » du document d'enregistrement d'une interruption de grossesse

1. Les « autres » situations de détresse

Les situations de détresse invoquées à la rubrique « autres » représentent, pour l'année 2008, 257 réponses et pour l'année 2009, 435 réponses;

Entre 2008 et 2009, le nombre de situations invoquées a fortement augmenté; néanmoins, nous constatons que la plupart de situations auraient pu être reprises dans la liste des états de détresse mentionnés sur le formulaire.

Comme lors du précédent rapport, la raison la plus souvent invoquée pour ces deux années est « pas prête ».

La seconde raison est d'ordre culturel: essentiellement des femmes mentionnant « pas encore mariée » et « grossesse culturellement non acceptée »; Il faut aussi signaler une augmentation du nombre de situations liées au géniteur.

Le nombre de femmes mentionnant « accouchement trop récent » a également plus que doublé de 2008 à 2009.

Les raisons les plus souvent invoquées — Meest ingeroepen redenen 2008 2009
Pas prête — pas de souhait d'enfant — Niet klaar — geen kinderwens 62 116
Culture — Cultuur 59 99
Problèmes liés au géniteur (géniteur pas libre, doute sur la paternité, problèmes de santé, décès, violence, en prison, âge etc.) — Problemen verbonden met de verwekker (verwekker niet vrij, twijfel omtrent het vaderschap, gezondheidsproblemen, overlijden, in de gevangenis, leeftijd, enz.) 49 69
Accouchements trop récents, enfants en bas-âge — Te recente bevallingen, kinderen op jonge leeftijd 16 36
Enfants malades ou handicapés, etc. — Zieke of gehandicapte kinderen, enz. 22 21
Situation sociale — Sociale situatie 12 16
Santé et prise de médicaments — Gezondheid en medicatie 12 24
Problèmes administratifs — Administratieve problemen 2 23
Divers: drogue, décès d'un proche, viol, prostitution, enfants placés, reprises d'études. — Andere: drugs, overlijden van een naaste, verkrachting, prostitutie, geplaatste kinderen, hernemen van studies. 23 31
Total — Totaal 257 435

2. Les « autres » méthodes de contraception

La rubrique « autres » est fréquemment utilisée quand le médecin déclare plus d'une méthode.

Ces autres méthodes anticonceptionnelles sont entre autres:

La pilule d'urgence Norlevo, la stérilité supposée, la diminution de la fertilité chez l'homme ou la femme, l'allaitement maternel, les herbes (millepertuis, sauge), les spermicides, un dosage hormonal contraceptif insuffisant, une chimiothérapie, la méthode du calendrier, le gel vaginal, le stérilet chinois, un accouchement récent, la préménopause, une thérapie hormonale, le cérazette, la prise d'antibiotiques.

3. Les « autres » méthodes d'interruption de grossesse

Après élimination des cas qui auraient dû être repris dans une rubrique spécifique, nous avons noté les méthodes suivantes:

— la stérilisation laparoscopique;

— le misoprostol;

— les foeticides;

— le dilapan;

— la prostaglandine + ballon;

— le ballon + cytotec;

— l'interruption spontanée pendant l'intervervention.

4. Les « autres » méthodes d'anesthésie

En 2008 et 2009, cette rubrique a été complétée respectivement neuf et dix fois, avec les méthodes suivantes: anesthésie épidurale et générale, pompe anti-douleur dipidolor, meopa+citanest et intraveineuse.

5. Les « autres » complications

Les « autres » complications sont les suivantes: rétention, hémorragie, allergie au MST, perte de sang >500 ml, PCO négatif, anamniose, fièvre post IVG, sténose cervicale, hypertension artérielle, atonie utérine, infection, hypotension, problèmes psychologiques, douleur et vomissements, utérus bicorne.


Annexe 2

Les interruptions de grossesse au-delà de douze semaines

Le rapport statistique aborde cette question dans son second volet traitant des corrélations.

En vertu de l'article 350, 4º, du Code pénal, l'interruption de grossesse peut être pratiquée au-delà du délai de douze semaines sous les conditions prévues à l'article 350, 1º, b), 2º et 3º du même Code, lorsque la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme ou lorsqu'il est certain que l'enfant à naître sera atteint d'une affection d'une particulière gravité et reconnue comme incurable au moment du diagnostic.

En 2008, 129 interruptions de grossesse pratiquées au-delà du délai de douze semaines ont été enregistrées:

— 4 pour cause de péril grave pour la santé de la femme;

— 121 en raison d'affections graves ou incurables de l'enfant;

— 4 en raison d'une combinaison de risques pour la mère et pour l'enfant.

En 2009, 85 interruptions de grossesse pratiquées au-delà du délai de douze semaines ont été enregistrées:

— 1 pour cause de péril grave pour la santé de la femme;

— 80 en raison d'affections graves ou incurables de l'enfant;

— 4 en raison d'une combinaison de risques pour la mère et pour l'enfant.

À l'examen des documents d'enregistrement, il s'avère que le péril grave pour la santé de la femme recouvre notamment les cas suivants: syndrome HELPP (haemolysis elevated liver enzymes and low platelets), amniotite, kystes rénaux, chorioamniotite, cancer du sein, pré-éclampsie, PROM (preterm rupture of the outer membranes), infection, usage d'héroïne, rubéole, carcinome thyroïdien et pression psychologique.

En ce qui concerne l'affection d'une particulière gravité et reconnue comme incurable dont l'enfant aurait été atteint au moment de sa naissance, il s'agit des cas suivants:

1. Affections chromosomiques

— anomalies chromosomiques;

— trisomie 13 (syndrome de Patou);

— trisomie 18 (syndrome d'Edwards);

— trisomie 21 (syndrome de Down) avec une ou plusieurs anomalies;

— trisomie 21 CAV complète;

— triploïdie 69XYY;

— monosomie;

— nanisme;

— syndrome de Klinefelter XXY;

— syndrome de Turner 45XO.

2. Malformations

— syndrome de Vacterl;

— hygroma kystique;

— myéloméningocèle;

— neurofibromatose;

— myopathie de Duchêne;

— syndrome Bardet-Biedl;

— dysplasie squelettique;

— neuropathie de Charcot-Marie-Tooth;

— holoprosencéphalie;

— malformation cérébrale de Dandy-Walker, hydrocéphalie;

— ancéphalie;

— anencéphalie avec spina bifida;

— anamnios;

— exencéphalie;

— retard de croissance, hypoplasie pulmonaire et anhydramnios;

— malformation congénitale létale, dysplasie rénale avec anhydramnios à dix-sept semaines;

— dysplasie rénale congénitale avec anmanios;

— acéphalie;

— pentalogie de Cantrell ITG à treize semaines;

— acranie;

— polycystose rénale bilatérale, anamnios, hydrocéphalie, encéphalocèle;

— malformation du tube neural du thorax au sacrum;

— jumeaux siamois avec un seul corps;

— troubles rénaux, holoprosencephalie, hydramnion, absence d'anus;

— rétrognathie, enfant de sexe masculine à l'apparence feminine, spina bifida;

— vessie hypertrophiée;

— omphalocèle, spina bifida;

— méningocèle;

— scoliose, omphalocèle, arthrogrypose;

— malformation cardiaque grave/cardiopathie;

— hypoplasie pulmonaire sur anamnios à seize semaines;

— hydrocéphalie;

— encéphalocèle;

— tétralogie de Fallot/anamnios;

— megacystis, syndrome de Prune-Belly;

— arthrogrypose;

— agénésie septale, dilatation intestinale;

— spina bifida aperta;

— arthrogrypose des membres inférieurs;

— malformation cardiaque létale;

— syndrome cardio facial;

— cardiopathie avec isomérisme;

— malformations multiples: hydrocéphalie, arthrogrypose;

— omphalocèle Foie;

— spina bifida, hydroencéphalie;

— hypoplasie du ventricule gauche;

— cœur monoventriculaire;

— anhydramnios par rupture des membranes, hypoplasie rénale;

— dysplasie rénale bilatérale;

— PPROM (rupture prématurée des membranes);

— rupture des membranes avant terme, anamnios;

— malformations multiples;

— malformation digestive, rénale et cardiaque;

— malformation rénale non opérable;

— retard de croissance intra-utérin;

— sténose de l'aqueduc;

— anomalies squelettiques multiples;

— dysplasie squelettique létale;

— malformations congénitales multiples sans diagnostic clair;

— pieds bots;

— maladie fœtale incurable;

— hydrops fœtal;

— atrophie des reins, non viable;

— malformation congénitale de la vessie;

— anomalie fœtale;

— tumeur pulmonaire chez l'enfant;

— retard de croissance intra-utérin à vingt-trois semaines, anamnios;

— retard de croissance, malformations multiples;

— anémie du fœtus irréversible;

— problèmes rénaux.

3. Affections tératogènes

— toxoplasmose congénitale; malformations cérébrales multiples;

— infection à cytomégalovirus;

— toxoplasmose;

— médicaments tératogènes;

— rubéole entre sept et onze semaines;


2. RAPPORTS ANNUELS DES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS


Introduction

Les tableaux repris ci-après totalisent, par année de référence, les chiffres déclarés par les centres et les hôpitaux dans leur rapport annuel. Ces chiffres ne correspondent que rarement avec ceux qui sont déclarés au moyen du formulaire d'enregistrement.

Chaque institution est tenue de mentionner les données suivantes dans son rapport annuel:

— le nombre de demandes d'interruption de grossesse qui ont été introduites auprès de l'institution ou des médecins qui y sont rattachés;

— le nombre d'interruptions de grossesse qui ont été pratiquées par les médecins attachés à l'institution avant la fin de la douzième semaine suivant la fécondation;

— le nombre de demandes d'interruption de grossesse après douze semaines;

— le nombre de demandes d'interruption de grossesse qui ont été « refusées ».

La rubrique « nombre de demandes d'IVG refusées » appelle deux commentaires car les termes « rejet » ou « refus » sont sujets à interprétations différentes.

1. Les IVG refusées par les établissements doivent être mentionnées mais il est possible que l'IVG ait été pratiquée dans une autre structure que celle où la demande a été initialement faite. Il n'y a donc pas là de refus au sens strict.

2. Ont également été classées comme « rejet » ou « refus » les conditions suivantes dont la liste n'est pas exhaustive:

— la femme ne vient pas au rendez-vous;

— la suite réservée à la demande est inconnue;

— la femme n'est pas enceinte au moment de la demande;

— une fausse couche est survenue pendant la période d'attente;

— la grossesse dépasse le délai de douze semaines et la femme est orientée vers l'étranger;

— la grossesse est trop avancée lors de la première consultation et le délai a dépassé douze semaines après la période d'attente de six jours;

— la femme est orientée vers un hôpital belge pour des raisons médicales ou pour des considérations liées à l'anesthésie;

— la femme est orientée vers un autre centre belge;

— la femme décide de poursuivre sa grossesse;

— la femme est orientée vers un service d'adoption.


1. Institutions francophones

Centres francophones

Nombre de centres — Aantal centra Nombre de requêtes — Aantal verzoeken Nombre d'IVG pratiquées — Aantal uitgevoerde zwangerschapsafbrekingen Nombre de requêtes « rejetées » — Aantal « afgewezen » verzoeken % requêtes « rejetées » par rapport au nombre de requêtes — % « afgewezen » verzoeken ten overstaan van aantal verzoeken
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
30 30 11 041 10 995 8 806 9 125 2 235 1 870 20,24 17,00

Hôpitaux francophones

Nombre d'hôpitaux — Aantal ziekenhuizen Nombre de requêtes — Aantal verzoeken Nombre d'IVG pratiquées dont après délai de 12 semaines — Aantal uitgevoerde zwangerschapsafbrekingen waarvan na 12 weken Nombre de requêtes « rejetées » — Aantal « afgewezen » verzoeken % requêtes « rejetées »/nombre de requêtes — % « afgewezen » verzoeken ten overstaan van aantal verzoeken
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
24 24 3 617 3 212 3 189 2 730 118 125 428 482 11,83 15,00

2. Institutions néerlandophones

Centres néerlandophones

Nombre de centres — Aantal centra Nombre de requêtes — Aantal verzoeken Nombre d'IVG pratiquées — Aantal uitgevoerde zwangerschapsafbrekingen Nombre de requêtes « rejetées » — Aantal « afgewezen » verzoeken  % requêtes « rejetées » par rapport au nombre de requêtes — % « afgewezen » verzoeken ten overstaan van aantal verzoeken
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
8 8 8 597 9 136 7 705 7 778 892 1 358 10,38 14,86

Hôpitaux néerlandophones

Nombre d'hôpitaux — Aantal ziekenhuizen Nombre de requêtes — Aantal verzoeken Nombre d'IVG pratiquées dont après délai de 12 semaines — Aantal uitgevoerde zwangerschapsafbrekingen waarvan na 12 weken Nombre de requêtes « rejetées » — Aantal « afgewezen » verzoeken % requêtes « rejetées »/nombre de requêtes — % « afgewezen » verzoeken ten overstaan van aantal verzoeken
2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009 2008 2009
13 9 551 490 453 397 61 36 98 93 17,79 18,98

3. Aperçu géneral

Centres

Nombre de centres — Aantal centra Nombre d'IVG pratiquées — Aantal uitgevoerde zwangerschapsafbrekingen
2008 2009 2008 2009
38 38 16 511 16 903

Hôpitaux

Nombre d'hôpitaux — Aantal ziekenhuizen Nombre d'IVG pratiquées — Aantal uitgevoerde zwangerschapsafbrekingen dont après délai de 12 semaines — waarvan na 12 weken
2008 2009 2008 2009 2008 2009
37 33 3 642 3 127 179 161

3. ANALYSE DES RAPPORTS ANNUELS DES SERVICES D'INFORMATION


1. Analyse des rapports annuels des services d'information francophones

Les trente centres extrahospitaliers pratiquant des IVG ont fait parvenir un rapport annuel à la Commission en 2008 et en 2009; pour ce qui concerne les hôpitaux et cliniques, vingt-quatre nous ont fait parvenir un rapport, tant en 2008 qu'en 2009.

Comme lors des années précédentes, les institutions pointent:

— le manque d'éducation sexuelle;

— la cherté de la contraception.

Les centres qui se trouvent dans des certains quartiers populaires constatent une précarité de plus en plus grandissante, des familles de plus en plus pauvres (revenu minimum d'une personne isolée: 860 euros par mois — revenu minimum pour un couple et deux enfants: 1 805 euros par mois). Un centre bruxellois mentionne que +/- 30 % de ses patientes n'ont pas de couverture sociale.


A. Centres extrahospitaliers

1. Composition et fonctionnement du service

A Bruxelles et en Communauté française, tous les centres extrahospitaliers sont des centres de planning familial. Les services d'information se composent pour la plupart d'une dizaine de personnes (psychologues, assistants sociaux, médecins, sexologues, juristes); certains centres occupent davantage de personnel. À la lecture des rapports, il apparaît que l'accueil réservé aux patientes est très empathique et bienveillant. Ils sont très soucieux d'offrir un accueil psycho-social de qualité.

Ces services fonctionnent toute la journée, essentiellement de 9 à 17 heures; certains ouvrent leurs portes une soirée par semaine, ainsi que le samedi matin; les consultations de ces centres sont gynécologiques, psychologiques et juridiques; ils assurent également des médiations familiales ainsi que de la l'animation en prévention dans les écoles.

2. Méthodes d'accueil et d'assistance

Comme déjà signalé dans les rapports précédents, les services d'information font tant de la prévention que de la prise en charge de l'IVG; par prévention on entend une démarche préventive globale prônée par le GACEHPA (Groupe d'action des centre extrahospitaliers pratiquant l'avortement): « favoriser le développement personnel, l'autonomie, la responsabilité dans les domaines affectif, sexuel, familial et social). Un centre résume son travail comme suit: « débroussailler la demande via un travail psycho-social de qualité pour que la femme puisse faire son choix — vigilance à l'appartenance religieuse, culturelle ou philosophique — prévenir les récidives — entendre le vécu de l'IVG », attention particulière à l'encadrement psychologique de l'IVG.

Le travail d'accueil se déroule en trois phases:

a) Avant l'IVG

Un ou plusieurs entretiens pré-IVG sont prévus; il s'agit d'informer quant au choix des différentes méthodes (médicale ou instrumentale — anesthésie locale ou générale, milieu hospitalier ou extra-hospitalier), déculpabiliser et sensibiliser aux méthodes contraceptives: le but de cette première consultation est de créer un climat de confiance et de répondre aux questions. Ensuite, la consultation médicale sera pratiquée (anamnèse, prise de sang, examen gynécologique, test urinaire, échographie, évaluation de la contraception). La patiente sera également informée des dispositions de la loi (délai de réflexion d'une semaine, limite des douze semaines de conception).

b) Pendant l'IVG

L'IVG se pratique dans le cabinet médical équipé pour cette intervention; un soutien psychologique par la psychologue ou l'assistante sociale rencontrée avant l'IVG est prévu pendant l'intervention; le médecin rencontré lors de la consultation préalable pratiquera l'IVG.

Un deuxième médecin sera présent au centre; dans certains centres, la femme peut être accompagnée par une personne proche.

c) Après l'IVG

La femme se présente deux à trois semaines après l'intervention afin de voir comment l'intervention a été vécue et vérifier s'il n'y a eu aucune complication. La problématique de la sensibilisation à l'hygiène intime et à la contraception future est également abordée.

3. Cas d'accueil et d'assistance signalés

— La grande inégalité des femmes devant le coût de la contraception;

— Le constat généralisé d'une population de plus en plus précarisée et fragilisée; (pour certaines, difficultés d'accéder aux soins de santé ou encore à prendre en charge le coût des déplacements en transport en commun); un isolement social, une fragilisation psychique (par exemple, le nombre de rendez-vous manqués reste une préoccupation pour les équipes);

— Le constat de la récurrence et la complexification de certaines problématiques individuelles, conjugales, familiales vécues par les femmes et/ou couples qui demandent une IVG; répétitions de relations chaotiques;

— Le constat d'une pression culturelle;

— La problématique des femmes n'ayant pas de couverture sociale et ne pouvant assumer le coût d'une IVG. Un centre de Bruxelles mentionne que 30 % de ses patientes sont dans le cas;

— L'augmentation de la période d'attente entre la prise de rendez-vous et le premier rendez-vous: dix jours en moyenne;

— Les demandes tardives; la plupart de ces demandes concernent des grossesses de quatorze à quinze semaines. Comme le signale un centre: « Il s'avère nécessaire d'une part de déterminer l'ampleur de la question des demandes de 12-14 semaines et l'interaction avec la durée de la période d'attente pour avoir un rendez-vous, et, d'autre part, s'interroger sur le délai légal actuel; la durée de six jours entre le premier entretien et le deuxième rendez-vous »; actuellement, ces patientes sont dirigées vers les Pays-Bas; cela alourdit le coût et le vécu psychologique, surtout lorsqu'il s'agit de mineures;

— La gestion de la douleur: une préoccupation importante;

— Le nombre important de femmes (allant jusqu'à 50 % dans certains centres) qui ne prennent pas de moyen de contraception.

Un centre nous fait part de ses hypothèses quant à leur non-utilisation:

1. absence de relations affectives stables;

2. difficultés de compréhension quant à l'utilisation des méthodes contraceptives;

3. les fausses croyances concernant les conséquences de la contraception: prise de poids, stérilité, cancer;

4. représentations erronées quant au coût de la pilule contraceptive;

5. difficultés de mentalisation et d'anticipation: la vie est uniquement appréhendée dans l'immédiateté;

6. les manifestations d'un désir d'enfant, et en particulier le désir d'enfant comme comblant un désir existentiel, affectif et identitaire;

— La prise en charge des IVG médicamenteuses: plus lourde pour l'équipe soignante et pour la patiente (durée, douleurs, saignements, effets secondaires des médicaments);

— Les mouvements mondiaux de population et la présence en Belgique d'un grand nombre de femmes provenant de pays ou l'accès à la contraception est mauvais ou inexistant nous amène une population qui utilise l'IVG comme moyen de régulation des naissances. Un centre mentionne: « Ces femmes n'ont pas un vécu culpabilisé par leur demande d'IVG et ces situations nouvelles doivent questionner les accueils psychologisants et parfois dramatisants que l'on pense en phase avec le vécu des patientes. »;

— La mention dans quelques rapports de la honte et de la culpabilité qu'éprouvent certaines femmes; leur angoisse et leur détresse sont très importantes.

4. Suggestions en vue d'améliorer la prévention

— Proposer davantage d'animations (prévention) dans les écoles, auprès des populations précarisées ou récemment arrivées en Belgique, dans les lieux de promotion de la santé, dans les endroits festifs; via des brochures et des infos plus dynamiques, d'utiliser des spots radio-télévision;

— Au vu des chiffres, la prévention des jeunes adultes doit être améliorée; certaines initiatives comme SEXandCo, MODUS FIESTA, offrent en milieux festifs une approche en éducation à la vie affective et sexuelle (EVAS); de telles initiatives doivent être encouragées;

— Poursuivre le dépannage gratuit de plaquettes de pilules contraceptives et de préservatifs dans les centres, ainsi que la distribution gratuite de pilules du lendemain dans les centres de planning familial;

— Promouvoir l'utilisation correcte des moyens de contraception, lutter contre les fausses croyances en matière de contraception et faire connaître la pilule du lendemain;

— Prévoir une information plus complète des médecins sur la contraception, notamment lors de la prise d'antibiotiques;

— Envisager une meilleure prise en charge financière de la contraception; veiller à une meilleure égalité financière de toutes les femmes devant la contraception, peut importe le moyen choisi;

— Proposer la gratuité de la contraception aux personnes en situation de précarité financière: personnes bénéficiant du statut BIM (bénéficiaires de l'intervention majorée) et du statut OMNIO dont peuvent bénéficier les ménages à petits revenus;

— Envisager un programme d'accompagnement des femmes et des couples qui désirent garder leur enfant, afin que les femmes puissent mener leur grossesse à terme et élever leur enfant dans des conditions sociales, économiques et psychologiques optimales (notamment via le Fonds Maribel social).

— Veiller à améliorer l'offre dans les centres (il faut plus ou moins dix jours entre la prise de rendez-vous et le rendez-vous) — Résoudre le problème du manque de médecins en promouvant l'IVG à la maison, sous certaines conditions;

— Déterminer l'ampleur de la question « coût et vécu » psychologique plus lourde pour les patientes prises en charge après la douzième semaine, surtout pour les mineures d'âge. La femme dont la grossesse dépasse le terme de la loi présente presque toujours un problème de santé sociale et/ou psychologique qui devrait être considéré pour légitimer un avortement thérapeutique.


B. Hôpitaux

1. Composition et fonctionnement du service

Le nombre de personnes affectées à l'accueil est sensiblement moins important que dans les centres de planning familial; il s'agit également de médecins, juristes, psychologues, assistants sociaux; il arrive que ce service fasse partie intégrante du service de gynécologie-obstétrique.

Les rapports des hôpitaux n'apportent pas de nouveaux éléments par rapport aux années précédentes; certains hôpitaux mentionnent une informatisation des dossiers.

Le travail d'accueil se déroule en trois phases:

a) Avant l'IVG

L'accueil est assuré par le service social pendant les heures normales de bureau; les services travaillent sur base de rendez-vous; ce rendez-vous renseigne déjà la femme sur le déroulement de la prise en charge (accueil, consultation gynécologique). Il s'agit de clarifier sa demande, de la rassurer, l'informer sur les alternatives et aides, et lui permettre de prendre une décision en toute liberté. À sa demande, la patiente peut rencontrer une psychologue.

Des brochures d'information, éditées par les firmes pharmaceutiques sont à la disposition des femmes, notamment celles concernant la contraception.

b) Pendant l'IVG

Le jour de l'intervention, la patiente peut être accompagnée par la personne de son choix; l'interruption de grossesse sera pratiquée par le médecin et l'assistante sociale rencontrés lors du premier rendez-vous.

c) Après l'IVG

Le suivi est assuré par le médecin/accueillante qui ont procédé à l'IVG; les femmes peuvent ainsi parler de leur vécu de l'IVG.

2. Cas d'accueil et d'assistance signalés

— L'IVG reste tabou; des femmes ont peur d'en parler et ce, par crainte d'être incomprises ou jugées. Alors que l'avortement est pratiqué quotidiennement et ce, dans le cadre légal, c'est un sujet encore très délicat. Le débat « pour ou contre l'avortement est toujours d'actualité. Or, il ne s'agit pas d'être pour ou contre, mais de défendre un droit fondamental, celui du choix. L'avortement reste connoté négativement; c'est toujours un acte pour lequel les femmes se sentent obligées d'avoir une bonne raison;

— La méconnaissance de la pilule du lendemain, confusion pilule du lendemain et pilule abortive, manque de développement de la contraception masculine;

— La problématique lorsque le géniteur est à l'origine de la demande d'IVG, et qu'elle n'est pas entièrement partagée par la patiente.

3. Suggestions en vue d'améliorer la prévention

— Intensifier les animations scolaires et les recentrer sur les moyens de contraception. Information obligatoire via l'enseignement, tous réseaux confondus, dispensée par des professionnels de la prévention;

— Envisager un encadrement psychologique spécifique pour les dénis de grossesse (découverte souvent après vingt-huit semaines);

— Subventionner davantage les services d'accueil chargés de la contraception;

— Changer la dénomination des stérilets pour éviter l'amalgame stérile/stérilet;

— Rendre la contraception gratuite selon des critères sociaux (modèle français);

— Faire de la publicité pour la pilule du lendemain, souvent inconnue; confusion pilule du lendemain et pilule abortive;

— Inciter les médecins généralistes et les gynécologues à prendre davantage de temps pour expliquer et répondre aux questions de leurs patientes quant à la contraception souvent mal comprise; sensibilisation des médecins traitants sur les interactions de certains traitements sur l'efficacité de la pilule (antibiotiques);

— Faire participer les sages-femmes à l'instauration d'une contraception en post-partum;

— Développement de la contraception masculine.


2. Analyse des rapports annuels des services d'information néerlandophones


A. Centres

1. Composition et fonctionnement du service

a) Tous les services d'information font appel à du personnel qualifié à temps partiel ou à temps plein, à savoir un ou plusieurs psychologues, un sexologue, des médecins, des gynécologues, un coordinateur; peuvent faire également partie de l'équipe: des infirmières sociales, des sage-femmes, des assistantes sociales, du personnel administratif, des préposés à l'accueil et du personnel d'entretien.

Par ailleurs, un seul centre recourt aux services d'un interprète du CPAS et de la « Vereniging voor ambulante geestelijke gezondheidszorg » (Association pour les soins de santé mentale ambulatoires).

b) Six des huit centres IVG, chapeautés par l'ASBL LUNA (Unie van Nederlandstalige abortuscentra), l'union des centres IVG néerlandophones, ont transmis conjointement le rapport de leur institution pour l'année 2009. Ces rapports témoignent de l'attention et de l'accompagnement dont bénéficient les femmes sur les plans psychosocial et médical. Les centres apportent une réponse commune à propos de la rubrique accueil et assistance, rubrique sur laquelle ils souhaitent par ailleurs attirer l'attention.

La principale information écrite mise à disposition en ce qui concerne l'avortement et les méthodes appliquées consiste en des brochures.

Les centres des grandes villes disposent en outre de dépliants qui s'adressent à la population féminine allochtone.

D'autres brochures, la plupart dans plusieurs langues, traitent des questions liées à la contraception et aux maladies sexuellement transmissibles.

L'information relative aux centres est également accessible via Internet.

2. Méthodes d'accueil et d'assistance appliquées

L'accueil proposé aux femmes avant, pendant et après l'interruption de grossesse n'a pas fondamentalement changé par rapport aux années précédentes. Il arrive que les femmes s'adressent directement aux centres par téléphone mais la majorité d'entre elles y sont envoyées par leur médecin généraliste, leur gynécologue ou le centre d'aide sociale générale.

a) Avant l'interruption de grossesse

Le premier entretien avec un collaborateur du centre est généralement précédé d'un contact téléphonique.

Cet entretien a pour but d'informer sur la façon dont fonctionne le centre et, si la personne le souhaite, un rendez-vous est pris pour un examen préliminaire. L'examen préliminaire consiste en un entretien psychosocial et une consultation médicale.

Le processus décisionnel de la patiente confrontée à une grossesse non prévue occupe une place centrale.

L'échec des moyens de contraception éventuellement utilisés, la contraception future et les questions des personnes concernées y sont abordés. L'examen préliminaire est un moment important en matière de prévention; il permet d'aborder les moyens d'éviter les grossesses futures non désirées. Les moyens de contraception sont largement évoqués et des brochures d'informations sont distribuées afin d'aider les femmes à faire le meilleur choix en matière de contraception future. Les méthodes d'avortement sont abordées, telles que l'avortement médicamenteux et le curetage par aspiration.

Cet entretien n'aboutit pas toujours à un avortement, et ce pour diverses raisons:

— la femme souhaite garder son enfant;

— la femme ne se présente pas pour le traitement prévu dans le cadre d'un deuxième rendez-vous;

— une fausse couche est survenue durant la période de réflexion;

— la femme est orientée vers un service d'adoption;

— la femme est renvoyée pour traitement à l'étranger;

— la femme connaît un avortement spontané;

— la femme est orientée vers un hôpital belge pour raisons médicales ou pour des considérations liées à l'anesthésie;

— la femme n'est pas enceinte.

b) Pendant l'interruption de grossesse

L'intervention peut avoir lieu au plus tôt six jours après l'examen préliminaire. Tous les centres offrent un accompagnement psychosocial lors de l'intervention; celle-ci est précédée d'un second entretien avec un prestataire d'aide qui vérifie que la femme ne doutera pas de son choix et ne connaîtra pas de problèmes psychologiques ultérieurs. Il est ensuite discuté du traitement post-opératoire et des moyens contraceptifs existants. Le délai diffère en fonction de l'intervention — aspiration ou avortement médicamenteux-, mais un contrôle ainsi qu'un dernier entretien sont toujours prévus.

c) Après l'interruption de grossesse

L'intervention est suivie deux à trois semaines plus tard d'un contrôle médical et éventuellement d'un entretien avec le médecin.

Si nécessaire, la femme a la possibilité de recevoir un soutien psychologique ou d'être envoyée vers un centre d'assistance ou un psychothérapeute.

Les collaborateurs du centre qui accompagnent les femmes doivent les rassurer quant au fait qu'ils sont toujours disponibles pour répondre à leurs questions, trouver une solution à leurs problèmes et les accompagner, quelle que soit leur décision.

Le droit à l'autodétermination de la femme est toujours respecté. Le déroulement et le contenu des entretiens sont donc en partie déterminés par la femme.

3. Cas d'accueil et d'assistance signalés

Il est intéressant d'attirer une nouvelle fois l'attention sur le fait que des patientes doivent être orientées vers les Pays-Bas pour les interventions au-delà des quatorze semaines d'aménorrhée. Une modification de la loi afin d'obtenir un remboursement INAMI pour une IVG pratiquée lors du deuxième trimestre serait à envisager; aussi longtemps que ces avortements tardifs figureront dans le Code pénal belge, aucune solution technique ne pourra être envisagée sur la base des directives de la sécurité sociale européenne.

Un centre signale qu'un grand nombre d'allochtones, illégales et demandeuses d'asile ont des notions de contraception très rudimentaires et ont une approche émotionnelle différente de l'avortement, qu'elles considèrent surtout comme une forme de contraception. L'aide d'un interprète doit souvent être demandée pour résoudre les problèmes de communication.

Les femmes musulmanes, ou dont le partenaire est musulman, ne peuvent, voire n'osent pas se prévaloir de droits évidents, même si ces droits sont fixés par le législateur belge. Elles invoquent majoritairement une situation de détresse religieuse.

De même, les mineures d'âge éprouvent d'importantes difficultés au niveau psychique. Souvent la sexualité fait office de sujet tabou au sein de ces familles, et vu ce manque d'ouverture, la question de la contraception n'est pas abordée. L'accompagnement des parents peut être profitable à ceux-ci.

4. Suggestions en vue d'améliorer la prévention

Dans le rapport annuel de leur service d'information, les six centres IVG affiliés à l'ASBL LUNA souhaitent attirer l'attention sur les limites contenues dans la loi, à l'occasion du vingtième anniversaire de la loi du 3 avril 1990.

« Nous faisons en particulier allusion à la règle des six jours et à la limite des douze semaines de grossesse; en effet, les centres IVG ne peuvent souvent apporter aux femmes en situation de détresse qu'une aide partielle en raison de ces deux dispositions de loi).

La règle des six jours induit une limitation dans le fonctionnement des centres:

— tout d'abord, les centres ont prévu une possibilité de choix quant à la méthode d'interruption de grossesse, en vue d'améliorer la qualité de l'aide à l'avortement: au début de la grossesse, les femmes peuvent opter pour la pilule abortive ou le curetage par aspiration. Plusieurs études scientifiques ont en effet montré que la possibilité de choix améliore considérablement le bien-être de la femme. Cependant, force est de constater que l'application rigide de la règle des six jours nous amène à ne pas laisser ce choix aux femmes dont la grossesse est trop avancée étant donné qu'il est trop tard pour pouvoir encore opter pour la pilule abortive;

— ensuite, lorsque les femmes se présentent chez nous, au moment où leur grossesse atteint la douzième semaine, nous sommes contraints de les informer qu'elles ne peuvent pas recevoir d'aide dans notre pays. En effet, dans ce cas également, après la prise en compte de la limite de douze semaines de grossesse et de la règle des six jours, la grossesse est trop avancée chez certaines femmes pour pouvoir encore les aider dans les limites du cadre légal;

— enfin, la recherche (Test-santé nº 49 juin-juillet 2002) et la pratique ont montré qu'une majeure partie des femmes qui font appel à nous ont déjà entamé un processus décisionnel.

Certaines d'entre elles se sont déjà entretenues à plusieurs reprises avec des médecins ou d'autres prestataires d'aide. Pourtant, cette mesure est également d'application pour ces femmes et le délai de réflexion ne commence à compter qu'à partir du moment où elles se présentent à la première consultation au centre.

Pour ces femmes, le temps d'attente inutile, et la charge psychique que cela représente, s'avère fort préjudiciable pour la gestion de la situation et, de façon plus générale, pour leur bien-être psychique.

En ce qui concerne la problématique de la limite fixée à douze semaines de grossesse, nous répétons ce que nous écrivions en 2007, en réponse à la question 4 du rapport annuel du service d'information:

L'expérience des centres d'avortement apprend que les femmes qui demandent une interruption de grossesse après le délai légal en Belgique sont souvent confrontées à un contexte psychosocial et relationnel difficile. La plupart du temps, ces circonstances complexes sont précisément à l'origine d'un processus de décision problématique ou d'un déni de grossesse pendant une certaine période.

En Europe, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne disposent de lois qui autorisent également une interruption de grossesse au cours du deuxième trimestre. Les femmes belges qui demandent une interruption de grossesse après douze semaines d'aménorrhée ont alors souvent recours, d'une manière ou d'une autre, aux centres établis dans les deux pays précités.

Outre les problèmes psychosociaux auxquels les femmes dans cette situation sont confrontées, un problème financier se pose fréquemment lorsque ces femmes veulent subir une interruption de grossesse à l'étranger. Dès lors, pour les femmes dont les possibilités financières sont limitées, la réalité est qu'elles sont contraintes d'avoir un enfant non désiré parce qu'elles ne sont pas en mesure de payer une intervention à l'étranger.

Nous estimons qu'il est important d'attirer l'attention de la Commission d'évaluation sur les situations précitées.

Nous nous réjouissons d'avoir une loi sur l'avortement. Pourtant, cette loi limite souvent les possibilités de soins destinés aux femmes qui se trouvent en situation de détresse face à une grossesse non désirée. »

Pour ces centres, il ne fait aucun doute que la prévention de grossesses non désirées figure en bonne place à l'agenda. Mais l'objectif premier de ces centres est d'offrir des soins de qualité à ces femmes qui se trouvent confrontées à une grossesse non désirée.

Les six centres pratiquant des IVG affiliés à l'ASBL LUNA lancent un appel aux décideurs politiques afin qu'ils accordent une position centrale aux soins destinés aux femmes en situation de détresse, indépendamment des discussions idéologiques menées à cet égard. Ces centres proposent qu'une consultation soit organisée, étant donné qu'ils disposent d'une expertise de vingt ans en la matière, afin qu'ils puissent apporter leur contribution aux soins de santé reproductifs dans les limites du cadre légal et humain.

Un centre pense que le remboursement des méthodes contraceptives de longue durée aurait un impact positif et suggère l'obtention de la contraception orale sans prescription médicale.

Un autre centre formule encore trois propositions:

— une meilleure diffusion de l'information concernant la pilule du lendemain, dont l'existence et la disponibilité sont encore trop peu connues, surtout des jeunes;

— davantage d'information à l'école sur l'emploi correct des contraceptifs et pour briser le tabou qui entoure la sexualité; dans l'information sur l'utilisation du préservatif, il faudrait insister sur la nécessité d'un moyen contraceptif supplémentaire;

— une nouvelle réduction du prix des contraceptifs: en effet, souvent, les jeunes, les indigents, les demandeurs d'asile et les personnes en séjour illégal ne peuvent financièrement pas se les procurer.

En dépit des efforts et de l'information en matière de contraception, près de deux femmes sur cinq qui subissent un avortement ne le font pas pour la première fois. Par ailleurs, le laps de temps écoulé entre deux avortements n'est souvent que de quelques mois.

Il est très démotivant, pour nos infirmières sociales, de revoir plusieurs fois les mêmes femmes. Plusieurs d'entre elles ont déjà été informées que c'était la dernière fois qu'elles bénéficieraient d'une aide. Les centres ont-ils le droit de refuser ces femmes à leur prochaine demande ?


B. Hôpitaux

Remarque préliminaire

Cinq établissements ont transmis au total seize formulaires d'enregistrement pour 2009 concernant les avortements thérapeutiques.

Ces établissements n'ont pas de service d'information organisé et n'ont pas déposé de rapport annuel, étant donné qu'il s'agissait d'interruption de grossesse pour malformations fœtales.

1. Composition et fonctionnement

a) Tous les établissements font appel à des collaborateurs disposant des qualifications suivantes: assistant social, psychologue, infirmière sociale, sage-femme et, dans un seul cas, nous avons relevé un expert en éthique et un pasteur; enfin, les médecins qui ont pratiqué l'IVG accompagnent également les femmes.

b) Dans un des hôpitaux, le service d'information fait partie du Service de Gynécologie, Andrologie, Obstétrique et ne travaille pas exclusivement sur la problématique de l'avortement

c) Un certain nombre d'établissements n'ont donc pas de service d'information organisé. Ils ne pratiquent que des ITG (interruption thérapeutique de grossesse). Les médecins donnent aux patientes les explications appropriées et requises concernant l'état pathologique à l'origine de la procédure d'interruption de grossesse.

2. Méthodes d'accueil et d'assistance

Dans les établissements qui ont rédigé un rapport annuel circonstancié, les procédures sont identiques à celles des centres.

3. Cas d'accueil et d'assistance signalés

Les femmes originaires des pays de l'Est ont souvent recours à l'avortement comme méthode contraceptive.

4. Suggestions en vue d'améliorer la prévention des grossesses non désirées

— mener des campagnes de sensibilisation concernant l'usage de contraceptifs, et principalement à l'intention des allophones;

— permettre la discussion sur les contraceptifs chez les jeunes, et principalement sur l'utilisation correcte de ceux-ci;

— améliorer l'accès aux contraceptifs, principalement pour les femmes en situation précaire.

Un hôpital a signalé pour 2008 une augmentation du nombre d'interruptions de grossesse, généralement en raison de malformations fœtales. Il souhaite obtenir un feed-back et une comparaison au niveau national.


CONCLUSIONS

1. Comme il avait été relevé dans les trois rapports précédents, qui portaient sur les années 2002-2003 et 2004-2005 et 2006-2007, les chiffres des interruptions de grossesse fournis à la Commission concernant les années 2008-2009 doivent être corrigés. Si, du nombre total des interruptions volontaires de grossesse pratiquées en Belgique (1), on déduit le nombre de femmes domiciliées à l'étranger qui font pratiquer une interruption de grossesse dans notre pays (2) et si on y ajoute le nombre de femmes belges et luxembourgeoises qui la font pratiquer aux Pays-Bas (3) ainsi que le nombre des déclarations introduites trop tard (4) et qui ne sont donc pas reprises dans les tableaux de la première partie, on obtient les résultats suivants:

1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001
(1) 10 380 10 737 11 243 12 628 12 666 11 999 12 734 13 762 14 775
(2) -163 -216 -188 -275 -253 -240 -354 -340 -353
(3) +2 794 +2 314 +2 247 +2 019 +1 813 +1 567 +1 557 +1 473 +1334
(4) +463 +380 +96 +161 +31 +256 +0 +28 +422
13 474 13 215 13 398 14 533 13 857 13 582 13 937 14 923 16 178
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
(1) 14 791 15 595 16 024 16 696 17 640 18 033 18595 18870
(2) -414 -349 -392 -295 -296 -314 -291 -252
(3) +1 224 +1 091 +984 +913 +857 +851 +830 +803
(4) +115 +370 +316 +553 +0 +135 +172 +0
15 716 16 707 16 932 17 867 18 201 18 705 19 306 19 421

2. Pour des raisons multiples qui ont varié dans le temps, les chiffres contenus dans le présent rapport, comme ceux contenus dans les rapports précédents, ne sont pas d'une précision scientifique.

En effet:

— pour des raisons qui demeurent inexpliquées, il y a des différences de nombre entre les déclarations d'IVG faites par les médecins, établies individuellement, et les rapports annuels des institutions au sein desquelles ces médecins pratiquent leur art;

— la Commission est sans pouvoir pour vérifier si les données communiquées par les médecins et par les institutions correspondent à une réalité scientifiquement établie; elle est même sans pouvoir pour vérifier si les documents qui lui sont communiqués ont été correctement remplis; et elle n'a pas davantage le pouvoir d'exiger d'une institution ou d'un médecin qu'ils fassent des déclarations. Bref, la Commission est complètement tributaire des données qui lui sont fournies.

3. Que ce soit en données brutes (tableau 1.A.1 de la première partie) ou en données corrigées (cf. ci-dessus), le nombre total des interruptions volontaires de grossesse communiquées à la Commission a continué à augmenter en 2008 et 2009 par rapport aux années précédentes, cette croissance paraissant relativement régulière.

La Commission insiste sur ce que, si la statistique des IVG fait apparaître une évidente croissance numérique, cette croissance peut avoir plusieurs causes différentes, parmi lesquelles une amélioration de la manière dont la loi du 13 août 1990 créant la Commission d'évaluation est connue et perçue, et donc appliquée, par le monde médical.

4. Comme la Commission l'a fait observer à plusieurs reprises, et spécialement dans ses quatre derniers rapports, une étude pluridisciplinaire pourrait essayer d'interpréter l'ensemble de ces données à la lumière d'autres données (démographiques, médicales, psychologiques, socio-économiques, politiques et culturelles) évaluées par ailleurs. Le danger serait donc de tirer des conclusions hâtives des données dont la Commission dispose et qu'elle communique dans le présent rapport.

Sous cette réserve fondamentale, on ne peut cependant qu'être frappé par les faits suivants:

a) la population recensée de la Belgique a augmenté au cours des dernières années; c'est la raison pour laquelle le ratio obtenu en divisant le nombre total des naissances en Belgique, tel qu'il est établi par l'Institut national de la statistique, et le nombre total des avortements tel qu'il est communiqué à la Commission, est relativement stable: il oscille entre 141 et 152 IVG déclarées pour mille naissances vivantes pour la période 2001-2008;

b) c'est dans la Région de Bruxelles-Capitale qu'ont lieu 25 % (25,61 % en 2008 et 24,58 % en 2009), soit un léger recul par rapport à la période précédente, du total des interruptions de grossesse déclarées (tableau 1.A.4.1 de la première partie), que 34,13 % en 2008 et 28,90 % en 2009 (soit un léger tassement par rapport à la période antérieure) des femmes s'y déclarent en situation de détresse matérielle (tableau 2.1.1.1 de la première partie) et que c'est précisément la région du Royaume qui connaît le taux de chômage le plus élevé;

c) pour les années ici examinées, un peu plus de 15 % des femmes invoquent à titre de situations de détresse des difficultés financières, professionnelles et de logement, ce qui ne représente qu'une légère augmentation par rapport à la période précédente;

d) la moyenne d'âge varie très peu (27,40 ans pour 2006, 27,33 ans pour 2007, 27,34 ans pour 2008 et 27,33 ans pour 2009).

Peut-être une modification de la loi pourrait-elle, en permettant de recueillir des données plus complètes sur les femmes qui recourent à l'IVG, contribuer à mieux cibler le travail spécifique de prévention. On songe à des données plus précises sur la situation de fait, plutôt que d'état civil, sur la situation socio-économique, sur la nationalité.

5. Comment faire baisser le nombre des interruptions volontaires de grossesse ? Conformément à l'article 1er, § 3, c), de la loi du 13 août 1990, la Commission pense pouvoir répéter les suggestions déjà faites dans son rapport précédent:

a) La prévention des grossesses non désirées, et donc des interruptions de grossesse, passe nécessairement par la promotion du respect de soi-même et de l'autre et par une prise de responsabilité à l'égard d'un tiers potentiel. Les jeunes surtout, aussi bien les garçons que les filles, doivent être conscients de leur fécondité et doivent pouvoir en assumer la responsabilité.

Une information spécialisée ainsi qu'une éducation appropriée sont donc indispensables, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du milieu scolaire, pour leur apprendre à appréhender convenablement les relations affectives et sexuelles ainsi que leur fécondité.

L'amélioration de la qualité de cette éducation suppose l'intégration de l'éducation sexuelle et relationnelle dans les programmes de formation des futurs enseignants. Ce n'est que si cette condition est remplie qu'une information actualisée permettant un meilleur accès à toutes formes de contraception pourrait ensuite porter tous ses fruits.

b) La liberté de la femme de choisir entre poursuivre sa grossesse ou l'interrompre doit être garantie à tout moment. À cette fin, il faut mettre les femmes en mesure de résister aux pressions tendant à les inciter à avorter ou à les en empêcher.

Les circonstances financières ne devraient pas non plus entrer en ligne de compte dans la prise de décision.

c) La Commission souligne une fois de plus l'intérêt qu'il y aurait à prendre en compte les suggestions formulées par les institutions, tant centres que cliniques et hôpitaux.

Depuis 1992, la Commission établit tous les deux ans un rapport qui, conformément à la loi qui l'institue, est communiqué au Parlement fédéral. Or, la compétence de prendre des mesures préventives « en vue de diminuer le nombre des interruptions de grossesse » a été en principe attribuée aux communautés; bon nombre des suggestions qui précèdent en sont au demeurant l'illustration. La Commission prend donc la liberté, comme elle l'a fait pour le rapport précédent, de communiquer aussi celui-ci aux parlements communautaires.


4. OUVRAGES REÇUS


1. Rapports:

a) Belgique:

— Bellens, R., Craeymeersch, G., Van Crombrugge, L., Kollektief Antikonceptie, Jaarverslag 1991, Gent, 1992, 52 p.

— id., Kollektief Antikonceptie, Jaarverslag 1992, Gent, 1993, 28 p.

— id., Kollektief Antikonceptie, Jaarverslag 1993, Gent, 1994, 52 p.

— id., Kollektief Antikonceptie, Jaarverslag 1994, Gent, 1996, 54 p.

— id., Kollektief Antikonceptie, Jaarverslag 1997, Gent, 1999, 56 p.

— Centrum voor Algemeen Welzijn Sjerp VUB, Jaarverslag 1998, 46 p.

— CRZ, Jaarverslag 2005, 32 p.

— Kind en Gezin, Jaarverslag 2003, 63 p.

— Kind en Gezin, Het kind in Vlaanderen 2003, 157 p.

— Kind en Gezin, Het kind in Vlaanderen 2004, 193 p.

— Kind en Gezin, Het kind in Vlaanderen 2005, 199 p.

— Kind en Gezin, Het kind in Vlaanderen 2006, 195 p.

— Kind en Gezin, Het kind in Vlaanderen 2007, 191 p.

— Kind en Gezin, Het kind in Vlaanderen 2008, 198 p.

— Kind en Gezin, Het kind in Vlaanderen 2009, 211 p.

— Morbe, E., De abortuswet en de evaluatiecommissie, schets van de totstandkoming, 2005, 252 p.

— Avortement: Libertés en danger, Actes du colloque international du 12 décembre 2005 à Bruxelles, FPS.

— Van Deputte, C., Een analyse van de discussie over het al dan niet strafbaar stellen van abortus, mémoire de licence 2006-2007.

b) Étranger:

CANADA:

— Therapeutic Abortions, 1995, Ottawa, 1997, 52 p.

DANEMARK:

— N., Statistik om prevention og aborter 1988, Vitalstatistik, Kopenhagen, 1989, 82 p.

— id., 1990, Vitalstatistik, Kopenhagen, 1992, 93 p.

FRANCE:

— Guignon, N., Les interruptions volontaires de grossesse en France de 1980 à 1989, SESI, Bureau ST 1., Paris, 1991, 101 p.

PAYS-BAS:

— N., Jaarverslag van de Geneeskundig Hoofdinspecteur van de Volksgezondheid inzake het toezicht op de naleving van de Wet afbreking zwangerschap, 1987, Tweede Kamer, 1989-90, 18386, nº 33, 34 et 36;

— id., 1988, Tweede Kamer, 1990-91, 18386, nº. 37, 39 et 41;

— id., 1989 -90, Tweede Kamer, 1991-92, 18386, nº. 44.

— Rademakers, J., Abortus in Nederland, Jaarverslag landelijke abortusregistratie, 1987-88, Stimezo-onderzoek, Utrecht, 1990, 90 p.

— id., 1989-90, Stimezo-onderzoek, Utrecht, 1992, 62 p.

— id., 1991-92, Stimezo-onderzoek, Utrecht, 1995, 54 p.

— Jaarrapportage 2002 van de Wet afbreking zwangerschap, Staatstoezicht op de Volksgezondheid. Inspectie voor de gezondheidszorg, 18 p.

— Jaarrapport 2003, Staatstoezicht op de Volksgezondheid. Inspectie voor de gezondheidszorg, 206 p.

— Jaarrapportage 2004 van de wet afbreking zwangerschap, Den Haag, augustus 2005. Inspectie voor de Gezondheidszorg, 20 p.

— Jaarrapportage 2005 van de wet afbreking zwangerschap, Den Haag, oktober 2006. Inspectie voor de Gezondheidszorg, 38 p.

— Jaarrapportage 2006 van de wet afbreking zwangerschap, Den Haag, november 2007. Inspectie voor de Gezondheidszorg, 36 p.

— Jaarrapportage 2007 van de wet afbreking zwangerschap, Den Haag, november 2008. Inspectie voor de Gezondheidszorg, 36 p.

— Jaarrapportage 2008 van de wet afbreking zwangerschap, Den Haag, december 2009. Inspectie voor de Gezondheidszorg, 36 p.

ESPAGNE:

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2. Articles généraux et travaux

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5. COMPOSITION DE LA COMMISSION NATIONALE D'ÉVALUATION INTERRUPTION DE GROSSESSE


1. Composition de la Commission nationale de la loi du 3 avril 1990 relative à l'interruption de grossesse (arrêté royal du 14 octobre 2009)

Membres effectifs

1º en tant que docteurs en médecine:

— M. Jan Deprest (N)

— M. Alfons Van Orshoven (N)

— Mme Catherine Donner (F)

— Mme Christine Dumoulin (F)

— M. Jacques Germeaux (N)

— Mme Chantal Kortmann (N)

— Mme Françoise Kruyen (F)

— Mme Axelle Pintiaux (F)

2º en tant que professeurs de droit dans une université belge ou avocats:

— M. Herman Nys (N) — Voorzitter

— Mme Liesbet Stevens (N)

— Mme Nicole Gallus (F)

— M. Jules Messinne (F) — Président

3º en tant qu'issus de milieux chargés de l'accueil et de la guidance des femmes en état de détresse:

— Mme Arlette Geuens (N)

— Mme Els Leuris (N)

— M. Michel Pasteel (F)

— M. Vincent Schillebeeckx (F)

Membres suppléants:

1º en tant que docteurs en médecine:

— M. Marc Cosyns (N)

— M. Jan De Lepeleire (N)

— M. Paul Deschepper (N)

— Mme Anne Verougstraete (N)

— Mme Valérie Albert (F)

— Mme Nathalie Carlier (F)

— Mme Isabelle Dumont (F)

— M. Thierry Fobe (F)

2º en tant que professeurs de droit dans une université belge ou avocats:

— M. Stefaan Callens (N)

— Mme An Vijverman (N)

— Mme Eléonore Delwaide (F)

— M. Jean-Marc Wolter (F)

3º en tant qu'issus de milieux chargés de l'accueil et de la guidance des femmes en état de détresse:

— Mme Karline Demasure (N)

— Mme Isabelle Schotte (N)

— Mme Violaine De clerck (F)

— Mme Claire Quevrin (F)


2. Composition du cadre administratif de la Commission nationale d'évaluation de la loi du 3 avril 1990 relative à l'interruption de grossesse

— Mme Anne-Marie Sacré-Bastin (F)

— Mme Marie-Jeanne Ribbens (N)

— Mme Karine Delatte (F)

— Mme Lydie Cappelmans (F)

— M. Kristiaan Coppens (N)

— Mme Celine Lievens (N)


6. TEXTES DE LOI


1. Loi du 3 avril relative à l'interruption de grossesse

Publication au MONITEUR BELGE du 5 avril 1990:

3 avril 1990 — Loi relative à l'interruption de grossesse, modifiant les articles 348, 350, 350, 351 et 352 du Code pénal et abrogeant l'article 353 du même Code

Au nom du Peuple belge,

Nous, ministres réunis en Conseil,

Vu l'arrêté du 3 avril 1990 constatant que le Roi se trouve dans l'impossibilité de régner;

Vu les articles 25, 69, 79, alinéa 3, et 82 de la Constitution.

Les Chambres ont adopté et Nous, ministres réunis en Conseil, sanctionnons ce qui suit:

Article 1er

L'article 348 du Code pénal est remplacé par la disposition suivante:

« Article 348. Celui qui médecin ou non, par un moyen quelconque, aura à dessein fait avorter une femme qui n'y a pas consenti, sera puni de la réclusion. Si les moyens employés ont manqué leur effet, l'article 52 sera appliqué. »

Article 2

L'article 350 du même Code est remplacé par la disposition suivante:

« Article 350. Celui qui, par aliments, breuvages, médicaments ou par tout autre moyen aura fait avorter une femme qui y a consenti, sera condamné à un emprisonnement de trois mois à un an et à une amende de cent francs à cinq cents francs.

Toutefois, il n'y aura pas d'infraction lorsque la femme enceinte, que son état place en situation de détresse, a demandé à un médecin d'interrompre sa grossesse et que cette interruption est pratiquée dans les conditions suivantes:

1º a) l'interruption doit intervenir avant la fin de la douzième semaine de la conception;

b) elle doit être pratiquée, dans de bonnes conditions médicales, par un médecin, dans un établissement de soins où existe un service d'information qui accueillera la femme enceinte et lui donnera des informations circonstanciées, notamment sur les droits, aides et avantages garantis par la loi et les décrets aux familles, aux mères célibataires ou non, et à leurs enfants, ainsi que sur les possibilités offertes par l'adoption de l'enfant à naître et qui, à la demande, soit du médecin soit de la femme, accordera à celle-ci une assistance et des conseils sur les moyens auxquels elle pourra avoir recours pour résoudre les problèmes psychologiques et sociaux posés par sa situation.

2º Le médecin sollicité par une femme en vue d'interrompre sa grossesse doit:

a) informer celle-ci des risques médicaux actuels ou futurs qu'elle encourt à raison de l'interruption de grossesse;

b) rappeler les diverses possibilités d'accueil de l'enfant à naître et faire appel, le cas échéant, au personnel du service visé au 1º, b), du présent article pour accorder l'assistance et donner les conseils qui y sont visés;

c) s'assurer de la détermination de la femme à faire pratiquer une interruption de grossesse.

L'appréciation de la détermination et de l'état de détresse de la femme enceinte qui conduit le médecin à accepter d'intervenir, est souveraine lorsque les conditions prévues au présent article sont respectées.

3º Le médecin ne pourra au plus tôt, pratiquer l'interruption de grossesse que six jours après la première consultation prévue et après que l'intéressée a exprimé par écrit, le jour de l'intervention, sa détermination à y faire procéder.

Cette déclaration sera versée au dossier médical.

4º Au-delà du délai de douze semaines, sous les conditions prévues aux 1º, b), 2º et 3º, l'interruption volontaire de grossesse ne pourra être pratiquée que lorsque la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme ou lorsqu'il est certain que l'enfant à naître sera atteint d'une affection d'une particulière gravité et reconnue comme incurable au moment du diagnostic. Dans ce cas, le médecin sollicité s'assurera le concours d'un deuxième médecin, dont l'avis sera joint au dossier.

5º Le médecin ou toute autre personne qualifiée de l'établissement de soins où l'intervention a été pratiquée, doit assurer l'information de la femme en matière de contraception.

6º Aucun médecin, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical n'est tenu de concourir à une interruption de grossesse.

Le médecin sollicité est tenu d'informer l'intéressée, dès la première visite, de son refus d'intervention. »

Article 3

L'article 351 du même Code est remplacé par la disposition suivante:

« Art. 351. La femme qui, volontairement, aura fait pratiquer un avortement en dehors des conditions prévues à l'article 350 sera punie d'un emprisonnement d'un mois à un an et d'une amende de cinquante francs à deux cents francs. »

Article 4

L'article 352 du Code est remplacé par la disposition suivante:

« Art. 352. Lorsque les moyens employés dans le but de faire avorter la femme auront causé la mort, celui qui les aura administrés ou indiqués dans ce but sera condamné à la réclusion, si la femme à consenti à l'avortement, mais que l'intervention ait été pratiquée en dehors des conditions définies à l'article 350 et aux travaux forcés de dix ans à quinze ans, si elle n'y a point consenti. »

Article 5

L'article 353 du même Code est abrogé.

Promulguons la présente loi, ordonnons qu'elle soit revêtue du sceau de l'État et publiée par le Moniteur belge.

Donné à Bruxelles, le 3 avril 1990.

Texte de l'article 349 du Code pénal

Art. 349. Lorsque l'avortement a été causé par des violences exercées volontairement, mais sans intention de le produire, le coupable sera puni d'un emprisonnement de trois mois à deux ans et d'une amende de vingt-six francs à trois cents francs.

Si les violences ont été commises avec préméditation ou avec connaissance de l'état de la femme, l'emprisonnement sera de six mois à trois ans, et l'amende de cinquante francs à cinq cents francs.


2. Loi du 13 août 1990 visant à créer une commission d'évaluation

Publication au Moniteur belge du 20 avril 1990:

13 août 1990 — Loi visant à créer une commission d'évaluation de la loi du 3 avril 1990 relative à l'interruption de grossesse, modifiant les articles 348, 350, 351 et 352 du Code pénal et abrogeant l'article 353 du même Code

Baudouin, Roi des Belges,

À tous, présents et à venir, Salut.

Les Chambres ont adopté et Nous sanctionnons ce qui suit:

Article 1er

§ 1er. Il est institué une Commission nationale d'évaluation chargée d'évaluer l'application des dispositions relatives à l'interruption de grossesse.

§ 2. La Commission est composée de seize membres, dont neuf femmes et sept hommes. Ils sont désignés en fonction de leurs connaissances et de leur expérience dans les matières qui relèvent de la compétence de la Commission. Huit membres sont docteurs en médecine, dont quatre au moins professeurs de médecine dans une université belge. Quatre membres sont professeurs de droit dans une université belge, ou avocats. Quatre membres sont issus de milieux chargés de l'accueil et de la guidance des femmes en état de détresse.

La qualité de membre de la Commission est incompatible avec celle de membre d'une des Assemblées législatives et avec celle de membre du gouvernement ou d'un Exécutif.

Les membres de la Commission sont nommés, par arrêté royal délibéré en Conseil des ministres, sur une liste double présentée par le Sénat, dans le respect de la parité linguistique et de la représentation pluraliste, et pour une période de quatre ans qui peut être prorogée. Les candidats qui n'ont pas été désignés comme membres effectifs sont nommés en qualité de membres suppléants.

La Commission est présidée par un néerlandophone et un francophone. Les présidents sont élus par les membres de la Commission appartenant à leur groupe linguistique respectif.

La Commission établit son règlement d'ordre intérieur.

§ 3. La Commission établit à l'attention du Parlement, pour le 31 août 1992, et par la suite tous les deux ans:

a) un rapport statistique élaboré sur base des informations recueillies en vertu des articles 2 et 3;

b) un rapport détaillant et évaluant l'application et l'évolution de l'application de la loi;

c) le cas échéant, des recommandations en vue d'une initiative législative éventuelle et/ou d'autres mesures susceptibles de contribuer à réduire le nombre d'interruptions de grossesse et à améliorer la guidance et l'accueil des femmes en état de détresse.

Pour l'accomplissement de cette mission, la Commission peut s'informer auprès des pouvoirs et organismes concernant le planning familial, la parenté responsable et la contraception.

Les renseignements recueillis par la Commission sont confidentiels et ne peuvent être communiqués à aucune instance, y compris le pouvoir judiciaire.

Article 2

La Commission établit un document d'enregistrement à compléter par le médecin qui a pratiqué une interruption de grossesse. Ce document comportera

1) l'indication du numéro de code de l'établissement de soins visé à l'article 350, deuxième alinéa, 1º, du Code pénal, ainsi que du numéro de code du médecin;

2) l'indication de l'âge, de l'état civil et du nombre d'enfants de la femme qui sollicite une interruption de grossesse;

3) l'indication de la province ou, si elle habite à l'étranger, du pays où est situé le domicile de la femme;

4) l'indication de la date à laquelle l'interruption de grossesse a été demandée et de la date à laquelle l'intervention a été pratiquée;

5) une description succincte de l'état de détresse invoqué par la femme en considération duquel le médecin a pratiqué l'interruption de grossesse visée à l'article 350, deuxième alinéa, du Code pénal. Si l'interruption de grossesse est pratiquée en vertu de l'article 350, deuxième alinéa, 4º, du Code pénal, le médecin indiquera en outre le péril grave qui menaçait la santé de la femme ou l'affection d'une particulière gravité et reconnue comme incurable dont l'enfant aurait été atteint au moment de sa naissance;

6) l'indication de la date à laquelle la femme a été reçue par le service d'information;

7) l'indication des déclarations faites par la femme concernant les méthodes contraceptives qu'elle a utilisées et les raisons de leur inefficacité;

8) l'indication de la méthode qui a été appliquée pour interrompre la grossesse et, le cas échéant, des complications qui en ont résulté.

Le médecin transmet ce document à la Commission d'évaluation, visée à l'article 1er, dans les quatre mois de l'interruption de grossesse.

Article 3

La Commission établit un document qui devra être complété à titre de rapport annuel par l'établissement de soins visé à l'article 350, deuxième alinéa, 1º, du Code pénal et lui être transmis au plus tard le 30 avril de l'année suivant celle sur laquelle porte l'information.

Ce rapport mentionne:

— le nombre de demandes d'interruption de grossesse introduites auprès de l'établissement ou des médecins attachés à l'établissement;

— le nombre d'interruptions de grossesse pratiquées par les médecins attachés à l'établissement sur la base de l'article 350, deuxième alinéa, du Code pénal, ainsi que, le cas échéant, les cas visés à l'article 350, deuxième alinéa, 4º, du Code pénal;

— le nombre de demandes d'interruption de grossesse ayant été refusées par les médecins attachés à l établissement.

À ce rapport est joint un rapport du service d'information de l'établissement sur:

— la composition et le fonctionnement du service;

— les méthodes d'accueil et d'assistance utilisées;

— le nombre de consultations;

— éventuellement, les résultats de l'accueil et de l'assistance.

Article 4

La Commission d'évaluation dispose, pour rédiger le rapport d'évaluation, d'un cadre administratif restreint, afin de pouvoir accomplir correctement ses missions légales. Le cadre et le cadre linguistique du personnel administratif sont fixés par arrêté royal délibéré en Conseil des ministres sur proposition du ministre qui a la Santé publique dans ses attributions. La commission d'évaluation désigne les membres de ce personnel, qui sont détachés des services publics selon les conditions fixées par le Roi.

Article 5

Les frais de fonctionnement et les frais de personnel de la Commission d'évaluation ainsi que les indemnités de ses membres sont à charge du budget du ministère de la Santé publique.

Article 6

Celui qui, soit par négligence, soit par mauvaise volonté et après qu'un rappel lui aura été adressé, omettra de transmettre les documents d'enregistrement visés à l'article 2 ou les rapports annuels visés à l'article 3 à la Commission d'évaluation dans les délais prévus, sera puni d'un emprisonnement de huit jours à un mois ou d'une amende de cinquante francs à cinq mille francs.

Le chapitre VII et l'article 85 du Code pénal s'appliquent par analogie aux infractions visées par la présente loi.

Article 7

Toute personne qui, en quelque qualité que ce soit, prête son concours à l'application de la présente loi, est par la même responsable du secret des données qui lui sont confiées dans l'exercice de sa mission et qui ont trait à l'exercice de cette mission. L'article 458 du Code pénal lui est applicable.

Article 8

Un débat se tiendra à la Chambre et au Sénat dans les six mois du dépôt des premiers rapports et, le cas échéant, des recommandations de la Commission d'évaluation, visés à l'article 1er, § 3. Ce délai de six mois est suspendu pendant la période au cours de laquelle les Chambres législatives sont dissoutes et/ou au cours de laquelle il n'y a pas de gouvernement ayant la confiance des Chambres législatives.

Promulguons la présente loi, ordonnons qu'elle soit revêtue du sceau de l'État et publiée par le Moniteur belge.

Donné à Bruxelles, le 13 août 1990.


(1) Pourcentage par rapport au nombre d'IVG par province.