Les ministres entendus en COMTRANS sur la lutte contre les infox

22/02/2021

Le lundi 22 février 2021, la Commission des Matières transversales s’est réunie afin de poursuivre son travail sur la lutte contre les infox (fake news).

Selon M. Benjamin DALLEministre flamand des Affaires bruxelloises, des Médias et de la Jeunesse, les infox (fake news) sont un poison pour notre société. Elles constituent, selon ses dires, un danger pour la démocratie et sapent la confiance dans l’Etat de droit. Monsieur Dalle a mis l’accent sur l’importance des médias de qualités. Selon lui, il faut tout faire pour amener le maximum de citoyen vers des médias de qualités.  

L’Intelligence Artificielle (IA) se trouve au centre de cet avènement de fake news. En effet, l’IA permet de facilement berner, à l’aide d’ordinateurs/robots permettant de générer, en temps réel, un contenu paraissant de plus en plus naturel.

L’IA peut être cependant utiliser à bon escient. C’est ce que prône M. Guy De Pauw, CEO & co-founder, Textgain, entreprise qui, à l’aide de l’IA, lutte contre les discours de haine et les infox en ligne . Dans sa présentation, Monsieur De Pauw a mis l’accent sur la nécessité d’avoir de bonnes analyses et une bonne utilisation de différentes données afin d’effectuer des publicités politiques pertinentes, de qualités.

Internet et les médias sociaux ont longtemps été perçus comme une promesse de démocratisation de la société et d’ouverture des structures de pouvoir existantes. Aujourd’hui, il est clair que cette médaille a aussi un revers. Les infox et surtout la manipulation à l’aide de vidéos truquées (deepfakes) deviennent un moyen d’influencer et de manipuler le citoyen et la société ; à l’heure où la vidéo est le média préféré de centaines de millions de personnes à travers le monde, principalement grâce à l’utilisation des smartphones.  D’après Mme Bénédicte Linard, vice-présidente du Gouvernement de la Communauté française, ministre de l'Enfance, de la Santé, de la Culture, des Médias et des Droits des femmesles 65 ans et plus partagent 7 fois plus de fake news que les jeunes. Il est donc important, selon elle, de travailler de manière coordonnée entres les jeunes, qui connaissent en général mieux les réseaux sociaux, et les plus vieux.

Vous pouvez consulter le dossier n° 7-110 sur le site web du Sénat.