Réunion interparlementaire sur l’intelligence artificielle

15/01/2026

Dans le cadre de la dimension parlementaire de la présidence chypriote du Conseil de l’Union européenne, les sénateurs Katia Segers et Johan Deckmyn ont participé, le 15 janvier 2026 à Nicosie, à une conférence intitulée « L’ère de l’intelligence artificielle : opportunités et défis ».

Face aux conséquences sans précédent de l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle (IA) à l’échelle mondiale, l’Union européenne élabore une stratégie globale, assortie de plans d’action et d’initiatives visant à stimuler l’innovation, à renforcer la compétitivité et à soutenir le développement d’une IA digne de confiance. Parallèlement, elle s’efforce d’assurer une protection contre les risques et menaces attendus en mettant en place un cadre réglementaire global et pertinent.

La conférence s’est concentrée sur l’impact de l’IA sur la démocratie et l’État de droit, ainsi que sur la lutte contre la désinformation, les fausses informations et les ingérences étrangères. Ainsi, le commissaire européen McGrath a, dans son intervention, fait référence aux initiatives déjà prises au niveau de l’Union européenne, telles que le « Digital Services Act », le « European Media Freedom Act » et, tout récemment, le « European Democracy Shield ». Avec le « AI Act », l’Europe a mis en place le tout premier cadre juridique en matière d’IA, qui s’attaque aux risques liés à l’IA et permet à l’Europe de jouer un rôle de premier plan à l’échelle mondiale. Parallèlement, l’IA offre également des opportunités pour une réglementation mieux adaptée et une plus grande implication dans le processus décisionnel.

La question de savoir dans quelle mesure il convient d’intervenir sur le plan réglementaire a été explicitement posée. La pression exercée par les États-Unis et la Chine pour soumettre le moins possible les avancées technologiques à diverses restrictions est en effet très forte. Néanmoins, au sein de l’Union européenne, la nécessité se fait sentir de limiter certains excès et de soumettre également l’IA à un cadre législatif. Il incombe au pouvoir judiciaire une mission importante afin d’assurer l’application effective de cette réglementation sur le terrain.

Il ne fait aucun doute que l’IA aura également un impact considérable sur le marché du travail et sur la manière dont évolueront à l’avenir les relations entre travailleurs et employeurs. Ce dernier thème sera approfondi lors d’une réunion interparlementaire de commission consacrée au travail humain à l’ère numérique – intelligence artificielle, nouvelles formes de travail et stress lié au travail, qui se tiendra en mai 2026. Il est essentiel d’associer également les employeurs et les travailleurs au processus décisionnel à ce sujet. Après tout, c’est d’eux qu’il s’agit.

De plus amples informations sont disponibles sur le site web du volet parlementaire de la présidence chypriote.

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© Michalis Theodorou